Des Roms en service civique… pour aider les Roms

« On veut travailler comme tout le monde, avoir une vie normale, une vie comme toi. » Pour la première fois, Romario et une vingtaine d’autres Roms exclus du marché du travail se sont engagés en service civique, premier pas vers une formation et peut-être un logement.

Depuis novembre, 24 jeunes Roms qui vivent dans des bidonvilles de la région parisienne ont été recrutés en service civique dans le cadre du projet « Romcivic » lancé par l’association Les Enfants du Canal. L’objectif est d’intégrer ces jeunes en France et de leur offrir, au bout, l’opportunité de faire une formation.

Pendant dix mois, à raison de 24 heures par semaine, ces Roms sont sensibilisés aux fondamentaux du droit grâce à la Ligue des droits de l’Homme et travaillent dans des campements qui ne sont pas les leurs. Une mission pour laquelle ils perçoivent 467 euros mensuels.

(…) Grâce à ses nouvelles connaissances en droit, cette mère de deux enfants n’a pas hésité à tenir tête aux forces de l’ordre avant l’évacuation de son propre campement, en décembre, démontrant ainsi sa détermination aux autres habitants, quelque peu sceptiques quant à la place d’une femme dans l’équipe du service civique.

« Ils ne nous font pas beaucoup confiance les gens dans les campements, parce qu’ils disent « hier et avant-hier tu as été comme nous, maintenant tu es plus blanc que nous ? », se désole-t-elle.

« Pourquoi tu viens nous demander à nous ce qu’on vit, ce qu’on fait, ce qu’on mange puisque tu es comme nous ? »

Malgré cette réaction de « jalousie », Alina ne désarme pas et se dit déterminée à « aider les Roumains, leur expliquer leurs droits ».

Clicanoo / AFP

Rudi le Rom et sa famille élargie de 100 enfants : « Les allocs, c’est totalement dingue ! »

[Traduction partielle d'un article du Daily Mail]

« Je ne vole plus. Je ne suis plus pauvre : je vis de vos allocs !  Et j’ai fait venir toute ma famille très vite. Pourquoi je travaillerais ? On me verse £300 par semaine [1460 euros/mois]  pour rien ! Et 170 livres de plus par enfant. On est au paradis ! »

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Paris : Un « technocrate de gauche » passé par Sciences-Po, HEC et Matignon agresse des Roms (màj Canal+)

Canal+ la Nouvelle Édition – 12/02/2014 – Qui en veut aux roms ?

L’agresseur vit dans le quartier; il a l’habitude de promener son chien – Canal +

[Dans ce reportage, le profil très atypique de l'agresseur, est passé sous silence]  

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Un homme de 40 ans, soupçonné de s’en être pris à un couple de Roms le 16 janvier à Paris, sera jugé le 7 avril, en correctionnelle. Il est poursuivi pour « violences volontaires avec préméditation, n’ayant entrainé aucune incapacité de travail ».

L’auteur présumé nie toute agression et motivation raciste. Il est présenté comme « un technocrate de gauche » par son avocat, mais un commerçant du quartier et une association d’aide aux sans-abri dessinent un tout autre portrait.

L’avocat évoque un haut-fonctionnaire passé par l’Institut d’études politiques (IEP) et l’Ecole des hautes études commerciales ( HEC) avant un atterrissage « un temps dans les services de Matignon ». Autant de portraits et de visages différents que le tribunal devra apprécier le 7 avril 2014.

(…) France Info

La SNCF prête à déployer une escadrille de drones pour ses voies

La SNCF a entrepris de tester différents types de drones sur son réseau pour contrôler l’état de ses ouvrages d’art et prévenir le vol de cuivre mais de nombreuses contraintes freinent pour l’heure un déploiement massif de ces engins.

Depuis trois mois, la SNCF expérimente deux scénarios de surveillance et de maintenance de son réseau ferré à l’aide de ces engins volant sans pilote, commandés à distance depuis une station au sol. Dans les deux cas, l’entreprise affirme qu’il s’agissait de premières mondiales.

Mardi dernier, c’est un avion radiocommandé de moins de 2 kilos de la société toulousaine Delair Tech qui a survolé un tronçon de 17 kilomètres entre les gares de Lavaur et de Damiatte, dans le Tarn. Équipé d’un capteur vidéo à capacité diurne et nocturne, l’engin a parcouru pendant trois heures les voies, à la recherche de voleurs de cuivre.

« Les vols de câble, c’est 350.000 heures de travail perdues, la désorganisation de la circulation ferroviaire, et un préjudice financier de l’ordre de 50 millions d’euros », explique Jean-Marie Roméro, directeur aux affaires territoriales SNCF.

