Recel de métaux : vague d’interpellations dans une entreprise lyonnaise

Lundi matin, plusieurs dizaines de gendarmes ont bouclé le quartier du port Edouard-Herriot dans le 7e arrondissement de Lyon.
Ils ont procédé à plusieurs interpellations et contrôles au sein de l’entreprise Recyclage de Métaux (RDM), soupçonnée d’être une plaque tournante du recel de métaux volés. Selon le Progrès, de nombreux Roms faisaient la queue le matin pour revendre leur butin.

Lyonmag

 

La maison squattée va être détruite

C’est une maison beige, délabrée, squattée par des miséreux venus de l’Est mais qui préfèrent encore vivre là que de retourner dans leur pays d’origine, la Roumanie. Ils sont arrivés l’été dernier. À la recherche d’un toit, ils se sont contentés de cet abri de fortune, une habitation de Reims Métropole désaffectée depuis plusieurs années, rue Léon-Faucher, à côté du collège Maryse-Bastié.

Un immeuble du Foyer rémois surplombe la maison. « C’est intenable », se lamente une locataire. « Les gens qui vivent là-dedans parlent fort. Ça crie. Il y a des chiens qui aboient à 5 heures du matin. »…

Autre désagrément : les ordures. « Ils entassent leurs détritus dans les caves de la maison. Ça sent mauvais. La semaine dernière, quand il faisait doux, je ne pouvais pas ouvrir mes fenêtres car il y avait plein de mouches. »

Les occupants de la maison sont des Roms. Leur nombre maximal a atteint une quinzaine d’adultes (sans compter les enfants). Ils résident régulièrement en France, disposent d’un travail et sont suivis par une association que les services de l’État ont missionnée pour leur trouver un logement.

L’union, merci à Jesse James

Un maire UMP espère que l’accueil de familles roms par les mairies « reprendra calmement, discrètement » après les élections

Les vives polémiques sur l’afflux des Roms et les fermetures de campements sauvages ont reflété l’inquiétude des maires de toutes couleurs politiques accusés avant les municipales soit de laxisme, soit d’inhumanité, au risque de perdre des électeurs.

… »Tous les maires se sont réveillés et se sont dit: +ouh là, les Roms vont poser un problème, il va falloir qu’on règle ce problème en expulsant+ », soupire sous couvert d’anonymat un bon connaisseur du dossier dans la région de Lille, qui compte 2.500 à 2.600 Roms, selon la présidente (PS) de la communauté urbaine, Martine Aubry.

Ces dernières années en France, les démantèlements de campements se multipliaient pendant l’été, quand les enfants ne sont pas scolarisés, mais les chiffres diminuaient à l’approche de l’hiver. Or, l’an dernier, cette inflexion n’a pas eu lieu: 5.203 personnes ont été expulsées de leur lieu de vie au troisième trimestre 2013 et 5.408 au dernier trimestre, selon la LDH….

Pris entre le rejet exprimé par certains administrés et les critiques des associations de soutien aux Roms, les maires tentent tant bien que mal de trouver un juste milieu.

La maire de Lille, Martine Aubry, affirme ainsi mener une politique « faite d’humanité et de fermeté », entre évacuation de bidonvilles et appels répétés à ce que l’Etat assure une meilleure répartition à l’échelle nationale des communautés roms et prenne en même temps des mesures permettant leur hébergement dans des conditions décentes.

Mais à quelques mois des élections, les mairies refusent pour la plupart d’ouvrir de nouveaux villages d’insertion ou terrains aménagés. « Ce n’est plus jouable maintenant: un maire qui veut se faire réélire, s’il dit +je vais accueillir trois familles roms+, il perd déjà pas mal de voix », note Bruno Mattéi, de l’association ATD Quart Monde en métropole lilloise.

Lors de l’installation fin 2012 de cinq familles sur une aire d’accueil d’Hellemmes, près de Lille, « j’ai reçu des messages fort sympathiques du genre +tu vas payer aux élections, on va te faire la peau+ », raconte le maire (PS), Frédéric Marchand. Il a fallu rassurer la population et « aujourd’hui, plus personne ne m’en parle », note l’édile, qui se représente cette année… et donc « préfère objectivement que (la crispation) soit survenue en décembre 2012 plutôt qu’en décembre 2013″.

« Les maires ne sont, je crois, pas opposés à l’inclusion sociale des familles qui ont envie de s’intégrer. C’est un problème très complexe parce qu’il faut les trouver, ces familles« , relève Patrick Masclet, maire (UMP) d’Arleux et président de l’association des maires du Nord.

