Michel Sapin «réfléchit» à l’idée de Nicolas Sarkozy d’un impôt sur la nationalité

Nicolas Sarkozy l’avait proposé, le gouvernement Hollande le réalisera peut-être. Le ministre du Travail Michel Sapin, invité de la télévision suisse RTS, a annoncé qu’il réfléchissait à l’idée d’un impôt sur la nationalité.

«C’est une des pistes, il faut que nous le fassions dans la cadre européen lorsque nous sommes au sein de l’Union européenne et dans le cadre des conventions internationales. Cela demande dans certains cas des renégociations de ces conventions fiscales» à déclaré le ministre français, sans pour autant en dire plus sur le fonctionnement d’un tel impôt.

L’idée d’un impôt lié à la nationalité a déjà été proposée. Nicolas Sarkozy l’avait en effet défendue le 12 mars sur TF1. La proposition : cibler les exilés fiscaux dont il jugeait la pratique «particulièrement scandaleuse». Il avait alors expliqué que «tout exilé fiscal qui est parti à l’étranger dans le seul but d’échapper à l’impôt français devra déclarer à l’administration française ce qu’il a payé comme impôt à l’étranger. Et si c’est inférieur à ce qu’il aurait payé sur ses revenus de son capital en France, on lui fera payer la différence».

atlantico

La sécurité de Nicolas Sarkozy coûterait plus de 700 000 euros par an

En tant qu’ancien chef d’Etat, Nicolas Sarkozy bénéficie d’une protection à vie. Il a demandé et obtenu que 10 policiers soient affectés à sa protection ainsi qu’à celle de sa famille. Une requête validée par le ministère de l’Intérieur.

La protection d’une haute personnalité est onéreuse, un budget moyen de 7 200 euros par an par policier affecté à cette mission. Avec 10 gardes du corps à son service, la sécurité de Nicolas Sarkozy coûterait donc plus de 700 000 euros par an.

Le Dauphiné

Ivan Rioufol : «Cinq ans pour construire une droite sociale, libérale et conservatrice»

Chronique d’Ivan Rioufol du 6 juin 2012.

A la veille du premier tour des législatives, dimanche, l’hypothèse d’une victoire finale de l’UMP s’éloigne et avec elle celle d’une cohabitation avec le PS. […]

Personnellement, je me satisferais de ce scénario d’une victoire de la gauche, pour deux raisons: le souci de lui laisser l’entière responsabilité de ses actes à venir et l’opportunité offerte à la droite de se reconstruire une cohérence avec les électeurs. […] Son incompréhensible refus de s’alarmer de l’endettement du pays annonce une gestion économique irréaliste dont les effets n’attendront pas un an avant de se faire sentir. Son angélisme caricatural sur les questions de société (éducation, insécurité, immigration, etc) préfigure un retour aux plus belles heures du politiquement correct, avec ses démissions et ses sottises. […]

Plutôt que de laisser au FN antilibéral le monopole des préoccupations sur la protection de la culture française et de son mode de vie, il revient à la droite de reprendre et de consolider les thèmes identitaires lancés trop tardivement par Nicolas Sarkozy. Si cette révolution des esprits n’était pas menée à son terme, si la droite honteuse persistait à redouter les jugements d’une gauche autiste, alors oui, Marine Le Pen aurait toutes ses chances dans cinq ans, à la prochaine présidentielle.

Bloc notes d’Ivan Rioufol

Nicolas Sarkozy a aimé le film de BHL (vidéo)

Nicolas Sarkozy s’est rendu mardi 5 juin au cinéma pour assister à une projection privée du « Serment de Tobrouk », un documentaire réalisé par l’écrivain-philosophe Bernard-Henri Lévy sur la guerre en Libye qui a mis fin au régime Kadhafi.

L’ancien président de la République a trouvé le film «très beau» et «fidèle aux événements». Le Figaro

Le livre qui fait peur aux Sarkozy

Le Monarque, son fils, son fief va rallumer la guerre des droites dans les Hauts-de-Seine. Le brûlot, signé Marie-Célie Guillaume, directrice de cabinet de Patrick Devedjian, provoque déjà beaucoup d’agitation

et vaut à l’auteure des menaces avant sa publication, le 14 juin, aux éditions du Moment.

Elle décrit un quinquennat de violence politique dans le « Sarkoland » qu’elle a réinventé en principauté et dont elle a changé les noms : Rocky (Sarkozy), l’Arménien d’Antony (Devedjian), le Dauphin (Jean Sarkozy), Don Léonard (Pasqua), les Thénardier de Levallois (Isabelle et Patrick Balkany), Tigelin (Guéant) et Langue-de-Bois (Louvrier).