Par satellite, le flux vidéo capté par le drone était retransmis en direct à Paris au Poste de commandement national de la sûreté, un moyen rapide mais encore expérimental pour centraliser les informations et réagir au plus tôt.

(…) Capital

Carcassonne: d’encombrants ‘filleuls’ pour les adjoints

Parrainés en 2013 par quatre élus, deux ados ont été recadrés pour des incivilités à répétition.

« Ça refroidit un peu… Je leur ai d’ailleurs dit que j’étais un peu dépité. Le parrainage engage tout le monde. » Deux jours après avoir reçu deux ados en mairie pour un sévère rappel à l’ordre lié à des « incivilités », la 1re adjointe Maryline Martinez avoue sa déception.

Parce qu’un lien bien particulier la lie à ces deux gamins de 12 et 13 ans. Le 12 juillet 2013, dans la salle Jean-Cau, avec leurs trois sœurs, ces jeunes roms bénéficiaient d’un parrainage républicain de haute tenue. Associés à Réseau éducation sans frontière de l’Aude (RESF 11) dans cette démarche, Maryline Martinez, Henry Garino, Michel Molhérat et Michel Cornuet avaient avec un plaisir non dissimulé enfilé leurs écharpes tricolores pour prendre sous leur aile ces enfants arrivés en France en 2011. Et leur assurer aide et protection dans les si longues démarches administratives nécessaires à la régularisation.

Noble engagement, qui a viré l’an passé à une lourde charge à gérer pour l’adjoint en charge de la sécurité Michel Molhérat. Persuadé que les deux ados « ne figuraient pas parmi les enfants parrainés », l’élu doit pourtant se rendre à l’évidence. Les deux aînés étaient bien au rang des cinq bénéficiaires de la cérémonie solennelle en mairie.

Installée dans une rue de la bastide, la famille n’a guère convaincu, et c’est un euphémisme, le voisinage ni les proches commerçants, agacés par les troubles, des incivilités ou une occupation ‘oisive’ de la voie publique. Au point que des professionnels ont ainsi saisi toutes les autorités locales courant 2013 pour que cessent enfin ces actes.

 

…Des problèmes suffisamment récurrents pour que l’élu souhaite que le sujet soit abordé lors d’un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), programmé la semaine passée en préfecture : « J’ai souhaité que la protection judiciaire de la jeunesse et le procureur de la République soient présents pour aborder le problème. Ce sont des gens qui vivent dans une grande difficulté : une aide éducative a été mise en place par le conseil général, et RESF va intervenir. »

Autre mesure, pour l’aîné de la fratrie, une présentation au juge des enfants d’ores et déjà programmée. De quoi « régler le problème », espère Michel Molhérat : « Vous êtes là, vous avez des droits mais aussi des devoirs, voilà ce qu’on leur a dit. Il y avait des comportements inacceptables. J’espère qu’ils ont compris le message.« …

L’indépendant, merci  à Marie Salers

Paris : à la découverte du 18e et de ses camps de Roms

En 2014 en plein Paris, de véritables bidonvilles roms se mettent en place en toute illégalité dans l’indifférence générale des responsables politiques. Comme le montrent ces images tournées porte de la Chapelle, les conditions d’hygiène dans ces camps roms sont hallucinantes et la gène pour le voisinage est au delà du supportable. Philippe Martel, candidat FN-RBM pour le 18e arrondissement de Paris dénonce l’installation de ces zones de non-droit dans la capitale, par des populations roms qui profitent de l’ouverture totale de nos frontières et se jouent de nos lois.

Roms « agressés » à l’acide : Najat Vallaud-Belkacem dénonce une « attaque à caractère raciste »,…

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem fustige ce jeudi 6 février, interrogée par le Lab, « l’agression [...] choquante », une « attaque à caractère raciste » dont ont été victimes plusieurs Roms autour de la place de la République, à Paris.

Mediapart a mis en ligne mercredi 5 février une enquête revélant l’ouverture d’une enquête préliminaire suite à la plainte enregistrée le 27 janvier dans le commissariat du IIIème arrondissement de Paris. La plainte d’un couple de Roms après qu’un homme eut aspergé leur matelas d’un produit corrosif.

La scène s’est déroulée le 16 janvier vers 21H30 près de la place de la République. Et ce ne serait pas la première fois, des Roms et des militants associatifs témoignant à Mediapart de plusieurs agressions.

Interrogée par le Lab, Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement Ayrault réagit en ces termes :

Cette agression à l’encontre d’une famille rom est choquante. Une plainte a été déposée et l’enquête en cours permettra, je l’espère, de retrouver rapidement l’auteur de ces faits et de le traduire en justice.

