Il faut enseigner l’arabe, «deuxième langue de France», dans le service public

Tribune de Joseph Dichy (enseignant) et Pierre-Louis Reymond (enseignant) sur l’enseignement de la langue arabe en France.

Il faut aujourd’hui de toute urgence une politique claire qui mette les rectorats devant leurs responsabilités, pour développer sans faux-fuyants l’offre d’enseignement d’une discipline qui constitue la deuxième « langue de France », et l’une de nos principales langues d’échanges économiques et culturels.

Face à l’enjeu historique qui est celui de l’enseignement de l’arabe en France, on ne peut faire aujourd’hui l’économie d’un débat public.

Cette décision vient une fois de plus confirmer l’abandon du terrain de l’enseignement de l’arabe par le service public laïc. Une absence aussi flagrante de politique concertée ne peut que renforcer la « sous-traitance » de fait de l’enseignement de l’arabe à un secteur associatif qui l’enferme dans une logique identitaire et communautaire. […]

A l’enjeu sociétal lié à l’idéal de laïcité que nous venons de mentionner répond parallèlement un grand enjeu économique et commercial : le monde arabe est notre premier partenaire d’échanges économiques. […]

Le Monde

Patrick Cohen ne veut plus de Dieudonné sur le service public

Vendredi, Patrick Cohen, «l’homme le plus écouté de France» le matin, était l’invité de la chronique média d’Anne-Élisabeth Lemoine, sur Canal+. La journaliste est revenue sur les propos tenus à son encontre par Dieudonné.

Ce n’est pas une affaire entre Dieudonné et moi, pas plus que l’antisémitisme est l’affaire des Juifs ou que l’islamophobie est l’affaire des musulmans, a expliqué le journaliste de France Inter dans La Nouvelle Édition. C’est une affaire qui concerne la République, ses valeurs.»

Et d’ajouter, au sujet d’une soi-disant liste noire de personnes qu’il ne souhaite pas inviter à son micro : «Dieudonné et Alain Soral ont été condamnés pour incitation ou provocation à la haine raciale. Nous ne devons pas, nous ne devons pas, ici à France Inter, et dans le service public, et je pense aussi dans les médias grand public, inviter des gens qui sont des propagateurs de haine.»

tvmag.lefigaro.fr (Merci à Thomina)

Un clip « antifa » de SUD en hommage à Méric diffusé sur le service public

« Vidéo de l’Union syndicale Solidaires dans le cadre de l’émission Tv « Expression directe » suite à la mort de Clément Méric ,syndicaliste étudiant et militant antifasciste, tué le 5 juin 2013 par des militants d’extrême-droite.

Diffusions tv : France 2 le mardi 25/06/13 vers 13h56 / France 5 le vendredi 28/06/13 vers 22h16 / France3 le samedi 29/06/13 vers 17h »

BHL pire que Depardieu ?

Addendum : Un article daté de 2004 consacré à cette affaire.

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Mme Monique Perrin-Herry d’Eloyes, nous interpelle le 27 décembre 2012.

« Un message pour signaler un fait plus important que le départ de M. G. Depardieu.

Bernard Henri Levy (BHL) philosophe, éditorialiste, producteur audio, président du conseil de surveillance d’une chaîne TV, très riche mais cependant à la recherche de financements pour des projets perso. Lorsque l’on veut restaurer un palais et que l’on fait appel à une décoratrice de renommée mondiale, il faut trouver les fonds.

Pas d’aide de l’état avec un prêt à taux 0, il faut trouver une solution, pourquoi pas le service public de TV.

C’est ce que vient de faire BHL.

Faisant restaurer son palais à Tanger par Andrée Putman, il vient de négocier avec France 5 la réalisation d’un documentaire sur les travaux et l’œuvre de la décoratrice, budget/film (52 minutes, plus de 400 000 euros – France télé y participe pour 150 000 € – ministère de la culture et celui du tourisme interviendraient également).

Société de production appartenant à François Pinault… et BHL.

