Quatre «enfants sauvages» découverts dans un appartement à la Courneuve

Une information judiciaire a été ouverte pour mauvais traitements sur mineurs, et les parents ont été placés en détention. L’enquête a été confiée à la Sûreté départementale de Seine-Saint-Denis. 

Les enfants vivaient «tous dans une pièce» de l’appartement familial dans une barre d’immeuble de la cité des 4.000. L’appartement n’était «pas très propre, pas très bien rangé, mais ce n’était pas un dépotoir non plus», a-t-elle ajouté.

«C’est des enfants sauvages, qui ont poussé tout seul», a relaté la source. «L’enquête laisse à penser qu’ils ne sortaient pas ou très, très peu. Leurs voisins ne les connaissaient pas». «Aucun n’était scolarisé, ni suivi, ils n’étaient pas vaccinés et ne voyaient pas de médecin», a-t-elle ajouté.

Le père, âgé de 33 ans, et la mère, 27 ans, originaires de l’Inde, ne travaillaient pas mais touchaient des allocations pour leurs enfants, a-t-elle précisé…

Le Progrès

W. Reymond : « La malbouffe, c’est de la bouffe toxique »

« Au milieu des années 1980, sans aucune raison apparente, près de 20 millions d’Américains sont, brusquement, devenus trop gros. » Ainsi s’exprime William Reymond, journaliste français vivant aux États-Unis, au cœur de ce laboratoire géant de la malbouffe. Diabète, cancers, maladies cardio-vasculaires, tout y passe. Ce n’est plus un cours de cuisine, mais de médecine ! Quand la « junk food » – le mot anglais pour malbouffe – se transforme en « toxic food »…

Entretien publié dans le n° 37 (mai 2010) du magazine Le Choc du mois, qui vient de paraître. En kiosques ou à commander ici.

Le Choc du mois : Vous pensez qu’il ne faut plus parler de malbouffe, mais de « toxic food », pour reprendre le titre de votre dernier livre ? Pourquoi ?

William Reymond : La « junk food » (malbouffe) est un terme réducteur qui nous installe dans un mensonge : celui de croire que la malbouffe, c’est ce que mange l’autre. Alors qu’en réalité, elle correspond aujourd’hui à 80 % de notre alimentation, soit la part de l’industrie agroalimentaire dans nos dépenses de table.

Et elle est d’autant plus toxique qu’elle ne nous rend pas que gros. Car cette alimentation, surchargée en gras, sel et sucre, tous facteurs d’obésité, est aussi un vecteur essentiel dans le développement de certains cancers et des maladies cardio-vasculaires et cérébrales, l’obésité n’étant que la face visible de l’iceberg.

Est-ce la raison pour laquelle vous avancez que la nourriture industrielle sera la cigarette du XXIème siècle ?

Suite et commentaires sur Fortune