« Les indicateurs de racisme sont en hausse en France, c’est un phénomène particulièrement préoccupant, et nous n’avons pas attendu ce genre d’attaques à caractère raciste pour agir », poursuit la ministre en détaillant l’action du gouvernement…

Le Lab

« Votre attention s’il vous plaît, il y a des petites Romaines dans le métro ». La CGT réagit

Le classique « Pour ne pas tenter les pickpockets, fermez bien votre sac et surveillez vos effets personnels », annoncé en trois langues minimum par un agent de la RATP dans les métros parisiens, ne surprend plus.

Sa version politiquement incorrecte – « Il y a des petites Romaines dans la deuxième voiture, attention à vos effets personnels » – a choqué certains voyageurs, lorsqu’elle est a retenti, fin janvier, sur la ligne 1. Pas seulement pour l’affront fait aux habitantes de la capitale italienne (l’amalgame et le n’importe quoi entre les appellations Roms, Roumains et Romains )

Sur Twitter, Pascal Riché, directeur de la rédaction de Rue89, a raconté sa surprise d’usager :

« J’ai halluciné »

Les usagers de la ligne 14 aussi ont eu le droit à une annonce :

« Il y a des Roms qui volent dans le métro. Faites attention à vos affaires. »

Une passagère, qui a souhaité rester anonyme, nous témoigne par e-mail de son indignation :

« Le type de la station désignait clairement cette population… J’ai halluciné. »

Les enquêtes des médias sur les dessous du métro parisien participent allégrement à cette généralisation. A plusieurs reprises et dès qu’il est question de pickpockets ou de vols à l’arraché, le mot « Roms » arrive très vite.

Dès la seizième seconde de ce reportage de France 2 par exemple. Dans la vidéo, des policiers traquent les « petites voleuses ».

Ou encore dans cet autre reportage de France 2, où le journaliste mentionne une « voleuse roumaine », à deux reprises (à 11’06 et 11’55).

Surpris, le conducteur serait puni

Nous avons contacté Sabine Letellier, membre de la direction syndicale de la CGT. Elle condamne « fortement » cet « acte isolé », et qualifie l’annonce de « maladresse inacceptable » :

« Il convient d’annoncer la présence de “pickpockets” dans la rame ou la station, mais en aucun cas il n’est question de préciser le sexe, la couleur de peau ou une quelconque appartenance ethnique. »

Les seuls cas de figure où les agents sont amenés à faire une description – sur papier – physique d’un individu, c’est à la suite de faits de violences sur un voyageur ou sur un agent….

Parfois, ce sont les voyageurs qui font eux-même la police (ou la prévention). La rédactrice en chef de Rue89, Blandine Grosjean, a assisté à une scène tendue sur cette même ligne 9, il y a quelques semaines.

Une femme d’un soixantaine d’année a pris la parole, très fort :

« Les filles qui sont près de la porte du milieu dans cette rame ont déjà essayé de me voler mon téléphone, faites attention. »

Silence dans le wagon, tout le monde serre de plus près ses effets. Les gamines se lèvent et commencent à insulter la femme. Les portes s’ouvrent, elles disparaissent en courant après avoir tenté de l’atteindre par des crachats.

Rue 89, merci à Fly2thesky

Mal-logement : Cécile Duflot souhaite résorber les bidonvilles

La ministre du Logement a annoncé le lancement d’une mission nationale pour résorber les bidonvilles qui serait dotée d’un budget et de moyens propres.

Dans un camp de Roms à Aubervilliers

La ministre du Logement Cécile Duflot a annoncé vendredi le lancement d’une mission nationale pour résorber les bidonvilles qui se sont multipliés dans le pays. Intervenant lors de la réunion organisée à Paris par la Fondation Abbé Pierre pour la remise de son 19e rapport annuel sur l’état du mal-logement en France, la ministre a précisé que cette mission, qui serait dotée d’un budget et de moyens propres, serait confiée à l’Adoma (ex-Société nationale de construction de logements pour les travailleurs – Sonacotra).

« Avec cette mission ‘Bidonvilles’, nous apportons des réponses structurelles, nous nous inspirons de ce qui s’est fait dans les années 60.Nous sommes un pays qui a les moyens de faire face à cette situation », a annoncé Cécile Duflot en s’adressant aux quelque deux mille personnes rassemblées par la fondation Abbé Pierre dans l’un des halls du Palais des expositions de la porte de Versailles. « Une convention avec l’Adoma va être passée, avec un budget qui sera financé notamment par le ministère du Logement, mais pas seulement », a précisé la ministre lors d’un point de presse.

