Pôle emploi ou Pôle roumain ?

[extraits] Depuis le 1er janvier dernier, Pôle emploi fait face à un afflux de travailleurs roumains. Combien sont-ils ? Impossible à savoir car leurs entrées en France ne sont pas comptabilisées par le ministère de l’Intérieur. « De telles statistiques ne sont pas réalisées pour les étrangers citoyens d’États membres de l’Union européenne ».

Témoignages d’employés de Pôle emploi au bord de l’implosion : « J’ai enregistré un homme de 62 ans qui ne parlait pas français et qui n’avait aucune formation. Sa chance de trouver un travail est quasi nulle » ; « Une femme est venue inscrire son père qui comprenait à peine ce qui se passait .» « Les flux sont importants.

Il s’agit surtout d’hommes, roumains, voire bulgares, dans la force de l’âge. Mais qui ne parlent pas français et sont même parfois analphabètes. Ils viennent accompagnés de bénévoles d’associations qui traduisent pour eux. »

Pourquoi un tel engouement ? Parce qu’une telle inscription permet d’obtenir nombre d’avantages, notamment des formations en « français langue étrangère » (sic), des cours d’alphabétisation, l’ouverture à des droits aux aides sociales accordées par les communes : «aides qui vont de la gratuité des transports en commun à celle de la cantine pour les enfants, en passant par l’inscription à une épicerie sociale ».

Sans parler du système de santé français et surtout de la possibilité de surseoir à une éventuelle reconduite au pays natal. « En pratique, si un ressortissant européen démontre qu’il a cherché un emploi, qu’il a envoyé des CV, le délai de six mois est prolongé », indique Lise Faron, membre de la CIMADE.

bvoltaire.fr - merci Microlibats

Cernay (68) : cinq roumains interpellés pour cambriolages

Cinq ressortissants roumains ont été arrêtés après une course poursuite sur la RN66 avec les gendarmes de Cernay au cours de la nuit de dimanche à lundi, à Cernay.

Suite à la recrudescence des cambriolages dans des locaux industriels et commerciaux du canton de Cernay, un dispositif opérationnel de surveillance a été mis en place par les gendarmes de la compagnie de Thann, dans la nuit de dimanche à lundi.

Vers 1 h 15 du matin, les gendarmes de Cernay ont été alertés d’un déclenchement d’alarme à la société Holcim Béton à Cernay.  Rapidement sur les lieux, la patrouille cernéenne a pris en chasse un véhicule BMW qui venait de quitter les lieux.

Après une course poursuite sur 2 kilomètres avec les forces de l’ordre, le véhicule a pu être intercepté sur la RN66.  Les gendarmes ont interpellé dans la foulée les cinq occupants de cette voiture. Cinq ressortissants roumains âgés de 17 à 25 ans.

Les cinq individus venaient de commettre une tentative de vol avec effraction. Les perquisitions effectuées à leur domicile ont permis de retrouver divers matériels provenant de vols aggravés.  Les cinq individus ont été déférés cet après-midi au parquet de Mulhouse en vue d’une ouverture d’information judiciaire pour tentative de vol aggravé et recel. Ils seront ensuite présentés au juge des libertés et de la détention. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire.

L’Alsace

Evincer les Roms ? Dans les beaux quartiers de Paris seulement

Paris : une note interne d’un commissariat veut « évincer » les Roms des beaux quartiers

Une note interne au commissariat du VIe arrondissement de Paris préconise d’ »évincer systématiquement » les Roms de l’arrondissement, affirme Le Parisien.

Selon le quotidien, cette note, rédigée par un officier de police « sur instruction de la commissaire centrale », demande « dès à présent et jusqu’à nouvel ordre pour les effectifs du VIe arrondissement, de jour et de nuit, de localiser les familles roms vivant dans la rue et de les évincer systématiquement ».

Le maire UMP de l’arrondissement, Pierre Lecocq a déclaré n’être « pas choqué » par le ton de cette note mais être « choqué de voir des familles de Roms dans la rue avec des enfants en bas âge ». Ce qui pour lui, n’est « pas acceptable sur le plan humain et social ».

