Neuville (59) : les habitants s’insurgent contre l’installation d’une aire d’accueil pour les gens du voyage

A Neuville-en-Ferrain, l’installation d’une aire d’accueil pour les gens du voyage fait toujours polémique. L’enquête publique touche à sa fin, les registres sont entre les mains du commissaire enquêteur, à l’écoute des habitants insurgés.

L’implantation d’une aire d’accueil mobilise les habitants depuis le mois de février. Le commissaire enquêteur chargé du dossier a tenu une permanence à l’hôtel de ville et un bon nombre de Neuvillois ont saisi l’occasion pour exposer leurs inquiétudes ou exprimer leur colère.

Plusieurs associations et résidents se sont insurgés contre cette implantation. Trois registres ont été nécessaires pour recueillir pas moins de 2 000 signatures. « Je n’en ai jamais vu autant », affirme le commissaire enquêteur.

À six jours de la clôture de l’enquête publique, les Neuvillois continuent de se manifester. Dès neuf heures, une douzaine s’est présentée au bureau, et d’autres encore se sont succédé dans la matinée.

« Vous êtes allé voir les camps, comment ils sont devenus ? C’est une décharge, alors qu’ils ont tout, même des sanitaires… »

Voix du Nord

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Relire

 

Belgique. Les gens du voyage lancent des projectiles sur les automobilistes. 100 policiers investissent le camp.

Très grosse intervention policière dans la nuit de samedi à dimanche sur la route de Wallonie (Ghlin) Suite aux incidents survenus samedi soir et les projectiles lancés à l’encontre des automobilistes, la police de Mons avait, semble-t-il, décidé d’intervenir en force.

Une ambiance très tendue régnait cette nuit à Ghlin. Pas loin d’une centaine de policiers étaient sur les lieux. À l’appel de la police de Mons, des renforts des autres polices de proximité et de l’escadron spécial de la police fédérale ont débarqué dans le campement, fouillant une à une toutes les caravanes.

Il semble qu’il s’agit d’une démonstration de force, face à des gens du voyage. Pour rappel, des automobilistes avaient été pris pour cible. Des projectiles avaient été lancés et même, peut-être, des balles tirées au hasard à l’encontre des voitures qui passaient via le tronçon de la route qui longe le camp.

Une fébrilité qui a fort probablement un lien (représailles ?) avec la descente déjà opérée cette semaine. Plusieurs engins motorisés et de l’outillage de jardin avaient été découverts. Ce n’est pas la première fois que la police est contrainte d’intervenir dans ce campement.

Il y a quelques mois, les pompiers de Mons avaient été la cible de jets de pierre alors qu’ils y allaient seulement pour éteindre un feu.

LaProvince - Sud info

Merci pauvrebelgique

A Lille, le nombre de Roms ne cesse d’augmenter : « personne ne veut d’eux»

Le 12 avril, Martine Aubry s’est fendue d’un courrier aux riverains du camp rom de Lille-Sud. Le maire se déclare consciente de l’exaspération des habitants.

Luigi a bien reçu le courrier du maire. Face à son établissement, plus de 1000 Roms. « Le maire nous promet des solutions, mais lesquelles ? Le nombre de caravanes ne cesse d’augmenter. Les nuisances sont de plus en plus fortes comme le sentiment d’insécurité… Beaucoup de mes clients se plaignent de vols… On croit rêver. »

« On nous mène en bateau. Le problème est que personne ne veut d’eux et que de plus en plus de Roms s’installent. C’est devenu ingérable. »

« L’expulsion ne pourra être exécutée que lorsque des solutions de relocalisation seront proposées aux familles », écrit Martine Aubry.

« Qui sont les maires qui voudront les accueillir et quand ? », soupire Luigi. De l’autre côté de la rue, cela brûle à tout va. «Cela fait près de deux ans que l’on est contraint de surveiller nos poubelles pour qu’elles ne soient pas éventrées. »

Selon Martine Aubry, « d’autres terrains et solutions de relogement dans la région seront forcément nécessaires pour les accueillir. »

Nord Eclair
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Relire : Flers : les élus locaux rejettent le camp Rom. Selon le Préfet, «Lille est submergée» (vidéo)

«J’ai aidé des Roms et j’ai le sentiment d’avoir été arnaquée»

[Extraits] Suisse – Une centaine de Roms – des mendiants et ceux qui gravitent autour d’eux – arpentent les rues de Lausanne, la capitale vaudoise. Le malaise est profond: l’entrée en vigueur du règlement lausannois imposant des limites aux mendiants, programmée pour le 15 avril, a été reportée.

