A l’initiative de RESF, les gens de la rue se sont fait photographier avec la une de Libération consacrée à Ahmed Sohail, en soutien au jeune Pakistanais, dernier expulsé de l’année 2012.
Richard Moyon a eu l’idée d’utiliser la une qu’a consacré Libération dans son édition des 13 et 14 avril à l’histoire de Ahmed Sohail.
Ce Pakistanais de 23 ans a été le dernier expulsé et attend depuis d’obtenir un visa long séjour pour reprendre le fil de son histoire menée pendant dix ans en région parisienne.
RESF cherche des bénévoles et a besoin de dons. Les membres du réseau organise une soirée au profit des sans papiers, ce samedi 20 avril.
Dans la Marne, les sans papiers affluent essentiellement à Châlons en Champagne, là où se trouve le centre d’accueil des demandeurs d’asile. Une vingtaine de nouveau sans papiers, venus en majorité d’Albanie, du Kosovo ou d’Arménie, sont arrivés récemment,
Voilà pourquoi RESF fait appel à la générosité et à la mobilisation de tous.
Marie-Pierre Barrière fait partie du réseau RESF. Elle était l’invitée de France Bleu Champagne.
Question : à quel titre Radio France / France Bleue, financés par le contribuable, font-ils la publicité pour cette association ? Ont-il reçu mandat pour cela ?
Le 24 mars 2012 La coalition européenne des sans papiers a pris l’initiative d’organiser une caravane européenne qui a été accueillie par les associations belges, françaises et italiennes. Cette caravane est composée de 50 internationaux dont 14 sans papiers ouest africains et un Tunisien qui ne nécessitaient aucun visa pour entrer en Tunisie.
0’54 min: Partout où on est passé (ndlr: en Europe) y’a pas eu de frontière…la seule vraie frontière ça se situe en Tunisie.
La caravane a pris le bateau de Gênes le 23 mars 2013 pour participer au forum social mondial à Tunis. Des courriers ont été envoyés aux différents gouvernements français, italien et tunisien ainsi qu’à Frontex afin de les informer de cette initiative.
Ils sont arrivés le 24 mars 2013 au port de Tunis et le gouvernement tunisien n’a pas posé de difficultés pour les accueillir. Par contre, l’armateur a refusé le principe de les ramener en Italie à la fin des travaux du FSM en s’abritant derrière la législation internationale maritime qui le sanctionnerait à des pénalités financières.
Les militants de la caravane ont été contraints de reprendre le bateau et sont actuellement en mer vers l’Italie. Les 14 militants sans papiers courent, à leur arrivée en Italie, de très graves risques d’être placés en centre de rétention et expulsés. Le comité préparatoire du Forum Social Mondial Tunisie 2013 constate le caractère discriminatoire de cette situation, inique et contraire à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui prévoit le droit de quitter tout pays y compris le sien.
Le comité préparatoire du Forum Social Mondial Tunisie 2013 condamne fermement les législations nationales, européennes et internationales qui sanctionnent les migrants. Nous mettons le gouvernement italien face à ses responsabilités concernant le sort de ces militants.
La famille Fejzulai va recevoir ses cartes de séjour. La demande de ces Kosovars, en France depuis plus de deux ans, dont une bonne partie dans la clandestinité, a reçu un avis favorable de la préfecture.
Problème, « ces cartes ont un coût de 708 € par personne », relève Mireille Pasquel, du réseau éducation sans frontières de l’Allier. RESF a déjà versé 330 €. Mais il manque 1.794 € au total, que ni l’association, ni la famille, ne sont capables de verser. L’association lance donc un appel aux dons. [...]
A 20 heures lundi, alors que le président François Hollande prononçait ses voeux aux Français pour la nouvelle année, Ahmed Sohail, 23 ans, en France depuis l’âge de 15 ans, était dans l’avion qui le ramenait de force vers le Pakistan. Il raconte (…).
«Ils m’ont renvoyé comme un chien, j’avais la bouche scotchée, les pieds attachés».
Menotté dans le dos, Ahmed est escorté par quatre policiers. Visiblement déboussolé à son arrivée à Karachi – à plus de 1200 kms de son village natal près d’Islamabad – Ahmed ne cesse de répéter «Je ne sais pas quoi faire maintenant».
Le ministre français de l’Intérieur Manuel Valls publie aujourd’hui une circulaire très attendue sur les critères de régularisation des sans-papiers, dont le volet « famille » est en deçà des attentes des associations qui notent toutefois des « avancées » ponctuelles.
La circulaire, qui sera présentée en Conseil des ministres, répond à une promesse de campagne du président français François Hollande : définir des critères de régularisation « objectifs » et « clairs » pour mettre un terme à l’arbitraire des préfectures.
Sur la durée, l’objectif est de rester sur la moyenne des dernières années, à savoir environ 30.000 régularisations par an, selon l’entourage du ministre, qui estime à environ 350.000 le nombre de sans-papiers présents en France.
Le sort des jeunes de 18 ans pourrait faire débat. La nouvelle circulaire prévoit de leur donner un titre de séjour s’ils peuvent prouver deux ans de scolarisation « assidue et sérieuse » en France. Une première mouture du texte avait fait état d’un critère de trois ans. Le Réseau Education sans Frontière (RESF) militait pour une régularisation de tous les lycéens sans-papiers. [...]
Depuis vendredi, trente demandeurs d’asile, dont une femme enceinte et de nombreux jeunes enfants, se sont installés dans l’église du Quizac, à Brest. Ils sont soutenus par le Réseau Education Sans Frontière.
L’histoire de Christian, petit génie sans-papiers, bachelier à 14 ans et déjà étudiant en médecin, avait ému l’opinion. Ses parents viennent d’être régularisés.
Bachelier à 14 ans, étudiant en médecine cette année, Christian, enfant surdoué, était aussi sans-papiers. Ses parents camerounais installés en France depuis dix ans étaient menacés d’expulsion lorsque le réseau RESF s’est emparé de leur histoire, il y a un mois, pour plaider leur régularisation auprès du ministre de l’Intérieur.
Depuis, Christian Etiti a fait la une des journaux télévisés, des médias et le buzz sur les réseaux sociaux. La préfecture des Yvelines a décidé jeudi d’accorder des titres de séjour aux parents.
«Leur situation a été clarifiée et stabilisée», selon la préfecture, estimant «qu’au regard des éléments nouveaux» apportés par la famille, il a été constaté au cours d’un nouvel examen de leur dossier qu’ils avaient «établi leur vie en France».