Nancy : rien ne va plus entre les gens du voyage et les riverains.

[extraits]

La cohabitation entre le campement sauvage installé le long du canal de la Marne au Rhin et les habitants du quartier Marcel-Brot à Nancy est de plus en plus tendue. Le canardage d’un volatile, dimanche, a mis le feu aux poudres.

Les riverains, déjà excédés, n’en finissent plus d’interpeller le président de l’atelier de vie de quartier. L’épisode, survenu dimanche dernier, fait déborder la coupe. De jeunes tireurs, armés de carabines à plomb, ont canardé un cygne qui barbotait dans le canal Marne au Rhin… Un promeneur vivement ému est allé déposer le volatile sans vie à l’hôtel de police. Les fonctionnaires l’ont transporté à leur tour à l’animalerie de la Pépinière… « C’est intolérable ! », peste Gino Tognolli, président de l’AVQ en question.

Dans sa ligne de mire et celle des habitants d’un quartier au bord de la crise de nerf, les familles installées sur les berges, responsables selon eux de tous les maux. Par exemple de ces séances de gymkhana débridées, à coup de quad, qui se déroulent régulièrement à proximité du pont Molitor et qui laissent de grandes ornières dans des parcelles paysagées et entretenues « à grands frais par la CUGN » (…)

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Merci Charly

France : Fin de l’aide au retour pour les Roms

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a annoncé vendredi qu’il avait «décidé de mettre fin à l’aide au retour» offerte aux Roms qui acceptent de rentrer dans leur pays d’origine.

Selon les associations, la population rom en France –15 à 20.000 personnes– reste constante car les expulsés reviennent systématiquement.

«Les ONG comme les associations, ici ou là-bas, considèrent qu’elle a des effets pervers. Nous allons changer un dispositif inopérant», a-t-il déclaré sans donner de calendrier précis, lors d’un déplacement à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Cette aide «créé un circuit entre la Roumanie et notre pays», a ajouté M. Valls, qui avait déjà dénoncé en septembre les «effets pervers» du dispositif, jugé coûteux et inopérant par de nombreux acteurs.

Cette aide financière au retour volontaire dans leur pays d’origine (300 euros par adulte et 100 euros par enfant mineur) est versée aux étrangers ayant la nationalité d’un Etat membre de l’Union européenne, comme les Roms, présents en France depuis plus de 3 mois et en situation de dénuement ou de grande précarité, qu’ils soient en situation irrégulière ou non.

L’an dernier, plus de 10.600 personnes en ont bénéficié, dont 2.000 enfants, selon l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii).

Le Figaro (Merci à SaintJores50)

Comment le personnel hospitalier perçoit les Roms

Une chercheuse a enquêté sur la relation parfois compliquée entre les soignants et les patients roms. Des témoignages qui reflètent aussi les idées reçues autour de cette population.

Commission Stasi (2003), débats sur l’identité nationale et le voile intégral dans les lieux publics (2009 et 2010)… à chaque crispation autour des enjeux de «communautarisme» ou de «repli identitaire» l’hôpital cristallise l’attention. Lieu ouvert sur la société, et que tout le monde fréquente un jour ou l’autre, «c’est une caisse de résonnance privilégiée des débats publics», estime Dorothée Prud’homme. Forte de cette conviction la chercheuse (lire son interview à Libération.fr) a interrogé, dans le cadre de son travail de terrain pour sa thèse de doctorat, des professionnels hospitaliers dans quatre établissements publics d’Ile-de-France (personnel médical, paramédical, administratif). L’idée directrice était notamment de recueillir une parole libre sur leur perception de la population Rom et leur interprétation des usages que les patients roms font de l’hôpital. (…)

