Julien Damon (Sciences-po) : “Avec le FN, la dépense publique locale va plutôt augmenter”

 

Julien Damon*, professeur associé à Sciences-Po Paris, estime que la “préférence nationale”, au cœur du programme du Front national, ne peut être déclinée par les maires. Ils miseront avant tout sur l’insécurité et le maintien des services publics, ce qui ne sera pas sans impact sur les budgets.

(…) Acteurs Publics

Wallerand de St Just (FN) à Sciences-po : incidents avec les antifas. «Un parti ennemi de la République» (MàJ)

Addendum :

La candidate PS à la mairie de Paris Anne Hidalgo a accusé aujourd’hui le Front national de «joue(r) contre la République », demandant à son candidat parisien Wallerand de Saint-Just d’ »arrêter de (se) cacher derrière un masque de respectabilité ». La candidate du Parti de gauche Dominique Simonnet, qui a «salué» la trentaine de manifestants qui protestaient dans le hall de l’école contre la venue du candidat FN à Sciences-Po.

«Le FN n’est pas un parti comme les autres. C’est un parti ennemi de la République» (Dominique Simonnet , PdG)

Anne Hidalgo s’exprimait dans le cadre d’un débat à Sciences-Po, au cours duquel se sont succédé à la tribune cet après-midi les candidats à la mairie de Paris, chacun posant une question à celui qui le suit. Invitée à poser une question à W. de Saint-Just, Anne Hidalgo a refusé.

Interrogé pour savoir si le FN était un «parti comme les autres», W.de Saint-Just lui a répondu à distance en affirmant que le FN n’était «pas un parti comme les autres pour des questions de corruption et de pourriture».

«Le PS est un des partis les plus corrompus», a-t-il affirmé. Invité à son tour à poser une question au candidat EELV Christophe Najdovski, W. de Saint-Just lui a demandé pourquoi il avait «refusé de (lui) serrer la main». «Pourquoi me considérez-vous comme un être humain de catégorie inférieure ?», a-t-il complété. «La République ce n’est pas le FN, et le FN ce n’est pas la République», a répondu Najdovski.

Le Figaro


Sciences Po, pionnière dans l’enseignement du «gender»

À Paris V, VII, VIII, à Strasbourg ou à Lille III, la théorie du genre est abordée, au gré des disciplines, plus souvent en sociologie, en histoire ou en philosophie qu’en droit. À Sciences Po, on enseigne le «gender» depuis trois ans.

En master, Sciences Po réserve au sujet une place de choix à travers le «grand cours» (enseignement de tronc commun) de la philosophe Geneviève Fraisse intitulé «Sexes, démocratie et création».

Pionnière dans le domaine, Sciences Po a choisi d’en faire en 2010, sous l’égide de Richard Descoings, un objet d’enseignement et de recherche présent dans chacune de ses disciplines. Proposé conjointement avec l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), il porte le nom de Presage (Programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre).

«Nous ne cherchons pas à former nos étudiants spécifiquement au genre. Nous visons une ouverture intellectuelle de tous les étudiants à ces questions», explique Hélène Périvier, codirectrice du programme. À ce jour, un tiers des élèves du collège universitaire – trois premières années – ont choisi un cours lié à ce thème, en économie, droit, histoire, sciences politiques et sociologie. Économiste, étudiant «la division sexuée du marché», Hélène Périvier résume l’objectif visé: «Comment comprendre que le sexe d’un individu détermine autant son positionnement social, politique et économique dans la société ? »

Au total, une vingtaine d’enseignants-chercheurs, essentiellement des femmes, sont réunis autour de la question. […]

Le Figaro

Issus des cités de Creil, «ils osent Sciences-po»

Onze élèves d’un lycée de Creil (Oise) passent aujourd’hui le grand oral de Sciences-po. Depuis 2007, le lycée Jules-Uhry essaie ainsi «d’effondrer les barrières sociales».

