Le PS et les musulmans : La rupture

Le PS va-t-il perdre le vote des musulmans après celui des classes populaires ? A en croire les études, la réponse est oui selon Nicolas Bourgoin démographe, maître de conférences à l’université de Franche-Comté

S’il ne pèse que 5 % du corps électoral, l’électorat musulman est très marqué à gauche (entre 70 % et 90 % suivant les élections) et a joué un rôle décisif dans la victoire de François Hollande qui en a recueilli la quasi-totalité.

Le rejet anti-Sarkozy a joué pleinement : le candidat socialiste promettait de rompre avec la politique atlantiste de son prédécesseur et d’en finir avec les débats truqués sur l’identité nationale « qui ne servent qu’à monter les Français les uns contre les autres ». La suite nous a montré ce qu’il fallait en penser…

De fait, une bonne partie de ces voix risquent fort de faire défaut au PS lors des prochaines échéances électorales, bien que les tentatives de récupération menées par l’UMP semblent vouées à l’échec.

La campagne anti-Dieudonné, celles sur la « laïcité », les attaques contre les principes religieux avec l’enseignement de la théorie du genre, le mariage gay et la légalisation de la PMA et de la GPA prévue initialement dans la loi Famille, les diatribes islamophobes de Manuel Valls, les lois anti-voiles votées par le gouvernement, la ligne pro-sioniste suivie par celui-ci sur les dossiers syriens et ukrainiens, son soutien inconditionnel à Israël, et enfin l’abandon de promesses pourtant bien timides sur le droit de vote des étrangers ou les récépissés lors des contrôles de police ont achevé de dissiper ce qu’il restait d’illusions à propos d’un PS antiraciste et bienveillant à l’égard des musulmans. Opération séduction un mois avant les municipales, l’hommage de circonstance rendu par François Hollande aux soldats musulmans morts pour la France ne trompera pas grand monde.

En février 2006, SOS Racisme prend position en faveur de la publication des caricatures de Muhammad du journal Jylland-Postens dans Charlie Hebdo en signant une pétition de soutien. […] A l’opposé, SOS Racisme poursuit sans relâche les quenelliers. […]

saphirnews

François Hollande et Julie Gayet : déjà la rupture?

Qu’en est-il de la relation entre François Hollande et Julie Gayet ? Selon le magazine Closer, cette histoire sentirait le roussi et pourrait prendre fin d’ici peu. [...]

Hebergeur d'imageLe magazine people français affirme, dans son numéro d’aujourd’hui, que François Hollande et Julie Gayet seraient sur le point de rompre. « Ça sent la fin ! », indique l’hebdomadaire à l’origine de ce scandale en évoquant les trop nombreuses difficultés rencontrées par le couple et notamment le retour de Ségolène Royal dans la vie du président français et qui pourrait selon eux, être un frein à sa relation avec la comédienne. [...]

7sur7

PS et ouvriers : «On est passé de l’abandon au mépris»

La plume est cinglante comme après un amour déçu. «De l’abandon au mépris : comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière», ainsi s’intitule le livre publié jeudi par Bertrand Rothé, professeur d’économie à l’université de Cergy-Pontoise.

Dans cet ouvrage historico-économique, l’auteur revient sur les «trahisons» du parti à la rose vis-à-vis de ceux auxquels il avait tant promis en 1981, lors de sa première accession au pouvoir sous la Ve République. (…) Interview.

(…) quel est ce «mépris» dont vous parlez ?

Il est le fait autant du PS que des élites françaises en général. Il consiste à représenter les ouvriers en imbéciles violents, voire racistes. (…)

A partir des années 1980, (…) les socialistes ont abandonné cette catégorie sociale pour se consacrer à la défense des minorités ethniques. Et pas de tous les immigrés, pas des vieux par exemples : des jeunes immigrés, sous la devise un brin condescendante «Touche pas à mon pote». C’est médiatique, ça passe bien, ça fait festif. (…)

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Ivan Rioufol : «Voici donc venue l’échéance de ces décennies d’erreurs»

Ivan Rioufol reconnaît que les partisans du «non» avaient raison en 2005 et qu’il va falloir payer la facture de décennies d’erreurs.

En réalité, le chef de l’État n’est que le dernier héritier d’une succession d’incompétences.

Les «déclinistes», ainsi nommés par ceux qui raillaient les sonneurs de tocsin, avaient vu juste : la France doit faire face, soudainement, à une série de décompositions (économique, politique, morale, sociale, éducative, culturelle) dont aucune n’aura été anticipée. Pourquoi  ?

