Deux radars arrachés de leurs socles à Colmar

Certains n’hésitent pas à employer les gros moyens. Dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 mars, un radar a été arraché de son socle à l’aide d’une pelle mécanique à Wintzenheim, dans la banlieue de Colmar. La tractopelle sur chenilles utilisée pour le méfait avait été volée sur un chantier. Elle a été laissée sur place. Le même week-end et toujours dans le département, un radar a subi un sort similaire à Ostheim. Selon les constatations des gendarmes, le vandale a d’abord tenté lui aussi de voler une pelle mécanique dans un chantier à proximité. N’y étant pas parvenu, il a arraché le radar à l’aide d’un câble probablement relié à une voiture.

Pelle mécanique, disqueuse, peinture : quand les radars sont pris d’assaut

Découpés à la disqueuse, comme ici sur l’A31 près de Kanfen (Moselle), le 14 février 2011.

Arraché au tractopelle à Ostheim (Haut-Rhin), le 4 mars 2013 :

Radar automatique situé à Six-Fours-les-Plages (Var) scié à la disqueuse le 25 février 2013.

Coups de marteau, voire coups de fusil :

Incendie :

Peinture :

Francetvinfo

France-Bahreïn : quand François Hollande reçoit un dictateur

Le président de la République a accueilli en catimini, le 23 juillet dernier, le roi Hamed ben Issa Al Khalifa de Bahreïn, à la tête d’une dynastie sunnite au pouvoir depuis deux cents ans, dont le régime étouffe dans le sang la révolte de sa population.

(…) En effet, aucune mention sur l’agenda élyséen, aucune alerte à la presse ne sont venues annoncer cette visite de premier plan. « Cette rencontre était à l’évidence une réception officielle », signale au Point.fr Jean-Paul Burdy, professeur d’histoire à l’Institut d’études politiques de Grenoble, qui relate l’affaire sur son site. Ce spécialiste de Bahreïn en veut pour preuve le fait que le roi a été accueilli à l’aéroport par la garde républicaine française.

Pourquoi un tel silence ? Il faut dire que Bahreïn n’est pas n’importe quel pays. Cela fait un an et demi que le royaume réprime dans le sang la révolte chiite : la communauté majoritaire de ce minuscule État de 1.230.000 habitants (dont 550.000 nationaux) exige du pouvoir sunnite des élections libres et la fin des discriminations à son égard. Selon Amnesty International, au moins 60 personnes ont été tuées depuis mars 2011, après que l’Arabie saoudite a dépêché sur place un millier de ses soldats pour réfréner toute velléité révolutionnaire. (…)

Le Point

(Merci à Perceval)

Paul Jorion : « Nous vivons un désastre annoncé »

Vous écrivez, dans « La guerre civile numérique » (Editions Textuel, 2011), que nous sommes dans une « situation prérévolutionnaire ». N’est-ce pas exagéré ?

Non, le parallèle peut être fait avec 1788 : tout le monde a bien analysé la situation, mais la classe dirigeante reste « assise  sur ses mains », comme on dit en anglais, elle espère que les choses vont s’arranger d’elles-mêmes. C’est criminel.

Vous pensez donc que les gens vont se révolter ?

Oui… Les mouvements d’indignés sont des protestations qui restent assez domestiquées. Dans certains pays, les gens réagissent en fonction de leur degré de souffrance : ils manifestent un peu quand ils souffrent un peu, et davantage s’ils souffrent plus… Mais en France, on n’a pas cette tradition. On encaisse jusqu’à un certain seuil, et puis ça explose.

Et vous pensez que nous y sommes ?

Oui, on arrive à un seuil. Cela se manifeste de manière indirecte, dans le nombre de gens qui se disent prêts à voter pour le Front national. Je discutais l’autre jour avec un chauffeur de taxi : il m’a fait une analyse de la situation qu’on dirait d’extrême gauche, et à la fin il m’a expliqué qu’il allait voter pour Marine Le Pen…

Le Progrès

(Merci à COOL)

Derrière les Indignés (Vidéo)

Le mouvement des indignés, né du printemps arabe et de la révolte espagnole, puis grecque, s’étend peu à peu. D’abord boudé par les grands médias, aujourd’hui la communication sur ce mouvement citoyen commence à s’organiser.

