Manuel Valls, nouveau Sarkozy au ministère de l’esbroufe

Tribune libre de Paysan Savoyard

Comme le notent la plupart des observateurs, M. Valls a adopté une stratégie proche de celle qu’avait choisie M. Sarkozy dans sa marche au pouvoir : il a décidé d’occuper à son tour le ministère de la parole martiale. Les actes sont inexistants ou dérisoires, comme c’était déjà le cas avec M. Sarkozy. Mais, instruit par le succès de son devancier, M. Valls sait qu’il n’est nullement besoin d’agir et d’obtenir des résultats pour séduire une majorité d’électeurs.

  • La posture de la fermeté théâtrale

M. Valls a choisi, à la suite de son modèle, de devenir ministre de l’intérieur, reprenant à son compte la même stratégie : ce poste de ministre lui permet d’adopter la posture de la fermeté, en phase avec les souhaits d’une opinion majoritairement avide d’ordre et de sécurité. M. Valls sert ainsi ses intérêts personnels de carrière. Mais il occupe en même temps une fonction indispensable pour le système.

Il est en effet vital pour le système UMP-PS de donner l’impression qu’une opposition vigoureuse existe au sein de la classe dirigeante sur les questions de sécurité et d’immigration : opposition entre la gauche et la droite ainsi qu’au sein de chacun des deux camps. L’objectif de l’oligarchie est simple : il faut donner aux électeurs qui souhaitent une plus grande détermination en matière de sécurité et d’immigration le sentiment que cette aspiration à la fermeté est bien présente au sein de la droite comme au sein de la gauche et qu’ils peuvent donc continuer à faire confiance aux grands partis, sans se laisser tenter par le vote extrémiste pour le FN.

C’est avec cet objectif que M. Sarkozy occupait le terrain de la « droite ferme » face au laxisme de la gauche et de la partie molle de l’UMP et du centre. M. Valls joue ce même rôle au sein de la gauche et du PS, dont il incarne l’aile droite.
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L’UMP dénonce le « déplacement inopportun » de Rocard en Iran

Alors que l’Iran a déroulé le tapis rouge pour la visite « privée » de Michel Rocard, Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, s’est « étonné », dimanche 13 mai, du « déplacement pour le moins inopportun » de l’ancien premier ministre à Téhéran.

La veille, l’entourage de François Hollande avait affirmé que M. Rocard n’était « porteur d’aucun message ni investi d’aucune mission ». « Si Michel Rocard, ancien premier ministre socialiste et figure morale du PS, n’estime pas nécessaire d’informer François Hollande d’un déplacement aussi sensible, il y a de quoi être inquiet pour l’avenir », déclare Jean-François Copé dans un communiqué, qui « demande à François Hollande de sortir de son silence et d’expliquer aux Français quelle politique il entend mener vis-à-vis de l’Iran. » [...]

Le Monde

Michel Rocard et l’accueil de la misère du monde

Tout le monde se souvient de la déclaration de Michel Rocard le 3 décembre 1989 sur TF1  dans l’émission d’Anne Sinclair 7/7 :

« La France ne peut accueillir toute la misère du monde. »

mais vos contempteurs s’empressent de préciser qu’il y aurait une suite volontairement tronquée telle que suit :

 

mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part.

 

Or voici l’extrait de l’émission tel que diffusé sur TF1. La suite n’existe pas. En recherchant la trace de cette phrase, on apprend qu’elle aurait été prononcée 1 an plus tard devant une assemblée de la CIMADE. Rue89 dans un article  de 2009 s’est penché sur cette suite mystérieuse et a pu constater qu’il n’en existait nulle trace audio vidéo, pas plus qu’écrite dans les archives de la CIMADE. Rue89 se fendait même d’un appel aux lecteurs, pour exhumer la trace d’une telle déclaration; il semblerait que 2 ans plus tard, nul n’ait été en capacité d’en produire la moindre preuve.

