Paris 18e : Mobilisation pour Idriss Bakayoko, un lycéen menacé d’expulsion

Ce n’est pas la première fois que Mme Dumas, la proviseure du lycée Camille-Jenatzy à Paris, dans le 18e arrondissement, se bat contre l’expulsion d’un de ses élèves sans-papiers. En octobre 2013, elle avait défendu Khatchik Kachatryan, 19 ans, dont le départ contraint vers l’Arménie, son pays d’origine, avait beaucoup ému. Si elle monte de nouveau au créneau, c’est pour protester contre la menace qui pèse cette fois sur Idriss Bakayoko, 20 ans, inscrit en première, qui prépare un bac professionnel de logistique dans son établissement.

Si elle estime avoir plaidé « trop tièdement» en faveur de Khatchik Kachatryan, elle ne pas compte pas baisser les bras pour Idriss. «Je le connais mieux», justifie-elle. Le premier n’a passé qu’un mois au lycée ; le second y étudie depuis deux ans. «C’est un excellent élève, absolument irréprochable. Il a même reçu les félicitations du conseil de classe. » Idriss vit seul en France. Il est hébergé gracieusement par un ami.

Le 23 février 2011, il a fui la Côte d’Ivoire pour « où il a été passé à tabacproche de l’opposition pendant la crise ivoirienne de 2011». Afin d’échapper à la police ivoirienne, Idriss aurait, grâce à l’aide d’un quidam, pris l’avion pour Paris muni d’un faux passeport. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) n’a accordé que peu de crédit à ce récit, selon RESF. Le 30 avril 2012, sa demande de droit d’asile a été rejetée. L’Ofpra n’a pas souhaité répondre au Monde au titre de la confidentialité du dossier. […]

Blog/Le Monde

Saint-Nazaire : le jeune Algérien pourra continuer à être pris en charge par le contribuable français

Saint-Nazaire – Le collectif de soutien aux clandestins « unis contre une immigration jetable » mobilise des mineurs lycéens à Saint-Nazaire afin d’obtenir la régularisation de Fayçal, un jeune Algérien de 18 ans, arrivé en France avec un « visa de tourisme » .

Il bénéficie depuis du statut de « Mineur Isolé Etranger » qui inclut une prise en charge par le conseil général de Loire-Atlantique aux frais du contribuable.

Fayçal était sous la menace d’une obligation de quitter le territoire signifiée par le tribunal administratif, mais la mobilisation des lycéens entrainés par le groupusculaire collectif de soutien aux sans papier (…)

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À Orléans, le maire UMP veut chasser les clandestins

En découvrant la liste des délégations attribuées aux conseillers et adjoints de Serge Grouard, maire UMP d’Orléans réélu haut la main, les militants des associations d’aide aux sans-papiers se sont étranglés. Au même titre que la gestion des appels d’offres ou du tourisme, l’édile local aura désormais un bras armé à « la lutte contre l’immigration clandestine », qui demeure pourtant une prérogative des services de l’État. Et ceci au moment même où le Front national fait son entrée sur les bancs du conseil municipal. [...]

Hebergeur d'imageMilitant du Réseau Éducation sans frontières (RESF), Jean-Pierre Perrin-Martin voit s’écrouler plusieurs décennies d’avancées collectives :

« Dans les années 1990, des étrangers ont obtenu d’être régularisés après des grèves de la faim. Tous réussirent à être débarrassés du nom de clandestins pour prendre celui de sans-papiers. Et aujourd’hui, le maire d’Orléans nous ramène à ce qualificatif. »  [...]

Dans un communiqué transmis aux médias, la municipalité se justifie en dénonçant le « laxisme de l’État » en matière de chasse aux clandestins et précise que, grâce à ses « quelques compétences » (attestations d’accueil, regroupement familial, avis sur la délivrance de la carte de résident de 
dix ans…), elle pourra redresser la barre. [...]

