En Une, Libération invite ses lecteurs à « se droguer avec modération »

Actuellement dans une mauvaise passe, le journal Libération a trouvé un moyen de faire du bruit lundi 14 avril en faisant sa Une sur un sujet polémique : la libéralisation de la drogue.

Hebergeur d'imageEn choisissant pour gros titre « Droguez-vous avec modération », le journal explique s’être associé à une étude internationale qui promeut une connaissance plus approfondie des drogues, légales ou non, et « leur usage raisonné ».

Dans son éditorial, le directeur adjoint de la rédaction de Libération avance notamment que le climat répressif qui tourne autour des drogues « empêche tout débat, toute discussion, toute information auprès des usagers (…). Notamment des plus jeunes et des plus vulnérables ».

« Preuve s’il en est que la prohibition a échoué », « la consommation de masse, addictive » est en pleine croissance, assure-t-il par ailleurs. [...]

Huffington Post

Justice : La pénurie de juges va devenir ingérable

Environ 1 400 des quelque 8 000 magistrats français partiront à la retraite dans les trois prochaines années, soit plus d’un sixième des effectifs. Cet important déficit démographique, que le pouvoir politique n’a pas anticipé, va affaiblir dramatiquement un corps déjà exsangue.

L’École nationale de la magistrature (ENM) forme actuellement 252 titulaires (promotion 2013). Elle ne pourvoira donc qu’à environ la moitié des remplacements. Les recrutements dits « latéraux » (personnes extérieures, policiers, avocats… recrutées sur dossier par une commission et après une formation et un stage probatoire plus ou moins long) ne pourront légalement excéder le tiers de ce chiffre. On peut donc estimer que le corps va s’affaiblir d’environ 400 postes, sauf improbable effort exceptionnel et recul des départs à la retraite, possibles sous certaines conditions limitatives mais pour peu de temps.

La gauche comme la droite se sont surtout attachées depuis le début des années 2000 à de laborieuses réformes de la procédure et du Code pénal : présomption d’innocence sous la socialiste Élisabeth Guigou en 1997-2002 (création du juge des libertés et encadrement du pouvoir des juges d’instruction), lois Perben sous Jacques Chirac en 2002-2007 (renforcement du pouvoir des procureurs), multiples lois pénales au fil des faits divers et création de peines plancher pour les récidivistes sous Nicolas Sarkozy (2007-2012), création de la « contrainte pénale » en cours par Christiane Taubira (une sorte de contrôle judiciaire remplaçant la prison pour certains délinquants). [...]

Cette situation intervient dans un système que les syndicats de magistrats décrivent comme misérable. Selon le Conseil de l’Europe, la France se situe au 37e rang sur 43 du continent, derrière l’Azerbaïdjan et l’Arménie pour l’effort budgétaire judiciaire, en termes de pourcentage du PIB (7,7 milliards d’euros en 2013, soit environ 3 % du budget de l’État et 4 % des effectifs). Selon le Conseil de l’Europe toujours, la France a peu de juges (9,1 pour 100 000 habitants, contre, par exemple, 19,9 en Autriche ou 24,5 en Allemagne) et très peu de procureurs (3 pour 100 000 habitants contre 6,2 en Allemagne et 15,4 en Norvège). Une partie du budget de la Justice étant consacré au monde pénitentiaire, ce sont 4 à 5 petits milliards que se partagent annuellement 1 000 juridictions souvent contraintes de faire attendre experts, prestataires et fournisseurs, et de procéder à l’économie.

La purge démographique ne pourra que retarder le délai de traitement des affaires déjà mécaniquement trop long (la France est souvent condamnée à ce titre par la Cour européenne des droits de l’homme), alors même que les contentieux nouveaux explosent depuis les années 1960 : divorces, drogue, délinquance, corruption et, plus récemment, hospitalisations d’office, surendettement, tutelles. Et les prisons françaises débordent avec un record historique d’actuellement 67 000 détenus pour 57 000 places, ce qui pénalise la réinsertion.

Sud Ouest

Marseille : sécurité, le rapport censuré

La fameuse « approche globale », développée dans les ZSP, est-elle efficace ? Quel est l’impact sur la population de ce concept sécuritaire censé nettoyer les 39 cités marseillaises du trafic de stups ? En octobre dernier, la préfecture de police décidait d’en avoir le coeur net. Elle commandait donc un rapport à un policier retraité, Serge Supersac, afin d’observer son effet à l’échelle d’un quartier.

