«Hollande va-t-il prendre des décisions que ni Sarkozy ni la droite n’auraient pu prendre de peur d’une explosion sociale ?»

Nathalie Rheims a aimé la conférence de presse de François Hollande jeudi dernier. Elle nous explique pourquoi.

Pour la première fois depuis son élection, je l’avais trouvé bon, alors que la plupart l’avaient trouvé mauvais, à l’aune des sondages catastrophiques sur sa première année d’exercice du pouvoir. […]

Bizarrement, j’avais cru comprendre que, tout en s’affirmant socialiste, il souhaitait mener une politique «de droite» : rallonger la durée de cotisation pour les retraites, baisser les charges qui pèsent sur le coût du travail et le rendre plus flexible pour favoriser la compétitivité des entreprises, créer, dans la zone euro, une gouvernance économique commune qui avance dans l’harmonisation fiscale et sociale et dans une rigueur budgétaire bien tempérée pour retrouver de la croissance.

Il me semble que la droite devrait l’encourager à s’engager dans cette direction, car il est probable que seul un président socialiste puisse tenir ce genre de mesure sans que le peuple de gauche descende dans la rue et que la majorité parlementaire socialiste explose.

Sait-on d’ailleurs, précisément, où peut mener cette «harmonisation» liée à la gouvernance économique européenne ? Des singularités symboliques comme les 35 heures ou l’ISF pourront-elles y résister ? Et si Hollande allait être conduit, dans la logique mécanique de son engagement européen, à prendre des décisions que ni Sarkozy ni la droite n’auraient pu prendre de peur d’une explosion sociale ? […]

Le Point

Retraites : Touraine confirme «un effort nécessaire» de tous les Français

La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine confirme que dans le cadre de la réforme des retraites «un effort sera nécessaire, auquel devront participer tous les Français», dans un entretien au journal Le Figaro vendredi. Elle estime que la retraite par répartition «doit rester le socle» du système et que ses principes doivent être «inscrits dans la durée».

«Il y a une différence entre sérieux budgétaire et austérité! Cette différence, c’est le développement des droits sociaux.»

«Des décisions seront prises d’ici la fin de l’année. Nous avons trois défis: le financement à court terme, la pérennité à long terme de notre système par répartition et des mesures de justice» indique Marisol Touraine.

«Si on parle de durée de cotisation, qui est le critère le plus juste, vu l’augmentation de la durée de vie, elle doit tenir compte des réalités des carrières. Un effort sera nécessaire, auquel devront participer tous les Français», affirme la ministre.

La première année du quinquennat de François Hollande qui «restera comme une année utile pour la France et les Français. Nous avons mis en place les conditions du redressement, de la croissance et de l’emploi».

Libération

Immobilier: Des familles françaises victimes de spoliations au Maroc

Des dizaines de familles en France, mais aussi en Italie et en Espagne, propriétaires de biens immobiliers au Maroc, se disent victimes de spoliations…

Il avait passé les fêtes de fin d’année avec sa famille, en France. Quelques jours plus tard, le 4 janvier 2009, le corps de Christian Thuillier, 58 ans, est retrouvé dans son riad marocain. «Mon frère a été assassiné à coups de marteau, puis égorgé et éventré», lâche Daniel. L’assassin présumé, un professeur de sport, père de deux enfants, est rapidement arrêté. Il sera jugé le 29 avril prochain, mais Daniel doute de plus en plus de la culpabilité de cet homme.
Car depuis quatre ans, le dossier s’est copieusement complexifié.

«Mon frère aurait fait donation de son riad à une Marocaine, retraitée de l’Education nationale», explique Daniel. Problème: l’acte porte le sceau d’un notaire parisien… Qui a déposé plainte pour vol de ses cachets.
«Une société aurait racheté notre maison… Mais à qui?»

«La justice marocaine a d’abord jugé que l’acte était un faux, avant de dire le contraire en appel», s’agace Daniel. «Je multiplie les démarches, mais j’ai 72 ans, je n’en peux plus. Je veux savoir qui a tué mon frère et que cette histoire de donation soit éclaircie. Je veux la justice!»

Il n’est pas le seul. Des dizaines de familles en France, mais aussi en Italie et en Espagne, propriétaires de biens immobiliers au Maroc, se disent elles aussi victimes de spoliations. Comme El Mostafa Sakhir, 43 ans. Ce Marocain est arrivé en France à l’âge de 16 ans, avec sa famille. «Mes parents ont conservé leur maison à Casablanca et nous y allions tous les étés», raconte-t-il.