L’Humanité

Saint-Denis (93) : Un lycée mobilisé contre l’expulsion d’une élève brésilienne «sans papiers»

Une Brésilienne, Thais Moreira, 20 ans, élève en 1re au lycée Suger à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a reçu, le 7 mars, dans sa boîte aux lettres, une «OQTF», autrement dit une Obligation de quitter le territoire français d’ici trente jours. Des élèves et des enseignants se mobilisent contre cette expulsion.

Didier Paillard, maire (PC) de Saint-Denis, candidat à sa réélection, a signé la pétition «Thais vit ici! Thais étudie ici! Thais reste ici!», lancée par Réseau Education sans frontières 94.

Deux semaines plus tôt, la jeune fille, qui vit depuis 2009 dans un pavillon de Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne), s’était rendue, «en toute confiance», à la sous-préfecture de Nogent-sur-Marne pour demander sa régularisation. Selon elle, rien ne pouvait lui laisser présager un tel refus: elle réside France depuis cinq ans, aux côtés de sa mère, également sans papiers, qui a quitté le Brésil deux ans plus tôt. Elle a, selon ses dires, suivi une scolarité «exemplaire» dès son arrivée – une année en classe d’accueil (CLA), puis une seconde générale et un CAP validé avec succès. Elle est aujourd’hui en 1re pour préparer un bac professionnel en photographie.

Selon la circulaire du 28 novembre 2012, une régularisation s’obtient –non automatiquement – au bout de cinq ans de présence sur le territoire et au moins trois ans de scolarisation. Des critères que la jeune fille remplit. Seule ombre au tableau : en 2010, celle-ci retourne au Brésil un mois, pour les vacances, et y renouvelle son passeport. De fait, selon ce document, sa date officielle d’arrivée en France remonte à 2010, et non à 2009. «Non seulement c’est faux, mais en plus, c’est vraiment un détail», s’agace Véronique Giraud, ancienne professeure d’espagnol de Thais, une élève «bouée de sauvetage dans une classe agitée». […]

Blog/Le Monde

«Algériens, Français… Nous sommes cousins !» (Vidéo)

La famille Amrouni a vécu longtemps à Juvisy-sur-Orge (Essonne) sans faire parler d’elle. Mais en 2012, la police contrôle Reda, le père, clandestin depuis son arrivée en France, en 1996. Une Obligation de quitter le territoire français («OQTF») lui est adressée.

Avec l’aide d’associations, les Amrouni vont se battre et obtenir le droit de rester en France.

Une famille avec 5 enfants en voie d’expulsion

Une famille russe originaire d’Ingouchie avec cinq enfants, dont un bébé de 10 mois né en France, a été placée aujourd’hui au centre de rétention du Mesnil-Amelot en Seine-et-Marne dans l’attente de son expulsion en Russie, ont affirmé les ONG Mrap et RESF. [...]

« Les parents maîtrisent parfaitement le français, les enfants sont scolarisés avec succès en collège et école primaire: tous les critères de la circulaire Valls du 28 novembre 2012 étaient réunis pour une régularisation qui leur a été refusée », soulignent le Mrap et RESF. [...]

Le Figaro

Les Ingouches sont un peuple musulman soufi de Ciscaucasie habitant majoritairement la république russe d’Ingouchie. – Wikipédia

Carcassonne: d’encombrants ‘filleuls’ pour les adjoints

Parrainés en 2013 par quatre élus, deux ados ont été recadrés pour des incivilités à répétition.

« Ça refroidit un peu… Je leur ai d’ailleurs dit que j’étais un peu dépité. Le parrainage engage tout le monde. » Deux jours après avoir reçu deux ados en mairie pour un sévère rappel à l’ordre lié à des « incivilités », la 1re adjointe Maryline Martinez avoue sa déception.

Parce qu’un lien bien particulier la lie à ces deux gamins de 12 et 13 ans. Le 12 juillet 2013, dans la salle Jean-Cau, avec leurs trois sœurs, ces jeunes roms bénéficiaient d’un parrainage républicain de haute tenue. Associés à Réseau éducation sans frontière de l’Aude (RESF 11) dans cette démarche, Maryline Martinez, Henry Garino, Michel Molhérat et Michel Cornuet avaient avec un plaisir non dissimulé enfilé leurs écharpes tricolores pour prendre sous leur aile ces enfants arrivés en France en 2011. Et leur assurer aide et protection dans les si longues démarches administratives nécessaires à la régularisation.