L’élu espère que l’accueil de familles roms par les mairies « reprendra calmement, discrètement » après les élections. « C’est une politique de petits pas »…

Le Point

Deux fois plus de Roms expulsés de leurs camps en 2013 qu’en 2012. Rappel : Les préfets contraints de reloger les Roms

Le gouvernement a procédé en 2013 à un nombre record d’évacuations de campements roms, avec près de 20.000 personnes expulsées, deux fois plus qu’en 2012, selon un rapport présenté aujourd’hui par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et l’European Roma Rights Center (ERRC).

En 2013, d’après cette étude, les autorités ont démantelé 165 campements sur les 400 recensés en France, expulsant 19.380 personnes contre 9.404 en 2012 (97 camps) et 8.455 en 2011. Moins de 17.000 Roms, principalement originaires de Roumanie ou de Bulgarie, vivent dans des campements illicites, selon des statistiques officielles. Le nombre d’expulsions est supérieur car certaines personnes ont été déplacées à plusieurs reprises au cours de l’année.

« Ces évacuations forcées sont l’expression d’une politique de rejet » des Roms, qui a « empiré » sous la gauche, déplorent les auteurs du rapport. « Les autorités ne souhaitent qu’une seule chose: leur retour dans leur pays d’origine. » Mais, soulignent-ils, cette politique est « injustifiable, coûteuse et inutile puisque (…) les Roms vivent toujours en France dans un bidonville qu’ils ont reconstruit un peu plus loin ».

Alors que les expulsions ralentissaient d’ordinaire à l’approche de la période hivernale, elles se sont maintenues au dernier trimestre 2013 avec 5.408 personnes expulsées, selon ce décompte réalisé en recoupant les témoignages d’associations et les articles de presse.

Le Figaro

Les préfets contraints de reloger les Roms

Après Lyon, au début du mois, c’est à Ris-Orangis, en banlieue parisienne, qu’un préfet se trouve assigné par les familles de ressortissants roumains qu’il venait de faire expulser. Motif invoqué: le représentant de l’État n’applique pas le droit européen et surtout la circulaire Valls du 26 août 2012 qui impose, en cas de démantèlement de camp, de procéder à un diagnostic social et de proposer des solutions d’hébergement et d’insertion aux populations concernées.

Le Figaro

(Rhône) Villeurbanne, des roms veulent s’inscrire sur les listes électorales avec l’appui du MRAP (MàJ vidéo)

Alors que la date limite d’inscription sur les listes électorales est fixée à mardi soir, une vingtaine de Roms de l’agglomération lyonnaise s’est présentée lundi après-midi à la mairie de Villeurbanne pour effectuer cette démarche.

Il faut savoir que tout citoyen européen peut voter aux municipales et aux européennes. Les dossiers de ces Roms, qui sont de nationalité roumaine et qui vivent dans un squat à la Feyssine, ont été appuyés par le MRAP, selon France 3.

Lyonmag

Merci Vandenberghe pour la vidéo.

Paris : les voleurs de métaux convoitaient les barrières… de police

Ils n’avaient pas choisi la solution de facilité. Deux voleurs de métaux ont été interpellés vendredi matin après avoir tenté de s’emparer d’un stock conséquent de barrières en alu appartenant… à la préfecture de police (PP) de Paris.

Ces équipements (les barrières «Vauban» dans le jargon du maintien de l’ordre) étaient stockées dans un parc clos, situé à l’écart de la circulation, en bordure du bois de Boulogne.

Après trois précédents vols dans ce parc, les services logistiques de la préfecture de police avaient installé une discrète caméra pour surveiller le site. Les deux Roms qui s’y sont introduits en fin de matinée, après avoir fracturé le cadenas du portail, ont donc rapidement été repérés. Ils ont été interpellés quelques minutes plus tard par une patrouille de la brigade anti-criminalité alors qu’ils tentaient de s’enfuir

(…) Le Parisien

Lille: La justice somme le préfet de trouver un hébergement pour des Roms (màj vidéo)

Addendum vidéo :

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[Mise à jour 26 décembre]

Le tribunal administratif de Lille a ordonné au préfet du Nord de trouver un hébergement d’urgence pour 17 familles roms.

«Il est fait injonction au préfet du Nord d’indiquer à M. et Mme (…) dans un délai de sept jours un lieu d’hébergement susceptible de les accueillir avec leurs enfants » dit l’une de ces 17 ordonnances.

Une centaine de Roms, Roumains pour la plupart, sont hébergés à la Bourse du travail de Lille depuis leur expulsion d’un campement fin octobre. Parmi eux, une vingtaine de familles avaient saisi le tribunal administratif pour «atteinte gravissime et manifeste à une liberté fondamentale commise par le préfet du Nord», celle du droit à l’hébergement d’urgence.

20 minutes

——– ci dessous article du 23 décembre ——-

Une vingtaine de familles Roms, hébergées à la Bourse du travail de Lille depuis leur expulsion d’un campement fin octobre, ont assigné le préfet du Nord pour le contraindre à leur proposer une solution d’hébergement dans les deux jours.