RTL.fr - merci antibarbare

———– Complément : Une BD très incorrecte sur les tziganes – roms – gitans (plus d’infos sur cette BD ici)

[CLIQUER POUR AGRANDIR]

 

 

Poitiers (86) : cambriolages en série, 3 roms condamnés

Quatre Roumains de la minorité Rom ,soupçonnés d’une vingtaine de cambriolages dans des habitations, étaient surveillés par les gendarmes de Poitiers. Une enquête lancée face à une recrudescence, depuis août, de cambriolages attribués à des équipes itinérantes sillonnant le département.

Jeudi dernier, les enquêteurs sont passés à l’action. « Ils revenaient de Charente où ils étaient allés commettre un cambriolage à Londigny. On les a interpellés à leur retour, trois au squat de la Gibauderie à Poitiers et un dans son logement à Saint-Benoît », indique la commandante Stéphanie Véra, commandant la compagnie de gendarmerie de Poitiers.

Trois hommes, dont deux frères, sont alors placés en garde à vue, ainsi qu’une femme trouvée en possession d’un sac rempli de bijoux. Des gardes à vue de 96 h. Depuis le début de l’année, l’affaire était suivie par le parquet de Rennes compétent pour les faits de criminalité organisée.

Les quatre interpellés sont soupçonnés de vols en bande organisée et association de malfaiteurs. Une qualification criminelle finalement abandonnée au terme des auditions et du renvoi devant le tribunal correctionnel de Rennes pour un procès en comparution immédiate qui s’est tenu mardi.

Si la femme interpellée, Miora, a été relaxée des faits de recel, les trois hommes ont été reconnus coupables de vol. Adrien, arrivé tout récemment au squat de la Gibauderie, écope d’un an avec sursis. Il a bénéficié d’une relaxe partielle.

Les frères Cavasciu, Leontin et Romulus, ont été lourdement condamnés : deux ans de prison avec maintien en détention pour le premier, quatre ans avec maintien en détention pour le second.

La Nouvelle République

En Flandre, des vols de métaux, gasoil, matériel, mais pas de coupables

En février, une série de vols a touché des agriculteurs et des artisans de Flandre, à Steene et Steenbecque. Au fil de leurs visites, le ou les voleurs se sont emparés de cuivre, de tuyaux de plomb, de 50 kg de câble électrique, de batteries de tracteurs et de camions, des robinets en laiton, des portières de camionnette, des outils, du gasoil…

L’enquête a amené trois Roumains à être jugés. Un seul se trouve à la barre du tribunal correctionnel, vendredi matin. Ils sont mis en cause après avoir été pistés à plusieurs reprises dans le secteur où ont été commis les vols par les gendarmes qui, une fois, ont trouvé des morceaux de câbles électriques dans leur voiture, une autre fois un tournevis et un démonte-pneu que les enquêteurs pensent compatibles avec les traces d’effraction relevées sur les lieux des cambriolages.

Le seul membre du trio qui comparaît a réponse à tout. Leur présence autour de Steene, en pleine nuit ? Ils s’étaient trompés de sortie d’autoroute ? Une autre fois non loin de Wormhout, vers 2 h du matin ? Ils ramenaient des couvertures et des vêtements suite au démantèlement du camp rom de Lille. Les outils ? Le prévenu les utilise pour faire de la mécanique, ce qui lui permet de gagner « 600 à 700 € par mois ». Le billet de 500 € retrouvé sur lui ? Un prêt effectué par un ami pour qu’il puisse retourner en Roumanie refaire sa carte d’identité.

Alors que les parties civiles, toutes présentes – chose rare – réclament des dédommagements allant jusqu’à près de 17 000 € pour un artisan, et que la substitut du procureur les estime coupable en requérant des peines de prison avec sursis ou ferme, l’avocate de la défense reprend point par point le dossier et sa « procédure mal ficelée. Il y a beaucoup d’approximations, d’erreurs. On n’a rien cherché et sur trois éléments on vient vous dire qu’ils ont commis ces faits. » Elle plaide la relaxe, que le tribunal prononcera. Malgré le pardon demandé par le prévenu avant que les juges ne délibèrent. Mais c’était juste parce qu’il était mal rasé, précisera-t-il ensuite…

La Voix du Nord

Poitiers (86) : Cambriolages en série : deux suspects arrêtés

La flambée des cambriolages continue. Deux personnes soupçonnées de pratiquer le vol en bande organisé ont été arrêtées jeudi par les gendarmes. Ils les pistaient. Jeudi, les gendarmes leur sont tombés dessus.

