Paris : Grande mobilisation contre les petits voleurs «souvent originaires des pays de l’Est»

Alors que la préfecture de police s’apprête à lancer une opération de prévention à destination des touristes, Myriam el- Khomri, l’adjointe (PS) de Bertrand Delanoë chargée de la sécurité, a proposé la mise en place d’une vaste coopération entre la Ville, les services de l’Etat et les responsables des lieux publics les plus touchés par ce type de délinquance : SNCF, RATP et les musées. Une initiative bien évidemment soutenue par la première adjointe au maire de Paris et candidate (PS) à l’élection municipale, Anne Hidalgo

Butte Montmartre (XVIIIe), hier. Un groupe de jeunes roumaines part à l’assaut des touristes, armés de fausses pétitions. Un phénomène contre lequel la préfecture de police vient de lancer une campagne de sensibilisation. Les sites touristiques sont leur terrain de jeu favori. Le lieu de toutes les arnaques.

Les bandes de jeunes garçons et filles, parfois mineurs, souvent originaires des pays de l’Est, sont désormais incontournables dans au moins cinq grands secteurs parisiens et les transports en commun les desservant : Notre-Dame (IVe) et le musée du Louvre (Ier), le quartier de l’Opéra et les grands magasins (IXe), la butte Montmartre (XVIIIe), les Champs-Elysées (VIIIe), le Champ-de-Mars (VIIe) et le Trocadéro (XVIe).

Faux sourds, faux muets, faux pétitionnaires, faux représentants d’associations caritatives : l’arnaque est à tous les coins de rue. Les papiers tendus aux touristes pour qu’ils y apposent leur signature et donnent quelques euros au passage ne sont bien souvent que le prétexte à une fouille en règle des poches et des sacs.

« C’est effrayant de les voir débarquer en bande, comme cela, confie une mère de famille, habituée du jardin de la butte Montmartre. Ce sont souvent des jeunes filles, par équipe de cinq ou six, parfois plus. Elles encerclent les touristes pour les dépouiller et repartent à toute vitesse. J’ai l’impression qu’elles sont de plus en plus nombreuses dans le quartier… » Le mois dernier, les agents du Louvre ont même débrayé pour protester contre l’invasion des pickpockets dans le plus grand musée du monde.
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Le Parisien

Une vague de criminalité sévit au Québec depuis l’arrivée des Roms

[extraits] Il existe une route secrète entre la Roumanie et le Québec. La filière a permis l’entrée au Canada de centaines de Roms. Parmi eux, de vrais réfugiés, mais aussi des imposteurs.

Le journal La Presse s’est lancée sur les traces de ce réseau lié à une vague de criminalité méconnue aux quatre coins du Québec.

Roumanie. Le jeune caïd sort de sa villa, casquette sur le côté. Il s’installe au volant de sa rutilante Chrysler 300 et démarre en trombe, passant une à une les opulentes résidences des chefs de clan qui règnent sur le ghetto voisin.

Ici, au milieu des taudis sans eau courante et des amoncellements d’ordures, des privilégiés se sont enrichis grâce à de l’argent amassé au Canada. Certains en ont profité pour rapporter une voiture de luxe.

Le 26 mars dernier, une escouade de policiers lourdement armés a fait irruption dans les rues défoncées du quartier. Les agents ont arrêté deux hommes soupçonnés d’être des dirigeants d’une organisation criminelle.

Les trois suspects principaux ont en commun d’être d’ex-Montréalais qui connaissent bien le Québec. Ils sont accusés d’avoir organisé le passage clandestin de centaines de Roms de la Roumanie vers les États-Unis et le Canada.

Une fois au Canada, plusieurs d’entre eux ont été impliqués dans des vagues de vols. Et une partie du butin était renvoyée à Craiova.

 «Lorsque nous allons dans ce quartier, nous mobilisons 200 policiers et nous restons seulement deux minutes, car les résidants deviennent très violents. Certaines femmes ont déjà jeté leurs bébés sur la route pour bloquer nos voitures» raconte le costaud procureur antigang.

«Lorsque les gens ont appris qu’il y avait de bonnes prestations d’aide sociale là-bas, ils sont allés voir ceux qui pouvaient les aider à rejoindre les États-Unis ou le Canada. C’est le rêve américain!».

Une fois en territoire canadien, les arrivants pouvaient faire une demande de statut de réfugié, en prétextant être persécutés par la police ou des groupes violents chez eux. Une minorité seulement a obtenu gain de cause.

