[précédente diffusion : Août 2009]
1) L’analyse d’une magistrate appartenant au syndicat de la magistrature et à la Ligue des Droits de l’Homme
2) La réponse de Xavier Raufer.

sécurité
FNJ : « Viens dire à Najat que le premier droit d’une fille c’est la sécurité » (MàJ vidéo)
Addendum vidéo:
Manifestation du FNJ à Paris :

Belgique : « L’insulte de « sales bougnoules » est fréquente dans la bouche des policiers »

Où en est l’affaire de la présumée agression de Moad, jeune belgo-marocain de 14 ans par des policiers à Molenbeek le 11 janvier dernier ? Les policiers impliqués continuent aujourd’hui d’exercer leur fonction en toute impunité. La famille de Moad participera le 15 mars prochain à une manifestation prévue à Bruxelles pour dénoncer les violences policières.
Près de deux mois après l’agression présumée du jeune Moad, belgo-marocain âgé de 14 ans, par des policiers dans le quartier d’Osseghem à Molenbeek en Belgique, l’enquête interne menée au niveau du Bourgmestre pour savoir ce qui s’est réellement passé, n’a rien donné. Les policiers accusés d’avoir insulté de « sale arabe » et frappé violemment le jeune adolescent n’ont pas été suspendus et continuent d’exercer leur fonction en toute impunité. « Cette enquête interne a conclu que les policiers impliqués dans l’agression de Moad, n’avaient aucune responsabilité dans les faits, une enquête menée sans avoir auditionné le principal concerné qui n’est autre que Moad, ce qui est assez extraordinaire !», lance ironiquement Vincent Lurquin, l’avocat de la famille de Moad, contacté par Yabiladi.
« Faut-il vraiment enfermer les jeunes délinquants ? »
Le contrôleur général des lieux de privation de liberté relance le débat sur les centres éducatifs fermés. Quelque 1 300 jeunes de 13 à 18 ans y sont détenus chaque année.
Le contrôleur général dénonce d’abord « une vision naïve, et pour tout dire grotesque » de l’enfermement des jeunes. On règle momentanément les problèmes de sécurité, mais ensuite ?
Après la sanction, que se passe-t-il ? L’enfermement doit être « l’ultime solution », une fois épuisées les autres formes de protection et d’apprentissage.
Ces jeunes délinquants, « profondément désocialisés, dont certains souffrent d’inadaptations profondes, y compris sous forme de maladies mentales », ne peuvent pas être traités comme des « animaux sauvages que l’on attache brutalement au piquet ».
Faut-il stopper l’expérience des 47 centres éducatifs fermés (CEF) ? Plus de 1 300 jeunes de 13 à 18 ans ¯ des multirécidivistes des vols et de la violence, ou du trafic de stupéfiants ¯ y séjournent chaque année.
À leurs débuts, certains centres ont connu de véritables mutineries. Les pensionnaires « jetaient tout par les fenêtres. Télés, balais, poubelles, seaux… » Ces centres sont des « cocottes-minute », affirme un éducateur. (…)
Ouest-france
Merci NathlaNormande
Saint Mandé (94) : Fini les pervenches, place à la verbalisation en vidéo
Les caméras de vidéo surveillance ne servent plus seulement à assurer votre sécurité. Elles peuvent aujourd’hui servir à vous verbaliser.
Depuis le 1er janvier, une petite commune du Val-de-Marne, en bordure de Paris, Saint-Mandé, vient de mettre un nouveau système en place : la vidéo-verbalisation.
Le principe est simple si vous vous garez sur une place de livraison et que l’oeil numérique vous repère vous recevrez directement une amende chez vous quelques jours plus tard.
La sécurité, un secteur en pleine expansion
Depuis la fin des années 1990, le secteur des enquêtes et de la sécurité (agents de sécurité, transporteurs de fonds, détectives…) est en forte croissance, du fait notamment du dynamisme de grands groupes. De 1998 à 2010, le volume de chiffre d’affaires progresse en moyenne de 5,5 % par an et les effectifs salariés de 6,6 % par an. Même la crise de 2009 a peu ralenti l’activité.
En douze ans, le nombre de sociétés a doublé
En 2010, le secteur des enquêtes et de la sécurité (sources) rassemble 9 000 sociétés (sources) et emploie 131 000 salariés en équivalent temps plein. Il se développe fortement depuis la fin des années 1990 : de 1998 à 2010, le nombre de sociétés croît en moyenne de 6,4 % par an, contre 4,0 % par an pour l’ensemble des services marchands (sources), entendu ici hors secteur financier. Sur la même période, l’effectif salarié du secteur progresse de 6,6 % par an (graphique 1).
L’instauration en décembre 2011 du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps) illustre la place significative acquise par le secteur : cette instance sous la tutelle du ministère de l’Intérieur est entièrement consacrée à la régulation de son activité.
Graphique 1 – Évolution du nombre de sociétés, du chiffre d’affaires et des effectifs salariés du secteur « Enquêtes et sécurité »
Manuel Valls, nouveau Sarkozy au ministère de l’esbroufe
Tribune libre de Paysan Savoyard
Comme le notent la plupart des observateurs, M. Valls a adopté une stratégie proche de celle qu’avait choisie M. Sarkozy dans sa marche au pouvoir : il a décidé d’occuper à son tour le ministère de la parole martiale. Les actes sont inexistants ou dérisoires, comme c’était déjà le cas avec M. Sarkozy. Mais, instruit par le succès de son devancier, M. Valls sait qu’il n’est nullement besoin d’agir et d’obtenir des résultats pour séduire une majorité d’électeurs.

