Béziers : l’extrême-droite entre au cabinet de Robert Ménard

André-Yves Beck devient directeur de cabinet ; Christophe Pacotte chef de cabinet.



Quatre nomminations ont eu lieu ce vendredi au sein du cabinet de Robert Ménard. André-Yves Beck hérite du poste de directeur; Christophe Pacotte en sera le chef. Deux chargés de mission ont également été nommés : Alain Laugé et Laurent Vassallo.

Le Bloc identitaire

L’information qui circulait dans le journée de vendredi dans le mundillo biterrois a été confirmée par le premier magistrat lui-même. C’est la personnalité des deux premiers qui a ému ses adversaires politiques pour leur appartenance et proximité avec l’extrême-droite et le Bloc identitaire.

Robert Ménard assume

André-Yves Beck a dirigé la communication de Jacques Bompard pendant 19 années. Homme de l’ombre, il était présenté comme la matière grise du maire d’Orange. Entre les deux tours, l’équipe d’Elie Aboud avait envoyé un SMS groupé pour prévenir du « danger » de le voir entrer au sein de la mairie, relatant un articile de Rue89.

Christophe Pacotte, qui a longtemps été aux côtés de Robert Ménard pendant la campagne, a été membre du bureau directeur du Bloc identitaire. Un poste duquel il a démissionné selon Robert Ménard, il figure pourtant toujours à l’organigramme sur le site internet du mouvement. Un recrutement totalement assumé par Robert Ménard : « Ces polémiques n’intéressent que le petit monde des journalistes et des politiques. Moi je me suis entouré de ces personnes parce qu’elles sont extrêmement compétentes. Je sais qu’elles m’aideront à tenir mes engagements. », a expliqué le premier magistrat, rappelant que les deux autres membres de son cabinet ont des sensibilités bien différentes.

Le Midi Libre

Béziers/rugby : Ménard vainqueur, Boudjellal ne viendra pas (màj RTL)

Addendum 01/04/14

Le Choix de Yves Calvi du 1er avril 2014

« Le FN, c’est la politique pour les nuls. » – Mourad Boudjellal


Mourad Boudjellal : « Le FN, c’est la politique… par rtl-fr

31/03/14

C’est officiel : le Rugby Club Toulonnais, qui devait jouer un match amical cet été contre l’ASBH, ne viendra pas à Béziers. Une décision que le président Mourad Boudjellal a confirmée lundi. [...]

Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir Cédric Bistué, le président de l’ASBH : « Cette décision m’attriste car c’était une initiative de sa part. Je suis donc très déçu car cela aurait été une belle fête pour les supporters. Economiquement parlant, cela nous aurait aussi fait du bien. Je respecte sa décision mais je trouve dommage de mélanger politique et sport« .

Midi Libre

29/03/2014

Mourad Boudjellal s’explique dans les GG !

Addendum 28/03/14

RMC a recueilli les dires de Mourad Boudjellal.

« Moi j’ai une équipe multiraciale qui n’a rien à faire au milieu d’un public qui serait à 50 % en train de compter les noirs et les Blancs. » – Mourad Boudjellal

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Béziers : Ménard prend ses distances avec le FN

Robert Ménard pense que sa victoire à Béziers n’est pas celle « du Front national », mais « celle des citoyens contre la classe politique ».

« Personne ne peut assimiler ce qui s’est passé à Béziers à une victoire du Front national », a déclaré l’ancien président de Reporters sans frontières sur RTL.

La présidente du FN « Marine Le Pen a envie, et elle a raison, de ramener cette victoire à son parti, tous les partis le font. Vous savez, hier, (le président de Debout la République) Nicolas Dupont-Aignan m’a appelé de la même façon. Je suis ravi pour eux, je les remercie, mais encore une fois, cette victoire est d’abord une victoire locale », a-t-il ajouté. Selon lui, « c’est surtout une victoire des citoyens contre la classe politique ». [...]

Hebergeur d'imageLe Figaro

Important dispositif de sécurité à Béziers après des échauffourées dans les quartiers

Peu après l’annonce de l’élection de Robert Ménard, vers 21h00, des échauffourées se sont produites dans le quartier populaire de la Devèze, classée en Zone de sécurité prioritaire (ZSP) où des jeunes ont caillassé des CRS. 2 voitures et un transformateur ont été incendiés au quartier de l’Iranget.

