Messages haineux sur Internet : la dangereuse solution du gouvernement

(…) Le raisonnement du gouvernement pourrait se défendre si le problème ne se posait que sous un angle pratique. Poursuivre les centaines de milliers d’internautes qui publient des propos racistes ou homophobes sur le Web nécessiterait une armée de procureurs, de juges et d’avocats.

Sans compter que l’identification des citoyens français ne peut se faire qu’a posteriori, une fois l’enquête aboutie et l’adresse IP obtenue de la part de la plateforme, sur réquisition judiciaire. Il faudrait donc aussi enquêter sur les étrangers avant de se rendre compte qu’ils ne tombent pas sous le coup de la juridiction française… Un casse-tête magistral qu’il est tentant de confier aux réseaux sociaux eux-mêmes, via l’autocensure des contenus, sans intervention de l’État ou de la Justice.

Mais cette solution met de côté la démocratie et la liberté. « Les dérapages sur Twitter sont des propos de café du commerce dont les réseaux sociaux ne sont que le thermomètre », expliquait la semaine dernière Guillaume Buffet, président du think tank Renaissance numérique. Un ras-le-bol partagé : « Demandez aux procureurs d’agir systématiquement contre les propos homophobes, racistes ou antisémites, mais ne rendez pas l’outil responsable de l’usage : c’est la première étape de la sortie de l’État de droit », renchérit Benjamin Bayart, président de French Data Network, sur PC INpact.

« Rendre les intermédiaires techniques responsables de ce que font les utilisateurs, c’est rétablir un système féodal » : chacun fait sa loi sur son territoire. Mais c’est aussi « supprimer (le) statut d’adulte responsable », ajoute-t-il. (…)

Le Point

Belgique : Victime de moqueries à l’école, une ado se suicide

Lisa, une adolescente gantoise de 16 ans, a mis fin à ses jours lundi passé. Selon sa famille, elle aurait commis cet acte de désespoir parce qu’elle était la cible de moqueries à l’école. Son frère de 14 ans a lancé un groupe anti-harcèlement à l’école sur Facebook. Le parquet prend l’affaire très au sérieux.

Lisa était étudiante à l’Ecole de Commerce de Sint-Joris à Gand. Thibault, son frère, fait un appel plein d’émotion sur Facebook pour éviter que de tels drames se reproduisent à l’avenir. « Ma soeur s’est donné la mort parce qu’elle était victime de harcèlement à l’école. Aidez-moi à prévenir ce genre de dérapages », écrit-il sur le réseau social. Plus de mille réactions y ont déjà été postées. [...]

7sur7.be

Les réseaux sociaux favorisent la violence à l’école, selon un député UMP

Un député de la majorité présidentielle s’inquiète des effets des sites communautaires sur les violences scolaires. Il souhaite savoir si le ministère de l’éducation nationale prévoit des mesures pour résorber ce phénomène, en particulier celui du cyber-harcèlement. Il évoque notamment la fermeture des comptes des internautes coupables d’abus.

Les bagarres dans les cours de récréation ou les tragédies qui surviennent en dehors de l’enceinte scolaire sont-elles attisées par les réseaux sociaux ? Alors que plus en plus de jeunes s’inscrivent sur les sites communautaires pour interagir avec leurs proches, un député de la majorité présidentielle, Christian Ménard, s’interroge sur les effets de ces espaces sur la violence à l’école.

Dans une question écrite publiée mardi au Journal officiel, le parlementaire explique « les applications d’Internet sont susceptibles de porter hors de l’enceinte scolaire les faits de harcèlements (exclusion du groupe, par exemple) en s’insinuant dans les autres milieux de la vie de l’enfant, le cernant où qu’il soit ». Il souhaite savoir quelles sont les mesures que compte prendre le ministère de l’éducation nationale pour résorber ce phénomène. [...]

Numerama

Béziers : La retraitée et le faux amoureux « du Ghana »

Paulette, 61 ans, fraîchement divorcée, cherchait l’amour sur Internet. En avril 2010, l’Agathoise chatte avec un homme sur un réseau de rencontres. Il se présente comme exploitant forestier et citoyen britannique, vivant au Ghana. Il lui conte fleurette. La sexagénaire succombe. Son séducteur s’épanche aussi sur ses difficultés financières passagères pour cause de comptes bloqués. Si son amoureuse voulait bien le dépanner…

La dame lui envoie de petites sommes d’argent. Au final, elle en est quand même de 16 000 € de sa poche.

Aujourd’hui, ma cliente vit en caravane, est en surendettement, déplore l’avocate de la défense… Trois mots doux et elle est tombée dans le panneau. Même le nom typiquement africain de son interlocuteur ne lui a pas mis la puce à l’oreille.[...]

Le Midi Libre

Montpellier : L’arnaque aux travellers chèques falsifiés vient d’Afrique

Une vaste arnaque aux faux travellers chèques déferle actuellement dans la région. Cette semaine, la brigade des affaires générales vient d’interpeller deux victimes dans des banques de la ville. Le principe de l’escroquerie est particulièrement retors : appâter des gens par mail, leur promettre de l’argent qui arrive sous forme de travellers falsifiés, que la cible doit déposer sur son compte et enfin trouver un subterfuge pour se faire réexpédier tout ou partie des sommes, bien réelles celles-là.[...]

Sur sa page myspace – réseau social orienté vers la musique – il a reçu un message indiquant que sa photo était retenue pour la pub d’un soda et qu’il allait recevoir les fameux chèques en contrepartie de ses droits à l’image. Mais on lui a ensuite indiqué qu’il devait renvoyer les 3 500 par Western union pour payer le photographe censé venir l’immortaliser car sa photo doit servir à des encarts publicitaires à Londres. La somme doit aussi servir à lui payer l’hôtel, l’avocat, le costume et la limousine à Londres où il est invité pour une soirée de gala… Et il doit en revanche recevoir 6 000 en plus…[...]

Le Midi libre

Les policiers appelés à la discrétion sur les réseaux sociaux (Vidéo)

Les autorités françaises ont récemment rappelé les policiers à leur obligation de discrétion et au respect du secret professionnel lorsqu’ils utilisent des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.

Dans une note de service, le directeur de la police nationale, explique que les données personnelles qui y figurent les exposent à des actions de malveillance du fait même de leur profession. Il rappelle que les contenus postés ne doivent porter atteinte en rien à la réputation de la police et que tout manquement à la déontologie est « passible de poursuites pénales et disciplinaires« .

Yahoo

(Merci à Raimu)