Belgique : rouler en BMW quand on est jeune, c’est louche à Anvers

Le parquet et la police d’Anvers ont décidé de s’attaquer aux jeunes qui roulent dans des voitures de luxe, alors qu’ils ne disposent pas d’un emploi au salaire important ou sont au chômage, peut-on lire mercredi dans Het Laatste Nieuws. Une dizaine de dossiers ont déjà été ouverts et quatre véhicules ont été saisis.

Le projet pilote « Patsers » a été lancé il y a environ six mois à l’initiative de l’ancien bourgmestre Patrick Janssens. Il est encore d’actualité dans plusieurs quartiers anversois. Les nuisances provoquées par les jeunes (musique trop forte, conduite dangereuse) ont motivé le lancement du projet, d’après le journal. [...]

Les jeunes doivent prouver qu’ils ont gagné honnêtement l’argent leur ayant permis d’acheter leur voiture. S’ils ne peuvent pas apporter ces preuves, le véhicule est saisi.

7sur7.be

Retraites : la réforme est lancée

Eric Woerth reçoit à partir de ce lundi les partenaires sociaux.

C’est parti pour plusieurs semaines d’intenses négociations. Le ministre du Travail, Eric Woerth, reçoit à partir d’aujourd’hui les partenaires sociaux pour trouver une solution au financement du système des pensions.

Nouvelles recettes

Avec un déficit du régime général de la branche vieillesse de la sécurité sociale de 9,5 milliards d’euros en 2009 et 11 milliards d’euros prévus pour 2010, le gouvernement est à la recherche de nouvelles recettes pour assurer la pérennité du système.

Il n’a pas prévu de dévoiler son projet avant la « fin mai, début juin, » pour déposer un texte au Parlement en septembre. Mais ces premières réunions seront l’occasion d’évoquer les différentes pistes de réformes.

Prélèvement spécifique

En pleine polémique sur le bouclier fiscal, les syndicats de salariés reprochent à Nicolas Sarkozy de focaliser les débats sur les efforts à demander aux salariés. La semaine dernière, l’Élysée a évoqué la possibilité de créer un « prélèvement spécifique sur une catégorie de population, » vraisemblablement les ménages aisés, pour une réforme plus juste.

Le Journal du Dimanche a d’ailleurs avancé hier l’hypothèse d’une CRDS additionnelle exclue du bouclier fiscal pour financer les retraites.

Suite et commentaires sur Fortune

La fallacieuse théorie du libre échange et la diabolisation du protectionnisme

Marc Rousset, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou. Le continent paneuropéen face au choc des civilisations » (Editions Godefroy de Bouillon, 2009), critique le dogme du libre-échangisme et prône le rétablissement du protectionnisme.

«  De tous les dogmes économiques, le libre-échange est celui sur lequel les néo-libéraux sont le plus intraitables. Formulé il y a presque deux siècles dans le contexte théorique de l’immobilité des facteurs de production (capital et travail) et de la division internationale du travail, il est toujours présenté comme le nec plus ultra de la modernité, et comme la recette du développement et de la croissance.

Ses hérauts ont réussi le tour de force de le pérenniser dans un contexte exactement contraire à celui de sa conception : aujourd’hui, le capital ne connaît plus aucune entrave à sa circulation internationale et la main d’œuvre devient, elle aussi, de plus en plus mobile. Quant à la division internationale du travail, elle appartient au passé, avec la multiplication des entreprises mettant en œuvre des technologies de pointe dans les pays à bas salaires. L’économie mondiale est devenue un bateau ivre, sans gouvernail.

(…) Alors que le discours dominant du journalisme économique proclame depuis deux décennies que le protectionnisme est le mal absolu, les travaux scientifiques les plus récents aboutissent à un résultat inverse. Il y a donc discordance entre les discours économiques médiatiques et le discours scientifique.  »

Suite et commentaires sur Fortune

« Comment la Presse-Pravda prend des vessies pour des lanternes »

Une tribune libre de Patrick Reymond

Il y a une définition de base en économie, c’est celle du patrimoine : l’ensemble des biens et créances possédés, diminués des dettes. Jusque-là, tout va bien, mais il faut affiner le réglage. En effet, un bien possédé n’a de valeur qu’au moment de sa réalisation, une créance a toujours un caractère incertain. Par contre, la dette a une autre caractéristique : elle est certaine.

Un article est paru dans Le Figaro : « Le patrimoine des français augmente de 0,6 % à 10.200 milliards d’euros.«  Ce patrimoine est composé aux 2/3 d’immobilier, soit 6.800 milliards.

En réalité, cette valeur est largement fictive et d’un renouvellement très lent. Elle est fictive, car même en période de bulle immobilière, on n’a pas atteint les 900.000 ventes en France, pour 30 millions de logements. On atteindra sans doute à peine les 600.000 cette année et moins encore l’année prochaine. Le taux de rotation des biens, avec le recul des transactions, est passé de 35 à 50 ans. Le reste, 3.400 milliards d’euros, ce sont des placements financiers, en grande partie en assurance-vie.

Suite et commentaires sur Fortune