Pendant ce temps, d’autres tentent d’apporter un appui aux mendiants venus de Roumanie. Au final, la déception peut s’avérer forte… Florence, 77 ans, témoigne.

Elle est venue en aide à une famille formée des parents, de leurs deux fils et de leur belle-fille âgée de 17 ans, enceinte de sept ou huit mois. C’était en novembre: elle les avait découverts abrités dans un cabanon par grand froid. Plus de quatre mois après, elle se dit «écœurée»: «Ils m’ont roulée, je suis déçue. J’ai le sentiment d’avoir été arnaquée.»

Son cas n’est pas isolé, à en croire le sergent de la police municipale lausannoise, Gilbert Glassey, qui s’occupe des Roms en ville.

La Lausannoise, une voyageuse qui a séjourné en Afrique dans un cadre missionnaire et qui, animée par sa foi chrétienne, apporte son aide tous azimuts, a en effet mouillé la chemise pendant trente-cinq jours. Elle a donné des couvertures et des habits chauds.

«Chaque matin, je leur ai apporté du lait, du café, du thé chaud et du pain frais», raconte-t-elle, avant d’ajouter qu’elle leur a aussi distribué des repas chauds le soir. Lorsque la police a fait évacuer la cabane, Florence a trouvé une solution d’hébergement avec l’aide de sa paroisse catholique.

Les Roms ont un beau jour annoncé qu’ils rentraient en Roumanie pour «vivre normalement». La famille est bel et bien partie en décembre. Seulement, voilà: en janvier, Florence a retrouvé le groupe en train de mendier à Lausanne, sans le bébé laissé au pays.

«Quand je pense à tout ce que je leur ai donné. Et je les revois portant des habits misérables pour émouvoir les passants», déclare la bienfaitrice déçue. Ont-ils revendu le matériel qu’elle leur a remis?

Un policier déclare connaître des Vaudois qui, dans le but d’apporter leur aide, ont prêté plusieurs milliers de francs. Reverront-ils leur argent? «A mon avis, non», estime-t-il. Des Roms ont reçu un soutien financier pour «monter une ferme au pays» ou pour passer leur permis de conduire, mais rien ne s’est réalisé.

Autant d’histoires qui donnent aux donateurs le sentiment de s’être fait arnaquer.

Ces témoignages ne semblent pas surprendre la présidente de l’association d’aide aux Roms. «C’est normal, les Roms font des allers-retours. Ils viennent ici pour récolter de l’argent qu’ils envoient à ceux qui restent sur place.»

(24 heures)

Pickpockets du Louvre : Ne pas stigmatiser les Roms « car ce sont la pauvreté et la misère qui engendrent ce genre de situation »

Après la grève des agents mercredi, le musée a annoncé un certain nombre de mesures pour renforcer la sécurité.

[...] Souvent décrits comme «des mineurs venant d’Europe de l’Est» par les agents du musée, les pickpockets se déplacent quelquefois à «vingt ou trente». [...]

Christelle Guyader, adjointe technique à la direction du Louvre et membre du syndicat Sud, refuse pour autant toute stigmatisation d’une catégorie de population, rappelant que «ces mesures vont déplacer ailleurs le problème, car ce sont la pauvreté et la misère qui engendrent ce genre de situation».

Libération

Pickpockets : France 2 confirme une nouvelle fois Laurent Obertone

Après avoir confirmé le chiffre de 200 viols par jour, c’est dans son édition du 12 avril que le JT de France 2 confirme un autre chiffre de La France Orange Mécanique : 76000 vols de pickpockets cette dernière année en France.

RING

Un réseau de cambrioleurs roms démantelé : des dizaines de milliers d’euros retrouvés dans le bidonville

Vingt-deux membres présumés d’un réseau de cambrioleurs originaires d’ex-Yougoslavie et de Roumanie ont été interpellés cette semaine dans l’est et le sud-est de la France, ainsi qu’en Belgique et en région parisienne.

Une douzaine d’entre eux étaient en cours de présentation devant un juge d’instruction en vue d’être mises en examen pour vols en bandes organisées, association de malfaiteurs, mais aussi traite des êtres humains.

Structuré autour de trois clans familiaux de la communauté rom, ce réseau utilisait des mineurs, eux-mêmes encadrés par de jeunes adultes, pour pénétrer par effraction dans des maisons individuelles et y dérober du numéraire, des bijoux, voire du petit matériel comme des téléphones portables.

Cinquante-cinq cambriolages lui sont attribués depuis l’ouverture de l’information judiciaire, en août 2012, mais d’autres faits pourraient s’y ajouter, notamment en Allemagne où était basée une famille.