Un troisième type de difficulté est mis en avant par le cadre d’un service d’urgences : «La règle d’or c’est, pour venir t’enregistrer ici, comme toutes les urgences, il te faut un minimum de papiers, ta carte vitale et une pièce d’identité. Très souvent j’ai pas la pièce d’identité […] et la carte vitale… […] y’en a quelques-unes qui se baladent et […] ils se refilent les cartes. […] Quand tu regardes, j’ai un patient, il est venu la même semaine, pour une grippe, et un problème de ventre, et un problème de pied, et un… Tu dis : « Mais c’est pas vous que j’ai vu hier? », « Non, c’est pas moi », « Ah bon, mais pourquoi c’est le même dossier ? », « Ah, vous avez dû vous tromper », « Oui, c’est ça ! C’est bizarre, c’est le même numéro de sécu quand même ». Bon, puis y’en a certains qui sont carrément francs avec toi : « J’ai mon cousin qui vient de Roumanie », clairement il a pas de papiers». La peur de se faire expulser pousse ainsi de nombreux étrangers en situation irrégulière à produire des cartes de CMU appartenant à l’un de leur proche dans le but d’obtenir des soins qu’ils ne pourraient payer autrement. Pourtant, comme le répètent tous les professionnels hospitaliers, avec ou sans papier en règle, les services d’urgences accueillent tout le monde.

Finalement ces difficultés ne sont que le reflet de la précarité sociale et économique de la majorité des Roms en France. Une assistante sociale raconte: «On a eu une famille, c’était très, très compliqué parce que aucun respect des règles de l’hôpital, c’est-à-dire qu’il y a toute la famille qui venait se doucher à la maternité, ils venaient, c’était infernal […] franchement ouais, même nous qui sommes assistantes sociales, on a l’habitude, il y a un moment donné on leur a dit « Non, c’est plus possible » quoi, ils prenaient les urgences pour un accueil de jour, ils venaient là pour se laver les dents, changer le bébé.» D’autres soignants racontent comment les familles roms demandent à passer la nuit dans la salle d’attente des urgences faute de place au 115. Souvent les soignants comparent les Roms aux SDF ou aux toxicomanes pour leur dépendance vis-à-vis des services de base fournis par l’hôpital, comme les plateaux-repas, l’hébergement ou les soins d’hygiène.

Enfin, la réputation de profiteurs ou de voleurs poursuit les Roms jusqu’à l’hôpital. Alors que les soignants sont nombreux à décrire les Roms comme une population nomade ou vivant dans des  «bidonvilles», certains s’étonnent qu’ils ne puissent fournir d’adresse postale et font le lien avec la facturation des soins : «Souvent malheureusement, [ils] arrivent avec juste une pièce d’identité, en disant « Non, c’est plus ma bonne adresse », donc on se retrouve avec des fausses adresses, et des faux numéro de téléphone, donc après, pour les rappeler si on a un souci et qu’on doit les rappeler, ben voilà, ça arrive malheureusement souvent ça. Pour ne pas payer voilà, [ils] donnent une adresse bidon, un téléphone bidon et puis voilà», explique une infirmière du service maternité. (…)

Libération

Amnesty demande la fin des expulsions des campements roms

Pour Amnesty International, la France doit mettre fin aux expulsions des campements de Roms. « Si nous notons une amélioration au niveau de l’approche et du discours par rapport aux années précédentes où les Roms étaient souvent stigmatisés par les autorités, la pratique des expulsions forcées se poursuit au même rythme alarmant », explique, John Dalhuisen, directeur du programme Europe de l’organisation, à l’occasion de la sortie d’un rapport [PDF] intitulé « Chassés de toutes parts ».

(…) Le Monde

Roms vs étudiants : Tension extrême et « climat de guerre civile » à Villeneuve-d’Ascq (vidéo +MàJ)

Addendum 23/11/12 :

- Le président de Lille I menace de suspendre les activités de l’université, faute d’une évacuation. Un coup de poing sur la table. C’est l’effet de la motion prise par le conseil d’administration de l’université Lille I vendredi. La Voix du Nord

- Le maire, Gérard Caudron, demande à Manuel Valls d’expulser les 300 Roms du campus.