Le choix s’arrêtait sur Frais-Vallon (13e) pour un examen de deux mois et demi. Le 20 décembre dernier, le chercheur remettait ses conclusions de 53 pages au préfet et l’Observatoire régional de la délinquance et des contextes sociaux (ORDCS) les mettait en ligne sur son site internet. Quelques semaines seulement… Un coup de fil du cabinet exigera qu’il soit immédiatement retiré… (Note FDS : Le rapport est disponible ici)

Outre son aspect endémique, Serge Supersac a pu constater sur le terrain que le trafic s’adaptait parfaitement aux diverses opérations de police. « La population a appris à vivre avec. Il fait partie du quotidien, observe-t-il. Surtout qu’après l’héroïne, l’arrivée du cannabis a été considérée comme un mieux ». Dans un souci de bon voisinage, les « choufs » aident régulièrement les mères de famille à monter leurs courses.

Plus grave, Serge Supersac raconte qu’à la suite de l’interpellation d’un chef de réseau, son remplaçant avait décidé de faire des économies en réduisant le nombre de guetteurs. Pour limiter les accès désormais sans surveillance, il avait aussi verrouillé les portes des escaliers, mettant ainsi en danger les riverains, notamment en cas d’incendie.

« On se rend compte que les CRS n’ont pas de consignes précises. Alors qu’ils doivent lutter contre les trafics, ils font aussi des contrôles routiers, souligne-t-il. Il n’y a pas de véritable dialogue. Du coup, personne ne comprend vraiment ce qu’ils font là.

Sollicitée au sujet de la censure de ce rapport qu’elle avait pourtant commandé, la préfecture de police estime que « le résultat de cette étude n’a pas répondu à la demande initiale, à savoir connaître le ressenti de la population de Frais-Vallon par rapport à l’approche globale ».

« L’étude produite comportait essentiellement le propre avis de M.Supersac sur la façon notamment d’organiser la police marseillaise, argumente la préfecture. Il n’y a quasiment pas d’éléments objectifs chiffrés et argumentés sur l’impact de l’approche globale auprès des habitants de ce quartier, affirme le cabinet du préfet. Dès lors, ce rapport n’avait pour nous pas d’utilité. Par ailleurs, il s’agissait d’une commande pour disposer d’un outil de travail interne qui n’avait nullement vocation à être publié ».

Mais comme le préfet de police est toujours « soucieux d’évaluer le dispositif mis en place dans les ZSP », il a d’ores et déjà lancé des démarches « pour faire réaliser une évaluation de l’approche globale par une ou plusieurs entités neutres et extérieures au périmètre policier ». « Ce sont pourtant eux qui sont venus me chercher, rétorque Serge Supersac. Mais manifestement, ils se sont trompés. En voyant mon passé de policier, ils ont pensé que je rentrerais dans le rang. J’ai réalisé un travail objectif, qui n’était pas destiné à faire plaisir à qui que ce soit. »

La Provence

Valls : « Lutte contre la délinquance, maintien de l’ordre, il n’y a pas de place pour le laxisme »

C’est la réponse faite par le ministre de l’intérieur aux questions posées par Jacques Bompard et par Marion Maréchal-Le Pen sur la répression excessive des opposants au mariage pour tous.

M. Jacques Bompard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le malaise des forces de l’ordre face à la répression excessive des opposants au mariage pour tous. En effet, le premier syndicat de police « Alliance » s’est déjà plaint de la mobilisation excessive de CRS à Paris pour surveiller les veilleurs debout alors qu’aucun trouble à l’ordre public n’avait été constaté. Dans le journal interne du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), des hauts fonctionnaires ont fait part de leur malaise et de leur refus face aux ordres du ministère d’appliquer la tolérance zéro à l’égard des opposants au mariage pour tous.

Mme Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le ministre de l’intérieur sur le juste déploiement des forces de l’ordre dans notre pays. Depuis quelques mois, la police se voit déployée pour exécuter des missions à l’intérêt discutable au regard des véritables problèmes d’insécurité.

