Les musulmans de France se réunissent au Bourget

« Quelles valeurs pour une société en mutation ? L’homme, la famille et le vivre-ensemble ». Tel est le thème retenu cette année par les organisateurs de la 31e rencontre annuelle des musulmans de France, qui se tiendra du 18 au 21 avril au parc des expositions du Bourget (Seine-Saint-Denis).

« La Révélation dans son essence la plus pure, est venue apporter à l’homme les réponses aux questions qu’il se pose sur sa place dans l’univers, son rôle dans la société dont il est partie intégrante, et les moyens dont il dispose pour parvenir au bonheur », précise toutefois le dossier de presse ; on y annonce, en plus des traditionnelles conférences et de la foire commerciale, un espace dédié à la jeunesse – le « Forum génér-action » –, un « pavillon du Saint Coran », ou encore un espace « Dar el fatwa (…) pour répondre à toutes les interrogations des visiteurs en matière de jurisprudence et de pratique religieuse ».

Quant aux intervenants, les têtes d’affiche déjà annoncées donnent encore peu d’indication sur la manière dont le thème sera traité. La plupart sont des habitués, qu’il s’agisse des frères Tariq et Hani Ramadan – auteur en 2002 d’une tribune très contestée, publiée par le journal Le Monde, et intitulée « La charia incomprise » –, des chercheurs Pascal Boniface et Raphaël Liogier ou des prédicateurs étrangers comme l’Égyptien Omar Abdelkafi ou l’Algérien Abdelrazek Gassoum. « Le programme est vraiment mis au point dans les tout derniers jours », relativise une habituée de la rencontre.

Branche française des Frères musulmans, l’UOIF revendique 250 à 300 mosquées en France et indique « travailler avec un millier » d’entre elles. Impliquée dans la formation des cadres religieux, via l’Institut européen des sciences humaines basé à Château-Chinon (Nièvre) et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la fédération est également très engagée dans l’ouverture d’établissements scolaires : Averroès à Lille, Al Kindi à Lyon, etc..

La création récente, sous son égide, d’une Fédération nationale de l’enseignement privé musulman (FNEPM) destinée à faciliter la signature de contrats d’association avec l’État, explique en partie la prudence affichée par les dirigeants quant aux journées de retrait de l’école.

En 2012, quelques semaines après les attentats commis à Toulouse par Mohammed Merah, le gouvernement s’était opposé à la venue au Bourget de plusieurs de ses invités vedettes, parmi lesquels les cheikhs Yusuf al-Qaradawi et Mahmoud al-Masri, deux prédicateurs influents et controversés du monde musulman, actifs sur les écrans d’Al-Jazira pour l’un, et de la chaîne Iqra pour l’autre.

La Croix

Région parisienne : Trois détrousseurs de femmes âgées arrêtés

Trois hommes, soupçonnés d’avoir agressé des vieilles dames en région parisienne pour leur voler leurs bijoux de grande valeur, ont été déférés vendredi devant la justice. Les trois voleurs, âgés de 36 à 49 ans, ont été arrêtés mercredi à leur domicile situé en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. Des perquisitions ont permis la découverte d’armes de différents calibres, de munitions, de pierres précieuses, de bagues coupées et d’équipement de police.

L’enquête, menée par la Brigade de répression du banditisme (BRB), a débuté le 31 juillet dernier par l’agression d’une femme de 78 ans par trois hommes qui lui coupent avec une pince ses deux bagues et sa montre Cartier. Début septembre, nouvelle attaque selon le même mode opératoire d’une femme de 66 ans dans un parking du XVIe arrondissement de Paris. Mi-janvier et mi-février, deux autres femmes sont encore agressées et leurs bijoux dérobés.

Les investigations, notamment techniques et scientifiques, ont permis d’identifier les trois malfaiteurs, qui choisissaient leurs victimes dans les beaux quartiers de la capitale et à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), mais aussi dans les boutiques de luxe. Ils ciblaient des femmes âgées, qui portaient à leurs doigts d’ostensibles signes de richesse.