Dans l’autre quartier populaire de l’Iranget, deux voitures, des conteneurs mais aussi un transformateur ont été incendiés, privant tout le quartier de lumière.

Plus tôt dans la journée les gendarmes étaient positionnés à la mairie

La place de la mairie est interdite aux véhicules. Des gendarmes assurent la sécurité devant l’Hôtel de ville depuis 17h.
En fin d’après-midi, un demi-escadron de gendarmes s’était positionné près de la mairie pour prévenir d’éventuels troubles.

Devant la mairie de Béziers où est notre équipe, les gendarmes mobiles stationnent. Le dispositif est encore plus important devant la permanence de Robert Ménard, l’avenue Clémenceau, est interdite à la circulation.

France 3

Bruno Roger-Petit : «Si Robert Ménard est élu, Béziers tombera dans le chaos»

Pour Bruno Roger-Petit, l’élection de Robert Ménard, «soutenu par le FN mais refusant l’étiquette» conduira Béziers au «chaos».

Ménard est sans doute bien plus potentiellement dangereux que le FN lui-même.

De ce point de vue, les mots de Ménard, rapportés par « Valeurs actuelles », au sujet de sa propension à virer de plus en plus à droite prennent une saveur particulière : « Vous croyez que les gens pensent que je suis un fasciste avec une chemise brune, non mais, vous m’avez vu ? » Ben oui Robert, on t’a vu. Et bien vu même. La chemise brune, elle est dans ta tête.

Robert Ménard a beau avoir intitulé sa liste «Choisir Béziers», histoire de brouiller les pistes, c’est bien «Choisir FN» que voteront les électeurs. […]

Le «Midi Libre» avait déjà dénoncé la présence dans l’équipe de Robert Ménard de deux deux membres du Bloc identitaire, Arnaud Naudin et Christophe Pacotte, ce que la tête de liste de « Choisir Béziers avait confirmé : «Ils nous aident dans la campagne. Ils sont les bienvenus».

Or le Bloc identitaire, pour qui connait la galaxie de l’extrême droite française, c’est un groupuscule qui entend mener la lutte contre «l’islamisation et l’américanisation de notre culture», entre autres combats délirants au temps de l’incontournable et nécessaire mondialisation. […]

L’histoire est déjà écrite : élu sur un mensonge politique, soutenu par des forces sombres, lui-même en proie à une dérive politique personnelle, entre narcissisme et provocation, le poussant de plus en plus à l’extrême droite, Ménard a toutes les chances de précipiter une ville de 71.000 habitants dans le chaos, la division et la haine. […]

Nouvel Obs

Les mémoires de Jean-Marie le Pen bloqués chez l’éditeur

« Mon père était patron pêcheur, plutôt hardi au travail, et gagnait bien sa vie. [...] Je suis né dans une maison au sol de terre battue où il n’y avait ni l’eau ni l’électricité. [...] J’étais un enfant unique et c’est ce qui explique mon goût pour l’action. J’ai toujours été à la recherche d’une fratrie ».

Ainsi commence un livre d’entretiens de Jean-Marie Le Pen avec Robert Ménard, ex-patron de Reporters sans frontières (RSF), et sa femme, Emmanuelle Duverger. Un ouvrage dont la publication, programmée pour octobre 2013, selon nos informations, a été décalée. L’Express a eu accès à quelques extraits de ce livre et a pu reconstituer son parcours hors du commun.

(…) En réalité, à ce moment-là, il a déjà commencé à travailler avec l’ex-secrétaire général de RSF. « Ce projet n’a rien à voir avec mes Mémoires, affirme-t-il aujourd’hui à L’Express. C’est le livre de Robert Ménard, je n’ai même pas demandé un droit de relecture ». (…)
Malgré la proximité idéologique, les questions du couple Ménard à Le Pen ne le ménagent pas systématiquement. Dans les extraits que nous avons consultés, il est poussé dans ses retranchements, notamment sur le thème de la torture.
L’ancien soldat d’Indochine et d’Algérie interroge: « La torture, ça s’arrête où et ça commence où? Est-ce que tordre le bras constitue une torture? Est-ce que plonger la tête dans un seau d’eau en est une? » demande-t-il, assurant que, pour sa part, il n’a jamais pratiqué des interrogatoires musclés.
Ménard reporte la diffusion pour « ne pas gêner ses alliés aux municipales »