Depuis 2002 une convention favorise le recrutement pour l’IEP dans les zones défavorisées.

Pierre-Loïc Ngassa et Jessica Monteiro Silva Gonçalves devront séduire le jury pour espérer intégrer Sciences-po à la rentrée. Comme neuf autres élèves du lycée Jules-Uhry de Creil, ils ont préparé l’épreuve depuis septembre en plus de leurs cours pour décrocher le bac.

Ces jeunes issus des quartiers difficiles du Bassin creillois ont su saisir la chance d’intégrer un établissement prestigieux, alors que leur parcours semblait le leur interdire. Car depuis 2002 (2007 pour le lycée creillois), une convention favorise le recrutement pour l’IEP dans les zones défavorisées.

Originaire du Cap Vert, Jessica Monteiro Silva Gonçalves, creilloise de 18 ans, fait la fierté de sa famille reconstituée composée de neuf enfants, une mère femme de ménage et un père maçon. «J’ai accompagné un copain à la présentation de l’atelier, et ça m’a plu, avoue-t-elle en souriant. J’ai articulé mon dossier de presse sur la corruption au Brésil. »

Né au Cameroun, Pierre-Loïc Ngassa, 18 ans, a retrouvé à Creil sa mère aide-soignante et son petit frère voici seulement deux ans. « J’ai planché sur les raisons de l’embrasement du Mali», explique ce grand gaillard. Comme leurs camarades, ils ont fréquenté le CDI à la recherche d’informations, bien aidés par des anciens du lycée actuellement à l’IEP. Et ils se sont livrés devant un jury local dans les conditions de l’oral. […]

Le Parisien (Merci à Melusine )

[Samedi à Sciences Po] Colloque sur l’islamophobie organisé par le CCIF et Salaam Sciences Po

Événement conjointement organisé par Salaam Sciences Po et le CCIF, sous la direction scientifique du sociologue, chargé de recherche à l’EHESS, Marwan Mohammed.

Entrée libre de 9H30 à 17H30 dans la limite des places disponibles.

Programme et liste des autres intervenants (dont le sociologue Raphaël Liogier, à 14H, et Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF, à 15H40)

Rappel : Quand Marwan Muhammad, l’actuel porte-parole du CCIF, prêchait à la mosquée d’Orly…

« Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’Islam.
Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française. »

Islamineurope

Le CCIF incarne un «islam identitaire agressif», explique un expert reconnu.
«Conduit par une jeune génération de musulmans nés en France, il s’est affranchi des grandes fédérations instituées et travaille en réseau avec une stratégie médiatique moderne, peu soucieux des questions du culte, mais en pointe pour une présence musulmane dans la société civile.»

Le Figaro

Sciences Po : Opération «Une journée dans la peau d’un musulman»

«Une journée dans la peau d’un musulman». C’est l’opération organisée, tout au long de la journée du samedi 6 avril, par Salaam Sciences Po, une association d’étudiants de l’école parisienne créée en été 2010 pour faire découvrir la pratique religieuse des musulmans.

Cette initiative, qui s’inscrit dans la volonté de mieux faire connaître l’islam dans une période où l’islamophobie progresse en France, en appelle d’autres.

Dans ce programme ouvert aux étudiants de Sciences Po de toute confession, l’association propose de faire découvrir les cinq piliers de l’islam que sont la foi, la prière, l’aumône légale (Zakat), le jeûne et le grand pèlerinage (Hajj), de façon didactique dans l’objectif de rompre les préjugés des jeunes sur la pratique religieuse des musulmans et la manière dont ils la vivent.

Salaam, qui revendique une soixantaine de membres, propose ainsi «un voyage au cœur de la pratique musulmane». Pour commencer la journée, dès 9h, l’équipe compte donner un cours magistral sur la foi en islam suivis de discussions.