Réponse :

Corollaire de la liberté d’expression, le droit de manifester est une liberté garantie par la Constitution et par la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. [...] Compte tenu de la provocation à laquelle elles ont eu à faire face et d’actions isolées parfois particulièrement violentes, la réaction des forces de l’ordre a été proportionnée et mesurée, avec le seul souci de faire respecter le droit. S’agissant des mesures de garde à vue prises par les services de police à l’encontre de personnes suspectées d’avoir commis des infractions à la loi pénale, dans le cadre des différentes actions de protestation contre le mariage pour tous, elles l’ont été dans le strict respect des prérogatives dont ils disposent, et dans le respect des exigences constitutionnelles et conventionnelles relatives aux droits de la défense. Il va de soi à cet égard que la référence à une « police politique » est déplacée dans une démocratie comme la France. Elle est également offensante à l’égard des policiers et des gendarmes qui s’attachent chaque jour à assurer le service public de la sécurité, au bénéfice de l’ensemble de nos concitoyens. En tout état de cause, le ministre de l’intérieur l’a souligné à plusieurs reprises : en matière de violences, de lutte contre la délinquance, de maintien de l’ordre, il n’y a pas de place pour le laxisme. Et le rôle des forces de l’ordre est, chaque fois que nécessaire, d’intervenir pour permettre ensuite à la justice de juger. S’il n’appartient pas à cet égard au ministre de l’intérieur de se prononcer sur les « sanctions » que peut prononcer l’autorité judiciaire, il paraît opportun de rappeler que, conformément à la circulaire de politique pénale du 19 septembre 2012 du ministre de la justice, les réquisitions du ministère public à l’audience tiennent compte des circonstances de commission des faits, de leur contexte ainsi que de la personnalité du mis en cause. La lutte contre la délinquance est une priorité et, le ministre de l’intérieur mène une action ferme et déterminée pour renforcer la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens, notamment en donnant plus de moyens à la police nationale et à la gendarmerie nationale.

 

Mathieu Hanotin (PS) : «Entendons l’ultimatum des habitants de la Seine-Saint-Denis, dans 3 ans il sera trop tard!»

Le socialiste Mathieu Hanotin s’interroge sur le basculement à droite de nombreuses villes de Seine-Saint-Denis et déclare désapprouver les grandes orientations économiques qui ont été prises lors des deux dernières années.

Les résultats des élections municipales en Seine-Saint-Denis doivent être perçus comme un ultimatum pour toute la gauche. En 2012, plus de 65% des électeurs ont voté pour François Hollande, 11 députés de gauche ont été élus sur les 12 circonscriptions du département. Et pourtant, depuis dimanche, en Seine-Saint-Denis, 20 villes sur 40 sont dirigées à droite. Six villes, et non des moindres, ont basculé : Bobigny, Saint-Ouen, Le Blanc-Mesnil, Livry-Gargan et Aulnay-sous-Bois et Villepinte.

Que s’est-il passé, en moins de deux ans ? Comment en sommes-nous arrivés là? Ce vote signifierait-il que la droite serait désormais mieux placée pour répondre aux attentes des habitants des quartiers populaires? Bien évidemment, la réponse est non. Tout ce que la droite a à offrir, c’est toujours plus de stigmatisation, de repli sur soi, de casse des acquis sociaux, de remise en cause des services publics. […]

Soyons au rendez-vous pour que les enfants de la Seine-Saint-Denis aient enfin le service public d’éducation auquel ils ont droit, renforçons la présence des forces de l’ordre afin de garantir aux populations les plus fragiles le droit à la sécurité, engageons la lutte contre la pauvreté en relançant l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il nous reste trois ans pour démontrer aux habitants des banlieues que leur voix est prise en compte. Trois ans pour retrouver la confiance de ceux qui nous ont placés aux responsabilités. Nous devons renouer avec les aspirations de l’électorat populaire. Entendons l’ultimatum des habitants de la Seine-Saint-Denis, dans 3 ans il sera trop tard !

Libération

Excedés, Ils menacent de créer une milice dans leur quartier

Après trois cambriolages commis en plein jour dans l’immeuble le plus imposant du Mont Saint-Michel, la gronde des riverains fait vibrer les murs. Dans une lettre adressée à l’union, ils menacent de créer « une milice intérieure pour la surveillance des lieux ».