22/11/12 – Gérard Caudron, le maire de Villeneuve-d’Ascq, constate un climat de tension extrême entre les Roms riverains de l’Université et les étudiants. (22/11/12)

Ecoles « spéciales » pour les enfants roms : la République tchèque toujours montrée du doigt

Le commissaire aux droits de l’homme au Conseil de l’Europe était en République tchèque la semaine dernière. Depuis sa prise de fonctions en avril dernier à Strasbourg, le Letton Niels Muižnieks a fait de la communauté rom, minorité la plus vulnérable en Europe, une de ses priorités, avec l’éducation.

Le commissaire effectuait cette visite en République tchèque cinq ans après l’arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l’homme, qui avait reconnu la République tchèque coupable de bafouer le droit des enfants roms à une éducation sans discrimination en les plaçant dans des écoles dites « spéciales ».

Bien que destinées à des élèves souffrant d’un léger handicap mental, ces écoles spéciales regroupent en effet en réalité essentiellement des enfants roms. Cinq ans après cette condamnation, les choses n’ont peu ou pas évolué en République tchèque. (…)

Radio cz

Un nouveau charter de 192 Roms pour la Roumanie au départ de Lyon

Encore un charter pour la Macédoine et la Roumanie. Le vol doit partir à midi de l’aéroport Lyon Saint-Exupéry pour Bucarest, en Roumanie, via Skopje (Macédoine).

Selon la préfecture du Rhône, le vol charter est composé de 192 personnes. Toutes de nationalités roumaines et macédoniennes. Roms pour l’immense majorité d’entre elles, selon Jean-Philippe du MRAP (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), présent ce vendredi matin sur le lieu de leur regroupement à Lyon, dans le quartier de Perrache (2e arrondissement),

Ce dispositif, intitulé « aide au retour humanitaire », est piloté par l’OFII (Office Français de l’immigration et de l’intégration) et prévoit le versement de 300 euros par adulte et 100 euros par enfant si la personne accepte de rentrer « volontairement » dans son pays.[...]

rue89lyon

Marseille : Un bâtiment réquisitionné pour loger des roms

Une centaine de personnes, emmenées par le mouvement Emmaüs, ont réquisitionné tôt mardi matin l’ancienne caserne de gendarmerie de Plombières (14e) pour loger des familles Roms.

Certaines étaient jusqu’alors hébergées par le père Paul de la paroisse de la Belle-de-Mai (3e). Des camions d’Emmaüs ont apporté matelas, sommiers, groupe électrogène… afin de meubler les locaux vides. Selon la mairie, la caserne est en cours d’acquisition par la ville qui en sera prochainement propriétaire. «Ce lieu est fermé depuis un an alors que des gens dorment sur des cartons dans la rue. Cette réquisition est politique, souligne Kamel Fassatoui, de la communauté Emmaüs Pointe Rouge. Nous soutenons toutes les personnes sans domicile fixe quelles que soient leurs origines.». Les associations pourraient étendre les réquisitions à d’autres immeubles vides de Marseille pour loger les SDF.

20minutes

Lyon : Deux agents de sécurité permettent l’arrestation de deux adolescentes

Deux agents de sécurité du magasin Monoprix ont permis l’arrestation de deux adolescentes spécialisées dans le vol de cartes bancaires de personnes âgées.

Il en a encore des frissons quand il raconte son histoire. Que des jeunes voleuses s’attaquent aux grands-mères, il ne supporte pas. Salim Senhadji est un garçon généreux et sensible. Avec son collègue Kamel Ouffai, il assurait samedi la surveillance et la sécurité au magasin Monoprix de la Croix-Rousse.

En fin d’après-midi, les deux agents de Proségur repèrent le manège de deux adolescentes Roms.[...]

Le Progrès

 

Démantèlement d’un réseau de pickpockets à Athènes

La police grecque a démantelé un réseau de pickpockets, actifs dans les métros et les tramways d’Athènes. 42 personnes, surtout des roumains et des albanais, ont été arrêtées.

Ils sont formellement accusés de 208 vols commis dans les 6 derniers mois, surtout sur des personnes âgées et des femmes.

Crimorg.com | Ekathimerini