«Le fait d’utiliser des mineurs de 12 à 13 ans, voire plus jeunes, avait pour but évident de les faire échapper aux poursuites ou à la prison puisqu’ils sont le plus souvent relâchés ou considérés comme mineurs en danger et placés dans des foyers dont ils s’échappent rapidement».

Les personnes interpellées vivaient dans la précarité en caravane, camping-car, et dans un bidonville. Aucun objet n’a été retrouvé, mais chez certains, les enquêteurs ont mis la main sur des sommes de plusieurs dizaines de milliers d’euros que ne justifiait aucune ressource officielle.

20 Minutes

Après le préfet du Rhône, des familles roms assignent le préfet de l’Essonne en justice

Huit familles roms et un homme ont assigné le préfet de l’Essonne pour le contraindre à les reloger après avoir été expulsés de leur camp le 3 avril dernier.

Cette action en justice s’appuie notamment sur une décision rendue le 4 avril dernier par le tribunal administratif de Lyon. Ce dernier a en effet condamné le préfet du Rhône à reloger 10 familles expulsées d’un campement à Villeurbanne.

Elles ont été expulsées de leur campement de Ris-Orangis le 3 avril dernier. Une décision appliquée suite à la diffusion d’un arrêté municipal «motivé par des risques importants de sécurité». Aujourd’hui, huit familles roms, ainsi qu’un un homme célibataire, soit 43 personnes, ont assigné le préfet de l’Essonne devant le tribunal administratif de Versailles pour le contraindre à les reloger, a appris l’AFP auprès de l’avocate des familles.

Bien qu’ayant souligné le problème de saturation des centres d’accueil d’urgence, le tribunal a jugé que cela ne pouvait justifier «qu’aucune solution ne puisse être offerte à une famille sans abri, composée d’enfants en bas âge, compte tenu des conséquences graves pour ces enfants». […]

Métro

Rhône : le préfet refuse de reloger les Roms de Villeurbanne (MàJ: le préfet les aurait relogés)

[Ajout du 10 avril 2013]

Roms de Villeurbanne: le préfet les aurait relogés

Il a traîné des pieds mais il l’aurait finalement fait: le préfet aurait relogé ce mercredi les Roms expulsés de leur camp villeurbannais, comme la justice le lui intimait. « Sur les 10 familles ayant obtenu le droit à un hébergement, 6 sont placées dans des hôtels« , indique un communique du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap). Les quatre autres familles seraient désormais dans l’ancienne clinique « du rein » à Tassin, un lieu spécialement aménagé. [...] Jean-François Carenco avait quatre jours pour se conformer à cette décision. Il aurait donc pris quelques jours de plus.

Le MRAP et l’association Enfant Sans Toit regrettent ces solutions qui sont totalement inadaptées et interdisent tout accompagnement social.

Des associations qui signalent se tenir « prêtes à accompagner au Tribunal Administratif toutes les familles qui feraient à nouveau l’objet d’une expulsion et à qui on refuserait un hébergement d’urgence, ce qui constituerait une nouvelle violation de la loi ».

Article complet sur LyonCapitale


[Ajout du 9 avril 2013]

Quatre jours après avoir été condamné à reloger en urgence dix familles de Roms expulsées, le préfet du Rhône n’a toujours pas exécuté la décision de justice.

Me Amar a laissé entendre que le préfet préférait payer l’astreinte de 75 euros par jour par famille, ordonnée par le tribunal, plutôt que de proposer un hébergement à cette cinquantaine de personnes, qui ont trouvé refuge dans une salle paroissiale de Villeurbanne.

« Quand le plus haut représentant de l’Etat dans une région affiche ainsi son mépris pour les décisions de justice, on peut se demander si la France est encore un pays de droit », ont commenté le Mrap et l’association Enfant sans toit.

Plus de 4 000 Roms ont dû quitter leur lieu de vie au premier trimestre 2013, dont un millier après une agression contre leur campement ou un incendie, selon l’AEDH. Ce chiffre de 4 152 personnes déplacées depuis le 1er janvier correspond à un cinquième des 20 000 Roms vivant en France.

Il est en forte hausse par rapport au trimestre précédent (1 582 personnes), mais inférieur à l’été dernier, marqué par 40 sites démantelés (4 630 personnes). Il se répartit entre les personnes évacuées de force par les autorités (2 873), rapatriées (272) et forcées de quitter les lieux à la suite d’un incendie ou d’une agression (1 007).

