La maison de l’identité lyonnais La Traboule vient de sortir un journal gratuit, distribué à 3000 foyers et commerces du Vieux-Lyon.
Saint-Jean
Lyon – Saint-Jean : passé à tabac pour un regard trop appuyé
Pour David, la trentaine, ce devait être un week-end tranquille à Lyon, en compagnie de sa sœur étudiante. Une virée citadine hors de sa Haute-Loire qui s’est terminée le nez dans le goudron. Piétiné au sol, tabassé, roué de coups ce samedi vers minuit trente, le jeune homme apparaît au tribunal avec un œil au beurre noir et un nez fracturé. Le médecin qui l’a soigné, a diagnostiqué un traumatisme crânien et de multiples contusions. Sa faute ? Avoir croisé sur un parking du quai Romain-Rolland (Lyon 5 e), un groupe de jeunes, avoir regardé et parlé à une des deux filles pour demander un renseignement. Insupportable pour Sonny Chasqueira.
Cet homme qui a osé regardé sa copine, il va se déchaîner sur lui. « J’ai juste donné deux coups de pied », lâche-t-il lors de sa comparution hier. Son copain, Youssef Kaid, en tee-shirt vert, lui prête main forte. Les coups pleuvent sur David, tombé au sol. « Il tapait comme s’il tirait des corners au foot », raconte un témoin affolé qui alerte les secours. Deux autres personnes décriront une scène d’une grande violence. L’homme providentiel parvient à maîtriser Kaid.
Pour ce passage à tabac, les deux Lyonnais ont été condamnés à 18 mois de prison dont six avec sursis pour Chasqueira et 10 mois dont 5 avec sursis pour Kaid. Ils échappent au mandat de dépôt.
Merci à Corsinu
Kiss-in contre l’homophobie devant la Grande Mosquée de Lyon : les organisateurs renoncent
Communiqué d’annulation du kiss-in :
Face aux pressions que nous subissons de la part de certains musulmans intégristes et au vu du refus qu’a témoigné à notre encontre la LGBT, nous, organisateurs du kiss-in devant la Grande Mosquée de Lyon, prévu le samedi 7 mai, annulons l’événement.
(…) Involontairement, nous avons provoqué une polémique que nous ne pouvions gérer seuls. Nous avons notamment reçu de nombreuses menaces pour le 7 Mai, ainsi que des insultes homophobes de la part de ceux qui salissent l’image de l’islam : les islamistes intégristes. C’est la preuve que notre kiss-in contre l’homophobie était bien nécessaire.
Nous regrettons que les associations de défense de la cause homosexuelle qui ont eu le courage d’affronter les intégristes catholiques n’aient pas eu la même volonté de dénoncer les musulmans intégristes.
Nous espérons que ces associations évolueront et combattrons tous les obscurantismes religieux, sans distinction ni sélection et avec justice. De nombreux homosexuels (athées, musulmans, chrétiens, juifs) nous ont déjà fait part de leur déception à ce sujet, et nous les invitons à se mobiliser. Nous regrettons que les associations musulmanes n’aient pas profité de l’occasion pour condamner fermement l’homophobie dans les pays musulmans en soutenant notre action.
Nous tenons a préciser qu’a aucun moment nous n’avons voulu blesser ou discriminer la population musulmane de Lyon, mais que notre événement s’inscrivait plutôt comme un message d’amour, de tolérance et de solidarité. Nous remercions toutes celles et ceux qui nous ont soutenu dans notre démarche. Nous regrettons de décevoir aujourd’hui, (…)
(…) mais nous ne pouvons, seuls, faire face à une situation qui pourrait tourner au drame.
Il y a un an : « Kiss-in » à Lyon : cathophobes d’extrême-gauche protégés, catholiques gazés et tabassés
Quartier Saint-Jean à Avignon : «sale Français de merde»
Menaces, insultes, violences, c’est un véritable «climat de haine» qui règne dans le quartier quartier St-Jean à Avignon. Nicolas Hurlin, qui a été agressé dénonce l’abandon des pouvoirs publics.
« Batard, connard, sale blanc, sale Français de merde. On va brûler votre maison et celles de vos voisins »
Le 12 août dernier après la dégradation d’une voiture dans le quartier Saint-Jean, Nicolas Hurlin passe le mot aux voisins. «Rentrez vos voitures, faites attention». Le message ne plaît pas à un groupe de jeunes qui squatte devant le parvis de l’Église.
Nicolas, qui vient de rattraper son chien sorti du jardin, est interpellé. «Batard, connard, sale blanc, sale Français de merde. On va brûler votre maison et celles de vos voisins»… les mots font mal. «Vous appelez les flics vous ne savez pas vous défendre seul »…
Sa soeur et son amie sont prises à partie. Nicolas les rejoint. Les coups pleuvent. Il est grièvement blessé à l’oeil droit. Il a le visage en sang. Un voisin l’extirpe du groupe et le met à l’abri chez lui. «Quand il s’est réfugié, je suis parti. Voilà » lâche Omar Yachou. Partie civile, Me Tartenson dénonce cette violence gratuite qui s’inscrit dans un «contexte très lourd d’insécurité chronique» teinté «d’agressivité et de haine de l’autre». L’avocat insiste sur le «caractère gratuit» de «l’agression d’une violence inouïe».
Lors de son réquisitoire le vice-procureur Giffault, tout en demandant au tribunal de «prendre garde aux amalgames» souligne qu’il est «du devoir du mécanisme judiciaire d’analyser le contexte. On doit prendre en considération le comportement des agresseurs qui sont des jeunes désoeuvrés qui tiennent des propos haineux.» Le tribunal suit les réquisitions et condamne le prévenu à 6 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve avec interdiction de rencontrer les victimes.
Suite sur la Provence (Merci à Le Hutin)