90% des mendiants de la capitale suédoise sont Roumains

La ministre suédoise aux Affaires européennes, Birgitta Ohlsson, a exprimé mardi sa « colère » à propos de la Roumanie qui refuse sa proposition d’aide extérieure pour dépenser les fonds européens destinés à l’intégration des Roms.

« Je suis en colère, navrée et déçue. Mais nous n’abandonnons pas », a dit Mme Ohlsson dans un entretien accordé au quotidien Dagens Nyheter.

La ministre a révélé que le gouvernement roumain s’opposait à l’installation d’un groupe d’experts de l’Union européenne qui permettrait que les budgets mis à disposition par Bruxelles parviennent effectivement aux Roms.

« Je crois que c’est une question d’inertie et de prestige politiques: on ne veut pas que d’autres pays s’immiscent dans les affaires de politique intérieure. En plus, ce n’est pas une question grâce à laquelle les gouvernements et élus roumains gagnent les élections. Cela me rend folle de voir le désintérêt qu’ils ont montré pour le sujet », a poursuivi la ministre.

D’après des chiffres du comité d’action sociale de la Ville de Stockholm cité par Dagens Nyheter, 90% des mendiants de la capitale suédoise sont Roumains.

La Roumanie a des difficultés notoires à absorber les fonds de l’UE. Entre 2007 et 2013, elle n’a dépensé que 26,5% de ceux alloués pour la période.

En février, après que le ministre de l’Intégration suédois Erik Ullenhag eut estimé « profondément préoccupant que la Roumanie (…) ne réclame pas les moyens de l’UE qui existent pour améliorer la situation des Roms », l’ambassadeur de Roumanie à Stockholm avait suggéré à la Suède d’interdire la mendicité.

La Suède se refuse à cette solution, préférant démanteler les campements les plus insalubres qu’établissent des Roumains en marge des villes.

« Je ne sais combien de camps de Roms j’ai visité en Europe où les enfants grandissent littéralement dans des décharges », a déploré Mme Ohlsson mardi.

« Je trouve que c’est épouvantable et je suis vraiment révulsée quand des gens proposent d’interdire la mendicité« , a-t-elle ajouté.

Huffingtion québec, merci à l’AFP

Montpellier : les Roumains amenaient les prostituées en Jaguar (màj : la PJ sous le choc de leur remise en liberté)

RTL 05/04/2014
À Montpellier, trois proxénètes roumains, déjà condamnés dans leur pays pour les mêmes faits, ont été remis en liberté dans l’attente de leur procès.

La police judiciaire de Montpellier est encore sous le choc après la remise en liberté de trois proxénètes roumains par le tribunal correctionnel de la ville, mercredi 2 avril.  (…)

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RTL

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Le trio de proxénètes menait cinq jeune femmes sur le trottoir pour qu’elles se prostituent « intensément ».

Trois hommes, de 27, 28 et 35 ans, soupçonnés d’avoir prostitué cinq filles de 18 à 21 ans, ont été libérés. Malgré les faits relevés par l’enquête de la police judiciaire et contrairement à ce qu’avait demandé le parquet.

Trois ressortissants roumains, arrêtés dimanche 30 mars par la police judiciaire, et soupçonnés de proxénétisme, ont été présentés au tribunal mercredi 2 avril. Mes Mendel et Mousset ont demandé un délai et, étonnement, obtenu la libération des mis en cause en attendant le nouveau procès, début juin, contrairement à ce qu’a demandé le parquet.

Ces individus avaient été interpellés par la police dimanche 30 mars. Vivant dans un hôtel de Saint-Jean-de-Védas (Hérault), ils sont soupçonné d’avoir mis sur le trottoir leurs compatriotes et perçu une bonne partie de leur recette. L’un d’eux amenait même les filles dans sa Jaguar pour les faire travailler de manière intensive : la journée sur la RN113 (sur les communes de Fabrègues, Gigean, Vic-la-Gardiole ou Mireval) et la nuit en périphérie de Montpellier, avenue de Toulouse et au niveau du rond-point du Grand M.

