Rochefort : un jeune homme meurt après une bagarre en sortie de boîte

Vincent Biradès, âgé de 18 ans et originaire de Dolus d’Oléron, est décédé lundi suite aux coups qu’il avait reçus à la tête, dimanche matin, devant la discothèque El Diablo à Rochefort. L’information vient d’être officiellement confirmée par le commissariat de Rochefort, en charge de l’enquête.

La victime aurait été violemment frappée à la tête alors que plusieurs bagarres étaient en cours devant la boîte de nuit. Les policiers écartent un règlement de compte ou un différend personnel. Il pourrait s’agir d’un acte isolé sur fond de nuit bien arrosée.

Un jeune Rochefortais âgé de 27 ans a été rapidement interpellé et mis en cause. Mais était-il seul ? Est-il celui qui a porté le coup fatal ?

Sud-Ouest merci Naphtaline

Commentaire de notre lecteur : « vous remarquerez la différence entre le nombre d’infos sur la victime et sur la personne mise en cause ».

Rochefort : le temple maçonnique pris pour cible

Agression au gaz lacrymogène, jet de pierres… Malgré l’interpellation de quatre individus, un sentiment d’insécurité gagne plusieurs membres du temple maçonnique du Petit Marseille

En l’espace de dix jours, le temple maçonnique situé au pied des tours HLM du Petit Marseille a été deux fois ciblé par des jeunes du quartier. Inauguré en juin 2011 dans un bâtiment qui ressemble davantage à une maison témoin qu’à un sanctuaire, il avait depuis fait l’objet de quelques « actes d’incivilité » comme le rapporte un habitué en citant des détériorations, à l’image « de carreaux cassés ».

Vendredi soir 6 décembre, c’est allé plus loin avec un ou deux membres agressés avec du gaz lacrymogène tandis qu’un autre s’est fait jeter des pierres sur les vitres de son véhicule. La loge La Démocratie qui fait partie de l’obédience du Grand Orient de France était alors réunie. « On n’est pas passé loin du drame », témoigne un « frère »…

Conséquence : un sentiment d’insécurité a gagné quelques-uns des membres, les plus âgés surtout, comme les septuagénaires. Remontés, d’autres disent « ne pas accepter les zones de non droit » et ne « veulent pas se laisser faire. Il faudra bien trouver une solution ».

L’agression du vendredi 6 décembre n’est cependant pas restée impunie. Six jours plus tard, la police a interpellé quatre personnes, un jeune majeur et trois mineurs, dont certains d’entre eux sont également poursuivis dans une autre affaire : deux vols à l’arraché de sacs à main.

Le commissaire Xavier Lhermitte, patron de la police rochefortaise, est formel : « Il ne s’agit pas d’une agression antimaçonnique, ce que le parquet n’a d’ailleurs pas retenu Ces gens s’inscrivent bien davantage dans une appropriation territoriale du quartier. » Aucun fait de discrimination donc mais plutôt le sentiment de ne pas laisser se réunir des personnes extérieures au quartier.

Selon nos informations, cette vision n’est l’œuvre que d’une poignée de jeunes. Ils ignoraient la nature de la franc-maçonnerie, qu’ils rapprocheraient de pratiques sectaires. C’était déjà l’une des interrogations qui émanait de la part des responsables du Grand Orient de France, au moment de l’ouverture du temple.

« Ce sont surtout les gamins que nous avons du mal à convaincre », avait assuré l’un d’entre eux, en rapportant ce genre de réflexion entendue : « Vous êtes une secte, c’est mon papa qui me l’a dit. » Alors qu’il était auparavant implanté rue Lafayette, le transfert du temple dans le quartier populaire avait fait l’objet d’âpres discussions de la part de certains « frères ». « L’opportunité immobilière et financière l’avait emporté » avait alors expliqué le Vénérable à « Sud Ouest » en juin 2011.

