Marine Le Pen défend le jambon face au fondamentalisme islamique

La chef du FN a fustigé Air France qui aurait banni le porc de ses plateaux repas, ou encore des associations humanitaires qui refuseraient des dons.

Marine Le Pen, présidente du Front national, a estimé lundi que la société française « recule » face aux demandes du « fondamentalisme islamique », citant un refus, par des ONG, de dons alimentaires contenant du porc. Sur i>Télé, l’eurodéputée a jugé que le « risque terroriste n’est pas sous contrôle tant que tous ces intégristes ne sont pas en prison ou expulsés ». Pour elle, loin d’incarner la fermeté, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls fait « comme Sarkozy » : « Quand les lumières se braquent, on en expulse un ou deux. » « Mais je ne suis pas sûre qu’il y ait une vision et un plan global pour maîtriser le fondamentalisme islamique », a-t-elle ajouté.

« Soumission aux revendications »

Selon elle, « la société française recule, les dirigeants français reculent face aux réclamations » de ce « fondamentalisme ».

« Lorsque l’on voit que notre compagnie Air France n’a plus de porc dans ses plateaux repas, que les cantines scolaires de plus en plus ne présentent pas de porc dans les repas, que les cantines de l’administration font de même, que des associations humanitaires comme Restaurants du coeur et Secours catholique refusent les dons de produits qui contiennent du porc, est-ce que là, on ne se soumet pas aux revendications des plus extrémistes ? », a demandé la dirigeante d’extrême droite.

(…) « On vit où, là ? On n’est pas en Arabie saoudite, on n’est pas au Qatar », a-t-elle protesté. « L’intégrisme islamique, il ne pousse pas dans les champs en Bretagne », avait-elle auparavant répondu à une question sur les liens qu’elle a établis entre terrorisme et immigration.

Le Point

Lille : les sans-papiers grévistes de la faim hospitalisés

La petite quarantaine de sans-papiers lillois qui étaient encore grévistes de la faim la veille ont été pris en charge par les services de santé lundi, au lendemain de l’arrêt du mouvement, selon des sources concordantes. [...]

Dans un communiqué, le CSP 59 (Comité des sans-papiers) notait qu’après 70 jours «le préfet prend en compte la grève de la faim à travers les expressions +calendrier échelonné,  bienveillant, minimum de dossiers+ et +examiner avec humanité+ par le biais des associations» en charge d’une sortie de crise.

Dans leur dernier communiqué, ces associations (Emmaüs, CCFD-Terre Solidaire, Cimade, Secours Catholique) précisaient qu’elles trouvaient «intéressantes les dernières propositions du préfet consistant à délivrer un récépissé de séjour aux personnes grévistes». «Ce délai de séjour provisoire permettrait ainsi à ces personnes de reprendre une alimentation, de se rétablir, de recevoir les soins et le suivi médical dont elles ont besoin», expliquaient-elles.

Selon Amar, les sans-papiers vont désormais déposer 20 dossiers par jour, 10 le matin et 10 l’après-midi, «pour ne pas chambouler la préfecture». «On nous a dit que l’étude des dossiers serait faite dans les 15 jours, après on verra la suite»,  souligne-t-il. Quelque 147 dossiers sont sur la liste.

Nord éclair

Merci à Intro… Unleashed (Upon Mankind)

La Haute-Savoie, terre d’accueil illusoire pour les demandeurs d’asile

En ce jeudi matin glacial, ils ont investi le local d’accueil du Secours Catholique à Annecy. Ils sont une grosse cinquantaine, tous demandeurs d’asile. Parmi eux, une majorité d’hommes jeunes, qui jouent aux échecs, surfent sur internet ou profitent d’un café offert par les bénévoles. Attablées plus loin, des femmes silencieuses surveillent des enfants emmitouflés qui, à cette heure-ci, devraient être à l’école. Pour la plupart, ils viennent d’Europe de l’est : Kosovo et Bosnie surtout. Certains sont en France depuis quelques jours ; d’autres depuis des années, comme F.

Arrivé en 2009, ce quadragénaire kosovar attend toujours un titre de séjour. Au Secours Catholique, il rend service comme traducteur. « Je parle l’albanais, le serbo-croate et aussi le bosniaque, qui est un dialecte serbo-croate » dit-il en roulant de longs “r “. Dans une salle à part, une équipe de bénévoles reçoit les expatriés et les aide à remplir leurs dossiers de demande d’aile.

Michel Rey est l’un d’eux. Cet enseignant en retraite tient les statistiques de l’association et connaît son sujet sur le bout des doigts : « Nous effectuons plus de 400 démarches administratives par an », expose-t-il. Parmi les ressortissants étrangers qui arrivent à Annecy, les Kosovars sont les plus nombreux. « Mais on voit aussi revenir des Bosniaques et en 2012 il y a eu énormément d’Africains : de République démocratique du Congo, de Côte d’Ivoire. Nous accueillons aussi des Géorgiens, Arméniens, Ossètes », complète-t-il.

« En Afrique, les gens sont en danger physique : menacés de viol, d’assassinat. Ils sont victimes du laisser-aller général qui règne dans leur pays », souligne Michel Rey. Récemment, une femme est arrivée enceinte : elle racontait avoir été abusée par des soldats et… par des chiens. Craignant d’être enceinte des animaux, elle a été prise en charge dans un hôpital où des médecins l’ont rassurée et ont pratiqué une IVG.