Les discussions autour du projet débutent au printemps de 2012. « Je trouvais l’idée intéressante. Le Pen est l’un des derniers dinosaures de la vie politique française et on en parle souvent de façon outrancière, juge Luc Jacob-Duvernet. J’ai cru qu’il refuserait car, à l’époque, nous venions de sortir Bienvenue au Front, le journal d’une infiltrée au FN, et Marine voulait nous faire un procès. Mais Le Pen ne moufte pas lorsque Robert Ménard lui révèle le nom de notre maison. Nous avons donc signé un contrat avec le couple Ménard à la fin de 2012″, poursuit Luc Jacob-Duvernet.

(…) En septembre 2013, pour justifier le report de la sortie du livre à la dernière minute, Ménard explique à Jacob-Duvernet « qu’il ne souhaite pas gêner ses alliés pour les municipales, ni renforcer l’idée qu’il est un sous-marin du Front national ».

Les alliés en question, comme Debout la République (DLR), soucieux de pas être assimilés au FN, auraient certes peu goûté cet affichage en pleine campagne électorale. « Mais pourquoi avoir attendu quasiment la veille de l’envoi à l’imprimerie pour interrompre le processus? » s’interroge un proche de l’éditeur. La mise en place de 20 000 exemplaires de l’ouvrage a été annoncée au diffuseur Interforum. Des recettes non négligeables en perspective – environ 200 000 euros – pour Jacob-Duvernet.
Aussi l’éditeur insiste-t-il auprès des auteurs pour qu’ils reviennent sur leur décision. Il se rend à Béziers pour faire valoir ses arguments. Robert Ménard est inexorable: « Je ne peux pas, je ne peux absolument pas », répète-t-il en boucle. Cette inflexibilité cache-t-elle une injonction venue d’ailleurs? « Marine n’avait certainement pas envie que son père vienne perturber la campagne des municipales, via un livre, avec ses provocations habituelles », glisse un observateur, au fait de l’épisode. Robert Ménard affirme aujourd’hui que « le livre était loin d’être terminé ».

(…) Pourtant, Jean-Marie Le Pen sait se contrôler. Il le fait dans cet ouvrage, enfilant des gants pour parler de la présidente du parti. Il prend soin d’épargner, aussi, le numéro 2 du FN. « Je dois reconnaître que [Florian] Philippot, bien que venant de milieux chevènementesques, gaullistes – ce n’est pas ma tasse de thé – quand il définit tous les jours, dans ses communiqués, la ligne du Front national, elle est indiscutable ». C’est sur la pointe des pieds qu’il reproche à Marine Le Pen de faire preuve de trop de considération pour la composante de militants frontistes issus de la gauche. « S’ils sont au Front national, c’est qu’ils ne sont plus de gauche ».

(…) Le Pen retrouve sa verve et son goût pour la provocation, notamment pour croquer les nombreuses personnalités qu’il a croisées, escortées ou combattues en plus de cinquante ans de vie politique. Poujade, Tixier-Vignancour mais aussi François Mitterrand et Jacques Chirac. Il rappelle ainsi cette scène où Mitterrand, « homme de Vichy qui sait certainement beaucoup de choses », est venu lui serrer la main à l’issue d’un discours au Parlement de Strasbourg, en 1995.

Il révèle quatre rencontres avec Jacques Chirac dont deux secrètes, l’une avant le premier tour de la présidentielle de 1988, et l’autre entre les deux tours. Aucun accord n’y sera scellé. Surtout, Jean-Marie Le Pen s’interroge longuement sur l’identité de l’ex-président de la République :

« Il y a une énigme Chirac. Il n’est pas le fils de sa mère », lâche-t-il, dans une longue diversion où il laisse entendre que l’ancien patron du RPR est un enfant juif adopté, rumeur récurrente que des biographes sérieux ont écartée.combattants. (…)

Cet entretien, s’il est publié un jour, dévoilera-t-il autre chose que cette soif de reconnaissance, cette prédilection pour les positions extrêmes, ce goût immodéré pour la transgression?

