Une jeunesse en jachère (Vidéo)

Aujourd’hui, lorsqu’on parle de la jeunesse, elle est toujours urbaine. La jeunesse n’est jamais campagnarde! Là où les jeunes des banlieues ont réussi à focaliser l’attention, à exprimer leur spécificité, les ruraux isolés sur d’immenses territoires n’arrivent pas à être visibles, n’intéressent pas et se sentent souvent dénigrés.

Même si l’on constate un vif intérêt pour la campagne, de la part d’un grand nombre de citadins lassés et atomisés, les jeunes, originaires de la campagne ou néo-ruraux se vivent comme oubliés des médias et des responsables politiques.

Nous allons les connaître davantage dans leur quotidien, recueillir des fragments de vie. Cette immersion permet de restituer la diversité des situations des jeunes campagnards d’aujourd’hui. Ils abordent leurs problèmes mais aussi leurs joies. Sans complaisance, en l’opposant à la ville très souvent, ces jeunes ruraux parlent sans détours et nous alertent sur ce que nous avons fait de notre territoire rural. Ils revendiquent le désir d’être mieux pris en considération…

Vidéo et commentaires sur Fortune

Combaz : « en matière culturelle, le métissage n’est plus un droit, c’est un devoir :(…) l’argent n’est disponible que pour ceux qui font état d’une ouverture au Sénégal suffisante… » (Finkielkraut, France Culture)

France Culture, Répliques « Villages de France » le 11/11/2012
Alain Finkielkraut reçoit :
Christian Combaz, romancier et essayiste
Jean-Pierre Le Goff, sociologue, auteur

On assiste à une intégration à l’envers ce n’est pas le nouvel arrivant [le citadin venu s'installer en milieu rural NDLR] qui s’intègre, c’est le villageois qui doit s’intégrer au nouvel arrivant. – Christian Combaz

Aujourd’hui la chasse est vécue par le nouvel arrivant, un comme truc de fachos – Finkielkraut

Il y a un type d’humanité, pour le dire avec brutalité, qu’on est en train de fabriquer, je ne sais pas ce que ça va donner; tout ça se fait en douceur, c’est ce que j’ai appelé dans un autre livre « la barbarie douce » – Jean-Pierre Le Goff

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

[Verbatims bienvenus, notamment sur la main mise des "cultureux" sur les écoles et les spectacles culturels; un montage YT des passages les plus forts, serait indéniablement profitable]
http://www.franceculture.fr/emission-repliques-villages-de-france-2012-11-10

Pourquoi l’INSEE a-t-elle assassiné la ruralité française ?

Interview de Gérard-François Dumont, géographe, enseignant à l’Université Paris IV:

Ne ditez plus « zone rurale » mais « commune isolée hors influence des pôles »! L’INSEE a décidé de rayer de son vocabulaire le mot rural dans ses typologies entre entre espaces à dominante urbaine et espaces à dominante rurale. Comme si la France n’avait plus de vraies campagnes…

Atlantico : Vous avez évoqué l’idée d’un « meurtre rural », pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

Gérard-François Dumont : L’INSEE, lorsqu’elle étudie le territoire français, propose un certain nombre de découpages. Elle présente notamment un découpage appelé le « zonage en aires urbaines ». Ce dernier distinguait jusqu’à présent, pour simplifier, deux types de France : l’espace à dominante urbaine et l’espace à dominante rurale. Dans la nouvelle définition que l’INSEE vient d’arrêter, l’adjectif « rural » a disparu. Cet espace à dominante rurale change d’intitulé et devient « commune isolée hors influence des pôles ». Comme si la France n’avait plus de vraie ruralité.

C’est assez grave car, déjà au cours de la définition antérieure, l’Insee avait une définition extrêmement extensive des villes. Elle réduisait considérablement la réalité de la ruralité en France.

HorsOr cette ruralité a une importance cruciale, nous l’avons bien vu au premier tour des élections présidentielle.

Atlantico : Justement, quelles sont les conséquences de cette manière d’analyser le découpage géographique de notre pays ?

C’est un phénomène qui veut donner l’impression qu’il n’y aurait de possibilités d’évolution, d’innovation et de créativité que dans les grandes métropoles. La France comprend pourtant de nombreux territoires ruraux qui ont fait la preuve de leurs capacités d’innovation. Nous avons par exemple des territoires comme la Mayenne ou la Vendée qui n’ont pas de métropoles, sans que cela ne les empêche de développer des activités économiques importantes tout en ayant un taux de chômage nettement inférieur à la moyenne nationale.

Il faut rappeler un autre élément : la France continue d’être extrêmement inégalitaire dans la mesure où la dotation globale de fonctionnement que l’Etat verse aux communes n’est pas égale selon le lieu où se trouvent les habitants.

Dans les villes les plus peuplées, la dotation par habitant est plus élevée que dans les petites villes et les petites communes. C’est injustifiable.

Atlantico : A-t-on vraiment besoin que l’INSEE évoque cette ruralité pour que la France dispose de politiques prenant en compte cette réalité ? Quel est le lien entre les deux ?