Le JDD

UMP : Les quatre bombes à retardement

La défaite puis le retrait de Nicolas Sarkozy laissent un parti affaibli et divisé…

C’est vrai que ça fait un peu auberge espagnole, s’amuse un dirigeant de l’UMP. Nous sommes tous des fervents défenseurs de l’Europe, pour le reste…

1. La bataille du leadership

Dans quel état sera l’UMP au lendemain du congrès pour la présidence, prévu mi-novembre? « Vu le climat délétère, la bataille va être sanglante. Chaque camp fourbit ses armes. […]

2. Le cactus des alliances avec le FN

C’est la question qui fâche au sein de l’UMP. «Il n’y aura aucune alliance, ni aucun accord avec le FN», répète, agacé, Jean-François Copé. Martelant que « voter FN, c’est faire passer la gauche », il craint surtout qu’un début d’alliance avec le parti de Marine Le Pen ouvre la porte à «la recomposition de la droite», que l’intéressée appelle de ses vœux.

L’UMP n’a pas vocation à devenir à terme l’UDF du FN

, a riposté Copé mercredi en bureau politique. Mais la réalité sur le terrain risque d’être plus nuancée au lendemain du 1er tour des législatives. […} Dans le Vaucluse, l’union entre droite et extrême droite est déjà réél : dans la circonscription d’Orange, l’ex-FN Jacques Bompard a un suppléant UMP.

3. Une ligne politique à (re)construire

Quel point commun entre les durs de la droite populaire, les humanistes de Jean-Pierre Raffarin et Marc Laffineur, la droite sociale de Laurent Wauquiez ou encore les libéraux de Hervé Novelli et Luc Chatel ? […]

4. Menaces sur les finances

Premier parti de France en nombre de militants (plus de 250000), l’UMP l’est aussi en termes de financement public avec plus de 30 M€ perçus en 2012. Somme indexée sur le nombre de voix obtenues aux législatives en 2007 et le nombre de parlementaires (419). Mais le parti pourrait déchanter en cas de victoire de la gauche le 17 juin. «Même si on limite la casse, on peut envisager une baisse de l’aide d’État de 5 à 10 M€», explique un cadre du parti. Du coup, plusieurs voix tirent la sonnette d’alarme. […]

Le Parisien

Sarkozy, les Juifs et les Musulmans : une esquisse de bilan

Une dizaine de jours après le départ du précédent locataire de l’Élysée, il me semble que le délai de convenance est passé pour vous faire part, de la manière la plus synthétique et dépassionnée possible, du bilan que l’on pourrait faire de sa présidence – en se limitant bien sûr, au titre en objet !

Commençons par enfoncer une porte ouverte : le Chef de l’État d’une République laïque ne doit pas être jugé au regard unique de ses sympathies ou antipathies, réelles ou supposées, vis-à-vis de minorités, conséquente comme celle des Musulmans de France  – deuxième religion du pays – ou supposée à tort influente, comme celle des Juifs.

Et pourtant, tous nos concitoyens, catholiques pratiquants y compris, ont été influencés par leur appartenance religieuse pour autant qu’elle importait pour eux : 

cet article du journal « La Croix », publié avant le premier tour, révélait déjà ce que l’analyse du vote réel allait amplement confirmer, un vote majoritaire pour Nicolas Sarkozy chez les Juifs, et un support massif à François Hollande côté musulman …

Sans faire de savants calculs statistiques, il suffisait pour un observateur de « terrain » comme je le suis, ayant un réseau de plusieurs centaines d’ami(e)s juifs et musulmans, de lire ce que les uns ou les autres publiaient sur leurs pages Facebook : les premiers n’hésitaient pas, souvent, à agiter le chiffon rouge comme si le retour de la Gauche aux affaires allait être un désastre absolu, certains parlant même d’Alya forcée ;

les seconds abreuvaient Sarkozy d’injures, l’accablant des sobriquets l’ayant escorté pendant tout son mandat (« le nabot », « le facho »), et le présentant comme une espèce de clone du Front National à éliminer d’urgence !

La majorité des Juifs, également, redoutent ce qui apparait de manière objective comme une modification démographique en profondeur du pays –

et beaucoup, vivant par exemple dans certains départements de l’Ile de France, appliquent un « effet loupe » à l’évolution réelle du pays, reprenant à leur compte les fantasmes sur « l’islamisation de la France », rhétorique hélas devenue dominante … au Front National ! (…)

Crif

Un homme tué par balles à Paris

Un homme connu des services de police a été tué par balle samedi matin en pleine rue dans le XXe arrondissement de Paris, a-t-on appris de sources policières.