«C’est un texte appris par coeur, le réseau leur dit quoi dire s’ils sont interceptés», 

L’avocat Stéphane Handfield, qui a remporté plusieurs victoires en la matière devant le tribunal de l’immigration, assure que plusieurs Roms craignent pour leur sécurité en Europe. «La preuve documentaire démontre que les Roms sont toujours victimes de persécution, non seulement en Roumanie, mais au sein de l’Union européenne, et le problème s’est même aggravé depuis l’adhésion de la Roumanie à l’Union».

Lapresse

Immigration : le SOS de villes allemandes

Confrontées à l’arrivée massive d’immigrants pauvres bulgares et roumains, des villes allemandes demandent l’aide financière du gouvernement.
Dans les rues de Duisbourg, qui compte un tiers d’habitants d’origine étrangère.

Depuis l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’Union européenne en 2007, l’Allemagne, en raison de son économie robuste, est devenue une destination privilégiée pour les nouveaux entrants. Le nombre d’immigrés des deux pays d’Europe centrale a triplé en cinq ans pour atteindre 330 000 fin 2012.

Récemment, plusieurs villes parmi les plus déshéritées comme Mannheim, Dortmund ou Duisbourg, ont lancé un cri d’alarme. Ces communes gérées par la gauche réclament une aide de l’État fédéral pour faire face à cette « immigration de la pauvreté ». Sigmar Gabriel, président du parti social-démocrate, a même plaidé pour un « fonds » de secours aux villes concernées, accusant le gouvernement de « négligence » sur ce dossier.


Si Bulgares et Roumains entrent dans l’espace Schengen en janvier, ils pourront solliciter une aide au logement de la ville, générant pour Duisbourg une charge supplémentaire de « 15 millions d’euros par an », ingérable sans soutien financier, selon Marijo Terzic.

Le Républicain Lorrain

France : L’emploi des roms «commence à décoller» mais «reste marginal»

L’emploi des Roms a légèrement décollé depuis l’assouplissement des conditions d’embauche pour les Roumains et Bulgares mais reste marginal, a dit lundi à l’AFP le préfet Alain Régnier, chargé d’une mission interministérielle sur les Roms.

«On a à peu près triplé le nombre d’autorisations de travail depuis deux mois», a déclaré M. Régnier, délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement (DIHAL).

Ce «petit décollage» a permis de franchir le chiffre de 1.000 autorisations délivrées à des Roumains ou Bulgares, principales nationalités des Roms installés en France, a précisé.

«Environ 20.000 personnes, dont un tiers d’enfants, vivent actuellement dans l’un des 400 campements informels établis en France, a par ailleurs rappelé le préfet. Par comparaison, 2,5 millions de Roms sont en migration en Europe, dont 900.000 en Espagne», a-t-il souligné. […]

Le Figaro

Maramures, la Roumanie de souche (vidéo)

Le vieux pays de Maramures (prononcer  » maramourech ») se tapit au nord-ouest de la Roumanie. À l’ouest et au sud, de placides montagnes aux origines volcaniques le séparent de la Transylvanie. À l’est, l’horizon est fermé par l’un des plus beaux massifs des Carpates: les monts de Rodna (Pietrosul, 2302 m). Ce relief se prolonge au nord, avant de céder la place à la plaine de la Tisa, aujourd’hui frontière avec l’Ukraine. Ainsi isolé du reste du pays, le Maramures a entretenu au cours des siècles une civilisation originale et vigoureuse, un jardin de culture roumaine dans un environnement mouvementé. Depuis 1918, la plus grande partie du Maramures (la rive droite de la Tisa) est séparée de la Roumanie. Aujourd’hui, elle se trouve en Ukraine subcarpatique.

Roumanie : un réseau roumano-israélien de trafic d’ovocytes démantelé

Un réseau roumano-israélien de trafic d’ovocytes a été démantelé mardi en Roumanie, a annoncé le parquet spécialisé dans la lutte contre le crime organisé (DIICOT).

Les 11 membres de ce groupe –des représentants d’une clinique privée de Bucarest et des ressortissants israéliens spécialistes des techniques de procréation assistée– ont racolé des femmes qui, en échange d’un montant de 600 à 800 euros, ont accepté qu’on leur prélève des ovocytes, ont indiqué le parquet et la police nationale.

La plupart de ces femmes étaient des étudiantes en situation précaire âgées de 18 à 30 ans et habitant en province, a précisé la police.