Parce qu’il était de bon ton, pour faire moderne, ouvert et tolérant, de ne rien voir des prémices. Appeler un chat un chat valait la condescendance politico-médiatique. C’est à cette oligarchie que l’on doit aussi les sarcasmes sur les «nonistes» de 2005, qui trouvaient irresponsable de construire sur du sable une Europe hétérogène, sans racines ni frontières reconnues. Eux non plus ne s’étaient pas trompés ; la Grèce en témoigne. Et voici donc venue l’échéance de ces décennies d’erreurs.

Dans la saga des élites aveuglées, Nicolas Sarkozy aura cherché à être parmi les plus lucides, même si la rupture promise en 2007 n’a pas eu lieu. Cet échec est le sien. Néanmoins, quand l’opposition et ses médias l’accusent d’être le responsable de la France qui tombe, ils usent d’un raccourci dont le seul mérite est d’éviter à la gauche de s’interroger sur ses défaillances. […]

La Figaro/Blog d’Ivan Rioufol

Pierre Lellouche (UMP) : «En 2012, il faudra poursuivre la rupture»

Interview de Pierre Lellouche, secrétaire d’État au Commerce extérieur, dans le Figaro.

Nous sommes dans un moment de basculement politique et économique. Il faut changer de logiciel et poursuivre la rupture commencée en 2007.

Que pensez-vous de la mise en cause de Nicolas Sarkozy par Isabelle Prévost-Desprez dans l’affaire Bettencourt ?

En France, les boules puantes font malheureusement partie des campagnes politiques. Celle de 2012 sera violente. […]

Vous publierez en janvier un livre sur la mondialisation. Arnaud Montebourg prône la démondialisation.

Je ne sous-estime pas les problèmes liés à la mondialisation. Chaque matin, je me rase en pensant aux 26 milliards d’euros de déficit de la France vis-à-vis de la Chine. Arnaud Montebourg est un bonimenteur professionnel. Il nous explique que le protectionnisme est la seule solution. Sait-il qu’en France sept millions de salariés travaillent dans des entreprises exportatrices et que 40% de nos exportations sont le fait de sociétés étrangères installées en France? Sait-il qu’en Europe personne ne veut du protectionnisme? Dans le fond, ses positions ne sont pas très éloignées de celles de Mme Le Pen. Fermer les frontières reviendrait à sortir de l’Europe. Le livre que j’écris est le fruit de mon expérience aux Affaires européennes et au Commerce extérieur. J’y parle des atouts et des peurs de la France. […]

Le Figaro

«La lépenisation des esprits risque de débuter maintenant» (Vidéo)

Dans «Partis Pris», l’émission politique hebdomadaire de Libération, Sylvain Crépon, chercheur à l’université Paris-Ouest Nanterre et «spécialiste de l’extrême-droite», l’arrivée probable de Marine Le Pen à la tête du FN risque de marquer une rupture.

Libération

Le dîner du CFCM, un évènement officiel ?

À l’image du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le dîner du Conseil français du culte musulman (CFCM) est en passe de devenir le rendez-vous officiel entre le gouvernement et les responsables de l’islam de France.

Pour la deuxième année consécutive, les représentants de l’État et de la société civile sont conviés demain pour une rupture du jeûne du Ramadan inhabituelle : non pas à la mosquée mais dans le prestigieux pavillon Dauphine, situé dans le 16e arrondissement de Paris.

L’an dernier déjà, il avait rassemblé près de 200 personnes (élus, préfets, représentants des grandes religions et ambassadeurs de pays arabo-musulmans), parmi lesquelles Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur et des cultes, et Fadela Amara, secrétaire d’État chargée de la politique de la ville. Son président, Mohammed Moussaoui, en avait profité pour interpeller le gouvernement sur la question des carrés musulmans dans les cimetières et pour l’alerter sur le risque qu’une loi sur le voile intégral – «un phénomène très marginal au sein de la communauté musulmane» – «par sa dimension disproportionnée (…) ne vienne alimenter les amalgames».

Le ministre de l’immigration Éric Besson a d’ailleurs annoncé sa participation cette année, de même que Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

Suite sur La Croix

Creuse : les élus votent une rupture avec l’Etat

C’est à l’unanimité, hier matin, que 400 à 500 maires et adjoints de la Creuse, de droite comme de gauche, se sont rassemblés à Guéret et ont voté un plan d’actions de rupture avec l’État, de mobilisation de leurs administrés et de médiatisation hors Creuse pour exiger la réouverture du service de radiothérapie. Les élus menacent de voter une démission collective de tous leurs conseils municipaux.

La grande salle de la mairie de Guéret avait, hier matin, des airs de Jeu de paume tant l’atmosphère était «révolutionnaire».