L’article de Rue 89, resitue le contexte politique de cette déclaration; au sortir de l’élection de Dreux, où le Front National effectuait une percée spectaculaire. la droite parlementaire encore fidèle à elle-même canonne le gouvernement socialiste pour son laxisme en matière d’immigration. Le 1er ministre Michel Rocard est contraint de donner à l’opinion publique des gages de fermeté; son discours est donc parfaitement calibré pour faire passer ce message. Pas un mot de trop. Mais cette petite phrase  poursuivra longtemps la gauche  indécrottablement laxiste; et sans qu’on en trouve nulle part la trace, Michel Rocard prétendra à une manipulation de  ses propos honteusement tronqués et sortis de leur contexte.

L’histoire officielle était ainsi réécrite pour servir les intérêts  du camp du bien.

Rocard au MEDEF : Les souverainetés nationales sont nuisibles

Invité de l’université d’été du Medef, Michel Rocard (PS) a caressé les patrons dans le sens du poil.

“Le seul milieu qui connaisse quelque chose au monde extérieur, ce n’est pas vraiment les journalistes ; ce n’est pas les hommes politiques, ils ne sont référés qu’à leurs seules traditions ; ce n’est pas le monde salarial et ses syndicats ; ce n’est pas les intellectuels, trop sensibilisés à leur langue et à leur culture ; c’est vous les patrons.

Et l’urgence est qu’il va falloir finir par tomber d’accord pour dire que les souverainetés nationales ont dépassé leur stade d’efficacité, elles entrent dans la période de la nuisance.”

http://www.dailymotion.com/video/xepq6z(merci à Mathias)

Identité nationale : «un débat dangereux», selon Rocard

L’ancien Premier ministre socialiste et coprésident de la Commission sur le grand emprunt, Michel Rocard, juge «inutile et dangereux», le débat sur l’identité nationale lancé par le gouvernement.

«La France, c’est l’ouverture permanente, c’est le changement constant» et l’idée de vouloir «formaliser» une identité nationale «me paraît dangereuse», a-t-il expliqué.

Selon lui, la France est un pays qui «ne se définit pas par rapport à un territoire et seulement à une histoire. Il se définit par une manière d’être ensemble».

«Quand on veut s’isoler pour se définir, on renonce» à la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 proclamant: «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits», a-t-il conclu.

Source

Rocard, la France et toute sa part de la misère du monde

Tout au long du discours qu’il a prononcé hier, samedi 26 septembre, pour le 70ème anniversaire de la Cimade, Michel Rocard a martelé cette même conviction: « La France et l’Europe peuvent et doivent accueillir toute la part qui leur revient de la misère du monde! »

Il y a vingt ans, pour le cinquantenaire de la Cimade, l’ancien Premier ministre avait déjà prononcé un discours. Il avait alors déclaré que « La France ne peut accueillir toute la misère du monde… mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part ».

Jugeant que les « migrations » sont « un fait incontournable », l’ancien Premier ministre souligne « l’urgence pour  l’Europe à inventer d’autres règles se fondant sur le respect du droit international et les principes des droits humains dans le cadre d’une vision réalistes des conditions économiques et sociales de l’intégration des émigrés basée sur une nouvelle lecture du monde, des risques et des chances de son avenir prévisible. » [?!]

Pour « inventer » cette « politique européenne d’hospitalité » à laquelle il aspire, Michel Rocard propose quelques pistes:

  • Supprimer les « quotas annuels d’expulsions du territoire »
  • « Renoncer purement et simplement à placer en centre de rétention les personnes vivant avec leurs enfants dans notre pays ».
  • « Donner un permis de séjour à tous ceux dont l’intégration constatée établira la vocation à vivre parmi nous ».
  • « Débarrasser notre législation de toute disposition ou contradiction tendant à créer cette catégorie inadmissible d’étrangers non régularisables non expulsables »
  • Créer un statut de droit pour les «réfugiés de fait  que sont notamment les afghans  [...]  qu’on ne peut moralement pas renvoyer dans un pays en guerre depuis trente ans, et pas davantage les condamner à l’errance ».