Le Figaro

Mâcon (71) : Karim, Saci et Hadif condamnés jusqu’à 20 ans de réclusion

Des peines allant de 2 ans de prison à 20 ans de réclusion ont été prononcées mercredi soir à Mâcon par la cour d’assises de Saône-et-Loire à l’encontre de onze hommes jugés pour avoir participé à une expédition punitive mortelle en 2010. La peine la plus lourde, qui est au-delà des 18 ans requis par l’avocate générale, a été infligée à Karim Ben Cheick Rejeb, présenté dans cette affaire comme le commanditaire.

Le 13 mai 2010, vers 23H00, un groupe d’une dizaine de personnes avait enlevé deux jeunes gens dans la cité du Stade à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Peu après, Naem Ben Najma, âgé de 23 ans, était retrouvé mort, tué par balles et portant des traces de coups sur le crâne, en bordure de l’autoroute A6 en Bourgogne. Son cousin avait été retrouvé grièvement blessé par balles près d’Avallon (Yonne). Selon la défense, cette expédition punitive aurait trouvé son origine dans un braquage au domicile de la famille Ben Cheick Rejeb au matin du 13 mai 2010, où se trouvait un garçonnet de 5 ans.

Karim Ben Cheick Rejeb aurait alors contacté et fait contacter des connaissances, dont sept sont venus de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), pour infliger une « raclée » aux supposés braqueurs, tandis que la rumeur désignait notamment Naem Ben Nejma et son cousin. La justice n’a pas pu prouver l’existence de ce braquage.

Lors de son réquisitoire jeudi dernier, l’avocate générale Géraldine More avait considéré que ce dossier s’inscrivait « au coeur de la voyoucratie des cités ». Pour Mme More, ce présumé braquage était « un prétexte », rappelant que M. Ben Cheick Rejeb était impliqué « dans le business des stupéfiants ». Ayant reconnu une partie des tirs, Hadef Abdelkader a écopé de 18 ans de réclusion, à l’issue de près de quatre semaines de procès.

Saci Benabderrahmane, considéré comme le « logisticien » pour avoir, selon l’accusation, « recruté » les membres du « commando », a été condamné à 15 ans, bien au-dessus des 10 ans de prison requis. Cinq des participants à l’expédition punitive se sont vu infliger des peines de dix ans d’emprisonnement. Deux des trois accusés poursuivis pour complicité ont été condamnés à trois ans de prison et le troisième à deux ans d’emprisonnement.

Le Figaro

La Seine-Saint-Denis ou «l’identité de la France de demain, vivante, riche et pleine de surprise»

Ahmed Kherraz a lu l’ouvrage d’Alain Finkielkraut, «Identités malheureuses», un essai sorti en octobre dernier et tire ses propres conclusions de son métier d’enseignant en Seine-Saint-Denis.

Cette « altérité » comme le dirait M. Finkielkraut ne doit pas diviser, mais doit nous rappeler au contraire qu’au fond qu’aucune identité nationale ne doit rester figée risquant d’exclure, mais débattue, redéfinie en permanence.

J’ai du mal à ne pas voir un parallèle avec mon quotidien d’enseignant vivant et travaillant dans le «9-3», département méconnu de beaucoup et pourtant qui alimente de nombreux débats autour de la question urbaine (« des banlieues » pour parler plus trivialement) depuis une trentaine d’années.

Il semblerait donc qu’à l’image des quartiers populaires, la France pour ne pas dire l’Occident soit en péril, et l’identité nationale menacée (le refrain n’est pas nouveau). Pourtant vu de ma fenêtre ou de ma salle de classe plutôt, force est de constater qu’à des années-lumière des débats de haute volée dans les plateaux télévisés ou dans les lignes de ce qu’il convient de qualifier un pamphlet dans l’ère du temps, la situation n’est pas si catastrophique que la décrit Alain Finkielkraut.