Une cellule d’enquête baptisée Roms 86 avait été mise en place par la gendarmerie soupçonnant des ressortissants roumains de pratiquer le cambriolage à grande échelle.

Des équipes organisées, originaires des pays de l’Est sont dans le collimateur des services de police et de gendarmerie. Récemment, ce sont des Serbes qui ont été arrêtés en région parisienne après une vingtaine de vols dans des magasins d’optique, notamment dans le Poitou. Là, les gendarmes pistent des Roumains, soupçonnés de rechercher l’argent liquide et les bijoux en or dans les habitations du Poitou.

Jeudi, deux personnes sont repérées puis interpellée. En début d’après-midi, les gendarmes en charge du dossier, et les policiers de Poitiers associés aux opérations, déboulent dans le quartier de la Gibauderie. « Ils sont venus dans l’appartement d’une des personnes qui est arrivée là avec sa femme il y a quinze jours », indique une des occupantes d’un l’ancien hôtel squatté par plusieurs familles roms.
Les gardes à vue des deux personnes interpellées jeudi peuvent durer jusqu’à 96 heures. Les gendarmes agissent dans le cadre d’une enquête pour vols en bande organisée suivie par la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes. L’enquête fait suite à de nombreux cambriolages commis depuis 2013, en zone gendarmerie mais aussi en zone police.

La Nouvelle République

Montpellier : les Roumains amenaient les prostituées en Jaguar (màj : la PJ sous le choc de leur remise en liberté)

RTL 05/04/2014
À Montpellier, trois proxénètes roumains, déjà condamnés dans leur pays pour les mêmes faits, ont été remis en liberté dans l’attente de leur procès.

La police judiciaire de Montpellier est encore sous le choc après la remise en liberté de trois proxénètes roumains par le tribunal correctionnel de la ville, mercredi 2 avril.  (…)

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RTL

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Le trio de proxénètes menait cinq jeune femmes sur le trottoir pour qu’elles se prostituent « intensément ».

Trois hommes, de 27, 28 et 35 ans, soupçonnés d’avoir prostitué cinq filles de 18 à 21 ans, ont été libérés. Malgré les faits relevés par l’enquête de la police judiciaire et contrairement à ce qu’avait demandé le parquet.

Trois ressortissants roumains, arrêtés dimanche 30 mars par la police judiciaire, et soupçonnés de proxénétisme, ont été présentés au tribunal mercredi 2 avril. Mes Mendel et Mousset ont demandé un délai et, étonnement, obtenu la libération des mis en cause en attendant le nouveau procès, début juin, contrairement à ce qu’a demandé le parquet.

Ces individus avaient été interpellés par la police dimanche 30 mars. Vivant dans un hôtel de Saint-Jean-de-Védas (Hérault), ils sont soupçonné d’avoir mis sur le trottoir leurs compatriotes et perçu une bonne partie de leur recette. L’un d’eux amenait même les filles dans sa Jaguar pour les faire travailler de manière intensive : la journée sur la RN113 (sur les communes de Fabrègues, Gigean, Vic-la-Gardiole ou Mireval) et la nuit en périphérie de Montpellier, avenue de Toulouse et au niveau du rond-point du Grand M.

L’enquête a nécessité de longues investigations pour la PJ, notamment en terme de filature, pour “accrocher” les mis en cause. En garde à vue, les suspects ont contesté les faits. « Ils disent qu’ils ne les ont pas contraintes, qu’ils n’ont bénéficié de rien », détaille un proche de la défense. Deux des souteneurs présumés ont même affirmé qu’eux aussi se prostituaient… Une manière d’échapper aux accusations de proxénétisme ? « Ça apparaît très peu crédible, on ne les croit pas », indiquait le procureur Christophe Barret, qui supervise le dossier. Leurs trois véhicules (Mondeo + Rover et Jaguar) ont été saisis, comme 2.000 € en liquide retrouvés à l’hôtel.

Midi Libre

Narbonne (11) : trois mois ferme pour les siphonneurs roumains

Les routiers roumains indéliquats avaient volé 800 litres de carburant dans la nuit du 1er avril sur l’aire de Fitou. Ils comparaissaient hier, jeudi.