Différente est la situation des Européens de l’Est. Pour eux, « il y a un effet d’aspirateur vers la France, à cause des passeurs qui leur laissent miroiter une belle vie », soupire Michel Rey. Des passeurs qui gèrent un business florissant : « »

(…) Le Dauphiné

Seine-Saint-Denis : le Secours catholique veut transformer les salles paroissiales en centres d’hébergement

Face à l’explosion du nombre de sans-abri, le Secours catholique veut transformer les salles paroissiales du 93 en centres d’hébergement cet hiver. Reste à convaincre les fidèles.

Durant tout le mois de novembre, l’association humanitaire va sensibiliser les paroisses de la Seine-Saint-Denis afin de convaincre les bénévoles d’accueillir des sans-domicile-fixe, soit dans les salles paroissiales, soit dans des appartements de prêtres inoccupés.

(…) Le Parisien

Baudis demande une trêve hivernale pour les Roms

Le Défenseur des droits a demandé au Premier ministre de suspendre les évacuations de campements roms pendant l’hiver, selon le principe de la « trêve hivernale » qui s’applique en matière d’expulsion locative. Dominique Baudis relève que « plus d’une trentaine d’évacuations de campements illicites sont intervenues avec le concours de la force publique » depuis l’adoption d’une circulaire, à la fin août, sur l’accompagnement de ces opérations. Les expulsions ont entraîné la déscolarisation « pure et simple » d’une cinquantaine d’enfants, poursuit M. Baudis, en évoquant une « situation éminemment préoccupante. »

De plus, écrit-il, dans la majorité des cas, les préfectures n’ont pas été en mesure de le renseigner sur les mesures d’accompagnement de ces expulsions. « Dans ce contexte », le Défenseur des droits suggère « de suspendre ces opérations d’évacuation en étendant aux personnes concernées le bénéfice du dispositif dit de « trêve hivernale » qui s’applique en matière d’expulsion locative ou d’accès à l’énergie. »

Son courrier n’avait pas encore reçu de réponse jeudi après-midi, ont précisé ses services. Sept associations, dont la Ligue des droits de l’Homme ou le Secours catholique, ont relayé jeudi l’appel du Défenseur des droits. Dans un communiqué commun, elles demandent au gouvernement d’arrêter les évacuations « dès maintenant ». Selon elles, « l’Etat français se rend coupable de graves violences » contre les enfants roms, « en interrompant les soins engagés », en « les déscolarisant » et en « les stigmatisant. » Plus de 15.000 Roms vivent en France. Depuis juillet, de nombreux campements illégaux ont été évacués par les forces de l’ordre, jetant plus de 2.000 personnes à la rue, selon des associations de défense des Roms.

Le Parisien

Cinq jeunes filles à la découverte de la culture rom

À l’initiative du Secours catholique, cinq jeunes filles de 18 à 23 ans passent actuellement la semaine au village rom de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Des vacances solidaires qui doivent leur permettre de découvrir la culture rom et de partager, avec les migrants, divers moments de convivialité.

Ariane, qui se « destine au social » , reçoit un mail du Secours catholique. « L’association proposait des vacances solidaires, une semaine, dans le village rom de Saint-Ouen. Je me suis dit que ce serait un bon moyen de découvrir cette culture qui m’était totalement étrangère et d’en savoir plus sur l’exclusion des Roms. »

Pour Caroline, 21 ans, la situation est quelque peu différente. La culture rom, la jeune fille s’y intéresse depuis un moment. Elle a consacré son mémoire de fin d’études à cette « communauté qui n’a connu que la souffrance et qui est persécutée, même dans son pays d’origine » . « Pour moi, explique-t-elle, ces vacances solidaires sont un moyen de mieux connaître les migrants. De mieux les faire connaître aussi. J’aimerais vraiment pouvoir faire tomber les préjugés. »

Comme Ariane et Caroline, Fatiha, Odile et Marie-Charlotte passent la semaine du 20 au 24 août 2012 dans un village d’insertion où intervient régulièrement le Secours catholique. « Elles vont organiser des jeux avec les enfants, participer à une projection, se faire guider dans Paris par les Roms » , détaille Marcela Villalobos Cid, chargée par l’association de sensibiliser les jeunes à la solidarité.

« Nous ne voulons en aucun cas faire preuve de voyeurisme » , insiste l’animatrice. « Ces vacances solidaires sont axées sur la rencontre. Nous avons retenu ces cinq jeunes filles-là parce qu’elles avaient une réelle envie de découvrir la culture rom, et de faire découvrir la leur à la communauté. Elles ont bien compris que nous étions là pour accompagner les demandeurs d’asile, répondre à leurs besoins. »

La Croix

Le Secours Islamique remplace le Secours catholique dans le métro

C’était en 2010. Deux visages au sourire éclatant accueillaient les usagers du métro parisien.

Cette année, pour la troisième année consécutive, le Secours Islamique France (SIF) remet ça. Depuis le 14 août dernier, jusqu’au 27 août, des affiches recouvreront 40 % du réseau RER gares SCNF et métro parisien.

La campagne de publicité met en avant trois visages souriants, trois portraits de la photographe Vali Facheux, mandatée par le Secours islamique sur les terrains d’opération en vue de l’exposition « L’épreuve de la vie, les preuves du courage » organisée par le SIF à l’occasion des 20 ans de l’ONG. Pakistan, Palestine, Haïti sont les trois pays mis en avant.

Al Kanz