Ce qui dérange dans l’analyse de Mr Finkielkraut est qu’elle fait le procès maladroit et en même temps hors sujet de populations marginalisées soit à cause de leur âge, soit à cause de leur lieu de résidence, soit parce qu’elles sont issues de l’immigration et pointées du doigt depuis leur arrivée en France.

Même si en réalité, il s’agit ici de «Français de souche» selon la catégorie de l’INSEE, autrement dit nés en France et donc Français à part entière. On les présente, comme on semblera les présenter toujours comme «venant d’ailleurs», ou «de banlieue».

Vu de ma fenêtre, ou plutôt de ma salle de classe, l’identité de la France n’a donc rien de malheureuse au contraire, elle est vivante, riche et pleine de surprise. À l’instar de Mr Finkielkraut, personne n’a donc le monopole de la France, elle appartient à tout ces citoyens, en particulier aux jeunes générations qui en feront la France de demain.

Cette leçon, ce sont mes élèves qui me l’ont faite.

Bondy Blog

Mathieu Hanotin (PS) : «Entendons l’ultimatum des habitants de la Seine-Saint-Denis, dans 3 ans il sera trop tard!»

Le socialiste Mathieu Hanotin s’interroge sur le basculement à droite de nombreuses villes de Seine-Saint-Denis et déclare désapprouver les grandes orientations économiques qui ont été prises lors des deux dernières années.

Les résultats des élections municipales en Seine-Saint-Denis doivent être perçus comme un ultimatum pour toute la gauche. En 2012, plus de 65% des électeurs ont voté pour François Hollande, 11 députés de gauche ont été élus sur les 12 circonscriptions du département. Et pourtant, depuis dimanche, en Seine-Saint-Denis, 20 villes sur 40 sont dirigées à droite. Six villes, et non des moindres, ont basculé : Bobigny, Saint-Ouen, Le Blanc-Mesnil, Livry-Gargan et Aulnay-sous-Bois et Villepinte.

Que s’est-il passé, en moins de deux ans ? Comment en sommes-nous arrivés là? Ce vote signifierait-il que la droite serait désormais mieux placée pour répondre aux attentes des habitants des quartiers populaires? Bien évidemment, la réponse est non. Tout ce que la droite a à offrir, c’est toujours plus de stigmatisation, de repli sur soi, de casse des acquis sociaux, de remise en cause des services publics. […]

Soyons au rendez-vous pour que les enfants de la Seine-Saint-Denis aient enfin le service public d’éducation auquel ils ont droit, renforçons la présence des forces de l’ordre afin de garantir aux populations les plus fragiles le droit à la sécurité, engageons la lutte contre la pauvreté en relançant l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il nous reste trois ans pour démontrer aux habitants des banlieues que leur voix est prise en compte. Trois ans pour retrouver la confiance de ceux qui nous ont placés aux responsabilités. Nous devons renouer avec les aspirations de l’électorat populaire. Entendons l’ultimatum des habitants de la Seine-Saint-Denis, dans 3 ans il sera trop tard !

Libération

Règlement de comptes à Sevran : un homme tué par balles

Un jeune homme de 21 ans a été tué par balles en pleine rue mercredi matin à Sevran (Seine-Saint-Denis) par deux hommes cagoulés qui ont pris la fuite, a-t-on appris de sources concordantes.

La victime a été prise pour cible vers 02H40 alors qu’elle se trouvait sur la place Georges Clemenceau, dans la cité Rougemont, par deux ou trois hommes qui se trouvaient «à bord d’une voiture aux vitres teintées», a relaté une source proche de l’enquête.

L’un des agresseurs était muni d’une arme de poing et un autre d’une arme d’épaule. «Ils lui ont tiré dessus à plusieurs reprises avant de prendre la fuite», a ajouté cette source, qui évoque la piste d’un «règlement de comptes».