L’action n’a duré que 25 minutes. Il est 1h 25 du matin sur l’aire d’autoroute de Fitou, la nuit du 1er avril. Deux hommes, âgés de 32 et 43 ans, à bord d’un semi-remorque espagnol se garent entre deux camions. « Sans aucune nervosité » (pv des gendarmes), avec une attitude « quasi professionnelle », l’un d’eux fracture le bouchon du réservoir du poids lourd voisin (« j’ai juste eu à tourner le bouchon », dira le prévenu), et ensemble ils déploient le dispositif de tuyaux accessible grâce à une découpe de la tôle sur leur camion, actionnent la pompe scellée dans un coffre sur le côté du semi-remorque et se servent. « 800 litres », dira la société victime du vol. « 400 litres », diront les prévenus.

Les gendarmes du peloton autoroutier de Narbonne sont là, ils voient tout. Attendent que le poids lourd reparte, l’arrêtent et interpellent les deux hommes.

Ce n’est pas la première fois que cela arrive, même si, dans ce cas précis, il s’agit de « primo-délinquants ». « C’est un phénomène qui prend une ampleur effrayante », constatera le procureur. Phénomène que les gendarmes prennent très au sérieux effectuant des surveillances renforcées sur l’axe Narbonne – frontière espagnole. Depuis, les flagrants délits s’accumulent et finissent en comparution immédiate.

Les deux chauffeurs routiers roumains ont écopé, pour le plus jeune d’un an d’emprisonnement dont 9 mois de sursis avec mandat de dépôt. Le plus âgé a été condamné à 8 mois de prison dont 5 mois avec sursis, avec mandat de dépôt. Leur poids lourd a été confisqué. Le ministère public avait requis 8 mois ferme et la confiscation du camion ainsi que de la carte grise.

L’indépendant

Rennes (35) : huit Roumains condamnés pour traite d’êtres humains et escroquerie

Huit Roumains impliqués dans un réseau de trafic d’être humains et d’escroqueries auprès des opérateurs téléphoniques ont été condamnés jeudi par la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes à des peines de 18 mois à cinq ans de prison.

Les huit hommes, dont cinq ont été interpellés en Roumanie, sont âgés de 25 à 51 ans. Trois ont été condamnés à cinq ans de prison, deux autres à quatre ans, deux autres à trois ans et le dernier à 18 mois. Ils étaient poursuivis notamment pour escroquerie en bande organisée et trafic d’être humains. L’enquête avait commencé en février 2012 dans la Manche avec des escroqueries dans des boutiques des trois opérateurs téléphoniques historiques (Orange, Bouygues, SFR). Des ressortissants roumains obtenaient via un compte bancaire non approvisionné un abonnement téléphonique leur permettant d’acheter des téléphones iPhone à bas prix qui étaient ensuite revendus en Roumanie.

Au fil de l’enquête les hommes de la PJ de Caen ont découvert que le réseau agissait aussi dans le Calvados, à Rennes, à Nantes et jusqu’à La Rochelle (Charente-Maritime). C’est dans dernière cette ville que les enquêteurs ont interpellé les trois autres hommes condamnés jeudi.

Ils ont aussi découvert que les chefs du réseau faisaient venir de Roumanie des compatriotes désoeuvrés auxquels ils promettaient un travail dans le bâtiment en France. Mais une fois arrivés ceux-ci étaient contraints de participer à l’escroquerie avec un objectif d’une dizaine d’iPhone par jour. Les trois opérateurs téléphoniques ont estimé le préjudice à plus de 200.000 euros chacun, selon la police judiciaire. En tout, environ 2.000 téléphones ont été ainsi frauduleusement acquis et revendus en Roumanie, selon cette même source qui précise que deux hommes identifiés comme faisant partie de ce réseau sont toujours en fuite en Roumanie.

France 3

Vols de carburant et de bijoux dans la Somme: les gendarmes appellent à la vigilance

La gendarmerie de la Somme signale l’augmentation de deux formes de délinquance dans le département: les vols de bijoux sur personnes vulnérables et les vols de carburant dans le réservoir des poids lourds. Elle incite les particuliers et les chauffeurs routiers à être vigilants.

Les vols de carburant, dans les réservoirs des poids lourds sur les aires d’autoroute ou de repos sont en augmentation depuis plusieurs mois. Selon les gendarmes de la Somme, cette délinquance est actuellement pratiquée par des chauffeurs de poids en provenance de Roumanie voire de divers pays de l’est de l’Europe.