Le Monde


4/04/13 – Le tribunal administratif de Lyon a condamné aujourd’hui le préfet du Rhône à reloger 10 des 12 familles, soit une cinquantaine de personnes, qu’il avait fait expulser le 28 mars d’un campement à Villeurbanne, sous astreinte de 75 euros par jour de retard.

Selon les ordonnances du juge des référés, dont l’AFP a eu copie, il est enjoint au préfet de proposer un logement à ces 10 familles « dans un délai de quatre jours » à compter de la notification de ces ordonnances. [...]

Le Figaro
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3/04/13 – Douze familles roms ont attaqué le préfet du Rhône devant le tribunal administratif de Lyon pour le contraindre à les reloger après leur expulsion de leur campement. Les avocates ont déposé en urgence douze « référés liberté hébergement » pour « ordonner au préfet du Rhône » de leur trouver un logement, sous peine d’astreinte financière. (…) Les deux avocates ont évoqué le droit européen et une circulaire d’août 2012 sur le démantèlement des camps, qui impose désormais des dispositions d’accompagnement, en amont et en aval des expulsions, et qui n’ont pas été respectées. « Il existe des moyens spécifiques mis en oeuvre par l’Union européenne avec des moyens financiers très importants pour procéder à l’intégration de ces personnes dans les Etats membres ». Figaro + Le Monde

8 avril : Journée internationale des Roms, victimes de «tziganophobie» (+vidéos)

« Beaucoup de Roms sont toujours victimes de la tziganophobie »

C’est le 8 avril 1971 que les Roms, première minorité de l’Union européenne, choisissaient les symboles de leur communauté ainsi que leur drapeau et leur hymne.

Peuple nomade formé de quatre groupes (Kalderash, Curara, Lovara, Boyasa), il fait partie de la famille des tziganes, souvent surnommé Romanichel ( » peuple de Rrom  » )

C’est vers l’an 1000, que les Roms quittent l’Inde et l’Egypte dont ils sont originaires. Ils atteignirent les Balkans vers le XIVe siècle. Se dispersant à travers l’Europe, ils se christianisent au contact de la population européenne. Jusqu’au XXe siècle, les Roms se retrouveront plus ou moins en bon terme avec les Européens.

Dès 1930, ils seront victimes de la politique raciale des nazis et de leur programme d’extermination et de génocide.

Entre 7 et 9 millions de Roms vivent en Europe. Beaucoup de Roms sont toujours victimes de la tziganophobie. Et celle-ci ne peut être combattue que par la reconnaissance de leur histoire, de leur culture, et de leur contribution au patrimoine européen.

Par l’ignorance ou par des d’idées reçus, ils sont encore victimes à différents degrés du racisme et de la discrimination. De nos jours, l’ampleur du génocide des Roms n’est pas assez reconnue auprès d’un large public, et certains ignorent même son existence.  (…)

La situation vécue par les Roms en France amène chacun à se questionner sur le nécessaire respect des droits de l’homme, en France bien entendu, mais aussi et surtout dans les pays d’origine des populations Roms où elles sont constamment discriminées et rejetées. La politique européenne est encore à construire en la matière!

Source : Journée mondiale

Cette année, une étude de l’Association européenne pour la Défense des Droits de l’Homme conclut à une radicalisation du rejet de cette minorité.

Source : TV5 Monde

• Vidéo : Roms. Fanny Ardant manifeste avec Amnesty International

Merci Zizanion pour la vidéo

• Vidéo : Camp de Roms à Vigneux.

« C’est ahurissant… Vous savez combien y’en a de camps comme ça ? 250 en Seine Saint-Denis, chiffre confidentiel du Ministère de l’intérieur. Les gens sont excédés.»

Roms de Saint-Fons : le gymnase Bellecombe va être fermé

Suite à l’incendie de leur campement à Saint-Fons, une centaine de Roms avait été relogée dans le gymnase du 6e arrondissement.

Je reçois énormément de lettres haineuses à leur encontre.

Une solution temporaire qui devrait prendre fin rapidement, le préfet du Rhône l’assure : « Je ne vous dirais pas quand ni où ils iront mais je vais fermer le gymnase ». Jean-François Carenco a également eu des propos très fermes à l’encontre des Roms : « Qu’ils fassent valoir leurs droits en Roumanie plutôt qu’ici. Il est hors de question que la Roumanie se déverse à Lyon. Je ne dis pas qu’il y a trop de Roms à Lyon mais il n’est pas raisonnable de croire que je peux loger tout le monde. Je reçois énormément de lettres haineuses à leur encontre. Il y aura d’autres expulsions de camps ».
Environ 2000 Roms sont recensés dans le département.

LyonMag

Rappel: Incendie d’un camp de roms à St Fons (69)