L’enquête a nécessité de longues investigations pour la PJ, notamment en terme de filature, pour “accrocher” les mis en cause. En garde à vue, les suspects ont contesté les faits. « Ils disent qu’ils ne les ont pas contraintes, qu’ils n’ont bénéficié de rien », détaille un proche de la défense. Deux des souteneurs présumés ont même affirmé qu’eux aussi se prostituaient… Une manière d’échapper aux accusations de proxénétisme ? « Ça apparaît très peu crédible, on ne les croit pas », indiquait le procureur Christophe Barret, qui supervise le dossier. Leurs trois véhicules (Mondeo + Rover et Jaguar) ont été saisis, comme 2.000 € en liquide retrouvés à l’hôtel.

Midi Libre

Vols de carburant et de bijoux dans la Somme: les gendarmes appellent à la vigilance

La gendarmerie de la Somme signale l’augmentation de deux formes de délinquance dans le département: les vols de bijoux sur personnes vulnérables et les vols de carburant dans le réservoir des poids lourds. Elle incite les particuliers et les chauffeurs routiers à être vigilants.

Les vols de carburant, dans les réservoirs des poids lourds sur les aires d’autoroute ou de repos sont en augmentation depuis plusieurs mois. Selon les gendarmes de la Somme, cette délinquance est actuellement pratiquée par des chauffeurs de poids en provenance de Roumanie voire de divers pays de l’est de l’Europe.

Le modus operandi des voleurs est le suivant : profitant des « coupures » effectuées par les chauffeurs routiers, ils stationnenent leur propre camion à côté de celui de la victime, en ouvrant les réservoirs et les siphonnent à l’aide de pompes électriques dont le débit permet, dans le plus grand silence, de récupérer plus de 500 litres de carburant en moins de 5 minutes. Le préjudice peut atteindre 800 à 1000 euros en une seule opération.

Les vols de bijoux sur personnes vulnérables, tendent à faire leur apparition depuis quelques semaines dans le département de la Somme. Cette forme de délinquance est pratiquée par des gens issus des pays de l’Est. Les délinquants agissent en équipe de deux femmes ou en groupes de trois à quatre individus. Les victimes sont essentiellement des personnes âgées ou vulnérables.

Les malfaiteurs abordent leur victime en prétextant la recherche d’un renseignement ou l’obtention d’une aide quelconque. Après l’avoir obtenu, ils remerciement la personne en l’embrassant ou en lui remettant un collier ou une médaille qu’ils lui attachent autour du cou. Au même moment, ils en profitent pour subtilser les bijoux portés par la victime. Les objets volés sont ensuite fondus ou revendus par des individus qui se positionnent pendant de cours moments sur les rond-points du département et plus particulièrement sur ceux situées à la périphérie d’Amiens.

France 3

Mulhouse (68) : Trois proxénètes roumains arrêtés, un réseau démantelé

Une série d’interpellations ont eu lieu la semaine dernière à Mulhouse, au terme de plusieurs mois d’enquête de la police sur les milieux de la prostitution roumaine. Au départ, une Roumaine recrutée par petites annonces pour venir « travailler » en France avait dénoncé ce qui était en fait un réseau de prostitution.

Après investigation, la police estime entre 15 et 30 le nombre jeunes majeures ayant été victimes d’un couple de Roumains résidant rue des Fabriques à Mulhouse. Le couple en question a été interpellé le 1er avril au matin, de même que cinq autres personnes, dont quatre ont été libérées. Plusieurs milliers d’euros d’argent liquide ont été saisis, mais l’essentiel des profits de ce trafic d’êtres humains serait retourné en Roumanie. Un homme de 28 ans, soupçonné d’être à la tête de ce réseau, est par ailleurs activement recherché.

L’Alsace

Huit Roumains arrêtés pour 144 cambriolages

Huit Roumains, soupçonnés de 144 cambriolages d’hangars agricoles depuis septembre 2013 dans l’est de la France, ont été arrêtés mercredi en France, en Allemagne et en Roumanie, a-t-on appris aujourd’hui auprès de la gendarmerie. Très mobiles, ces huit malfaiteurs, âgés de 35 à 40 ans, ont écumé les campagnes de Lorraine, Alsace et Champagne-Ardennes pour voler de nuit des outils agricoles entreposés dans des hangars, pour les revendre en Roumanie.


