Un bateau transportant des migrants intercepté et renvoyé en Tunisie

ROME (AFP) —Les autorités tunisiennes ont pour la première fois stoppé et renvoyé en Tunisie hier un bateau transportant des immigrants à destination de l’Italie, en application d’un accord conclu entre Rome et Tunis, a annoncé le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni.

Les autorités tunisiennes ont pour la première fois stoppé un bateau tunisien rempli d’immigrants illégaux et l’ont renvoyé en Tunisie », a déclaré M. Maroni à la presse.

« Cela montre que l’accord entre nos deux gouvernements fonctionne », a-t-il souligné.L’accord signé le 5 avril par l’Italie et la Tunisie prévoit l’octroi de permis de résidence temporaires aux quelque 20.000 immigrants déjà arrivés sur la sol italien et le renvoi des migrants débarquant après cette date sur les côtes italiennes. La Tunisie a également accepté de renforcer les mesures de sécurité sur son littoral.[...]

La Presse de Tunisie

L’Italie menace de quitter l’UE

L’exode de migrants venus d’Afrique du Nord a crispé l’Europe et provoqué un affrontement lundi 11 avril entre ses ministres de l’Intérieur, la France, l’Allemagne et l’Autriche voulant fermer leurs frontières aux Tunisiens porteurs de permis de séjour délivrés par l’Italie.

Le ministre italien de l’Intérieur Roberto Maroni n’a pas caché sa colère à l’issue d’une réunion avec ses homologues. « Nous avons demandé de la solidarité, on nous a répondu : débrouillez-vous seuls. Je me demande si cela a encore un sens de faire partie de l’Union européenne », a-t-il déclaré. « Nous allons continuer à faire seuls ce que nous faisons. Mieux vaut être seuls qu’en mauvaise compagnie », a-t-il conclu.

Plus de 25.000 Tunisiens ont débarqué illégalement sur les côtes italiennes depuis le début de l’année et deux nouvelles embarcations sont arrivées lundi avec 200 passagers à leur bord.

Cette situation est jugée intolérable par la Ligue du Nord, parti xénophobe et anti-immigré associé au gouvernement de Silvio Berlusconi, dont le leader Umberto Bossi a demandé de « vider la baignoire ». [...]

Le Nouvel Obs

L’Italie menace de rapatrier de force les immigrés tunisiens

Addendum : Selon Libero et TMNews, le 7000 immigrés présents à Lampedusa seront tous évacués par bateaux mercredi vers les centres d’accueil de Sicile et des Pouilles (dont ils s’échappent facilement).

Interview (en français) de Bruno Bartoloni, journaliste au Corriere della Sera (RFI)

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

_______________________________________________

Le ministre italien de l’Intérieur Roberto Maroni a menacé Tunis de rapatrier de force les immigrés arrivés ces derniers temps sur l’île de Lampedusa si les autorités tunisiennes ne bloquent pas les départs à partir de leurs côtes.

La Tunisie avait promis d’agir immédiatement pour arrêter les flux migratoires. S’il n’y a pas un signal concret (des autorités tunisiennes, ndlr), nous procéderons aux rapatriements forcés »

a déclaré le ministre dans une interview aujourd’hui au Corriere della Sera. [...]

Selon Roberto Maroni, l’Italie « est équipée » pour ces rapatriements forcés. « Nous les mettons sur les bateaux et nous les ramenons chez eux », a-t-il dit, indiquant que cette procédure est « financée par l’Union européenne (…) et gérée par des organisations internationales ».

Le Figaro

________________________________________________

Miccichè : «Italie, libère-nous de l’envahisseur» (Il Corriere della Sera)

Le sous-secrétaire à la Présidence du Conseil (Premier Ministre) critique la gestion de l’urgence par le gouvernement : »Nous sommes devenus fous ».

«Maintenant basta. Nous sommes vraiment fatigués. Les limites ont été dépassées, Lampedusa s’effondre, la Sicile fait naufrage. Il faut résoudre le problème immédiatement.» C’est ce qu’écrit Gianfranco Miccichè sur son blog, et le moins qu’on puisse dire est qu’il est insolite que cette critique vienne d’un sous-secrétaire à la Présidence de ce même gouvernement.

Ce ne sont pas des clandestins, ce ne sont pas des réfugiés, mais une armée prête à tout qui a occupé Lampedusa. Italie, délivre-nous de l’envahisseur. »

«Nous Siciliens», souligne Miccichè, «sommes de bonnes personnes, unies, généreuses, joyeuses, mais nous ne soommes pas fous. Les Lampédousiens sont désespérés, ils se sentent assiégés, menacés par une horde envahissante, affamée, dangereuse. Ce ne sont pas des clandestins.», continue-t’il, «ce ne sont pas des réfugiés, mais une armée prête à tout, qui occupe Lampedusa. Italie, libère nous de l’envahisseur.»

Le chef de Forza del Sud est clair : «Nous ne voulons pas de demi-mesure, nous n’avons pas besoin de mesure temporaire, et nous considérons comme absurde l’hypothèse de payer ceux qui acceptent de retourner chez eux. Nous sommes devenus fous. Une prime de 1500 euros à celui qui nous envahit. Faisons entendre notre voix», conclut de façon sarcastique Micciché, «sinon la Sicile finira par devenir la succursale de l’Afrique du Nord».

Miccichè (blog) Il Corriere della Sera

(merci à Nicolas, merci à Romegas et Knut pour la traduction)

Frontex évoque l’arrivée potentielle d’1,5 million de réfugiés en Italie

L’invasion d’un million, 1,5 million de réfugiés en Italie, comme l’a estimé Frontex, mettrait à genoux n’importe quel Etat. C’est pour cela que nous demandons la solidarité de tous les pays européens, à la fois pour les contrôles et pour l’hébergement.”
Roberto Maroni, ministre italien de l’Intérieur, Euronews

Jean Raspail en 1977 à propos de son livre « Le Camp des Saints », publié en 1973…

L’Italie va demander l’autorisation d’expulser des Roms

Addendum vidéo :

Nous serons plus durs que Sarkozy. » Le ministre de l’Intérieur italien

Image de prévisualisation YouTube

Le gouvernement italien va demander à l’Union européenne l’autorisation d’expulser des ressortissant d’Etats membres tels que les Roms lorsque leurs conditions de vies sont jugées inadéquates, annonce le ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni.

Lire la suite