Le point de deal rapportait 12.000 € par jour

Onze personnes ont été arrêtées pour un trafic de drogue dans le Vieux-Saint-Ouen. Elles ont été déférées hier devant la justice.

Chaque jour, 500 à 600 personnes se seraient rendues dans le Vieux-Saint-Ouen, à quelques minutes à pied du métro, pour acheter quelques grammes de résine ou d’herbe de cannabis, depuis au moins six mois. C’est ce que les policiers de Saint-Ouen ont pu évaluer, en multipliant depuis décembre les surveillances, pour confondre les auteurs d’un juteux trafic qui aurait rapporté 12000 € par jour.

Onze personnes ont été déférées hier. Une information judiciaire est ouverte pour association de malfaiteurs et trafic de stupéfiants en bande organisée. Le parquet a requis un mandat de dépôt contre six personnes, dont deux devaient déjà exécuter une peine. Ces suspects doivent purger huit mois et un an de prison, prononcés contre eux dans d’autres affaires.

Les lieux de vente oscillaient d’un hall à l’autre, au gré de la présence policière ou des CRS — on est ici en zone de sécurité prioritaire — mais sans trop s’éloigner du 2, rue du Landy-Prolongée et de cette tour bien connue comme adresse du trafic. Avec des vendeurs et des guetteurs qui ne doutaient de rien.

(…) Le Parisien

Saint-Ouen : un homme poignardé chez lui

Un homme a été grièvement blessé d’un coup de couteau jeudi après-midi dans son appartement du boulevard Victor Hugo à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). La victime, âgée de 42 ans, a été touchée à l’abdomen. Elle a été transportée à l’hôpital Bichat à Paris.
Les policiers ont trouvé dans son appartement « de la résine de cannabis et de nombreux sacs de conditionnement, le matériel parfait du petit dealer », a confié une source proche du dossier, évoquant une affaire « directement liée au trafic de drogue ».

(…) Le Parisien

Saint Ouen (93). Pôle emploi échelonne la dette de la demandeuse d’emploi sur 22 000 ans !

Pôle emploi a proposé à une demandeuse d’emploi de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), débitrice de 2 648 €, d’échelonner le remboursement de sa dette à raison d’un centime par mois, ce qui représente un échéancier de plus de… 22 000 ans !

« Vous avez souhaité bénéficier de délais pour rembourser la somme de 2648,59 € que vous avez perçue à tort. Après examen de votre dossier, nous avons décidé de récupérer cette somme par retenues de 0,01 € par mois jusqu’à extinction de votre dette », indique la lettre de Pôle emploi datée du 17 avril.

(…) Le Parisien

Saint-Ouen (93) : La première crèche qui nie la différence entre filles et garçons

Après la Suède, pays qui a largement développé les crèches «qui traite de façon indifférenciée les garçons et les filles», c’est au tour de la France dont la première crèche basée sur ce modèle a été ouverte à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis.

«La crèche Bourdarias s’inscrit [...] bien dans un projet global du gouvernement à agir sur les modèles éducatifs pour promouvoir dès le berceau l’indifférenciation des sexes». (Stéphane Clerget, pédopsychiatre)

Par l’ouverture de la crèche Bourdarias, «l’objectif assumé» du gouvernement est de «lutter contre les préjugés ‘sexistes’ dans l’éducation pour promouvoir l’égalité homme/femme » […]

genethique (Merci à Rozenwyn)

Un million de vues pour la vidéo russe sous-titrée par les lecteurs de Fdesouche.com ! (MàJ)

Addendum 10/02/13 : 1 million de vues sur Youtube ! Merci et bravo à tous les lecteurs de FDS qui ont participé au projet !

MàJ 24/10/12 – Les immigrés à Paris. Ce que la France passe sous silence

Les films consacrés aux immigrés dus au journaliste russe Alexandre Rogatkine ont suscité une vive réaction en Russie et à l’étranger. Le Monde a réagi au film « Etrangers 2 » montrant les banlieues de Paris contrôlées par les immigrés. Le quotidien a critiqué le film en déclarant que les problèmes soulevés étaient imaginaires. Les experts estiment que les Français n’ont pas apprécié que quelqu’un évoque un problème qu’ils ne réussissent pas à maîtriser et qu’ils préféreraient passer sous silence.

[...] Même abstraction faite de la criminalité, il s’avère de toute façon que les immigrés occupent la France région par région. De nombreuses villes et leurs banlieues ne conservent qu’une apparente ressemblance avec l’Europe [...]

La Voix de la Russie

MàJ 22/10/12 - Le reportage de la télévision russe (sur l’immigration en France) traduit et sous-titré par les lecteurs de Fdesouche.com en 12 langues, dont le japonais, fait le buzz sur Internet : déjà plus de 200.000 vues sur Youtube et Dailymotion en une semaine et plus de 10.000 vues pour la version en anglais.