Face à l’oligarchie ambiante, celle de Wall Street principalement, politiques et économistes pointent du doigt les banquiers internationaux, les organismes de spéculation sauvage et les multiples agissements des gouvernements en place, véritables réseaux d’influence, voire de type mafieux. La force de ces Indignés repose essentiellement sur le caractère apolitique et l’indépendance du mouvement.

Mais voilà, force est de constater que dans les coulisses du pouvoir, quel qu’il soit, des faits plus que troublants émergent, et s’il n’apportent aucune réponse, ils soulèvent un questionnement sur le fond de l’histoire. Alors qui manipule qui ? Et, surtout, dans quel(s) buts(s) !»

Vidéo et commentaires sur Fortune

Près de 60% des Français souhaitent une « révolte »

Selon un sondage Harris Interactive pour l’Humanité Dimanche, 58% des personnes interrogées souhaitent qu’une révolte se produise aujourd’hui en France mais seuls 49% jugent la population capable de se soulever.

Au chapitre des raisons de se révolter, les Français citent l’emploi (47%), le coût de la santé (46%), les différences sociales (46%), le pouvoir d’achat (42%) ou les perspectives d’avenir de leurs enfants (42%). Les sympathisants de gauche estiment à 57% qu’une révolte est possible (64% des sympathisants du Front de Gauche le pensent) alors que les sympathisants de droite ne sont que 39% à partager cette opinion.

Seuls les sympathisants de droite sont défavorables à une révolte, prônée en revanche à 80% par les sympathisants de gauche, par ceux du MoDem (59%), mais aussi par les personnes sans préférence partisane (58%). Plus des deux tiers des sympathisants du Front National (67%) souhaitent eux aussi qu’une révolte ait lieu.

Le Point

(Merci à parisien)

Après la Tunisie et l’Egypte, la Libye ? (Vidéo)

La Libye semble à son tour participer à la contestation arabe. Tôt mercredi matin, la deuxième ville du pays, Benghazi, a été le théâtre de heurts entre les forces de sécurité et plusieurs centaines de manifestants dénonçant le régime de Moammar Kadhafi.

Des militants appellent sur Facebook et Twitter à une manifestation nationale jeudi pour réclamer le départ du colonel Kadhafi, qui dirige le pays depuis 1969, ainsi qu’une constitution et des réformes économiques et politiques d’ampleur. La mobilisation marquera le cinquième anniversaire de la manifestation contre les caricatures du prophète Mahomet devant le consulat italien, au cours de laquelle neuf personnes avaient été tuées.

D’après l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, neuf militants ont été arrêtés à Tripoli et Benghazi, pour les empêcher semble-t-il de participer aux manifestations de jeudi. [...]

L’agence de presse officielle libyenne, la JANA, a passé sous silence les protestations anti-gouvernementales, évoquant seulement des manifestations de partisans du colonel Kadhafi dans la capitale Tripoli, ainsi qu’à Benghazi et dans d’autres villes du pays.

Suite sur La Tribune de Genève

Abdellatif Kechiche : «Je rêve d’un soulèvement de nos banlieues»

Addendum 15/02 : Réaction d’Elisabeth Lévy sur RTL

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Le réalisateur d’origine tunisienne, Abdellatif Kechiche, espère que la «révolte populaire» s’étendra dans «nos banlieues». Son film, «Vénus noire», a été subventionné par la commission «Images de la diversité» (voir Fdesouche)

Je rêve de la voir se propager à toutes les dictatures, mais aussi à toutes les démocraties corrompues, partout où sévissent l’injustice sociale, le mépris et l’humiliation des hommes. Je rêve d’un soulèvement de nos banlieues.