Quatre ont été interpellés à Strasbourg, dont trois ont été mis en examen et écroués pour vol et recel en bande organisée, selon une source judiciaire. Deux autres ont été arrêtés en Bavière (Allemagne) et deux autres dans le sud de la Roumanie dans l’attente de leur extradition vers la France. Une douzaine de perquisitions ont été menées sous commission rogatoire internationale dans le sud-ouest de la Roumanie, permettant de retrouver des outils signalés volés en France. « Les malfaiteurs, tous originaires de la même région en Roumanie agissaient en équipes de quatre/six personnes et ciblaient le matériel agricole utilisé quotidiennement par les agriculteurs, comme des débroussailleuses, du carburant, des câbles… », explique-t-on à l’OCLDI.

Le montant du préjudice est d’au moins « 500.000 euros », précise l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), co-saisi de l’enquête avec la section de recherches de Nancy, avec l’appui de gendarmes de Lorraine et d’Alsace. « Cette équipe, identifiée rapidement grâce à l’aide déterminante de la police roumaine, avait causé beaucoup d’émoi au sein de la communauté agricole. Certains, excédés, avaient même fait usage de leur arme de chasse pour faire fuir les voleurs », a expliqué le porte-parole de l’OCLDI.

Le Figaro

L’Allemagne prépare une offensive contre les fraudeurs sociaux immigrés (vidéo)

Berlin veut lutter contre les étrangers, originaires d‘États membres de l’Union européenne, et qui profiteraient de la libre circulation des personnes pour venir bénéficier des allocations allemandes.

“Le nombre de migrants de Bulgarie et de Roumanie et le nombre de problèmes sociaux qui sont en partie liés restent raisonnables, maîtrisables, au niveau national. Mais ils sont problématiques dans certaines régions, et l’augmentation des chiffres est inquiétante. C’est pour cela qu’il faut les contrecarrer avant que cela ne devienne un important problème national”, explique le ministre de l’Intérieur Thomas de Maizière.

Les conclusions provisoires du rapport publiées hier sont le résultat d’un débat houleux au sein de la coalition gouvernementale depuis l’ouverture des frontières bulgare et roumaine. Pourtant, les rédacteurs reconnaissent que l’immigration est, pour l’heure, essentielle à l‘économie allemande qui manque de main d‘œuvre.

Euronews

Roms : Pour le gouvernement, il s’agit d’un problème de logement, pas d’immigration

Alors que les campements illicites de Roms sont devenus un sujet récurrent de crispations politiques, c’est dans une relative discrétion, lundi 10 mars, qu’une convention entre le gouvernement et la société d’économie mixte Adoma (ex-Sonacotra), spécialisée dans le logement des plus démunis, a été signée, afin d’aider à la résorption de ce qu’il est désormais convenu d’appeler des «bidonvilles».

Relire Cyril et Sophie, bientôt à la rue

A deux semaines des élections municipales, ce changement n’est pas que sémantique. Il révèle une nouvelle approche. Alors que, sous Nicolas Sarkozy, les Roms étaient d’abord considérés comme des migrants en situation irrégulière à expulser s’ils n’étaient pas autonomes financièrement – soit une application stricte de la législation européenne en matière de séjour –, la gauche semble de plus en plus considérer qu’il y a moins un problème d’immigration à régler que de logement.

En signant ce nouveau partenariat pour trois ans avec Adoma, le gouvernement s’aligne sur une analyse défendue par le monde associatif : celle selon laquelle la proximité géographique entre la France, la Roumanie et la Bulgarie risque de maintenir longtemps des bidonvilles aux abords des grandes agglomérations. Une situation source de tensions multiples à laquelle il conviendrait mieux de mettre fin en relogeant progressivement leurs occupants. D’autant que ceux-ci ne seraient pas plus de 20 000 en France, soit 3 000 à 4 000 familles. […]

Pour tenter de sortir de cette impasse, le gouvernement a, en plus d’Adoma, missionné depuis septembre 2013 un sous-préfet spécialement chargé du suivi des campements illicites à la préfecture d’Ile-de-France, Jérôme Normand. […] M. Normand est par ailleurs engagé dans une évaluation de la quinzaine de villages d’insertion de la région. Ces villages fonctionnent relativement bien, mais sont très onéreux. En Seine-Saint-Denis, pour 500 personnes réparties dans cinq villages, il a fallu plus de 5 millions d’euros. Le travail de M. Normand devrait donner lieu à des propositions d’ici à l’été.