- La posture de la fermeté théâtrale
M. Valls a choisi, à la suite de son modèle, de devenir ministre de l’intérieur, reprenant à son compte la même stratégie : ce poste de ministre lui permet d’adopter la posture de la fermeté, en phase avec les souhaits d’une opinion majoritairement avide d’ordre et de sécurité. M. Valls sert ainsi ses intérêts personnels de carrière. Mais il occupe en même temps une fonction indispensable pour le système.
Il est en effet vital pour le système UMP-PS de donner l’impression qu’une opposition vigoureuse existe au sein de la classe dirigeante sur les questions de sécurité et d’immigration : opposition entre la gauche et la droite ainsi qu’au sein de chacun des deux camps. L’objectif de l’oligarchie est simple : il faut donner aux électeurs qui souhaitent une plus grande détermination en matière de sécurité et d’immigration le sentiment que cette aspiration à la fermeté est bien présente au sein de la droite comme au sein de la gauche et qu’ils peuvent donc continuer à faire confiance aux grands partis, sans se laisser tenter par le vote extrémiste pour le FN.
C’est avec cet objectif que M. Sarkozy occupait le terrain de la « droite ferme » face au laxisme de la gauche et de la partie molle de l’UMP et du centre. M. Valls joue ce même rôle au sein de la gauche et du PS, dont il incarne l’aile droite.
Lire la suite
Avignon: Au collège, l’agent de service refuse d’oter son tee-shirt siglé « Algérie » : un mois ferme
C’est au nom du principe de neutralité qui doit être de mise dans un établissement scolaire que le principal du collège Anselme-Mathieu d’Avignon a demandé le 31 mai 2010 à un agent de service de bien vouloir aller se changer : Mohamed, 44 ans, qui arborait un tee shirt vert siglé « Algérie » a refusé.
Le ton est monté et très vite Mohamed a outragé le chef d’établissement qui a été fortement choqué.
Mohamed a ensuite quitté le collège et s’est rendu au commissariat pour déposer une plainte pour discrimination.
Ce n’est qu’après un mouvement de protestation du personnel, agacé par la posture de Mohamed, que le Conseil général de Vaucluse, qui l’emploie, a muté quinze jours plus tard cet agent dans un autre collège. Le 19 juin, lorsque Mohamed est revenu à Anselme-Mathieu pour y récupérer ses affaires, il a cette fois outragé l’intendant du collège.
Convoqué devant le tribunal correctionnel d’Avignon, Mohamed ne s’est pas présenté pour répondre de ces outrages. Une absence déplorée par le représentant du ministère public mais aussi par Me Tartenson, qui, au nom de la partie civile, aurait aimé rappeler à cet homme le devoir de neutralité. Au-delà du respect de la laïcité, il est exigé des élèves une neutralité dans l’apparence. Ceci pour éviter justement toute discrimination. Il n’y a qu’une communauté, c’est la communauté scolaire et au nom de ce principe les adultes doivent, eux aussi, ne pas arborer de signes ostentatoires. Un discours relayé par le procureur adjoint Villardo qui demande une peine d’un mois de prison afin de susciter une réaction du prévenu.
Après délibéré, Mohamed écope de cette peine d’un mois de prison ferme. Il est alloué une somme totale de 1200€ au principal et 700€ à l’intendant.