Leurs ovocytes ont été vendues par la suite entre 3.000 et 4.000 euros à des couples qui utilisaient les services de fertilisation in vitro de cette clinique, a-t-on ajouté de même source. [...]

Romandie

Merci à French Touch

Le Royaume-Uni lance une campagne autodiffamatoire à destination des migrants roumains

Ne venez pas au Royaume-Uni ! il y pleut et les salaires y sont dérisoires. Voilà la drôle de campagne que le gouvernement Cameron envisage de mener en Roumanie et en Bulgarie.

Pour dissuader les migrants venus de ces pays de traverser la Manche, la Grande-Bretagne a prévu une série de mesures, dont des publicités mettant en avant les aspects les moins séduisants de la vie britannique. L’objectif est de « corriger l’impression selon laquelle les rues ici sont toutes pavées d’or », explique un ministre au journal The Guardian. Une initiative pour le moins ironique note le journal, qui rappelle les milliards de livres versés par le gouvernement à des conseillers en communication lors des Jeux olympiques.

(…) Big Browser

(Merci à AntiUMPS)

France : Fin de l’aide au retour pour les Roms

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a annoncé vendredi qu’il avait «décidé de mettre fin à l’aide au retour» offerte aux Roms qui acceptent de rentrer dans leur pays d’origine.

Selon les associations, la population rom en France –15 à 20.000 personnes– reste constante car les expulsés reviennent systématiquement.

«Les ONG comme les associations, ici ou là-bas, considèrent qu’elle a des effets pervers. Nous allons changer un dispositif inopérant», a-t-il déclaré sans donner de calendrier précis, lors d’un déplacement à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Cette aide «créé un circuit entre la Roumanie et notre pays», a ajouté M. Valls, qui avait déjà dénoncé en septembre les «effets pervers» du dispositif, jugé coûteux et inopérant par de nombreux acteurs.

Cette aide financière au retour volontaire dans leur pays d’origine (300 euros par adulte et 100 euros par enfant mineur) est versée aux étrangers ayant la nationalité d’un Etat membre de l’Union européenne, comme les Roms, présents en France depuis plus de 3 mois et en situation de dénuement ou de grande précarité, qu’ils soient en situation irrégulière ou non.

L’an dernier, plus de 10.600 personnes en ont bénéficié, dont 2.000 enfants, selon l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii).

Le Figaro (Merci à SaintJores50)

Les filles sont achetées « quelques euros »

La Fondation Scelles a présenté son rapport baptisé « Exploitation sexuelle : prostitution et crime organisé », qui fait le point sur ce sujet dans 54 pays à travers le monde. Premier constat : la situation se serait « aggravée », avec « une mainmise du crime organisé particulièrement frappante », note Yves Charpenel, président de la fondation. D’après le rapport, les prostituées « achetées parfois seulement quelques euros » sont recrutées « dans des pays pauvres et/ou en proie à des conflits armés et importées sur les marchés les plus porteurs en termes de marges réalisées ».

La France fait évidemment partie de ces « marchés ». En 2011, une quarantaine de réseaux structurés ont ainsi été démantelés, dont une dizaine issus du proxénétisme nigérian. Les prostituées en provenance du Nigeria représentant la deuxième nationalité mise en cause après la Roumanie.

La Fondation Scelles donne aussi des chiffres ahurissants sur le chiffre d’affaires de « l’industrie du sexe », qui générerait 1,5 Md€ en Grèce et jusqu’à 18 Md€ en Espagne. (…) Yves Charpenel estime que « l’immense majorité reste l’exploitation des femmes par des réseaux », que « le renforcement des criminalités et les effets de la crise économique » font craindre une « aggravation de la situation » et que de plus en plus de femmes sont « traitées comme des marchandises », à l’image de ces prostituées d’un autre réseau espagnol que leurs souteneurs avaient tatouées d’un code-barres sur le poignet.

Le >Parisien

Un avion a ramené 179 Roms en Roumanie pour un coût de 40 000 €, sans compter les frais d’avion

Un avion qui avait quitté l’aéroport de Lille – Lesquin en milieu de journée et qui transportait 179 Roms roumains dont cinquante enfants a atterri jeudi en fin de journée à l’aéroport de Timisoara dans le cadre du programme français dit de «retours volontaires». Conformément à ce programme, très critiqué par les ONG travaillant pour l’intégration des Roms, l’Etat français verse à chaque adulte la somme de 300 euros et 100 euros par enfant.