Les familles ont décidé vendredi de saisir le tribunal administratif de Lille après l’expiration d’une offre du préfet d’héberger 52 personnes réfugiées à la Bourse du travail, sous réserve du départ volontaire de la cinquantaine d’autres.

Estimant que la préfecture du Nord avait porté «une atteinte manifeste et grave à une liberté fondamentale», celle du droit à l’hébergement d’urgence, les Roms ont déposé un référé-liberté, une procédure d’urgence.

Les dossiers de deux familles ont été plaidés lundi matin, en présence de Roms et de responsables associatifs et syndicaux, et vingt autres doivent l’être demain matin. Le juge des référés devrait ensuite rendre sa décision.

«Le droit à l’hébergement d’urgence est une liberté fondamentale» pour les personnes «sans abri» et «en grande détresse sociale», a plaidé l’avocate des familles, Me Eve Thieffry, citant une ordonnance du Conseil d’Etat de 2012. […]

Le Figaro

Le préfet du Nord sommé par la justice de trouver un hébergement pour des Roms

Le tribunal administratif de Lille a ordonné jeudi au préfet du Nord de trouver un hébergement d’urgence pour 17 familles roms actuellement accueillies à la Bourse du travail de Lille.

« Il est fait injonction au préfet du Nord d’indiquer à M. et Mme (…) dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance un lieu d’hébergement susceptible de les accueillir avec leurs enfants, à charge pour l’administration de justifier au tribunal des mesures prises », dit l’une de ces 17 ordonnances, selon Marc Paganel, vice-président du tribunal.

« Le magistrat, au cas par cas, est venu déterminer s’il y avait une situation d’extrême détresse pour dire qu’il était obligatoire pour le préfet de tout mettre en oeuvre pour trouver un hébergement d’urgence », a souligné l’avocate des familles, Me Eve Thieffry, qui n’avait eu en fin de matinée que les délibérés pour deux familles. (…)

BFM.tv

Propos sur les Roms : la plainte du MRAP contre Valls classée sans suite, JM Le Pen condamné

[N'est il pas étonnant que le même jour, dans deux affaires relatives à des propos sur les roms, une plainte contre un ministre soit classée sans suite alors que le président d'honneur du FN est condamné ?] 

[...] Dans les attendus de sa décision de classement, la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) estime notamment que « les propos incriminés s’insèrent dans un débat d’intérêt public, relatif au problème, qualifié par le ministre de +difficile et complexe+, de l’intégration des Roms ».

Hebergeur d'image

Le Figaro

Jean-Marie Le Pen condamné à une amende de 5.000 euros pour ses propos sur les Roms

Jean-Marie Le Pen condamné à une amende de 5.000 euros pour ses propos sur les Roms

Jean-Marie Le Pen condamné à une amende de 5.000 euros pour ses propos sur les Roms

Moquant les Roms, il avait suscité rires et applaudissements nourris en leur attribuant la phrase : « Nous, nous sommes comme les oiseaux, nous volons naturellement ».


lien direct de la vidéo sur VK : http://vk.com/video231636035_167065055
source : Les Inconnus, extrait du spectacle « Au secours tout va mieux »

Montpellier : la polémique enfle autour du village pour les Roms

Le conseil municipal de la ville de Montpellier (Hérault) s’est transformé en tribune électorale au sujet du projet de construction d’un village d’insertion pour les Roms.

Budget de la Ville pour 2014, village d’insertion pour les Roms et Cité du corps humain ont accaparé les trois premières heures du débat, lundi soir, lors de la séance du conseil municipal. L’avant-dernier que préside Hélène Mandroux avant la fin de son mandat. Les personnalités impliquées dans les prochaines élections municipales ne se sont pas privées de prises de position, notamment au sujet du village d’insertion pour les Roms.

2 M€ sont inscrits au budget 2014 pour sa réalisation. « Ou vous nous dites où vous comptez l’installer, ou vous ne le faites pas, a souligné le conseiller candidat UMP Jacques Domergue. Des milliers de Montpelliérains rencontrent des difficultés pour se loger, payer leur loyer… Avec ce village pour vingt familles – et que faites-vous des six cents autres personnes ? -, vous créez un sentiment d’inégalité au profit d’une population pour qui la seule solution est un retour au pays. »…

Toujours dans les rangs de l’opposition, Francis Viguier, pour la Gauche anticapitaliste, a souligné dans son intervention « la recherche systématique de bouc émissaire lorsque le sujet des Roms est abordé. Cette façon de faire est déplaisante et malsaine. » Pour le PCF et Michel Passet, « on est ému quand Mandela meurt et bien moins concret quand le problème arrive dans notre pays »…

Midi libre, merci à cogito ergo sum