Selon les premiers éléments de l’enquête, un homme a tiré à deux reprises sur la victime pour une raison encore inconnue, rue Saint-Blaise, vers 10H30 samedi, avant de prendre la fuite.

La victime, connue des services de police pour des affaires de drogue, a alors été rapidement prise en charge par une tierce personne, le conducteur d’un scooter.

Ce dernier a tenté, en vain, de l’amener jusqu’à l’hôpital avant de l’abandonner quelques rues plus loin, pour des raisons non déterminées pour l’instant.

AFP

BHL à Cannes : En Syrie, «le devoir d’ingérence est devenu une réalité» (Vidéo)

Bernard-Henri Lévy présente, vendredi, hors compétition à Cannes, Le serment de Tobrouk, son documentaire sur la guerre en Libye qu’il qualifie de «film de combat».

Image de prévisualisation YouTube

En voyant Le Serment de Tobrouk, on a l’impression que l’entrée en guerre de la France s’est décidée entre Sarkozy et vous. D’un point de vue démocratique et diplomatique, n’est-ce pas préoccupant?

Si, bien sûr. Et il n’est évidemment pas question de faire une règle de ce genre de fonctionnement. […]

Le nouveau président de la République, François Hollande, est-il selon vous dans de semblables dispositions?

Je l’espère, oui. Je l’espère de tout mon cœur. Il aura deux occasions, très vite, de le prouver: l’Iran et la Libye. […]

Le Figaro

Anciens employés des Bettencourt, ils se souviennent des discrètes visites du candidat Sarkozy

Dans les agendas saisis par les enquêteurs, il était désigné sous des noms de code plutôt transparents: « M. Nicolas », « Nicolas S. », « M. X »… Cet hôte de marque des Bettencourt, c’est Nicolas Sarkozy.

Ses discrètes visites au couple de milliardaires dans leur maison de Neuilly-sur-Seine, lors de la campagne présidentielle de 2007, sont au cœur de l’enquête du juge Jean-Michel Gentil. Le magistrat soupçonne ouvertement celui qui était encore ministre de l’intérieur de s’être rendu, à plusieurs reprises, au 18, rue Delabordère, pour obtenir de l’argent [...]

Dominique Gautier, chauffeur de 1994 à 2004 [...] s’est remémoré, le 8 mars devant le juge:

« C’était au téléphone. Mlle Berger m’a dit que M. Sarkozy était venu pour un rendez-vous voir Monsieur et Madame très rapidement et que c’était pour demander des sous. »

[...] M. Bonnefoy [le majordome] s’est souvenu de ce « rendez-vous privé entre André Bettencourt et M. Sarkozy » [...] « C’était une visite impromptue. (…) J’étais assez fier qu’il s’agisse de M.Sarkozy », a ajouté le majordome, dont les enregistrements clandestins sont à l’origine de l’affaire.

Le domicile de Liliane Bettencourt, à Neuilly-sur-Seine

[...] Ancienne femme de chambre, Dominique Gaspard a, elle, assuré, le 14 novembre 2011, avoir « aperçu » sans doute « avant juillet 2007″ M. Sarkozy « à son arrivée » rue Delabordère.

[...] Le juge semble par ailleurs donner du crédit à une annotation découverte dans le carnet de François-Marie Banier. Le dandy rapporte à la date du 26 avril 2007 – soit à une période évoquée par plusieurs témoins et divers agendas comme pouvant correspondre à une visite de M. Sarkozy, mais aussi jour où Mme Bettencourt se fit remettre 400000 euros – des propos tenus par la milliardaire:

« De Maistre m’a dit que Sarkozy m’avait encore demandé de l’argent, j’ai dit oui. »

Le Monde

Le couple Sarkozy « se ressource » dans une résidence royale à Marrakech

(Photo) Le couple ex-présidentiel lors de leur voyage en Inde

 

 

L’ancien président français Nicolas Sarkozy et son épouse Carla, en visite privée au Maroc, séjournent dans une résidence mise à leur disposition à Marrakech par le roi Mohammed VI, a indiqué mardi à l’AFP un responsable des autorités locales.

« La résidence appartient à la famille royale et elle est située au coeur de la Palmeraie », à Marrakech, selon la même source.

M. Sarkozy est arrivé mercredi dernier à Marrakech pour une visite privée, après sa défaite à la présidentielle face au socialiste François Hollande.

« La résidence où M. Sarkozy se ressource est réservée généralement aux invités du roi. Elle est très discrète, à l’abri des journalistes et l’ex-président y pratique régulièrement son jogging dans la palmeraie », a ajouté le responsable local qui a requis l’anonymat.

L’ancien président français devrait séjourner jusqu’au 31 mai à Marrakech.

Aufaitmaroc