« Ce dispositif, qui sera mis à la disposition notamment des maires, existe déjà, il sera prêt à fonctionner au lendemain des prochaines élections municipales » a-t-elle précisé.

Cécile Duflot a également annoncé que « l’année 2014 serait aussi celle de la réalisation d’un véritable plan d’action en faveur des personnes reconnues prioritaires à la loi Dalo ».

Quelque 57 000 familles se sont vu attribuer le statut prioritaire à la Loi du logement opposable, mais « quand on est prioritaire Dalo et que l’on attend trois ou quatre ans, la loi perd tous son sens », a assuré la ministre devant les participants à la journée.

Cécile Duflot s’est enfin félicitée du vote par le Sénat, jeudi soir, du projet de loi rétablissant le bénéfice de la trêve hivernale à tous, y compris les occupants « sans droits ni titres », c’est-à-dire les squatters, qui en étaient exclus depuis 1991…

Le Point

Fausse fermeté sur les Roms : «les expulsions n’ont absolument pas doublé depuis un an»

Le 14 janvier, un rapport ­publié par la Ligue des droits de l’homme dénonçait un doublement des évacuations de Roms des camps installés en France.

Le jour même, le chef de l’État François Hollande, a déclaré que la France n’avait pas «à rougir» de cette politique.

Mais selon des fonctionnaires de la police aux frontières (PAF), les chiffres des éloignements de Roumains et Bulgares en situation irrégulière sur le territoire n’ont «absolument pas doublé depuis un an».

Le nombre d’expulsions des camps a en partie augmenté parce que des personnes ont été déplacées à plusieurs reprises».

En clair: ils sont restés sur le territoire français, malgré la ronde des démantèlements sous l’objectif des caméras.

Figaro

Prison avec sursis pour un médiateur de Roms, ancien directeur de campagne de la ministre Delaunay

Un médiateur de la Ville de Bordeaux auprès des Roms a été condamné aujourd’hui à un an de prison avec sursis pour avoir monnayé des évacuations de squats auprès d’opérateurs du bâtiment, des faits sans lien avec son emploi à la mairie.

Jérome Lobao, un des médiateurs au service de la mairie auprès des tziganes des pays de l’Est depuis 2011, a également été condamné à une interdiction d’exercer pendant cinq ans une fonction professionnelle ou sociale en lien avec les infractions.

Le ministère public avait requis 18 mois avec sursis contre le prévenu, qui était jugé au tribunal correctionnel de Bordeaux pour corruption passive et abus de confiance. L’interdiction d’exercer n’avait par contre pas été requise. Si le jugement est mis a exécution, il signifierait de fait la fin de son activité de médiateur pour la Ville, a indiqué à l’AFP son avocat Me Julien Mazille, qui avait plaidé la relaxe, et fera appel. Le médiateur avait été suspendu en décembre dans l’attente du procès.

Jérôme Lobao était accusé d’avoir monnayé auprès d’opérateurs du bâtiment sa médiation pour faciliter l’évacuation de squats de Roms dans la banlieue bordelaise, et d’avoir utilisé à des fins personnelles des fonds versés à son association Procom, faits portant sur des sommes avoisinant au total 20.000 euros. Jérôme Lobao avait été dénoncé par un des entrepreneurs concernés.

Son avocat a notamment plaidé l’aspect non-intentionnel des faits de corruption et des « maladresses » dans le jonglage entre fonds propres et fonds de l’association créée en 2005 qui aide les migrants, mais réduite avec le temps au point de se « confondre avec le prévenu »…

Le Figaro

Militant au sein du Parti socialiste, Jérôme Lobao a été le directeur de campagne de Michèle Delaunay lors des législatives de 2007. Membre du collectif Romeurope et président de l’association Procom, ce dernier est très estimé par la classe politique et médiatique locale, celle-ci louant sa « démarche civique ». Il semble que cette lune de miel avec le médiateur de la ville de Bordeaux risque de prendre rapidement fin.

Infos Bordeaux

Neuf roumains impliquées dans un trafic de tracteurs volés

Neuf personnes de nationalité roumaine impliquées dans un trafic international de tracteurs volés ont été interpellées lors d’une opération menée conjointement en France, en Espagne et en Roumanie, annonce mercredi la gendarmerie française.

Au total, 42 tracteurs agricoles neufs ont été dérobés entre avril 2012 et novembre 2013 pour un préjudice évalué à plus de 3,2 millions d’euros, dit-elle dans un communiqué.

[...]

Ils risquent une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle et 150.000 euros d’amende, selon Philippe Jaegle.

L’affaire a débuté dans la nuit du 2 au 3 novembre 2012 lors d’un vol de trois tracteurs neufs dans une concession dans la Haute-Vienne.

Le Point