Noble engagement, qui a viré l’an passé à une lourde charge à gérer pour l’adjoint en charge de la sécurité Michel Molhérat. Persuadé que les deux ados « ne figuraient pas parmi les enfants parrainés », l’élu doit pourtant se rendre à l’évidence. Les deux aînés étaient bien au rang des cinq bénéficiaires de la cérémonie solennelle en mairie.

Installée dans une rue de la bastide, la famille n’a guère convaincu, et c’est un euphémisme, le voisinage ni les proches commerçants, agacés par les troubles, des incivilités ou une occupation ‘oisive’ de la voie publique. Au point que des professionnels ont ainsi saisi toutes les autorités locales courant 2013 pour que cessent enfin ces actes.

 

…Des problèmes suffisamment récurrents pour que l’élu souhaite que le sujet soit abordé lors d’un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), programmé la semaine passée en préfecture : « J’ai souhaité que la protection judiciaire de la jeunesse et le procureur de la République soient présents pour aborder le problème. Ce sont des gens qui vivent dans une grande difficulté : une aide éducative a été mise en place par le conseil général, et RESF va intervenir. »

Autre mesure, pour l’aîné de la fratrie, une présentation au juge des enfants d’ores et déjà programmée. De quoi « régler le problème », espère Michel Molhérat : « Vous êtes là, vous avez des droits mais aussi des devoirs, voilà ce qu’on leur a dit. Il y avait des comportements inacceptables. J’espère qu’ils ont compris le message.« …

L’indépendant, merci  à Marie Salers

Expulsés la semaine dernière, les Congolais sont déjà de retour. Maj : la version de RESF

[Mise à jour 2 février]

[extraits] [les passages gras et soulignés sont de notre fait. NDLR]

« Les Lungolo quittent le Congo en 2011, au plus fort des émeutes.(…)

Les parents et les enfants gagnent tout naturellement, la Belgique, l’ancienne puissance coloniale.

Parcours chaotique et habituel des demandeurs d’asile… La sentence de l’Etat belge tombe : ils sont déboutés de leur demande d’asile et sous le coup d’une mesure d’expulsion. Ils fuient la Belgique pour la France et arrivent à Saint Brieuc en juin 2013.

(…) RESF assigne le préfet de Côte d’Armor pour que celui-ci, sous la contrainte d’une décision de justice, se décide à les loger. (…)

Le 22 janvier 2014, huit policiers débarquent. Expulsion rondement menée, en catimini, afin de déjouer la surveillance des militants et d’éviter toute mobilisation.

Direction Bruxelles. (…) [En Belgique], ils sont relâchés …

La famille affirme ne pas vouloir rester en Belgique où elle a connu racisme et xénophobie.

Le 27 janvier, Cerif, Judith et leurs enfants sont à Paris. Le lendemain, le député Noël Mamère accueille la famille à l’Assemblée nationale :

Cerif et Judith témoignent de leur volonté de reconstruire leur vie en France.

Dans la soirée, ils rentrent à Saint Brieuc où un hébergement leur a été trouvé.

Etait-il vraiment indispensable (…) d’expulser en douce une famille qui a fait de la France son pays et a montré une telle détermination à rester ici ?

Et surtout, qu’adviendra-t-il de Cerif et des siens s’ils devaient être expulsés vers la RDC ?

RESF

——– ci dessous article du 1er février ——
Les Lungolo, une famille congolaise de quatre personnes, ont été expulsés de France la semaine dernière. Ils sont déjà revenus, en fraude, depuis lundi dernier. Plus original : ils étaient invités avant-hier à l’Assemblée nationale pour se vanter d’avoir enfreint la loi française.

Les Lungolo arrivent en Belgique en 2012, en provenance de la République démocratique du Congo. Ils déposent une demande d’asile, qui est rejetée.