C’est un ami du jeune homme, qui se trouvait avec lui au moment des faits, qui a prévenu la police. «Quand les fonctionnaires sont arrivés, ils l’ont trouvé inconscient», a raconté une source policière. Touché notamment à la tête, le jeune homme est décédé vers 03H20, a précisé une source judiciaire. Originaire de la cité Basse, il était défavorablement connu des services de police, notamment pour trafic de drogue.

Un représentant du parquet de Bobigny s’est rendu dans la nuit sur les lieux du crime, où quatre douilles de calibre 9 mm ont été retrouvées. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

La cité Rougemont, située en zone de sécurité prioritaire (ZSP), est considérée comme l’une des plaques tournantes du trafic de drogue à Sevran, commune parmi les plus pauvres d’Ile-de-France, régulièrement confrontée à des règlements de comptes.

En août 2013, un jeune homme avait été tué d’une balle dans le cou, tirée à bout portant, dans cette même cité. Quelques semaines plus tôt, un jeune de 18 ans était également décédé après avoir été touché par plusieurs balles dans le ventre lors d’une rixe entre bandes dans le même quartier.

Libération

«Merci François Hollande» ou les rêves envolés des banlieues

Après les élections municipales qui ont vu de nombreuses communes de Seine-Saint-Denis gérées par la gauche élire un maire de droite, Mehdi Meklat Et Badroudine Said Abdallah remercient ironiquement François Hollande.

Plébiscité en Seine-Saint-Denis en 2012 avec un peu plus de 65% des voix, les promesses étaient fortes. Des Ulys à Clichy-sous-Bois, beaucoup de gens y ont cru, se sont mis à rêver, peut être.

Merci François Hollande de confirmer que tout est un cirque permanent.

Merci François Hollande. C’était en 2012, une belle journée. […]. T’es passé par les Ulis, Clichy-sous-Bois et Aubervilliers. A la fin, par Aulnay-sous-Bois. T’es venu convertir des indécis. T’as promis des choses que, plus tard, tu n’as pas tenu. Les gens gravissaient autour de toi comme on gravite autour d’un gourou.

C’était expéditif, mais t’avais réussi. T’avais des réponses aux doutes. T’avais des rêves aux désespoirs. Les gens t’ont cru. Ils ont aimé ta façon d’être, détendu, sympathique. Ils avaient l’impression de parler à un mec qui allait faire des miracles. Ils étaient naïfs.

Aujourd’hui, ils peuvent te dire merci. Merci François Hollande pour tout ce que t’as raté.

Hier, des villes du 93 et d’ailleurs, nos villes, sont devenues des villes de droite. Des maires, nos maires, sont bleus, heureux d’avoir renversé les choses. Fiers d’avoir piqué des villes à la gauche, implantées là depuis longtemps, parfois depuis toujours. Le rose de ton parti a fané, un peu partout. Il est mort. […]

La dernière fois, ce dimanche là, t’as fini par passer par Aulnay sous bois. Il y avait 800 personnes dans les gradins, y parait. T’as dit : «Je finis mes 48 heures dans ce qu’on appelle les banlieues, mais qui sont tout simplement la France». Aujourd’hui, la France dont tu parlais, et Aulnay-sous-Bois où t’as dit ça, sont passées de l’autre côté. Merci François Hollande.

Bondy Blog

Seine-Saint-Denis : La Grande Parade Métèque pour «partager les bienfaits de l’immigration»

L’association «un sur quatre» est un collectif d’habitants, de voisins, d’amis des Lilas, de Romainville, de Pantin et du Pré-Saint-Gervais organise le 24 mai prochain, la première édition de la Grande Parade Métèque, qui traversera ces quatre villes.

L’objectif est de valoriser, transmettre et partager les bienfaits de l’immigration, de clamer la fierté de vivre dans un pays riche de populations d’origines et de cultures différentes. Il s’agit de rappeler que l’égalité politique pour tous est un fondement de la République française.

