Roland Dumas : «Il y a pas mal de farfelus au gouvernement»

Extraits de l’interview de Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, à paraître dans Le Journal du Dimanche.

Comment jugez-vous les cinq premiers mois de François Hollande ?

Vous me gênez beaucoup en me posant la question. J’aurais préféré que vous ne me la posiez pas. La situation est difficile, il n’y a pas 36 remèdes. Ce que fait Hollande dans ce contexte n’est pas si mal. Mais son gouvernement manque de cohésion. Il y a quelques bons ministres, mais aussi pas mal de farfelus.

Quelle différence voyez-vous avec 1981, lorsque Mitterrand est arrivé au pouvoir ?

Aujourd’hui, il y en a beaucoup qui ont le triomphe facile. Bien sûr, certains piaffent depuis longtemps aux portes des ministères, mais ce n’est pas une raison que pour s’imaginer roi dans son domaine. Cela donne une impression de grande cacophonie. L’art de gouverner, ce n’est pas l’art de parler tous les jours à un micro. Quand je vois tous ces trublions ! Il n’y a pas cette cohésion qu’il y avait en 1981. Chacun fait sa petite cuisine, son petit business dans son coin. Le «père Mitterrand» savait davantage se faire obéir.

Il y a aussi de nombreux points communs avec 1981…

Oui, c’est vrai. Il y avait aussi l’exil des riches. [… ] Aujourd’hui, il y a les Verts, qui donnent le spectacle d’un grand désordre. Moi je suis pour une grande discipline. Ceux qui veulent rester au sein du gouvernement, s’ils ne sont pas d’accord avec les positions de leur parti, doivent le quitter… Sinon, c’est la pagaille. La situation actuelle présente beaucoup de points communs, mais Hollande n’est pas Mitterrand…

Le JDD

Robert Ménard : « Une entourloupe »

Pas une ligne ou presque. Jacques Cheminade, candidat à la dernière présidentielle, vient de recevoir de la Direction régionale des finances publiques un « commandement de payer » de 171 325,46 euros, et la presse, à de très rares exceptions près, n’en dit pas un mot, ne s’en émeut pas. On ne va quand même pas se soucier des malheurs d’un « petit candidat » comme disent, méprisants, nos « grands » éditorialistes. Et pourtant, cette affaire en dit long sur le mal qui ronge les rouages de notre Etat.

Retour en arrière. Aux lendemains de la présidentielle de 1995, les « sages » du Conseil constitutionnel valident les comptes de Jacques Chirac et Edouard Balladur dont ils savent pourtant qu’ils sont frauduleux, bourrés d’irrégularités. [...] Mais il faut bien sauver la face. Alors que faire ? C’est l’un d’entre eux, Jacques Robert, qui l’a avoué récemment :

« Pour montrer que nous étions indépendants, nous avons invalidé Jacques Cheminade, alors qu’il n’avait commis que de légères erreurs… »

Il faut dire qu’il ne pèse pas lourd : 0,27% des suffrages.

[...] Jacques Chirac vit toujours dans l’appartement de son ami, feu le premier ministre libanais Raffic Hariri. Edouard Balladur n’a toujours aucune explication plausible pour justifier le versement de 10 millions de francs en espèce lors de cette campagne. A moins de chercher du côté des rétro-commissions versées en marge du contrat des sous-marins Agosta, qui pourraient bien avoir coûté la vie à onze de nos compatriotes lors de l’attentat de Karachi. Mais tout cela n’est que broutilles ! Non, c’est Jacques Cheminade qui est poursuivi. [...]

Robert Ménard

Sexe et justice : une confidence de Roland Dumas (vidéo RTL)

Roland Dumas était hier l’invité des Grosses Têtes sur RTL.

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« Alors, ah oui, je crois que ça devrait vous intéresser. C’était amusant, c’était quand j’étais avocat, j’ai plaidé un jour aux assises, ce qui m’est arrivé souvent.

C’était une affaire assez grave, violence, coups, etc.
Un jeune homme, assez beau, un peu maghrébin, comme ça. J’avais remarqué que le président qui conduisait l’enquête était plutôt indulgent. Alors je m’étais dit, c’est pas mal.

Et puis, à la fin de la soirée, çà avait duré toute la journée, il est acquitté. C’était formidable comme résultat, j’étais déjà très fier. Et puis nous partons, nous emballons nos dossiers et on va à l’hôtel.

Et dans la nuit, réveil de la fanfare, la police, les sirènes, je me réveille, moi aussi je me demande ce qui se passait.

Alors qu’est-ce qui s’était passé ? Il n’y avait qu’un hôtel, c’était une petite cour d’assises mais importante, et on me dit : « Il y a un monsieur qui se promène tout nu et qui court derrière un autre garçon ».

Alors je cherche et je retrouve mon président de la cour d’assises qui courrait derrière le type dans les couloirs, à poil, et qui se sauvait. Parce que, ce que j’avais pris pour un résultat de ma plaidoirie, en réalité c’était parce qu’il avait jeté son dévolu, il voulait avoir la suite, il voulait être payé en quelque sorte.

C’était un président de cour d’assises assez curieux. On l’a déplacé après, on l’a mis au tribunal de commerce. »

(merci à Romegas)

Roland Dumas : « Marine Le Pen a un certain charme »

L’ancien ministre PS des Affaires étrangères, Roland Dumas, a affirmé aujourd’hui que la présidente de Front national Marine Le Pen avait « un certain charme » et qu’elle défendait « des idées nouvelles ».

« Marine le Pen c’est la fille et ce n’est pas la fille de son père. Elle a un certain charme, elle a des idées », a déclaré Roland Dumas sur France Inter. « Elle véhicule, c’est vrai, des idées anciennes mais elle véhicule aussi des idées nouvelles », a-t-il jugé.

« Quand je vois que le Front national, d’extrême droite, se prononce pour le maintien de l’interruption (volontaire) de grossesse, il y a quelque chose de changé », a considéré l’ancien ministre socialiste, âgé de 88 ans. Marine Le Pen est favorable à l’IVG mais prône son déremboursement.

Comme on demandait à Roland Dumas si le FN était un parti comme un autre et devait être traité comme tel, il a répondu: « pas tout à fait » mais « il fait partie de la vie nationale ». « Je remarque la progression du Front national, je remarque que c’est fait avec une certaine habileté », a-t-il aussi déclaré.

Roland Dumas a en revanche affirmé porter « un regard assez sévère » sur le PS. « Ce que je vois aujourd’hui me navre un peu », a-t-il dit. « A droite c’est la discipline, à gauche c’est un peu l’idéal, on discute et on exagère quelque peu aux dépens de l’efficacité », a-t-il notamment argumenté.

Au printemps 2010, Roland Dumas, avocat de profession, avait rédigé une lettre de recommandation pour que Louis Aliot, vice-président du FN, puisse prêter serment au barreau de Paris.

Le Figaro

<!– Source : AFP –>

Roland Dumas et Jacques Vergès se rendent à Abidjan pour soutenir Laurent Gbabgo (Vidéo)

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L’ancien président du Conseil constitutionnel arrive aujourd’hui en Côte d’Ivoire, révèle Le Parisien. L’avocat de 88 ans, doit s’y entretenir avec Laurent Gbagbo. Roland Dumas a été engagé par le président sortant pour défendre ses positions. Il restera quelques jours dans la capitale ivoirienne avant de rentrer à Paris en début de semaine prochaine. Roland Dumas serait accompagné de l’avocat Jacques Vergès.

Le Figaro

(Merci à Easteregg)