UE : Beppe Grillo une alternative «au tsunami brun et noir» qui se développe en Grèce, en France et en Hongrie ?

Personne ne se hasardera cette fois à évoquer une énième «comédie à l’italienne» pour railler les résultats des élections législatives de dimanche et lundi qui a vu le succès du comique Beppe Grillo. Guillaume Malaurie «observateur», parle de «sécession civique dans l’Union européenne»

«Le malade italien n’en peut plus des diètes, des lavements et des purges»

La vérité, c’est que la Botte qui fut longtemps la plus europhile des nations européennes et qui était l’une des principales cellules souches du Traité de Rome, vient de flanquer une sérieuse dérouillée à l’Empire germano-bruxellois. C’est bien une révolte, quasiment un divorce, presque une sécession civique de la province sudiste, qui est signifiée à Bruxelles et à sa politique de rigueur récessive. […]

Le souci, l’énorme souci, c’est que Beppe Grillo qui rafle toutes les peurs – sur l’immigration, sur l’anticapitalisme, sur l’écologie, sur la germanophobie, sur le «tous pourris» – a quasiment acté le démantèlement de l’Union européenne sous sa forme actuelle.

Mais force est d’entendre Grillo quand il explique qu’aujourd’hui, le «sursaut sociétal» évite à l’Italie un tsunami brun et noir du type de celui qui se développe en Grèce, qui est en train de rissoler en France et prospère en Hongrie. Force est de l’écouter quand il dit que l’Italie a inventé et exporté partout le fascisme et qu’aujourd’hui elle propose une «révolution civique» avec laquelle les personnels politiques européens vont devoir compter. […]

Le Nouvel Obs

Le Texas prêt à faire sécession pour en finir avec Obama

Plus de 100.000 Américains souhaitent que leur État quitte la Fédération américaine sur le site de la Maison-Blanche qui recueille les pétitions.

Les signatures affluent depuis la réélection de Barack Obama. Des citoyens américains demandent dans des pétitions que leur État quitte la Fédération américaine. Le mouvement touche une vingtaine d’État, majoritairement duSud et favorables aux républicains. C’est le Texas qui mène la danse. Dans cet État où Mitt Romney a largement devancé Barack Obama à la dernière présidentielle, le seuil des 25.000 signataires, à partir duquel la Maison-Blanche s’était engagée à apporter une réponse publique, a été pulvérisé. [...]

Le Figaro

De plus en plus d’Etats, de moins en moins de souveraineté

En 1945, l’ONU comptait 51 Etats-membres. Aujourd’hui, elle en comprend 193, auxquels s’ajoutent de nouveaux territoires ayant fait sécession. Pour Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), cette logique de dispersion est dangereuse pour la stabilité du monde.

Il existe déjà plusieurs dizaines d’Etats qui sont incapables de subvenir à leurs besoins, qui vivent de la mendicité internationale, ou qui sont trop faibles pour ne pas devenir la proie des mafias.

Les guerres contemporaines résultent non plus de l’unification d’Etats, mais de leur démantèlement. Le sécessionnisme est devenu la menace la plus sérieuse contre la paix, car les sécessions ou partitions (à l’exception du cas tchécoslovaque) ne se font jamais pacifiquement, mais au contraire donnent lieu à des affrontements plus féroces. Le refus ou l’impossibilité de continuer à vivre avec les autres conduit assez souvent, que ce soit pour des raisons ethniques ou pour des motifs économiques, à un affrontement. Les justifications invoquées, par leur caractère artificiel ou du moins peu fondé sur le seul plan des droits collectifs d’un peuple, peuvent souvent conduire à des stratégies de légitimation exacerbées qui font resurgir un problème national plus ou moins résolu, ou qui le créent de façon artificielle.

La réponse adéquate au danger de prolifération étatique ne sera jamais la répression armée, mais la reconnaissance des droits des minorités lorsqu’il s’agit d’un problème national, ou le renforcement du sentiment de solidarité lorsqu’il s’agit d’une motivation économique. […]

Un monde fait de milliers d’entités souveraines ou prétendues telles serait un monde où la souveraineté ne pourrait pas réellement s’exercer. Trop de souverainetés tuerait la souveraineté et déboucherait sur une planète où les forces occultes et les plus radicales occuperaient une grande partie des pouvoirs.

Le Nouvel Obs

Démocratie, égalitarisme et immigration

Dans un article de la revue Chronicles*, le philosophe Hans-Hermann Hoppe tente de démontrer que l’immigration de masse est une conséquence logique de l’égalitarisme démocratique qui fonde la République française.

Selon Hoppe, l’équation fondamentale de la démocratie « un homme = une voix » installe une idéologie égalitariste au cœur de l’état (un fait tout particulièrement visible en France, où l’égalité est inscrite dans la devise nationale).  Les politiques migratoires en vigueur dans la plupart des pays démocratiques sont basées sur cet égalitarisme fondateur et non discriminant : elles laissent entrer pratiquement n’importe qui…

Selon Hoppe  :

Pour un chef d’état démocrate, peu importe que les nouveaux entrants soient des personnes plus ou moins adaptées au pays d’accueil, plus ou moins productives, ou plus ou moins compétentes… Il se pourrait même que les nécessiteux et les improductifs aient la préférence, car ils posent d’emblée davantage de « problèmes sociaux ». Et les dirigeants prospèrent sur l’existence de tels problèmes. En outre, des personnes frustes et sans qualifications ont davantage de chance d’approuver les politiques égalitaristes menées (des personnes éduquées ou d’un bon niveau s’y refuseraient). Le résultat des politiques d’immigration non-discriminatoires est une intégration forcée : des masses d’immigrants de bas niveau sont imposées aux nationaux « de souche » qui, s’ils avaient pu en décider, auraient été plus sélectifs, et se seraient choisis des voisins fort différents.

Si l’égalitarisme démocratique est à l’origine même des problèmes liés à l’immigration, quelle est la solution ? Selon Hoppe : Lire la suite