La Grande Parade est soutenue par les municipalités des villes traversées, et par de nombreuses associations et ONG (le MRAP, RESF, la Ligue des Droits de l’Homme, les Amoureux au ban public, la Cimade, Migreurop …), le collège Gustave Courbet, le Conservatoire de Romainville, des artistes, des collectifs de sans-papiers, …

kisskissbankbank (Merci à jojo2 )

Le non-vote des étrangers «exclut près de 2 millions de citoyens»

Extraits d’une enquête de Libération sur le droit de vote des résidents étrangers dans les «quartiers populaires et les banlieues» qui «exclut près de 2 millions de citoyens». L’enquête révèle également le pourcentage élevé d’étrangers dans certaines communes.

Dimanche, près de 2 millions d’étrangers résidant en France depuis plus de cinq ans auraient dû participer au premier tour des municipales. C’était l’engagement 50 du candidat Hollande : «J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans.» […]

Derrière la question du droit de vote, il y a celle du manque de représentativité des élus dans les banlieues populaires. A Aubervilliers, 76 000 habitants, Salvatore a été confortablement élu en 2008 par… 7% des habitants. Candidat à sa réélection, il n’est pas le seul édile à y être confronté. A Clichy-sous-Bois, autre commune pauvre de Seine-Saint-Denis, l’ancien maire PS Claude Dilain avait, lui, été élu avec… 2 792 voix. Soit 9% de la population. Idem pour le maire de La Courneuve, de Grigny, dans l’Essonne, de Roubaix dans le Nord, qui tournent autour des 10%.

Autant de chiffres dont on parle peu et qui touchent en premier lieu les banlieues populaires, où se cumulent l’effet d’une faible proportion d’inscrits sur les listes électorales et celui d’une abstention traditionnellement plus forte dans ces quartiers. A Aubervilliers par exemple, seul un tiers des habitants sont inscrits sur les listes. Parce que la population est plus jeune qu’ailleurs et compte proportionnellement beaucoup de mineurs. Parce qu’elle est aussi plus précaire, donc plus mobile. Contrairement à une idée reçue, les quartiers les plus pauvres sont aussi ceux qui connaissant d’importants turnover de population, favorisant les non-inscriptions sur les listes électorales.

Enfin, ce sont les villes où se concentrent les populations immigrées venues de l’extérieur de l’Union européenne et ne disposant donc pas du droit de vote. Ainsi, à Clichy-sous-Bois, 36% de la population est étrangère. A Aubervilliers, 35%.

A Aubervilliers, dans le quartier du Landy, qui compte un peu moins de 3 000 habitants à cheval sur Aubervilliers et Saint-Denis, les taux d’absention dépassaient les 50% aux municipales de 2008, comme à la dernière présidentielle. Dans ce quartier, le revenu moyen par foyer est de 9 900 euros par an et le taux de familles monoparentales deux fois plus élevé qu’ailleurs en région parisienne. Des difficultés sociales qui favorisent les comportements abstentionnistes. Mais, surtout, les trois quarts des ménages sont installés depuis moins de cinq ans, 44% des habitants sont de nationalité étrangère (ce taux est de 15,4% sur l’ensemble de la région parisienne) et une immense majorité, bien que française, est issue de parents étrangers. Dans ces quartiers, voter est donc mécaniquement le fait d’une minorité. Insuffisante à diffuser une culture du vote par ailleurs malmenée par un plus fort rejet du politique qu’ailleurs.

Libération

La tuberculose recule en France, sauf en Seine-Saint-Denis

Cette maladie infectieuse très contagieuse est plus fréquente chez les populations précaires et les migrants de fraîche date.

Bien que la France fasse partie des pays désormais peu touchés par la tuberculose, cette maladie reste une préoccupation de santé publique, notamment avec l’apparition d’un nombre croissant de formes résistantes. Aussi les autorités sanitaires surveillent-elles régulièrement l’évolution de la situation. Selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut national de veille sanitaire (InVS), publié mardi, la fréquence de nouveaux cas de tuberculose a nettement diminué en France entre 2000 et 2010, sauf dans le département de la Seine-Saint-Denis.