Toute la difficulté pour M. Normand comme pour Adoma, devrait être de faire adhérer à des programmes d’insertion un public très précarisé, concentré sur une vie au jour le jour. Même dans les villages d’insertion, le taux d’assiduité en cours des enfants ne dépasse pas 40 %. Et ce, alors que les parents s’engagent en principe à les scolariser en échange du logement.

Le Monde (Merci à rastignac )

Un camp d’une centaine de Roms évacué à Saint-Fons

Environ 130 personnes, dont des familles, ont été évacués tôt ce mercredi matin d’un camp de fortune qu’elles occupaient depuis plusieurs mois à Saint-Fons, en bordure du périphérique.

L’évacuation par la police a débuté peu avant 7 heures, boulevard Sampaix, où s’étaient installés sur un terrain privé une centaine de Roms roumains. La préfecture du Rhône, après vérification des identités des occupants, a dénombré 133 personnes dont quatre familles avec des enfants de moins de trois ans. Ces dernières, soit onze personnes ont immédiatement bénéficié «de mesures de mise à l’abri».

A la suite de cette expulsion, une personne, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, a été interpellée.

Le Progrès

340 téléphones, rachetés en Roumanie, volés: quatre employés jugés

L’enquête de la police chalonnaise aura duré 2 ans et demi dans un dossier technique et complexe dont le préjudice s’élève à 122 000 euros et 340 téléphones volés.

quatre témoins et autant de prévenus cités, c’est ce dossier qui a été jugé pendant 6 heures à l’audience correctionnelle.

La société CEAT, basée à Chalon-sur-Saône et Longvic (21) réparait des portables. Kamal E., 33 ans, était responsable logistique. Jimmy B., 24 ans, travaillait au service logistique. Soumaya D., 29 ans était technicienne de réparation ainsi de Romain V., 32 ans.

Le 30 décembre 2010 à Chalon-sur-Saône, un vigile découvre dans un carton de pièces détachées de portables, la présence inexplicable de 76 portables en état de marche dans un sac. Un élément troublant sera découvert par la suite, le doublage de la fermeture du carton par un ruban adhésif permettant de l’ouvrir et de le refermer en déjouant les systèmes de sécurité. Jimmy B., a reconnu sa participation : « Monsieur E. m’a demandé de sortir ces téléphones, je reconnais avoir mis ces téléphones dans un sac zippé et les avoir placés dans ce carton que j’ai refermé. Je devais avoir 1 000 ou 2 000 euros en compensation ! »

Romain V., absent avait reconnu avoir aidé Jimmy B. à la confection de ce carton, mais tout ignorer du stratagème.

Soumaya D., 28 ans, avait reconnu pratiquer des opérations de maintenance sur des appareils sans scanner le code email pour effacer la traçabilité de 20 téléphones à la demande de Kamal E.. Elle dément à l’audience : « Je ne pensais pas participer à des vols, c’est de la manipulation, je n’ai rien fait ! »

Kamal E. qui faisait exceptionnellement des navettes entre les deux villes sera très loquace mais catégorique : « J’ai transporté les cartons ce jour-là, c’est tout, et je n’ai jamais ouvert le véhicule ! ». Il nie toute implication dans ces vols : « Je ne sais pas pourquoi Jimmy B. m’accuse ! ». « Il n’y a plus de disparitions de portables depuis votre licenciement ! », souligne quand même Mme Therme. La partie civile :

« C’est lui qui réceptionne les colis de Roumanie qui les ouvre, il est responsable du vol des 76 portables et des 264 autres téléphones disparus sur l’année 2010 ».

Le ministère public, Isabelle Durnerin, se dit attachée aux droits de la défense, regrette l’absence d’une instruction et la disparition des scellés. À l’issue de son réquisitoire, elle demande la requalification en abus de confiance et complicité d’abus de confiance et requiert 8 mois avec sursis, pour Jimmy B., 3 avec sursis pour Soumaya D., la relaxe pour Romain V. et 18 mois dont 6 avec sursis pour le dernier prévenu…

Le JSL, merci à Marie Salers

Un ministre roumain : “Presqu’aucun pays en Europe n’est aussi xénophobe que les Pays-Bas”

Dans un entretien au quotidien Trouw, la ministre roumaine du Travail estime que les Pays-Bas sont devenus « racistes » et que la peur d’une immigration massive de Roumains et de Bulgares est « exagérée ».