Alors que le budget de la TV publique stagne, que la production est en crise, les pieds dans le PAF s’interrogent sur les raisons qui ont conduit France TV à accorder un financement trois fois plus élevé que pour tout autre documentaire de France 5. Des questions se posent sur la réalité du budget annoncé, l’aide de la PROCIREP ayant été réfusée, “les films du lendemain “déclarent assurer le reste du financement sur leurs fonds propres.

(…) Vosges Matin

(Merci à AntiUMPS)

Quotas : «Laurent Blanc ne devrait plus avoir le moindre rôle au sein du service public»

Alain Loret, directeur de la Faculté des sciences du sport de l’Université de Rouen, estime que le foot est un service public et qu’à ce titre, Laurent Blanc devrait en être exclu.

Dans une société où la peur de l’autre et l’exclusion sont des thèmes devenus récurrents, la portée médiatique et le rôle symbolique du sélectionneur des Bleus, parce qu’ils sont considérables, ne doivent pas être entachés du moindre doute. Pour cette seule raison, Laurent Blanc ne devrait plus avoir le moindre rôle au sein du service public.

[…] dans notre pays le sport est d’utilité publique et son développement s’inscrit dans les fonctions régaliennes de l’Etat. A ce titre, ce dernier doit le promouvoir et l’organiser de façon à permettre l’accès de tous à la pratique. Cela quel que soit le niveau : du simple match du weekend à la Coupe du monde. Aucune entrave ne doit pouvoir opérer qui limiterait l’expression des potentialités sportives de chaque citoyen. […]

En réalité, au cours de cette funeste réunion, Laurent Blanc n’était tout simplement pas dans son rôle. Il est payé pour faire de l’audimat, pas pour faire du social. Sa réussite professionnelle passe par des victoires internationales. Or, aujourd’hui le business modèle du foot mondial repose sur un idéal type : l’équipe d’Espagne et des joueurs comme Messi, c’est-à-dire petits, vifs et habiles et non pas grands, costauds et puissants. Il faudrait donc sans tarder revoir les fondamentaux techniques et tactiques de l’équipe de France. La difficulté pour Laurent Blanc comme pour la majorité des observateurs qui sont enclins comme moi à lui laisser le bénéfice du doute est qu’il ajoute immédiatement, toujours selon Mediapart : «Les Espagnols, ils m’ont dit : ‘Nous, on n’a pas de problème. Nous, des blacks, on n’en a pas.’»

L’ambivalence de ses propos laisse donc planer une incertitude. […]

Le Monde

Le «footbal spectacle», un service public ?

La «fondation progressiste» Terra Nova fait le bilan de l’échec de l’équipe de France lors du Mondial et regrette la démolition de l’«héritage» de l’équipe de 1998. Un «héritage» qui doit être repris en main par l’Etat.

Le football n’est pas un sport comme les autres et, en France, il est marqué par l’héritage de 1998, la victoire historique de la France lors de la Coupe du monde sur son sol, par une équipe «magique» emmenée par Zinedine Zidane.

Le psychodrame trouve là son explication : la Coupe du monde 2010 a brisé l’héritage de 1998.
* Brisé les valeurs d’un collectif soudé et dévoué au « maillot » à une bande de mercenaires chasseurs de primes ;
* brisé l’identification de la France unie « black-blanc-beur » au rejet de la banlieue et de ses caïds ;
* brisé le rayonnement de la « France qui gagne », pour une France déclinante, devenue la risée du monde ;
* brisé, enfin, sa valeur économique et son potentiel de « confiance » pour le pays.

Dans ces conditions, le gouvernement a raison de se mêler de la question : l’équipe de France de football «appartient» bien à la nation (…) Le sport spectacle, singulièrement le football, est de fait un service public. La FFF gère d’ailleurs des prérogatives de puissance publique déléguées par l’Etat. Un partage des tâches clair avec l’Etat, dans le respect de l’autonomie du monde associatif, doit être trouvé.

Rue 89