La vidéo a été classée vidéo N°1 de la semaine par la chaîne d’info LCP qui en a diffusé de larges extraits (21/10/12).

« Les anciennes colonies nous envahissent, au secours ! La vidéo fait les délices des sites extrémistes. » LCP

Merci et bravo au « sous-titreur » en chef Romégas et aux traducteurs : Philémon, Pierre 1er, France Forever, SylvainPl, MielRubis, la Duchesse Claude, Pete Bondurant, Sasolidité, PurPorc, L’Agenda patriote, Larddelaguerre, Louise Chantilly.

Vidéos à faire tourner…

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Ces quadras rouleurs de joints

Sous le porche d’une tour, dans une petite cité de Saint-Ouen, les clients commencent à s’impatienter. Déjà une heure d’attente… Selon un habitué, c’est un car de CRS stationné dans une rue voisine qui rend les dealers plus frileux qu’à l’ordinaire. Malgré tout, personne ne veut repartir les poches vides. Certains ont visiblement profité de leur pause déjeuner pour venir se ravitailler dans le 9-3. Les lieux ne se prêtant guère à une enquête d’opinion, difficile d’établir un profil sociologique précis de l’aimable clientèle faisant le pied de grue pour une barrette de haschisch ou un sachet d’herbe.

Dans ce groupe d’une quinzaine de personnes (une seule femme), une bonne partie a dit adieu à l’adolescence depuis un bon nombre d’années. Le plus âgé de la cohorte semble même tutoyer la cinquantaine. Si la consommation de cannabis n’est qu’une affaire de jeunes (comme on pourrait le croire en suivant le débat sur la question), cet échantillon-là s’avère sacrément non représentatif de la population nationale des fumeurs de joints. Aucun signe extérieur de marginalité ou d’appartenance revendiquée à la contre-culture… Ces clients ressemblent furieusement à M. Tout-le-Monde.

« Qui veut de la beuh ? » « Qui veut du shit ? » Les jeunes dealers sont (enfin) sortis de l’ombre. Les billets de dix et vingt euros changent furtivement de mains. Alourdi de quelques grammes, chacun repart aussitôt vers la station de métro Mairie-de-Saint-Ouen. Ni vus ni connus, le quadra distingué à la sacoche en cuir comme l’ouvrier mal rasé en bleu de chauffe se noient dans la masse des voyageurs. Prochain train dans deux minutes. Métro-boulot-chichon… « Je fume un joint le soir quand je suis seul, en regardant un film par exemple. C’est une façon de faire retomber la pression. C’est un peu un prélude au sommeil » témoigne Hervé, père de quatre enfants. Durant une fête, cet instituteur de Normandie d’une quarantaine d’années peut certes se laisser aller à « une légère surconsommation. »

(…) Le Monde

Saint-Ouen : l’adolescente poignardée aurait donné le premier coup

La jeune fille de 15 ans, lardée d’une dizaine de coups de couteau dans la nuit de dimanche à lundi, aurait commencé les hostilités en poignardant elle-même son agresseur.

Le motif de l’altercation entre les deux jeunes ? Un simple vol de boucle d’oreille. Des détails sur l’agression dont a été victime une adolescente de 15 ans, lardée d’une dizaine de coups de couteau dans la nuit de dimanche à lundi à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, commencent à émerger. Et d’après une source policière, c’est la jeune fille elle-même, hospitalisée mais hors de danger, qui aurait lancé les hostilités. [...]

Tous les deux sont connus des services de police, notamment pour des faits de violence. L’enquête est menée par le service départemental de police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

TF1 News

Un commerçant agressé par balle aux Puces de Saint-Ouen

Le président des commerçants du marché du Plateau, dans le XVIIIème arrondissement de Paris, aux Puces de Saint-Ouen, a été victime d’une agression par balle vers 8 heures. La victime, David Chekroun, vendeur de vêtements, commençait à déballer sa marchandise quand il a été accosté par un jeune homme qui lui a demandé du travail. Après un rapide échange, ce dernier a sorti une arme et a tiré en direction du commerçant avant de prendre la fuite. La victime, blesse à une jambe, a été transportée d’urgence à l’hôpital.

Le Parisien

Saint-Ouen – dealers : « la résistance tente de s’organiser »

Classée zone de sécurité prioritaire par Manuel Valls, la ville de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) est gangrénée par le trafic de haschich. Les habitants nous racontent ce qu’est devenu leur vie, jour après jour.