L’association des maires et adjoints des 260 communes creusoises (ADM) va déposer un recours devant le Conseil d’Etat afin de casser une décision rendue le 29 juin par le tribunal administratif de Limoges, qui a rejeté le référé en suspension de fermeture. Les élus ont également décidé de ne plus siéger dans aucune des réunions ou commissions appelées par le préfet et ils ne l’inviteront plus aux leurs.

La Montagne via Le JDD

« Modernisation » de l’État : rupture ou révolution culturelle à la chinoise ?

La réforme de l’État constitue l’un des axes de la présidence de Nicolas Sarkozy. Elle est activement conduite par l’Élysée sous le nom de code RGPP : Révision générale des politiques publiques. La méthode est simple : on change tout, on lance tous les chantiers en même temps. C’est la rupture, pilotée par les grands corps de l’État, qui se placent par la même occasion hors de portée du séisme qu’ils provoquent chez les autres.

Le bouleversement est en effet considérable : fusion progressive des grands corps techniques et des services déconcentrés de l’État, fusion des services d’assiette et de recouvrement de l’impôt, modifications statutaires tous azimuts, externalisations, réforme des concours administratifs « pour plus de diversité, » suppressions d’emplois, recrutements de contractuels à tous les niveaux etc.…

Certaines réformes, prises isolément, sont parfois bienvenues. Mais leurs bénéfices sont dilapidés par la dynamique d’ensemble de « la réforme de l’État » : car le parti pris de tout changer en même temps, crée le chaos. La RGPP ne débouche pas sur l’efficience mais sur une gabegie contagieuse.

Le tout, conduit à un rythme d’enfer : les audits, les réformes, les réorganisations se succèdent. De quoi faire apparaître la révolution culturelle chinoise comme une paisible transformation.

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Les trois limites de la dette publique

Notre dette publique a atteint 1.489 milliards d’euros fin 2009, soit 17 points de plus que les 60 % du PIB des critères de Maastricht. « Quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limites », aurait dit Alphonse Allais.

S’agissant de la dette, on peut cependant identifier encore trois limites devant nous :

-la limite de l’efficacité, au-delà de laquelle la dette publique pèse sur la croissance ;

-la limite de solvabilité, au-delà de laquelle un pays ne peut plus payer les intérêts de sa dette ;

-la limite de soutenabilité, au-delà de laquelle la dette est jugée tellement injuste par les jeunes générations qu’elle entraîne une rupture du pacte social.

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L’empire américain est ruiné par ses guerres

Les USA se ruinent à vouloir maintenir leur statut de super puissance par de coûteuses guerres et un budget militaire gigantesque financés à crédit.

Pour Eric Margolis [journaliste canadien], le complexe militaro-industriel, contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde lors de son discours d’adieu, entraîne le pays vers sa chute et Obama, comme son prédécesseur, abuse ses concitoyens en recourant à l’emprunt pour continuer à maintenir l’illusion d’un empire aujourd’hui vacillant.

Les dépenses pour l’armée et le renseignement augmentent sans cesse, alors que le taux de chômage s’approche des 10% et que l’économie continue de souffrir. L’Amérique est devenue l’homme malade de l’hémisphère occidental, un estropié économique à l’image du défunt Empire ottoman.

Le Pentagone représente maintenant la moitié du total mondial des dépenses militaires. Si on y ajoute les budgets des riches alliés de l’Amérique que sont les membres de l’OTAN et le Japon, ce chiffre atteint 75%.

La Chine et la Russie réunies, ne consacrent qu’un petit 10% des sommes consacrées à la défense par les USA.

Il ya 750 bases militaires américaines dans 50 pays et 255.000 soldats stationnés à l’étranger, dont 116.000 en Europe et près de 100.000 au Japon et en Corée du Sud.

Les dépenses militaires engloutissent 19% des dépenses fédérales et au moins 44% des recettes fiscales. Sous l’administration Bush, les guerres d’Irak et d’Afghanistan – financées par l’emprunt – ont coûté plus de 25.000 dollars à chaque famille américaine.

Les États-Unis ont clairement atteint le point de rupture de leur ambition impériale. Les dépenses militaires et le service de la dette cannibalisent l’économie américaine, qui est la base réelle de leur puissance mondiale. Outre l’URSS sur le déclin, les Etats-Unis ressemblent également, de plus en plus, à l’Empire britannique agonisant de 1945, écrasé par les dettes immenses souscrites pour mener la Seconde Guerre mondiale, devenu incapable de continuer à financer ou à défendre l’Imperium, tout en restant imprégné de ses prétentions.

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