Malgré une baisse du nombre de cas de 40% sur les onze ans étudiés, la fréquence de la tuberculose reste élevée en Ile-de-France, avec un taux de déclarations atteignant 16 cas pour 100.000 personnes, contre 8 cas pour 100.000 dans l’ensemble de la France. Au total, 5187 nouveaux cas ont été déclarés en 2010. «L’Ile-de-France est caractérisée par une population exposée plus cosmopolite et plus jeune que dans les autres régions», explique le BEH, une publication de l’Institut national de veille sanitaire (InVS).

Comme d’autres grandes villes (Londres, Barcelone ou Milan) rassemblant des populations précarisées ou des migrants nés dans des pays fortement touchés par la tuberculose, Paris se distingue par une incidence élevée, mais en recul: 491 cas ont été déclarés en 2010, soit 21,9 cas pour 100.000 habitants, contre 1060 cas en 2000, soit 49 pour 100.000 habitants.

Mais le département le plus problématique reste la Seine-Saint-Denis où les nouveaux cas déclarés de tuberculose stagnent depuis 2002 à environ 31 cas pour 100.000 habitants.

Sur les 11 années étudiées, la proportion de cas nés en France a continué à diminuer, ne représentant plus qu’un tiers des cas au cours de la période la plus récente, tandis que la part des personnes nées en Asie ou d’autres pays européens était en augmentation. Mais la plupart des cas ont été observés chez des personnes nées en Afrique, notamment en Afrique subsaharienne, au cours des deux années ayant suivi leur arrivée en France.

Au cours de la période 2004-2010, un peu plus de 5% des personnes atteintes de tuberculose étaient sans domicile fixe, une proportion atteignant plus de 10% à Paris.

Le Figaro

Noisy-le-Sec : les braqueurs d’une bijouterie retranchés dans une cité

La bijouterie Anne l’Or, rue Hervet, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), a été attaquée par quatre hommes , casqués et gantés, ce mercredi matin.

Les malfaiteurs ont ensuite pris la fuite à moto sur l’A 86, tirant à la Kalachnikov sur l’autoroute pour se couvrir. Ils ont pris la direction de Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, où ils se sont retranchés dans la cité Pierre-Sémard vers midi. (…)

Le Parisien

Ces musulmans qui plébiscitent l’école catholique

L’école catholique accueille de plus en plus d’élèves de confession musulmane depuis les années 1970.

Hebergeur d'image«Depuis quelque temps, beaucoup de familles musulmanes me questionnent sur l’école catholique. Elles s’inquiétaient déjà des questions de sexualité et d’homosexualité abordées à l’école. Avec ces rumeurs de théorie du genre, elles s’affolent. Ce qui les fait revenir sur terre, c’est le prix», explique Chawki Belaliat, père musulman de deux enfants. S’il a fait le choix de l’enseignement catholique, c’est pour «le niveau scolaire» et pour échapper à l’école publique classée ZEP, à Nice nord. [...]

L’école catholique accueille toutefois des élèves de culture musulmane, de façon grandissante depuis les années 1970. «Nous suivons l’évolution démographique», observe Claude Berruer, secrétaire général adjoint de l’enseignement catholique.

Les musulmans représentent la moitié des effectifs de deux collèges privés de Roubaix. En Seine-Saint-Denis, les établissements catholiques comptent un tiers d’élèves de culture musulmane, voire davantage. Une situation similaire dans la périphérie de Lyon, Saint-Étienne, et dans les quartiers nord de Marseille où un collège en reçoit 98% ! Ces cas restent toutefois particuliers car liés à une implantation scolaire dans des zones «ghettos» peuplées par des populations d’origine immigrée. Le collège Saint-Joseph compte 80% d’élèves d’origine maghrébine, une proportion stable. [...]

Le Figaro