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Saint-Ouen était jusqu’ici connu pour son exceptionnel marché aux puces, le premier marché d’antiquités au monde. Il incarne désormais la lutte contre le trafic de drogue. Le 11 septembre, c’est ici que Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, a lancé la première zone de priorité sécuritaire (ZSP), dédiée à la lutte contre le trafic de drogue. (…)

Cet anonymat était, pour nous, l’assurance de recueillir une parole plus libre. Si les journalistes peuvent parfaitement aller dans ces quartiers, en revanche, faire témoigner les habitants sur le trafic de drogue, c’est risquer de les mettre en danger. (…)

Favorable à la mise en place de la ZSP, Jacqueline Rouillon en appelle plus que jamais à « la mobilisation citoyenne pacifique » des habitants, « porteuse d’un grand espoir ».

Il y a un an et demi, les locataires d’une résidence HLM ont réussi à déloger les dealeurs qui avaient établi leur commerce dans leur immeuble. Depuis, la résistance tente de s’organiser ailleurs. Un combat de longue haleine. Il y a aujourd’hui, selon le ministère de l’Intérieur, pas moins de 28 points de vente de drogue sur les seuls quartiers de la ZSP.

Le Parisien

Les bobos parisiens, clients fidèles des dealeurs de Saint-Ouen

Se fournir en haschich à Saint-Ouen ? Cela tiendrait plus de l’emplette au supermarché que du parcours du combattant. Nicolas, un ingénieur d’une trentaine d’années spécialisé dans les nouvelles technologies, explique venir à Saint-Ouen « depuis 2005 ». Pourquoi dans cette commune de la première couronne parisienne plutôt que dans la capitale ou d’autres communes de la banlieue ?

« Avant, je m’approvisionnais ailleurs. Mais ici, c’est le plus pratique. On vient en métro, on repart à pied. Et le matos (NDLR : la drogue) est toujours bon. Pas de rupture d’approvisionnement », précise cet habitué des halls d’immeubles de la rue Soubise, des passages de la petite cité rue Emile-Cordon ou encore de l’allée du 8-Mai-1945… à deux pas de l’école primaire Bachelet.

En outre, l’environnement est plus sûr à Saint-Ouen qu’ailleurs. « La clientèle est essentiellement parisienne, ou de la proche banlieue. Ce sont plutôt des gens bien intégrés, de catégorie socioprofessionnelle supérieure. Environ 2000 personnes viennent chaque jour se fournir à Saint-Ouen », confirme Kamel Hadj, du syndicat SGP police.

A Saint-Ouen, les acheteurs sont donc Monsieur Tout-le-Monde, comme le souligne un autre consommateur, rencontré alors qu’il rebrousse chemin en raison d’une descente de policiers dans l’un de ces spots bien connus des riverains. « Cela va des bobos parisiens, des costards-cravates, qui garent leur Imax (NDLR : scooter) en bas des tours, aux étudiants. La moyenne d’âge se situe entre 18 et 25 ans. En majorité, ce sont des mecs. Une seule fois j’ai vu une jeune fille venir acheter du shit », se souvient ce musicien du XVIIIe arrondissement de Paris.

Des joints, Nicolas, l’ingénieur, en fume « un à deux par soir, en regardant un film à la maison, comme d’autres boivent leur verre de vin à table ». Sa consommation n’est donc pas modeste. Il lui en coûte entre 1 000 et 1 200 € par an. Mais qu’importe, avec un salaire annuel de 42000 €, ce bobo parisien, père de famille et salarié modèle, gagne bien sa vie. Et de relater, à moitié hilare, sa surprise lorsqu’il est venu acheter pour la dernière fois l’équivalent de 100 € de shit à Saint-Ouen : « L’échange avec les dealeurs se fait dans les cages d’escalier, toutes lumières éteintes. Les plafonniers sont toujours hors d’usage et les vendeurs se camouflent le visage comme des supporteurs de foot, avec une écharpe remontée sur le nez. Ce sont des gens très jeunes, entre 14 et 17 ans, qui s’éclairent pour recompter l’argent avec un téléphone portable ou une lampe frontale. Mais la dernière fois, c’était plus original : ils portaient des masques de présidents américains comme dans Point Break (NDLR : le célèbre film de surfers-braqueurs avec Patrick Swayze et Keanu Reeves). »

Cette relative décontraction des acheteurs reflète bien comment, ces quatre ou cinq dernières années, les lieux de la drogue se sont multipliés dans la commune, jamais bien loin d’une bouche de métro. « Les spots changent, ça tourne, mais il suffit d’un signe de la tête pour que les guetteurs à vélo ou ceux qui sont assis dans la rue vous indiquent la nouvelle adresse », explique Nicolas. Et d’ajouter : « Parfois à l’heure de pointe, entre 16 et 20 heures, les acheteurs se suivent à quelques mètres d’intervalle. J’emprunte chaque fois un chemin différent, je ne marche jamais avec des voitures dans le dos et je repère bien les autres acheteurs qui se dirigent au même endroit que moi. »

Le Parisien