Mariana Câmpeanu était à La Haye le 9 septembre avec ses homologues néerlandais et bulgare à l’occasion d’un sommet sur la migration des travailleurs, alors que l’ouverture des frontières néerlandaises aux travailleurs roumains et bulgares, le 1er janvier 2014, est l’objet de polémiques dans le pays.

La ministre a plaidé pour que les médias néerlandais « mettent davantage en avant la contribution des Européens de l’Est à l’économie néerlandaise », plutôt que de souligner le taux de criminalité des Roumains aux Pays-Bas.

PressEurop

Trois interpellations dans une affaire de traite d’êtres humains à Genève

Trois ressortissants roumains accusés d’avoir fait venir des compatriotes sur sol genevois en échange de sommes à taux d’intérêts « usuriers » ont été arrêtés début août.
(…) Le principal accusé, un homme de 43 ans, vantait les mérites de Genève à ses compatriotes, explique la police. Il racontait que la Suisse est un Eldorado, où il est aisé de commettre des vols, de se prostituer, ainsi que de mendier, ajoute-t-elle.

Des ressortissants roumains, dont le nombre n’a pas été précisé, auraient bénéficié de l’aide des trois suspects pour leur venue en Suisse. Dès leur arrivée dans la cité de Calvin, des sommes d’argent toujours plus élevées auraient été réclamées en échange. En cas de refus, des menaces, telles que bouter le feu à leur maison en Roumanie, auraient été proférées.

Le principal suspect, ainsi que sa femme, ont reconnu les faits.

RTS.ch

(Merci à Hofer)

Paris : Grande mobilisation contre les petits voleurs «souvent originaires des pays de l’Est»

Alors que la préfecture de police s’apprête à lancer une opération de prévention à destination des touristes, Myriam el- Khomri, l’adjointe (PS) de Bertrand Delanoë chargée de la sécurité, a proposé la mise en place d’une vaste coopération entre la Ville, les services de l’Etat et les responsables des lieux publics les plus touchés par ce type de délinquance : SNCF, RATP et les musées. Une initiative bien évidemment soutenue par la première adjointe au maire de Paris et candidate (PS) à l’élection municipale, Anne Hidalgo

Butte Montmartre (XVIIIe), hier. Un groupe de jeunes roumaines part à l’assaut des touristes, armés de fausses pétitions. Un phénomène contre lequel la préfecture de police vient de lancer une campagne de sensibilisation. Les sites touristiques sont leur terrain de jeu favori. Le lieu de toutes les arnaques.

Les bandes de jeunes garçons et filles, parfois mineurs, souvent originaires des pays de l’Est, sont désormais incontournables dans au moins cinq grands secteurs parisiens et les transports en commun les desservant : Notre-Dame (IVe) et le musée du Louvre (Ier), le quartier de l’Opéra et les grands magasins (IXe), la butte Montmartre (XVIIIe), les Champs-Elysées (VIIIe), le Champ-de-Mars (VIIe) et le Trocadéro (XVIe).

Faux sourds, faux muets, faux pétitionnaires, faux représentants d’associations caritatives : l’arnaque est à tous les coins de rue. Les papiers tendus aux touristes pour qu’ils y apposent leur signature et donnent quelques euros au passage ne sont bien souvent que le prétexte à une fouille en règle des poches et des sacs.

« C’est effrayant de les voir débarquer en bande, comme cela, confie une mère de famille, habituée du jardin de la butte Montmartre. Ce sont souvent des jeunes filles, par équipe de cinq ou six, parfois plus. Elles encerclent les touristes pour les dépouiller et repartent à toute vitesse. J’ai l’impression qu’elles sont de plus en plus nombreuses dans le quartier… » Le mois dernier, les agents du Louvre ont même débrayé pour protester contre l’invasion des pickpockets dans le plus grand musée du monde.
[…]

Le Parisien