Sandrine Mazetier veut changer le nom de l’école maternelle

Addendum :

Sandrine Mazetier
Son engagement politique commence en 1986 avec le mouvement étudiant contre le projet Devaquet. D’abord sympathisante du Parti socialiste, elle y adhère en 1988 pour la campagne présidentielle de François Mitterrand. Son premier engagement socialiste est la lutte contre le Front National et ses possibles alliances avec la droite. Elle milite dès sa création au Manifeste contre le Front national.

(…) En décembre 2008, elle est nommée secrétaire nationale à l’immigration dans la nouvelle équipe dirigeante du Parti socialiste.

Lors de la primaire socialiste, elle apporte son soutien à Martine Aubry puis en juillet 2011, intègre son équipe de campagne pour l’élection présidentielle de 2012, chargée avec El Mouhoud Mouhoud de la thématique « Immigration ».
Wikipédia


« Ecole maternelle ». Cette façon d’appeler l’école des 2 à 6 ans ne plaît pas à Sandrine Mazetier, députée socialiste de Paris. Dans une question écrite au gouvernement elle propose de revoir cette terminologie qu’elle juge sexiste.

Dans la question qu’elle adresse à Vincent Peillon, la vice-présidente de l’Assemblée nationale explique que ce terme renvoie très directement aux femmes :

Cette dénomination institutionnelle laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes et véhicule l’idée d’une école dont la fonction serait limitée à une garderie.

Résultat, alors que le gouvernement présente et défend la réforme sur la « refondation de l’école », Sandrine Mazetier propose :

Remplacer ce nom genré par un nom neutre redonnerait symboliquement aux pères la place qui leur revient dans l’éducation de leur enfant, et repositionnerait l’école dans son rôle éducatif différent de celui des parents. « L’école maternelle » pourrait être rebaptisée « première école », ou encore « école élémentaire » si l’école couramment appelée primaire destinée aux 6-11 ans prenait officiellement le nom « d’école primaire ».

Le Lab

Sandrine Mazetier (PS) : «Nous refusons l’appellation ‘immigration choisie’, qui laisse croire qu’une partie est donc ‘subie’»

Députée de Paris, Sandrine Mazetier est secrétaire nationale à l’immigration au sein du Parti socialiste. Elle fustige un «concours de démagogie» entre Sarkozy et Berlusconi au sujet des migrants tunisiens. Elle défend par ailleurs la vision de son parti sur l’immigration.

Oui, il y a une question économique de l’immigration, qui est nécessaire, même si ce sujet est un impensé en France, et surtout à droite.

Nicolas Sarkozy envisage une réforme de l’espace Schengen pour faire face à l’arrivée de migrants venant notamment de Tunisie…

Il faut d’abord ramener le sujet dans des proportions qu’il n’aurait jamais dû quitter. Je vous rappelle qu’en janvier, Nicolas Sarkozy a justifié publiquement le remaniement gouvernemental en brandissant le risque de flux migratoires « incontrôlables » à l’issue des révolutions arabes. Depuis janvier, il y a eu autour de 20 000 migrants, ce qui est très peu à l’échelle européenne.

Que proposerait le PS à sa place ?

Nous sommes pour le respect de l’Etat de droit dans l’accueil de ces personnes. Il existe une directive européenne de protection temporaire, qui a été créée pendant la guerre des Balkans, et qui prévoit, dans des circonstances exceptionnelles, un accueil solidaire au sein de l’UE de populations fuyant des troubles. Cet accueil est alors mutualisé, et temporaire. On examine ensuite les situations des personnes et on organise leur retour si possible. Nous proposons simplement d’appliquer cette directive.

Quel programme propose le PS sur l’immigration ? Vous évoquez une régularisation ciblée des sans-papiers, sur des critères précis…

Nous sommes en général pour des règles et pour la régulation. La droite a créé une foule de personnes en situation irrégulière. Nous ne proposons pas de régularisation large, mais une régularisation sur des critères extrêmement précis : la durée de présence sur le territoire, le fait d’avoir un travail, la scolarisation des enfants et un casier judiciaire vierge. [|…]

Le Monde