« Si je ne fais pas ça, je ne suis pas Le Pen, réplique-t-il à Ménard, qui s’étonne de ce travers. Et si je ne suis pas Le Pen, je ne sers à rien. J’aurais pu être un député moyen, modéré, poursuivant une carrière. J’aurais plutôt rejoint Giscard d’Estaing que l’Algérie française en 1962. J’aurais été ministre. Je serais un ancien ministre bedonnant, cancéreux, probablement, et je serais un quidam… Mais ça n’a aucun intérêt. Je n’ai d’intérêt que parce que je suis un homme libre, qui est capable de faire des bêtises ou d’en dire, mais qui le fait avec une grande naïveté. Peut-être, en fait, ne suis-je pas du tout un homme politique… Je suis un imprécateur. »

 

L’Express

Robert Ménard fait condamner l’hebdomadaire Marianne (vidéo)

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné sévèrement le 16 janvier l’hebdomadaire Marianne pour diffamation envers Robert Ménard. Valeurs Actuelles revient sur cette affaire en questionnant l’avocat de Robert Ménard, Me Gilles William Goldnadel, par ailleurs éditorialiste régulier pour notre publication.

VA : Comment expliquer une condamnation aussi sévère (3000 € de dommages-intérêts avec exécution provisoire, 2000 € de frais de procédure, 1000 € d’amende, publications dans Marianne, et dans un autre journal au choix pour un montant de 4000 €), au regard de la modération habituelle des tribunaux en matière de diffamation ?

GWG : En raison des conditions extravagantes de cette affaire extravagante : voilà une journaliste Lisa Vignoli (qui n’est plus à Marianne) qui associe mon client à Dieudonné et Thierry Meyssan (qui nie le 11 septembre) dans un article où il est clairement expressément demandé de les exclure du débat en raison « de leurs théories antisémites ». Or, on peut ne pas aimer Ménard, on peut considérer que c’est un défenseur excessif de la licence d’écrire n’importe quoi (nous nous sommes opposés autrefois sur ce thème), mais en aucun cas d’être antisémite.

article complet : Valeurs Actuelles

Suite à l’éviction de Maurice Szafran, Joseph Macé-Scaron a la charge de tenter de redresser Marianne :

source : Le Supplément – Canal Plus – 09 02 2014

Robert Ménard : “Cessons d’ouvrir les frontières au monde entier”

Candidat à la mairie de Béziers, Robert Ménard répond à l’Action Française 2000.

(extrait) «Je viens troubler le petit jeu traditionnel [des politiques] qui savaient d’avance que la victoire appartiendrait à l’un d’entre eux. (…) Ce que je dis pour Béziers est valable pour le reste de la France.

Sur le plan national, ni la droite, ni la gauche ne regardent le pays tel qu’il est. La gauche construit le pays de ses rêves ; quant aux politiciens de droite, ils ne s’assument pas comme tels.

Les Français ont besoin de représentants qui disent les choses telles qu’elles sont, tout en cessant de culpabiliser leurs concitoyens en les traitant de racistes, d’antisémites ou de xénophobes.

Cessons d’ouvrir les frontières au monde entier, parce que notre pays n’a plus les moyens d’une politique migratoire aussi généreuse.

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Complément : « Se sentir chez soi » de Robert Ménard – Extrait

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A Béziers, le centre ville est en perdition. Les commerçants l’ont déserté. Les professions libérales ont migré vers des « zones franches », en périphérie, où ils sont exonérés de taxes. L’habitat est délabré, squatté par des marchands de sommeil. Les paraboles punaisent les façades d’immeubles occupés par des pauvres, des maghrébins, des gitans. Les bourgeois ont fui.

Les Biterrois ne reconnaissent plus leur ville. (…) Elle a été comme vidée d’elle-même. Un trou noir où viennent se réfugier bénéficiaires des minimums sociaux en quête de logements bon marché, immigrés toujours plus nombreux, plus visibles.

De droite comme de gauche, les personnes que je rencontre ne me parlent que de ça. Elles se vivent en insécurité, étrangères à leur propre ville. Ni racistes ni xénophobes. Elles veulent juste se sentir chez elles. (…)
Leur colère [est dirigée] vers ces politiques qui, des deux bords, font comme si de rien n’était, jouent sur les mots, fuient leurs responsabilités.(…)

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