[...] Lorsque les événements ont commencé, je me suis senti totalement solidaire, bien sûr, des émeutiers, mais je n’osais pas y croire et j’avais peur pour eux. J’assistais en témoin impuissant, sidéré, à ce courage populaire, spontané, exemplaire. Un peuple qui parvient à déstabiliser puis à renverser une dictature aussi redoutable que celle qui était en place depuis trop longtemps en Tunisie, ce n’est pas rien. Tout devient possible. C’est une belle leçon à la planète entière. En même temps qu’une véritable claque aux intellectuels, politiques, et artistes, dont je suis, qui n’ont rien su ou pu faire pour changer les choses.

Je souhaite de tout mon être une longue vie à cette révolte populaire, qu’elle continue à faire des petits à travers le monde arabe, bien sûr, mais pas seulement. […]

Les Inrocks

Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

Face au krach financier, les responsabilités restent à déterminer. Visés, les oligarques, qui contrôlaient en même temps les banques (prêteuses), les sociétés (emprunteuses), les médias (silencieux), les hommes politiques (complaisants). « 50 requins ont joué le pays à la roulette », accuse Sveinbjörn Arnason, fondateur du mouvement Nouvelle Islande. « Or nul n’a encore été traîné devant les tribunaux. La gauche au pouvoir ne fait pas le ménage et nous trahit. »

Quelque 230.000 Islandais ont été appelés samedi à se prononcer sur un accord organisant le remboursement par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros, avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur l’internet islandaise Icesave, en octobre 2008.

Les Islandais [ont voté] non. Au risque d’aggraver la crise de confiance dont pâtit l’île sur les marchés internationaux. Déjà, les agences de notation ont abaissé la note du pays au rang d’« obligation pourrie ». L’étonnante fuite, il y a dix jours, dans la presse locale, d’un télégramme secret de l’ambassade américaine, a confirmé l’isolement de l’île. On y lisait que dans l’hypothèse d’une victoire du « non », suivie d’un gel de crédits promis par le Fonds monétaire international et par des pays européens, l’Islande ne pourrait plus remplir les obligations liées à sa dette dès 2011 et retournerait « trente ans en arrière ».

La perspective d’un non [au référendum] a poussé Reykjavik à tenter, ces dernières semaines – jusque-là en vain -, de trouver un nouvel accord avec Britanniques et Néerlandais. Au cours des négociations, les Islandais ont paradoxalement reçu une offre améliorée, mais ils l’ont déclinée, sous la pression des partis d’opposition.

Après avoir immédiatement reconnu sa défaite, le gouvernement islandais s’est efforcé de minimiser la signification du scrutin, en soulignant que le oui n’était plus une alternative crédible, du fait des nouvelles négociations.

L’affaire Icesave a réalimenté le sentiment anti-européen dans le pays. Au total, plus de la moitié des Islandais sont aujourd’hui opposés à une éventuelle adhésion à l’UE, près de deux fois plus qu’en 2008.

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Aujourd’hui sur Fortune…

L’Islande paiera pour ses banques, qu’elle le veuille ou non…

La révolte des citoyens islandais pourrait bien coûter plus cher à leur pays que l’indemnisation pure et simple des clients étrangers floués par la faillite des banques locales emportées par le tsunami financier de 2008. En décidant, mardi, de soumettre la loi organisant le remboursement par le budget de l’État des 3,8 milliards d’euros perdus par les quelque 320.000 clients britanniques et néerlandais de la banque Icesave à un référendum, le président islandais a déclenché les foudres de la communauté internationale.

« Le peuple islandais, s’il devait arriver à cette conclusion (négative) dirait en réalité que l’Islande ne veut pas faire partie du système financier international, que l’Islande ne veut pas avoir accès au financement multinational, national et bilatéral et ne veut pas être considéré comme un pays sûr, avec lequel faire des affaires » a crûment résumé Paul Myners, le secrétaire d’État britannique aux finances.

C’est aussi toute la stratégie de sortie de crise mise en œuvre par la première ministre sociale-démocrate Johanna Sigurdardottir qui est menacée : le gouvernement, inquiet, a fait savoir que l’Islande reste « pleinement engagée » à respecter ses engagements. Mais il faudra d’abord gagner le référendum…

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