Mais en mars 2008, un tribunal marocain leur demande de quitter cette résidence. «Une société aurait racheté notre maison… Mais à qui? Nous n’avons jamais vu personne et nous n’avons jamais reçu le moindre centime». Après de multiples péripéties, sa famille parvient à mettre la main sur l’acte de vente. Il a été réalisé par procuration, à Lille. «Mais la mairie ne le reconnaît pas… C’est évidemment un faux», souffle El Mostafa.

La situation ne change pourtant pas au Maroc. «Cette affaire est vraiment très pesante, surtout pour ma mère. Elle fait de l’hypertension, elle est de plus en plus mal… Nous avons longtemps hésité avant de lui dire que sa maison avait été détruite.» Elle a été rasée à l’été 2011. Un immeuble de cinq étages se dresse désormais sur le terrain.
Des menaces de mort reçues par un défenseur des victimes

«Nous avons répertorié des centaines de cas. Ces escroqueries représentent des milliards d’euros», lance Moussa Elkhal. Ce juriste franco-marocain travaille depuis 2010 pour le cabinet de Me Viviane Sonier, à Privas (Ardèche), qui défend une trentaine de dossiers de Français escroqués.

«La police marocaine a arrêté cinq personnes, mais des titres fonciers ne se trafiquent pas comme ça… Ces spoliations sont une machinerie très organisée, avec des personnalités haut placées… C’est une vraie mafia.» Moussa Elkhal est déjà allé une vingtaine de fois au Maroc pour tenter de faire bouger les choses. Sans succès apparent. Récemment, il a reçu des menaces de mort.

Pour se faire entendre, les victimes ont décidé de se réunir au sein d’une association, baptisée Droit et justice pour le Maroc. Créée il y a un mois et demi, elle réunit déjà une quarantaine de familles. «Et nous recevons de nouveaux dossiers tous les jours», assure Stéphane Vabre, dont la belle-famille a été spoliée de plusieurs biens.

20 Minutes

Françoise : « J’ai toujours voté à gauche, mais je vais voter FN ! » (RMC)

Françoise a 63 ans. A la retraite, elle vit dans la Drôme avec 1 000 euros par mois. « Dans le rouge tous les 15 du mois », elle n’en peut plus et dit son ras-le-bol des politiques sur RMC : « J’en ai marre, j’ai toujours voté à gauche, mais la prochaine élection je vote Front national ». [...]

Ecouter l’audio sur RMC

Yvelines : Trente ans de réclusion criminelle pour Benyahia Lezzaz, le meurtrier des retraités (Màj vidéo)

Benyahia Lezzaz a été condamné hier par la cour d’assises des Yvelines pour le meurtre des retraités de Maurepas en septembre 2011. IL avait poignardé à mort Gilbert et Marie-Louise Michenaud, âgés de 72 et 77 ans avant de les voler et de prendre la fuite en Algérie. Il a continué à nier les faits.

A l’époque des faits, Lezzaz vient de se voir refuser sa régularisation par la préfecture. Il est sur le point d’être expulsé et ne peut accepter l’humiliation que représente un retour au pays sans un sou le jour de l’Aïd. «Il tue pour voler, tonne-t-elle. Il égorge les époux pour les faire taire.»

Voir l’interview du procureur (vidéo de septembre 2011) sur Fdesouche

Il avait sympathisé avec les victimes. Il les appelait Mamie et Papie.

L’avocat général Naïma Rudloff avait requis, hier matin, une peine de prison à perpétuité avec une période de vingt-deux ans de sûreté contre Benyahia Lezzaz. […]

En début de matinée, Lezzaz a enfin donné sa version des faits. Il a redit qu’il avait accompagné un ami, Boumediene, chez les Michenaud car ce dernier était intéressé par leur voiture. Il soutient qu’il est sorti fumer une cigarette avant de retrouver son compagnon de foyer dans le salon avec deux couteaux en mains avec à ses pieds les corps ensanglantés des retraités qu’il considérait «comme ses parents».

Pour le reste, le vol de la carte bancaire et son retour en France et ses aveux, il assure avoir agi par peur de son acolyte.