Reste que le commissaire se veut rassurant. « La réponse pénale est très marquée. » Elle se traduit par des contrôles judiciaires et des comparutions devant le juge des enfants en début d’année prochaine…

Sud ouest, merci à Naphtaline

Rochefort : « Ils œuvrent discrètement pour les sans-papiers »

[Extraits] C’est sûr, la Charente-Maritime n’explose pas les scores de l’immigration. Si elle accueille 2 % d’immigrés, c’est le bout du monde. Il n’empêche qu’à Rochefort et ailleurs, des citoyens sont vigilants au sort des étrangers, et en particulier des sans-papiers.

Ce qui nous guide, c’est l’humain et le respect de ces sans-papiers mais pas sans droits »

En toute discrétion mais avec efficacité, des Rochefortais aident des sans-papiers et œuvrent à faire respecter leurs droits.

C’est un travail de l’ombre, car les personnes engagées sont exposées, c’est pourquoi le comité anti-expulsions (CAE) n’a ni président, ni statut, ni existence officielle.

« C’est un mouvement spontané qui réunit des personnes souvent engagées dans le caritatif, l’humanitaire, le social ou la politique par ailleurs. Car ce qui nous guide, c’est l’humain et le respect de ces sans-papiers mais pas sans droits ».

Depuis 2000, le CAE a suivi une vingtaine de familles, dont certaines sont toujours en attente de régularisation.(…) D’emblée, les militants du CAE mettent les choses au point : « Un État doit savoir réguler son immigration et l’histoire montre que les pays n’ont pas su le faire au-delà d’un certain seuil, en créant des ghettos par exemple, et donc, de l’exclusion. »

Les personnes engagées au CAE constatent que la politique du droit d’asile s’est durcie depuis une trentaine d’années, « en gros depuis qu’on n’a plus besoin d’immigrés.»

« Aujourd’hui, la France considère que les immigrés, ça coûte cher. Or, c’est faux ! Des économistes montrent que si l’Europe n’accueille pas 50 millions d’immigrés, elle régressera, même au plan culturel ! »

(…) « Nous devenons de plus en plus compétents pour constituer les dossiers, déposer des recours et connaître les textes », déclarent ces militants qui se font aider d’avocats et qui travaillent en réseau avec la Cimade, le Réseau éducation sans frontières, la Ligue des droits de l’Homme, Amnesty, le Comité contre la faim et pour le développement, entre autres. (…)

Le CAE ne veut pas juste poser des pansements, mais donner aux étrangers qui veulent vivre en France, droit, respect et dignité.

Sud-Ouest

Rochefort (17) : Démonstration de danses béninoises

La danse béninoise a mis le feu à Rochefort..

La danse béninoise a mis le feu à Rochefort. photo jacques houpert

Un vent africain, et plus précisément béninois, vient de souffler sur la Fosse-aux-Mâts. L’association Segbolissa y présentait son spectacle de fin d’année avec les élèves de l’association devant une salle comble. Le professeur, Emerson Auguidissou, originaire du Bénin, était accompagné de Aguissou Fiacre, venu tout spécialement de ce pays pour le stage et le spectacle, et de Fadjo Koffi, professeur à Nieul-sur-Mer.

Après avoir chauffé la salle avec les chants et les percussions, le groupe des danseuses âgées de 5 à 12 ans a ouvert le spectacle. Certaines d’entre elles n’avaient que trois mois d’entraînement, mais déjà le rythme dans la peau.[...]

Sud Ouest

Rochefort : « tribunal pour enfant » pour un home-jacking à Villeneuve-les-Salines

Deux mineurs ont été interpellés à Rochefort. Il sont convoqués devant le tribunal pour enfants de La Rochelle.Vendredi après-midi, un pavillon du quartier de Villeneuve-les-Salines, à La Rochelle, a été la cible d’un « home-jacking », opération consistant pour un voleur a rentrer dans le domicile en pleine journée, profitant de la porte en général ouverte, et de faire main basse sur ce qu’ils trouvent dans l’entrée, notamment les clefs de voiture.

L’affaire a été résolue samedi soir à Rochefort. En effet, lors d’un contrôle de police, des bijoux et des clefs de voiture dérobés la veille ont été retrouvés sur deux jeunes mineurs de 15 et 16 ans.[...]

Sud-Ouest