Le modus operandi des voleurs est le suivant : profitant des « coupures » effectuées par les chauffeurs routiers, ils stationnenent leur propre camion à côté de celui de la victime, en ouvrant les réservoirs et les siphonnent à l’aide de pompes électriques dont le débit permet, dans le plus grand silence, de récupérer plus de 500 litres de carburant en moins de 5 minutes. Le préjudice peut atteindre 800 à 1000 euros en une seule opération.

Les vols de bijoux sur personnes vulnérables, tendent à faire leur apparition depuis quelques semaines dans le département de la Somme. Cette forme de délinquance est pratiquée par des gens issus des pays de l’Est. Les délinquants agissent en équipe de deux femmes ou en groupes de trois à quatre individus. Les victimes sont essentiellement des personnes âgées ou vulnérables.

Les malfaiteurs abordent leur victime en prétextant la recherche d’un renseignement ou l’obtention d’une aide quelconque. Après l’avoir obtenu, ils remerciement la personne en l’embrassant ou en lui remettant un collier ou une médaille qu’ils lui attachent autour du cou. Au même moment, ils en profitent pour subtilser les bijoux portés par la victime. Les objets volés sont ensuite fondus ou revendus par des individus qui se positionnent pendant de cours moments sur les rond-points du département et plus particulièrement sur ceux situées à la périphérie d’Amiens.

France 3

Carcassonne (11) : un réseau de voleurs de métaux roumains

De mars à décembre 2012 un réseau de voleurs Roumains a fait la razzia sur les métaux dans une quarantaine de caves coopératives. 4, 4 t pour un montant de plus de 56 000,00 €.

Les vols de cuivre, un véritable fléau, la SNCF est en première ligne pour ces actes de délinquance. Les trois prévenus (deux étaient présents) qui comparaissaient, hier, devant le tribunal correctionnel, s’étaient spécialisés, eux, dans les caves coopératives. De mars à décembre 2012, ils ont écumé pas moins d’une quarantaine de caves coopératives à un rythme digne d’un Stakanov. À leur tableau de chasse, les caves de Rouffiac d’Aude, Lézignan-Corbières, Capendu, Aigues-Vives, Azille… leurs proies : les robinets, vannes, tuyaux en cuivre, bronze, laiton, étain… tout était bon pour se faire de l’argent.

Les deux Roumains, Gheorghe Cazamir, âgé de 45 ans, et Liviu-Lonut Turic, 24 ans, comparaissent pour ces cambriolages qu’ils reconnaissent en partie mais aussi pour association de malfaiteurs et blanchiment d’argent. Car leur affaire tournait plutôt bien. En l’espace de quelques mois ils ont ainsi pu dérober quelque 4, 4 t de métaux avec un bénéfice estimé à pas moins de 56 000,00 €.

Car aussitôt le méfait perpétré, ils revendaient leur butin à une société spécialisée dans la récupération des métaux ; l’América-fer qui leur versait sur des comptes des sommes rondelettes qu’ils s’empressaient d’encaisser. Les deux prévenus n’ont guère été très bavards sur leur trafic, se chargeant mutuellement.

Les avocats de la défense tenteront de minimiser le rôle de leurs clients chargeant mutuellement l’autre, indiquant qu’une organisation qui les dépasse existe bel et bien. Après délibérations le tribunal a condamné Liviu-Lonut à 4 ans de prison ferme et Gheorghe Cazamir à 5 ans et le troisième prévenu à un an. Les prévenus devront également rembourser les parties civiles, très nombreuses, à hauteur de près de 1 000 000 € au total.

La Dépêche

Mulhouse (68) : Trois proxénètes roumains arrêtés, un réseau démantelé

Une série d’interpellations ont eu lieu la semaine dernière à Mulhouse, au terme de plusieurs mois d’enquête de la police sur les milieux de la prostitution roumaine. Au départ, une Roumaine recrutée par petites annonces pour venir « travailler » en France avait dénoncé ce qui était en fait un réseau de prostitution.

Après investigation, la police estime entre 15 et 30 le nombre jeunes majeures ayant été victimes d’un couple de Roumains résidant rue des Fabriques à Mulhouse. Le couple en question a été interpellé le 1er avril au matin, de même que cinq autres personnes, dont quatre ont été libérées. Plusieurs milliers d’euros d’argent liquide ont été saisis, mais l’essentiel des profits de ce trafic d’êtres humains serait retourné en Roumanie. Un homme de 28 ans, soupçonné d’être à la tête de ce réseau, est par ailleurs activement recherché.

L’Alsace