Ils passent alors en France et échouent à Saint-Brieuc, où ils sont pris en mains par le RESF. Cette association favorable à l’immigration obtient en justice qu’ils soient logés aux frais des contribuables. Ils séjournent trois mois dans un hôtel de Loudéac puis huit jours à l’hôtel Au Refuge, un établissement de bonne réputation situé face à la gare de Dinan.

En application du droit européen, un arrêté préfectoral impose aux Lungolo de retourner en Belgique, d’où ils devraient être expulsés vers la RDC. Le 22 janvier à l’aube, la police vient les chercher direction Bruxelles, d’où ils sont supposés rejoindre leur pays.

Mais dès lundi dernier, les Lungolo sont de retour en France illégalement. Et le député ex-Vert Noël Mamère les invite à venir expliquer à l’Assemblée nationale comment ils ont décidé d’appliquer le droit lungolique de préférence aux lois françaises et belges.

Et depuis hier, ils sont de retour à Saint-Brieuc. Leur cinq jours d’« expulsion » ont coûté au moins 20.000 euros aux contribuables, assure le RESF lui-même – tout en se gardant de révéler le montant de la facture hôtelière.

Il semble que l’association ait décidé d’instrumentaliser le cas des quatre Congolais – de « meilleurs clients » que Leonarda Dibrani, sans doute.

Breizh-info.com - merci Diwal-da-reor

Medias : le Courrier Picard fait la promotion de RESF

[extrait] Depuis 2004, RESF a rassemblé toute une série d’associations qui, chacune de leur côté, luttent pour protéger les personnes en situation de demande d’asile.

« Protéger les demandeurs d’asile, lutter pour qu’ils aient les mêmes droits que tout citoyen, c’est le moteur de l’association RESF.»

L’association nationale RESF (Réseau éducation sans frontière) existe depuis 2004. (…) Les autres fers de lance de ces associations sont de faire reculer la xénophobie.

« Nous croyons en un modèle de société ouverte, exprime Michel Ravailhe, militant. Faire comprendre qu’il ne faut pas instaurer une France ni une Europe forteresse. L’immigration n’est pas un gouffre financier pour l’État. En Angleterre, elle rapporte plus qu’elle ne coûte. En France, on refuse de communiquer les chiffres. On se demande bien pourquoi ! »

Les militants s’évertuent d’ailleurs à combattre les incohérences de la politique concernant l’immigration.

« Le coût de l’exclusion est exorbitant ! s’indigne Marcel Dekervel. Il est nettement moins coûteux d’aider les gens.»

courrier-picard.fr

«Un visa pour Ahmed», opération solidarité du RESF

A l’initiative de RESF, les gens de la rue se sont fait photographier avec la une de Libération consacrée à Ahmed Sohail, en soutien au jeune Pakistanais, dernier expulsé de l’année 2012.

Richard Moyon a eu l’idée d’utiliser la une qu’a consacré Libération dans son édition des 13 et 14 avril à l’histoire de Ahmed Sohail.

Ce Pakistanais de 23 ans a été le dernier expulsé et attend depuis d’obtenir un visa long séjour pour reprendre le fil de son histoire menée pendant dix ans en région parisienne.

Liberation.fr

RESF cherche des bénévoles et a besoin de dons (audio)

RESF cherche des bénévoles et a besoin de dons. Les membres du réseau organise une soirée au profit des sans papiers, ce samedi 20 avril.

Dans la Marne, les sans papiers affluent essentiellement à Châlons en Champagne, là où se trouve le centre d’accueil des demandeurs d’asile. Une vingtaine de nouveau sans papiers, venus en majorité d’Albanie, du Kosovo ou d’Arménie, sont arrivés récemment,

Voilà pourquoi RESF fait appel à la générosité et à la mobilisation de tous.

Marie-Pierre Barrière fait partie du réseau RESF. Elle était l’invitée de France Bleu Champagne.

Question : à quel titre Radio France / France Bleue, financés par le contribuable, font-ils la publicité pour cette association ? Ont-il reçu mandat pour cela ?

Relire «J’ai aidé des Roms et j’ai le sentiment d’avoir été arnaquée»