Une visite guidée et commentée de la Grande Mosquée de Paris dans l’après-midi sera organisée pour comprendre la pratique de la prière. Avant cette visite, le documentaire «Au cœur de la Mecque» sera projeté afin de s’immerger dans les rites du cinquième pilier de l’islam.

Quant à la zakat, «les participants sont invités à, s’ils le veulent, faire une aumône personnelle sous quelque forme que ce soit», indique l’association sur leur page Facebook. Ils sont également invités à jeûner. Une journée qui se clôturera avec convivialité par une rupture de jeûne au restaurant.

saphirnews

Sciences Po : Frédéric Mion (Canal +) succède à Richard Descoings

Après 11 mois de crise, Sciences Po aurait finalement trouvé un remplaçant à Richard Descoings, le directeur de l’institution décédé en mai 2012. Ce vendredi, Frédéric Mion, major de l’ENA et secrétaire général de Canal+, a été élu avec 24 voix sur 29 présents au Conseil d’administration de la FNSP.
Le conseil de direction de l’Institut d’études politiques (IEP) a confirmé ce choix : Frédéric Mion a été désigné dans le deuxième conseil par 18 voix, précise l’Unef, qui a des élus dans cette instance.

Si ce choix est avalisé par la ministre Geneviève Fioraso et par François Hollande, Frédéric Mion deviendra, comme le veut la tradition, administrateur au conseil de la Fédération nationale des sciences politiques (FNSP) et directeur de l’IEP.

Agé de 43 ans, ce major de l’ENA, diplômé de Sciences Po, est issu d’un grand corps de l’Etat, le Conseil d’Etat, et a fait partie du cabinet de Jack Lang au ministère de l’Education. Il a été longtemps maître de conférence à Sciences Po, où il a dirigé l’une des filières d’enseignement et a été avocat.

(…) Le Parisien

Lire aussi : Sciences Po : le candidat à la succession de Richard Descoings souhaite ren­for­cer la dis­cri­mi­na­tion posi­tive

Sciences Po : le candidat à la succession de Richard Descoings souhaite ren­for­cer la dis­cri­mi­na­tion posi­tive

Le pro­jet pour Sciences Po de Frédéric Mion, can­di­dat à la suc­ces­sion de Descoings, a été dévoilé.

Frédéric Mion, actuel secré­taire géné­ral de Canal+ ( et normalien et énarque. NDLR) commence par reve­nir sur les dys­fonc­tion­ne­ments de la gou­ver­nance durant les années Descoings, poin­tés par le rap­port de la Cour des Comptes.

« Une fois éteint le bat­tage média­tique, il appa­raî­tra qu['ils] sont en nombre réduit et ne remettent pas sérieu­se­ment en cause les struc­tures ins­ti­tu­tion­nelles sur les­quelles Sciences Po a bâti son suc­cès sin­gu­lier », estime Frédéric Mion.

Frédéric Mion exprime sa volonté de ren­for­cer « l’expérience de dis­cri­mi­na­tion posi­tive menée à Sciences Po », indi­quant qu’un « objec­tif de 30 % de bour­siers, voire d’un tiers au cours des pro­chaines années, semble tenable ».

Source

Science-Po : La «mixité sociale», une «formidable réussite» de Richard Descoings

Michel Pébereau, président du conseil de direction de l’institut d’Etudes politiques (IEP) de Paris, ancien haut-fonctionnaire français et dirigeant de sociétés, rend hommage au bilan de Richard Descoings, ancien directeur de l’IEP, décédé en avril 2012.

Richard Descoings a été un véritable entrepreneur : visionnaire, créatif, innovateur, audacieux. Mais il était surtout porteur d’un vrai projet républicain.

