Djihadistes français en Syrie: «La possibilité d’attentat en France n’a jamais été aussi grande»

Aujourd’hui, les instances dirigeantes de l’EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant) n’ont pas donné d’ordre en ce sens. Leur objectif reste la construction d’un Etat transnational entre la Syrie et l’Irak. [...] Le groupe est préparé pour mener des attaques en France et en Europe en cas de besoin, c’est-à-dire si des actes de la part des autorités françaises suscitent leur réprobation.

Mais cela ne veut pas dire que des «loups solitaires» ne perpétreront pas d’attentat en France, bien au contraire. On est même déjà dans cette phase-là, comme l’a montré l’annonce mercredi de l’arrestation d’un jeune à Mandelieu. Selon mes sources, il a combattu dans les rangs de l’EIIL et était rentré en essayant de masquer son retour, en passant par la Grèce et l’Italie. Et ce qui a été retrouvé dans l’appartement de Mandelieu prouve que certains de ces jeunes sont déjà dans la préparation d’attaques en France. Ils sont animés des mêmes intentions que Mohamed Merah, et quand ils passeront à l’attaque, ils le feront de la même façon, sur le modèle du djihad individuel.

La DCRI l’a pourtant interpelé avant une telle action. C’est un signe positif, non?

L’épisode de Mandelieu montre au contraire que la DCRI est dépassée par les événements. Comment trois jeunes, dont les noms ressortaient dans l’affaire de la cellule dite de Cannes-Torcy, ont pu en toute tranquillité quitter le territoire national pour rejoindre Al-Qaida en Syrie? Selon les chiffres officiels, 700 Français se trouvent en Syrie aujourd’hui. Or, tous les djihadistes que j’ai interrogés m’ont indiqué être partis avec l’assentiment des autorités françaises.

20 minutes

Israël veut utiliser la manière forte contre les immigrés clandestins

Fuyant la misère, des dizaines de milliers d’immigrés, venant surtout du Soudan et de l’Érythrée, sont entrés via l’Egypte sur le sol de l’Etat hébreu dans l’espoir de trouver un travail. Face à ce flux, le gouvernement a décidé à partir du 15 octobre d’arrêter ceux qui seront en situation irrégulière et de les placer en centres de rétention, avant de les expulser.

Israël est décidé à poursuivre une offensive tous azimuts contre les immigrés illégaux. Eli Yishai, le ministre de l’Intérieur a lancé un ultimatum aux 15.000 Soudanais, qui se sont infiltrés sur le territoire israélien en passant par l’Egypte. Ils ont jusqu’au 15 octobre pour plier bagages, faute de quoi ils seront arrêtés et détenus dans des centres de rétentions et des prisons. « Nous allons leur rendre la vie amère jusqu’à ce qu’ils s’en aillent », a prévenu le ministre.

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Ramadan : Copé défend les animateurs musulmans (màj)

Addendum 01/08/12

Jean-François Copé a estimé ce matin que la mairie PCF de Gennevilliers n’aurait pas dû suspendre les quatre animateurs de colonies de confession musulmane ayant observé le jeûne du ramadan, car « personne n’a jamais démontré » que cette pratique « empêchait de travailler ».

Interrogé par Europe 1 au lendemain de la polémique suscitée par cette suspension, le secrétaire général de l’UMP a expliqué qu’en tant que maire de Meaux (Seine-et-Marne) il avait été confronté à des situations similaires.  »Pour ma part, a-t-il ajouté, je considère que les pratiques religieuses, dès lors qu’elles sont tout à fait conformes à la laïcité c’est-à-dire subordonnées aux lois de la République, doivent être pleinement respectées. Personne n’a jamais démontré que la pratique du ramadan empêchait nos compatriotes de confession musulmane de travailler ». [...]

Le Figaro

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Quatre moniteurs de colonie de vacances ont été suspendus par la mairie de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) pour avoir observé le jeûne du ramadan, refusant de s’hydrater et de s’alimenter comme le stipulait leur contrat de travail, a-t-on appris lundi auprès de la mairie, confirmant une information du BondyBlog.

Addendum 31/07/2012 : Le maire renonce à imposer à ses employés de déjeuner

Devant l’afflux de réactions indignées qui ont suivi sa décision de suspendre quatre animateurs pour avoir observé le jeûne du ramadan, au nom de la sécurité des enfants, la mairie PCF de Gennevilliers a décidé de ne pas imposer aux animateurs de déjeuner au mois d’août.