Pour l’ancien Premier ministre, ce « cadre nouveau » ne pourra être inventé « qu’en sortant d’une vision européo-centrée, et en établissant un nouveau dialogue avec les pays du Sud, en premier lieu l’Afrique ». Source

Entrée de la Turquie : Michel Rocard chahuté

Suite à la conférence sur la Turquie ayant eu lieu hier, à Bordeaux, au conseil général de la Gironde, avec comme principal invité Michel Rocard – ancien Premier ministre socialiste -, et à l’action de protestation du Bloc identitaire (voir Novopress), voici la vidéo des événements de la soirée, filmée par un de nos correspondants .
source

http://www.dailymotion.com/video/xahvu9

Taxe carbone : l’impôt sur l’air rapportera 8 milliards

160 euros en moyenne. Selon les calculs de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, elle coûtera 160 euros en moyenne par ménage la première année. Une famille aisée en milieu rural pourrait acquitter plus de 300 euros quand un ménage modeste en ville n’acquitterait que 55 euros. 5 % par an. La taxe doit augmenter de ce montant chaque année afin d’inciter les ménages à modifier leurs comportements. En faisant progressivement augmenter la taxe carbone de 32 euros à 100 euros la tonne, l’objectif est d’atteindre une réduction de 24 % des émissions polluantes dans les transports et le bâtiment.

7,7 centimes d’euros. Dans les transports, cette taxe équivaudrait en 2010 à une hausse de 9 euros le baril de pétrole, soit une hausse de 7,7 centimes d’euros sur le litre d’essence sans plomb et de 8,5 centimes pour le gazole. En moyenne, un automobiliste paiera 80 euros de plus à la pompe. La facture de chauffage s’alourdirait de 15 % en moyenne en 2010.

Associations de consommateurs, Confédération générale des petites et moyennes entreprises, mouvements de défense de l’environnement comme le réseau Sortir du nucléaire, responsables politiques de l’UMP au Nouveau Parti anticapitaliste, syndicats, chacun y est allé de sa critique qualifiant tour à tour la taxe carbone de hold-up sur le pouvoir d’achat des ménages, de menace sur la compétitivité des entreprises, de cadeau à l’industrie du nucléaire…

Est-ce pour minimiser la portée de ces dissonances ? M. Borloo et Mme Lagarde ont en tout cas décidé Lire la suite

Michel Rocard : pour une Europe non européenne

Pour Michel Rocard, ex-Premier ministre, président du conseil scientifique de Terra Nova, l’Europe fédérale, dont il était un fervent partisan, est morte. Il faut donc que l’Union européenne s’appuie désormais sur son «point fort» : l’élargissement.

Dans ce projet d’une Europe désincarnée, l’adhésion de la Turquie est évidemment présentée comme un premier pas vers un élargissement «à tout le pourtour méditerranéen, voire au-delà


La dynamique de l’élargissement, en effet, ne se tarit pas. Les adhésions sont des succès : elles apportent stabilisation démocratique et développement économique. Après chaque élargissement, les pays aux nouvelles frontières de l’Union n’ont qu’une hâte, adhérer à leur tour. Dans ce scénario de l’élargissement, il ne s’agit plus de construire une nation européenne mais de contribuer à rapprocher les peuples. L’Union a permis aux ennemis mortels d’hier – la France et l’Allemagne – de vivre ensemble en harmonie et de prospérer.

Elle a vocation à étendre son mode de régulation démocratique et économique le plus largement autour d’elle. C’est d’autant plus crucial pour l’avenir du monde que les grandes failles de la mondialisation, celles du «choc des civilisations» entre l’Islam et l’Occident, passent à ses frontières : Turquie, Moyen Orient, Maghreb. L’Europe, par l’élargissement, pourrait ainsi contribuer à les pacifier.

C’est pourquoi la question de l’adhésion de la Turquie est déterminante. Si l’Europe la rejette, elle se définit comme un club chrétien et participe du choc des civilisations. Je pense que c’est justement parce que la Turquie est musulmane, et non en dépit de sa religion, que nous avons intérêt à ce qu’elle intègre l’Union européenne. L’Europe sera dès lors l’exemple du dialogue pacifié entre la civilisation judéo-chrétienne et l’islam. Et la même logique pourra s’appliquer à l’élargissement à tout le pourtour méditerranéen, voire au-delà. Quelle contribution extraordinaire à l’avenir du monde ! (…)
(Source)