La République qui avait tant fait pour permettre aux fils des mineurs ou des paysans de jadis de se faire une place au soleil dans le monde moderne, ne parvient pas à donner le même sésame aux enfants des zones urbaines sensibles, elle qui avait appris aux gamins de Bretagne ou de Savoie à se sentir à la fois habitants d’une région et constituants d’une Nation, peine de plus en plus à apprendre aux jeunes Français à concilier l’intérêt pour le monde et l’amour de la Patrie. […]

Dès 2001, une voie spéciale d'accès spéciale a été ouverte. Elle sélectionne chaque année un peu plus d'une centaine d'élèves venus de 85 lycées partenaires qui sont situés dans les zones considérées par les pouvoirs publics comme peu favorisées, et qui ont conclu une convention d'éducation prioritaire avec l'IEP. […]

Le Monde

Pierre Mathiot/Sciences-Po Paris : « Je n’appartiens pas à cette élite du pouvoir »

Alors que le dépôt des candidatures pour la direction de Sciences-Po Paris, prend fin le 31 janvier, Pierre Mathiot, directeur de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lille et candidat de la première heure à la succession de Richard Descoings, décédé en avril 2011, renonce à se représenter. Son nom avait été écarté par les premiers comités de sélection, présidés par Jean-Claude Casanova, président du conseil d’administration de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) et Michel Pébereau, président du conseil de direction de l’IEP de Paris, qui ne se représentera pas. Après un rapport très sévère de la Cour des comptes et une reprise en main du dossier par le gouvernement, une nouvelle procédure de désignation a été mise en place.

On retrouve là beaucoup d’arrogance, une vraie conscience de classe et, pour tout dire, un très fort conservatisme. Il est donc logique et moralement défendable que leur départ ait été demandé par une partie des ressortissants de l’institution, quoique tardivement et de façon désordonnée.

Le grand Amphi

PS Science Po Vs MJS : « trop de jeunes militants socialistes de plus en plus tentés par une carrière de commissaire politique. »

Harlem Désir doit mettre un terme définitif aux dérapages à répétition des Jeunes Socialistes. Les Jeunes socialistes ont en effet franchi une nouvelle étape dans leur manière toujours plus agressive, sectaire et nauséabonde de faire de la politique. Avec l’opération « Alerte élus homophobes », ils proposent de « signaler », sur une carte « collaborative », il fallait quand même oser l’expression, les dérapages homophobes d’élus. Sachant qu’ils considèrent toute opposition au mariage gay comme un propos homophobe !

Cette opération est malheureusement le dérapage de trop de jeunes militants socialistes de plus en plus tentés par une carrière de commissaire politique.. En 2011, le même MJS dénonçait « l’homophobie d’Etat » et quelques mois plus tôt publiait une affiche qui comparait Nicolas Sarkozy à Adolf Hitler.

La section du PS Science po s’insurge contre les campagnes honteuses du MJS qui font beaucoup d’ombre au PS

PS Science Po

Le Président de l’UNEF Sciences po Paris agresse sexuellement un jeune opposant à la dénaturation du mariage

La scène se passe sur le parvis de Sciences po Paris le jeudi qui précède la (première) Manif pour tous, celle du 17 novembre 2012. Un groupe de jeunes, dont certains anciens de la rue Saint-Guillaume, tracte. Ils sont accompagnés par quelques membres de l’aumônerie. Xavier Bongibault, le Président du collectif « Plus gay sans mariage », passera ce soir une vingtaine de minutes pour leur prêter main forte. Les étudiants sortent nombreux de leur cours de droit.

Soudain, Nicolas Robin, l’imposant Président de la section UNEF locale, s’en prend violemment à un étudiant âgé de 21 ans. Il lui saute dessus et procède à des attouchements sexuels, disant à sa victime : « Tu aimes ça, hein ? ». Le bonhomme caresse les fesses et le haut des cuisses de l’étudiant, contre sa volonté, puis se met juste derrière lui pour simuler une sodomie. Des membres de l’aumônerie et des militants de l’UNEF assistent à la scène.

(…) NDF.fr
(Merci à Camulogenos)