Au coeur de la polémique, l’article 6 du contrat de travail signé par les animateurs, selon lequel l’animateur […] doit être «en pleine possession de ses moyens physiques». «Comme l’article apparaît pour certains discriminatoire, on souhaite que le débat soit posé de manière sereine», a poursuivi le maire communiste de Gennevilliers, Jacques Bourgoin.

Le Figaro (Merci à Chantecler et LaurentLL)

«On a reçu la visite du responsable des centres de vacances. Il est venu voir si tout se déroulait correctement avec les enfants, et c’était le cas, puis il est venu déjeuner avec nous. Il s’est mis à ma table, et a remarqué qu’à l’heure du déjeuner je ne mangeais pas et Moussa non plus», a expliqué au BondyBlog l’un des animateurs, prénommé Nassim. Le responsable a rappelé aux animateurs que, selon leur contrat de travail, ils devaient se restaurer et s’hydrater convenablement. Les quatre animateurs ont finalement été remerciés.

«Ils risquaient de ne plus être en pleine possession de leurs moyens»

Ils «n’ont pas respecté, en cours de séjour, les obligations de leur contrat de travail, pouvant ainsi mettre en cause la sécurité physique des enfants dont ils avaient la responsabilité», explique la mairie PCF de Gennevilliers dans un communiqué transmis à l’AFP.

«Ce défaut d’alimentation et d’hydratation pouvait conduire ces agents à ne plus être en pleine possession des moyens requis pour assurer le bon déroulement et la sécurité des activités du séjour, ainsi que la sécurité physique des enfants dont ils avaient la charge», selon la mairie. «C’est pourquoi la ville de Gennevilliers, qui a la pleine responsabilité de la bonne conduite des séjours, a mis fin à leurs missions, sans préjudice financier», poursuit la mairie qui avait embauché ces animateurs en CDD pour un séjour sportif à Port-d’Albret, dans les Landes, débuté le 5 juillet [...]

20minutes

José Bové : « S’il y a un risque de 21 avril, le candidat Europe-Ecologie devra se retirer»

Le député européen Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), José Bové, demande que le candidat (Europe Ecologie-Les Verts) se retire «s’il y a un risque de 21 avril».

«Aujourd’hui, pour l’instant, on maintient une candidature. Par contre, on se donne la possibilité 3, 4, 5 mois avant l’élection, si on est dans cette situation-là (de risque), de retirer notre candidature», a-t-il déclaré.

Comme on lui demandait si ce calendrier n’était pas trop tardif, José Bové a répondu : «Non, je crois qu’il faut le dire de manière claire. On va discuter avec le Parti socialiste et l’ensemble des gens qui veulent une alternative au gouvernement et au président Sarkozy, on va discuter ensemble (du) projet».

Le Parisien

Plus scandaleux que Goldman Sachs: les agences de notation

Le bilan des agences ? Il se passe de commentaire. Standard & Poor’s notait encore AAA la banque Lehman Brothers quelques jours avant sa faillite. Les trois agences notait AAA le courtier en énergie Enron, quatre jours avant sa chute. Pourtant, les agences de notation américaines continuent de faire la pluie et le beau temps sur l’économie mondiale. Leur dernier fait d’armes : elles ont précipité la Grèce dans la crise. Et elles s’attaquent maintenant au Portugal et à l’Espagne.

Le principe est simple : quand un pays ou une entreprise emprunte sur les marchés, il demande à une des agences de noter sa dette, c’est-à-dire de donner une estimation des risques de non remboursement en fonction de sa solvabilité, ses perspectives etc. En fonction des systèmes de notation des agences, ces dettes se retrouvent notées entre AAA (risque le plus faible) et CCC, voire D (faillite ou quasi-faillite).

On connaissait les dix plaies d’Égypte. Voici les trois plaies de Wall Street : Standard & Poor’s, Moody’s, et Fitch. Des organismes privés, totalement indépendants des régulateurs et autres gendarmes boursiers : deux groupes américains, Standard & Poor’s et Moody’s, et un acteur à capitaux français, Fitch. A elles trois, ces agences contrôlent 90% du marché mondial.

Bref, on a clairement affaire à une sacrée bande d’extralucides, réduite à dégrader après coup et à tour de bras, à chaque signe de faiblesse d’une banque, d’une entreprise ou d’un pays. Cette sur-réaction est d’ailleurs presque plus grave que l’absence de précautions initiales : en dégradant à la machette des entités déjà affaiblies, elles les empêchent de se refinancer à bon marché, et aggravent encore un problème qu’elles n’ont pas vu venir.