Une thèse balayée par l’avocate générale qui rappelle que, dans toutes ses versions successives et contradictoires, l’accusé a toujours prétendu dire la vérité. Pour la magistrate, ce dossier est un «crime crapuleux» , un massacre commis pour 2372 € d’achats et 520 € de retrait effectué avec la carte bancaire des victimes. […]

Le Parisien (Merci à Pitch)

Les classes moyennes sacrifiées, un risque social et politique majeur

Obstiné par l’impératif de rigueur, le gouvernement sacrifie les classes moyennes sur l’autel de l’austérité.

Les classes moyennes, qui ont le sentiment, à juste titre, de contribuer pour beaucoup au financement de notre système social, se voient de plus en plus exclues de la redistribution. Jusqu’où accepteront-elles de payer ?

Allocations familiales fiscalisées, gel des pensions de retraite, indemnisations chômage des hauts salaires pointées du doigt (par un récent rapport de la Cour des comptes, encore)… tout se passe comme si notre pays avait acté que nous n’avions plus les ressources pour financer notre système de politique familiale et de protection sociale universelle – chacun cotisant selon ses moyens et recevant selon ses besoins.

Sur le papier, cela pourrait apparaître comme du bon sens, mais, à terme,

2014 s’annonce donc terrible. Pire que 2013. Pour pallier la baisse de la croissance, la majorité pense n’avoir d’autres solutions que de taper les classes moyennes au portefeuille. Pour financer le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice), les taux de TVA augmenteront de 19,6 à 20 % et de 7 à 10 %, ce qui doit rapporter 6,5 milliards d’euros. […]

«On essaye d’opposer les catégories entre elles ! Taper sur les classes moyennes, c’est accélérer la récession. Ce sont elles qui consomment et tirent l’économie», s’insurge Carole Couvert (CGC).

Un ministre reconnaît d’ailleurs un déficit du gouvernement en la matière. Un déficit de com seulement : «Il faut que nous arrêtions le chœur des belles âmes, car, à articuler notre politique autour des plus démunis, on nous reproche de faire de l’assistanat. Bien sûr qu’il faut aider les plus défavorisés, mais il ne faut pas communiquer dessus !.» […]

Marianne

Montceau : le personnel maghrébin d’une maison de retraite fait la fête et offre le couscous aux résidents

Le personnel maghrébin de l’EHPAD , a offert aux résidents des « LYS », ce jeudi midi, un déjeuner typique, un véritable « couscous ».

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Ils étaient 55 à table, avec l’animatrice Martine Gauthier, les cadres de santé, Dominique Durix et Anne Marie Beaudot et aussi les médecins,les Docteurs Noameshie, Bessedik et Koniecny.

Les décors étaient bien de là bas et les costumes qu’avaient revêtus le personnel aussi… ! [...]

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Montceau News

Merci à Ernst

Les retraités pauvres, un «rempart contre l’extrême droite»?

Pour Serge Guérin, sociologue, professeur à l’ESG-Management school, et Christophe Guilluy, géographe, directeur du bureau d’études MAPS, il faut agir rapidement pour que les «retraités» pauvres » continuent d’être un rempart contre le Front National.

C’est bien l’aggravation du délitement social et du sentiment d’abandon qui se joue dans les deux ans à venir et qui, si rien n’est fait, sera source de troubles et de révoltes sur lesquels le FN ou son avatar pourra surfer.

Les retraités représentent le tiers des ménages en France. Près de 65 % d’entre eux sont issus des milieux populaires (anciens ouvriers, employés ou agriculteurs). Auxquels il faudrait ajouter une partie d’anciens travailleurs indépendants, commerçants, petits entrepreneurs ou artisans. Ce sont les «retraités populaires». Une catégorie oubliée dont la situation géographique, sociale et culturelle est identique à celle de l’ensemble des milieux populaires.

Comme leurs cadets des classes populaires, ces retraités vivent dans une relative «fragilité sociale». Cela se traduit d’abord en termes de pouvoir d’achat. En effet, contrairement aux idées reçues, pour l’essentiel, ces ménages disposent de revenus modestes, voire très faibles : la retraite médiane se situe autour de 1 100 euros par mois. […]

Ainsi, au regard de la dynamique démographique de cette catégorie, associée à la hausse de la précarité des retraités, le risque d’une montée sensible du vote FN devient de plus en plus probable. Pour une large part, les retraités populaires tiennent les clés des résultats électoraux futurs. […]

Le Monde