Parmi eux, Nicolas (Le prénom a été changé) est le symbole de ce profond ras-le-bol. Et un témoin privilégié. « Le 17 mars, il y a eu des cambriolages au 12e étage. Le 20 mars, on en a comptabilisé un autre à mon niveau. À chaque fois, cela s’est déroulé en pleine journée. J’ai même vu une bande de jeunes descendre », assure le Châlonnais, précisant que la police nationale est intervenue à chaque fois.

« La peur prend de l’ampleur dans le quartier » « Vous imaginez si les malfaiteurs tombent sur des enfants ou des jeunes femmes ? Quelles auraient été leurs réactions ? Les gens ont très peur. Ce sentiment prend de l’ampleur dans le quartier », alerte Nicolas.

Les accès à l’immeuble sont précisément pointés du doigt. « Il y a deux portes devant et une derrière. Elles sont censés toutes s’ouvrir vers l’extérieur pour faciliter l’évacuation en cas d’incendie. Ce n’est pas le cas pour celle à l’arrière. On a déjà vu des gamins l’ouvrir à coups de pied », dénonce le locataire.

Un ensemble de raisons qui ont poussé les habitants de la tour à envisager « une milice ». Un terme fort de part ses différentes connotations. « Oui peut-être même un peu trop. Mais nous étions énervés au moment d’écrire la lettre », avoue Nicolas. S’il cherche à nuancer son propos, l’homme confirme l’éventualité de la formation prochaine d’« une brigade de surveillance dans les différents étages pour que les gens se sentent enfin en sécurité. Ce n’est pas normal que l’on soit effrayé à l’idée de quitter son domicile. Beaucoup de personnes dans la tour son prêtes à nous rejoindre », dévoile-t-il.

Une perspective évidemment prise très au sérieux par Châlons habitat, le bailleur social qui est en charge de l’immeuble. La direction étudie actuellement les éléments avant de communiquer sur l’attitude qu’elle va adopter.

Quoi qu’il en soit, la menace d’une milice est révélatrice de l’état d’esprit général. « Les gens ne respectent plus rien. On ne peut même plus laisser son vélo deux minutes dans le hall d’entrée sans se le faire piquer », lance avec amertume un habitant de la rue de Saint-Malo.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une voiture a été brûlée sur le parking du HLM. Une preuve de plus des actes de malveillance qui rythment la vie du quartier.

L’Union – L’Adrennais

Albertville (73) : Samir condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour viols

Après deux jours de procès à huis clos, la cour d’assises de la Savoie a condamné, hier après-midi, Samir Haioun, 28 ans, à douze ans de réclusion criminelle. Le charpentier albertvillois était accusé d’avoir commis deux viols.

Une jeune femme de 25 ans avait déposé plainte contre lui, à Albertville, dénonçant les faits dont elle avait été victime à son propre domicile pendant la nuit du 14 au 15 octobre 2011. En rentrant chez elle après une soirée, elle avait trouvé cet homme qu’elle connaissait à son domicile et qui, visiblement, avait bu. Il avait exercé des violences, puis il avait abusé d’elle.

C’est en effectuant l’enquête de police scientifique sur cette affaire qu’une correspondance devait être découverte entre l’ADN de Samir Haioun et une empreinte génétique non identifiée relevée dans une affaire non résolue.

Toujours à Albertville, le 21 février 2010, vers six heures du matin, une femme âgée de 45 ans avait été violée par un homme sous la menace d’un couteau. En sortant de chez elle pour aller travailler, elle avait été suivie par deux hommes. Elle avait été agressée et violée dans un passage souterrain. Puis, violée de nouveau dans une entrée d’immeuble. Ses agresseurs n’avaient jamais été retrouvés et l’enquête avait été classée, jusqu’à l’arrestation de Samir Haioun.

Pour les deux faits, dix ans de réclusion avaient été réclamés contre lui, hier, par l’avocat général.

À titre de peines complémentaires, la cour d’assises a interdit Samir Haioun de séjour en Savoie et Haute-Savoie et lui a imposé cinq ans de suivi socio judiciaire à sa sortie de détention, avec le risque de pouvoir être réincarcéré jusqu’à cinq ans s’il ne respectait pas cette contrainte. L’accusé était détenu depuis novembre 2011.