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France : le creusement des inégalités devrait continuer

Une étude de l’INSEE, parue le 02 avril 2010, illustre la très forte augmentation, entre 2004 et 2007, du nombre de personnes à très hauts revenus (information donnée hier sur Fortune). Plus généralement, l’augmentation des inégalités est mise en évidence par l’Institut. Selon lui, elle s’est poursuivie sur la période précitée et devrait s’amplifier encore.

A l’autre bout du spectre [des revenus], le taux de pauvreté connaît «une relative stabilité après une longue baisse», a expliqué Jean-Louis Lhéritier, un expert de l’INSEE, lors d’une conférence de presse. En 2007, le seuil de pauvreté correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois et concerne 13,4% de la population, soit huit millions de personnes.

Pourquoi y a-t-il un creusement des inégalités ?

Parce qu’il y a une «déformation très importante de la hiérarchie des salaires».

D’une part, «il y a de plus en plus de bas salaires, de plus en plus d’embauches au SMIC», explique Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, «car il y a une pression très forte pour réduire les coûts du travail». Un phénomène couplé avec l’externalisation des emplois les moins qualifiés, qui ne profitent pas des avantages sociaux de l’entreprise principale.

D’autre part, «pour ceux qui ont des compétences particulières, il y a une augmentation très importante des rémunérations», analyse Henri Sterdyniak. Pour éviter de voir ces cadres fuir à l’étranger, ils sont notamment rémunérés avec des stock options. Conséquence : ils ont intérêt à ce que la rémunération du capital soit la plus forte, en limitant [notamment] les salaires.

Plus globalement, pour Nicolas Bouzou, économiste et dirigeant de la société d’analyse Asterès, le «problème fondamental est celui de la croissance. Le PIB a peu augmenté, alors que la part des classes supérieures a beaucoup grossi». La part du gâteau à se partager, pour les classes moyennes et les plus pauvres, est donc plus mince.

«On assiste à un écrasement des classes moyennes, dont les salaires ont moins l’occasion de progresser», explique Nicolas Bouzou. «On est passé d’une société en pyramide à une société en sablier», selon un processus décrit par Jean-Marc Vittori. «C’est un phénomène très structurant pour l’économie, la consommation. On n’aurait par exemple pas un tel débat sur le bouclier fiscal, s’il n’y avait pas un problème» de redistribution, analyse l’économiste.

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Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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Menaces sur la reprise économique

La montée des déficits budgétaires et de l’endettement public fait peser un risque sur nombre d’économies avancées. Une menace qui était dans le passé celle des pays émergents.

L’abaissement de notations, l’accroissement des différentiels de taux d’intérêt et la contre-performance d’enchères de bons du Trésor de pays tels que le Royaume-Uni, la Grèce, l’Irlande et l’Espagne montrent bien que les investisseurs, les autorités de surveillance des marchés obligataires et les agences de notation pourraient encore durcir leur position. A moins qu’ils n’assainissent leurs finances publiques.

Les conséquences de la sévère récession et de la crise financière ont été plus lourdes pour les pays qui n’ont pas pris de mesures visant à corriger leur déficit budgétaire structurel pendant les années de croissance. En outre, une faible reprise économique combinée à un vieillissement de la population menacent d’alourdir le fardeau de la dette dans de nombreux pays industrialisés : États-Unis, Royaume-Uni, Japon et certains pays de la zone euro.

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Un ancien cadre du FMI prédit une catastrophe

Tout est en place pour une nouvelle catastrophe économique mondiale, a estimé jeudi Simon Johnson, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI).

Aux États-Unis, « nous avons désormais un système financier qui repose entièrement » sur la croyance que l’État lui sauvera indéfiniment la mise, comme il l’a fait en septembre 2008 et dans les mois qui ont suivi.

« Une idée reçue veut que deux crises financières majeures ne peuvent pas se suivre de près, mais je pense que nous allons avoir la preuve du contraire, les douze mois à venir pourraient être vraiment passionnants, les gens pourraient être très positifs pendant que nous nous préparons à une catastrophe énorme. »

« Toutes les grosses banques qui sont encore là pensent qu’elles sont à l’abri d’une future faillite parce que c’est ce qui s’est passé l’année dernière, et c’est ce que leur ont vendu » le secrétaire au Trésor américain et Larry Summers, conseiller économique du président américain.
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