A partir du moment où l’on fait disparaître la notion même de ruralité, cela sous-entend qu’il n’y a plus de logique politique liée à cette ruralité. Comme si tout le monde vivait dans des villes.[...]

Atlantico (Merci à Dzeta)

Les écoles en milieu rural attendent beaucoup de Hollande (vidéo)

Le nouveau président compte lancer une série de nouvelles mesures notamment pour aider les établissements en banlieue et dans les campagnes. Mais qu’en pensent les principaux concernés ? Reportage à Paillet, en Gironde, dans un village qui ne compte qu’une seule école.


Les écoles en milieu rural attendent beaucoup de… par BFMTV

A Châteauroux, Marine Le Pen se pose en candidate de la ruralité (vidéo du discours)

Envoyé spécial à Châteauroux (Indre) – Marine Le Pen s’est adressée, dimanche 26 février lors d’un meeting à Châteauroux (Indre) à la « France rurale, grande oubliée » du pouvoir. Elle a aussi articulé son discours avec une défense virulente des services publics, en fustigeant « l’abandon des campagnes ».

 

« J’aime la France rurale et des villages. Je ne l’oppose pas à la France des banlieues, toutes les deux se complètent », a notamment lancé Mme Le Pen devant plus de mille personnes. « Qui va remettre la France rurale au centre du jeu ? Qui sera la voix de la France que l’on entend pas, que l’on n’écoute pas ? », s’est aussi interrogée la candidate à l’élection présidentielle.

« L’âme française est intrinsèquement paysanne. Nos campagnes sont des espaces d’une richesse inouïe, où la France se perpétue dans ce que sa civilisation a engendré de meilleur. Je refuse cet oubli », car « la France rurale est une chance », a continué Marine Le Pen. « Ensemble, nous allons rompre avec le mépris d’une petite élite parisienne qui se croit supérieure et nous allons remettre la France rurale dans la France tout court », a ajouté la présidente du FN.

A cinq jours de sa visite au Salon de l’agriculture, ce discours entre dans un dispositif de séduction du monde rural et agricole qui a commencé, vendredi 24 février, avec le lancement d’un nouveau site internet, « Ruralité 2012″.

Mme Le Pen jouit en outre d’une bonne image chez les agriculteurs : selon un sondage IFOP Fiducial réalisé pour le JDD.fr et publié le 24 février, elle arriverait en deuxième position pour les intentions de vote chez les agriculteurs avec 17 %, 1 point devant François Bayrou. Nicolas Sarkozy est largement devant, avec 40 % des intentions de vote. (…)

Le monde

(Merci à Mosxquito)

Il reste moins d’un million d’agriculteurs en France

Selon le dernier recensement agricole, en dix ans, une exploitation sur quatre a disparu.

Le nombre d’exploitations agricoles a diminué de 26 % en dix ans, et l’emploi agricole a chuté de presque autant, tombant à 750.000 équivalents temps-plein, selon le recensement décennal du ministère de l’Agriculture. La France comptait en 2010 un peu moins de 500.000 exploitations (490.000) contre 663.000 en 2000, indique le ministère, qui relève cependant que le rythme de cette diminution s’est ralenti par rapport à la décennie précédente (– 3 % par an contre – 3,5 %). Sur la même période, le nombre d’exploitations a diminué de 24 % en Italie, 29 % aux Pays-Bas et 36 % en Allemagne. En 2010, 27 % des chefs d’exploitation et co-exploitants en France étaient des femmes, 24 % dans les grandes et moyennes exploitations. Le ministère met en évidence un recul des fermes classiques bâties sur le modèle « polyculture-élevage », et une concentration au profit des très grandes exploitations. Le nombre de petites et de moyennes exploitations « diminue fortement, celui des grandes exploitations se maintient. Il progresse même pour les très grandes exploitations », relève-t-il.

France Soir

Village limousin ch. âmes pour survivre. Européens bienvenus

L’arrivée d’un médecin roumain à Saint-Léger-Magnazeix redonne un peu d’espoir à un village menacé de disparition.

Mardi à l’aube, le docteur Constantin Stroescu a abrégé ses vacances pour parcourir en voiture les 2 500 kilomètres qui séparent sa ville natale Constanza (Roumanie) de Saint-Léger-Magnazeix, village fantôme de Haute-Vienne où il s’est installé en août 2009.

Malgré l’annonce de ses congés placardée aux quatre coins du bourg de 500 habitants, le téléphone de son cabinet n’a jamais cessé de sonner, l’obligeant à anticiper son retour.

Après quatre décennies sans docteur, l’arrivée inespérée de cet ancien médecin colonel a réveillé ce bourg que l’on disait mort et qui avait fini par accepter son déclin. « Aujourd’hui on ne parle plus que de Saint-Léger-Magnazeix dans le canton », s’étonne Michel, cultivateur à la retraite, habitant de la commune voisine de Saint-Hilaire-la-Treille. [...]

Rue89