Le Dauphiné

Elle ne peut pas monter dans le bus conduit par son agresseur (vidéo)

Hier soir, France 2 diffusait un nouveau numéro du magazine  » Envoyé Spécial « . L’un des sujets était consacré à ces personnes qui voient leur peine de prison aménagée.

Les journalistes ont notamment rencontré un homme, chauffeur de bus, qui attend la décision concernant la durée de sa peine. [...]

Morandini

Les Juifs de France émigrent en masse vers Israël

Après la forte hausse enregistrée l’an dernier, les deux premiers mois de 2014 ont été marqués par une augmentation spectaculaire du nombre de départs pour Israël, selon les statistiques de l’Agence juive.

Hebergeur d'imageL’émigration des Juifs français vers Israël, qui avait cru de 70% en 2013 après une période d’accalmie, vient de connaître une nouvelle accélération spectaculaire. Selon l’Agence juive, 854 Français ont fait leur aliyah entre début janvier et fin février 2014, contre 274 l’an dernier à la même période – ce qui représente une augmentation de 312%.

Cet emballement, dont les causes précises demeurent à analyser, intervient alors que le gouvernement israélien martèle son souhait de mieux accueillir les Juifs de France. [...]

«Tout d’abord, les Juifs de France évoquent un certain sentiment d’insécurité, qui s’est aggravé après la tuerie de Toulouse. Ensuite, il y a la situation de crise économique, qui ne frappe évidemment pas que les Juifs mais dont ils subissent comme tout le monde les conséquences.» [...]

Le Figaro

RAID, GIGN : Au coeur de l’action avec les unités d’élite (Vidéo)

Ils sont prêts à intervenir à tout moment, et dans toutes les circonstances, pour interpeller des individus dangereux, arrêter des forcenés ou assurer la sécurité des chefs d’État. Ce sont les corps d’élite des forces de l’ordre: le RAID, l’unité de recherche, assistance, intervention et dissuasion de la Police nationale, et le GIGN, groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale.

«Enquête d’action» propose de découvrir des images exceptionnelles du quotidien des hommes de ces forces spéciales, entre interventions, entraînements et occupations plus banales. Plongée au cœur de l’élite des forces de l’ordre.

Partie 1:

Partie 2:
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Condé-sur-l’Escaut (59) : ils tentent d’échapper aux policiers en leur fonçant dessus avec une voiture volée

Une matinée agitée, ce mardi, pour les fonctionnaires de police du commissariat de Condé-sur-l’Escaut. Alors que le vol d’une Audi S3 avait été signalé, lundi, sur la commune d’Odomez, un équipage de police repère ladite voiture ce mardi matin, aux alentours de 8 h 50, à Condé-sur-l’Escaut.

Le fourgon de police prend alors en chasse l’Audi, « à bord de laquelle se trouvaient deux individus », précise le procureur de la république de Valenciennes, François Pérain. Une course poursuite qui se poursuivra jusqu’à Vieux-Condé, où « l’Audi entrait dans l’enceinte d’une casse de voitures pour échapper à ses poursuivants. Et le conducteur décidait de foncer sur les policiers qui étaient postés à l’entrée de la casse, pour pouvoir quitter les lieux ».

L’un des policiers sort alors son arme de service, et tire en direction d’un des pneus de la voiture qui avait été signalée volée la veille. Fort heureusement, les policiers qui étaient à l’entrée de la casse, ainsi que le gérant, parviennent à s’écarter de la trajectoire de l’Audi. Personne n’aura donc été blessée lors de l’intervention. C’est alors que « le passager avant-droit profitait d’un ralentissement de l’Audi pour quitter le véhicule et tenter de s’échapper à pied », poursuit le procureur de Valenciennes.

Une fuite qui sera vaine, puisqu’il sera interpellé quelques instants plus tard par les fonctionnaires de police. Et c’est un Bruyaisien de 41 ans déjà fort connu des services de la justice qui a été ramené au poste de police. Il a été placé en garde à vue ce mardi pour recel de véhicule volé et complicité de tentative de meurtre aggravé. Quant au conducteur qui est toujours en fuite, il n’a pas encore été identifié pour le moment.

La Voix du Nord