Le coût de ce rapatriement s’élèverait à plus de 40.000 euros, sans compter les frais d’avion. « Nous sommes heureux car nous sommes rentrés à la maison sur le compte des Français », a déclaré l’un des Roms à son arrivée à Timisoara. Plusieurs ont exprimé leur volonté de retourner rapidement en France. (…)

Nord Eclair

France : Au cœur d’un trafic d’enfants roms

Un procès au Tribunal de Paris révèle les détails d’un trafic de mineurs roms entraînés à voler en France.

Le dossier montre aussi que les mis en cause et leurs proches ont réalisé de nombreux investissements immobiliers (immeubles et villas) près de Tandarei, leur région natale.

À la question apparemment banale «comment ça va?», il répond «très bien. Les enfants me rapportent beaucoup d’argent et d’autres choses…». Remus Stoian, un Rom de Roumanie, âgé de 40 ans, est accusé d’avoir initié, pour exploiter leur talent, plus d’une dizaine d’enfants roumains au vol. Il a déjà été condamné à cinq ans de prison, mais il a fait appel. Vendredi devant le tribunal de Paris, il a nié méthodiquement la plupart des faits reprochés. […]

Courant 2009, les policiers s’intéressent à une série d’agressions opérées selon la même technique: une poignée d’enfants ou d’adolescents entourent une personne – une femme le plus souvent – occupée à composer son code au distributeur bancaire. Pour la distraire, ils posent un journal ou une pétition sous le nez de la victime, en profitent pour taper la touche correspondant au montant le plus élevé possible, avant de prendre la fuite avec les billets. Ceux qui résistent risquent des coups. […]

Les enquêteurs remontent le fil jusqu’à un camp rom à Saint-Denis. Les écoutes révèlent un véritable trafic entre la France, la Roumanie et même l’Angleterre. Les enfants tournent, pris en main localement par des chefs de réseaux. […]

Les interrogatoires mettent en lumière un système clanique organisé: un camp est dirigé par un chef, qui vend les emplacements aux nouveaux arrivants. Les perquisitions menées sur place ont permis de mettre la main sur d’importantes sommes en liquide, des billets d’avion montrant d’incessants allers et retours Paris-Bucarest, des bordereaux d’envoi d’argent en Roumanie de plusieurs milliers d’euros à chaque fois. Le tout souvent caché dans les vêtements des femmes. À partir des aveux des enfants, les enquêteurs ont évalué les sommes en jeu à près de 100 000 euros. «Mais les montants réels sont bien plus importants», estime une source judiciaire. […] Actuellement, près de 200 enfants roms seraient ainsi exploités. Plusieurs enquêtes préliminaires ont été ouvertes.

Le Figaro

Christine Lazerges : «Les Roms sont des citoyens européens comme vous et moi»

Christine Lazerges qui sera officiellement nommée fin septembre à la tête de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) livre son point de vue sur la gestion du dossier des Roms par le gouvernement et déplore en particulier les démantèlements de camps par la gauche.

C’est devenu banal de le dire, mais la dédiabolisation du Front national a des effets induits sur le respect des droits de l’homme. A cet égard, la mission de la CNCDH est d’être d’une vigilance absolue.

On sent depuis plusieurs semaines une tension entre les principales associations de défense des droits de l’homme et le ministère de l’Intérieur, notamment sur le dossier des Roms.

Il y a effectivement une tension, mais le quinquennat a aussi débuté de façon un peu compliquée entre la Place Beauvau et la Place Vendôme [les ministères de l’Intérieur et de la Justice, ndlr]. C’est classique. [….] Concernant les associations, il y a de la déception. Elles ont attendu dix ans ce changement politique et les premiers signes ne sont pas là, y compris sur le plan financier. Depuis dix ans, ces associations galèrent et le premier message qu’on leur adresse, c’est le démantèlement des camps de Roms. […]

Partagez-vous l’opinion de Manuel Valls lorsqu’il dit que les solutions sont d’abord à trouver dans les pays d’origine ?

Je tiens à rappeler que les Roms sont des citoyens européens comme vous et moi. Ensuite, il est a minima logique que la France, qui se revendique à l’étranger comme le «pays des droits de l’homme», soit irréprochable sur son territoire. Mais il est aussi entendu que la Roumanie et la Bulgarie doivent faire des efforts considérables. Il ne faut pas se voiler la face : les Roms représentent un casse-tête, c’est évident. En tant qu’ancienne élue locale, je connais bien ce problème. Mais c’est l’intégration, et non l’exclusion, qui permettra d’avancer. […]

Libération