Reims : Karine condamnée à cent euros d’amende pour port du niqab

De sources concordantes, c’est une première dans la région. Lundi après-midi, le tribunal de police de Reims (Marne) a condamné à cent euros d’amende une jeune femme pour port du niqab sur la voie publique. Effectué par les gendarmes, le contrôle s’était déroulé le 11 janvier, sur le parking d’Ikea, à Thillois. La jeune femme avait été auditionnée le lendemain. Le ministère public s’était ensuite décidé à donner une suite judiciaire à ce contrôle d’identité.

Installée à Reims depuis peu et venue au palais de justice avec son mari, Karine, sans emploi et sans la moindre ressource, avait déjà écopé d’une amende pour le même motif à Roubaix.

Native de Roubaix, Karine, 29 ans, convertie à l’islam, a expliqué hier à la barre que le port du voile intégral était le fruit d’une «conviction religieuse» et «d’un choix personnel». Avant de préciser : «Je suis sortie une fois en ville et c’était ce jour-là.» Le président mit aimablement en garde la prévenue : «Mais chaque fois que vous allez sortir en étant vêtu de la sorte, vous prenez le risque d’une amende…» Réponse polie mais ferme : «C’est tout, je prends le risque.»

Depuis l’entrée en vigueur de la loi, environ un millier de contrôles ont eu lieu sur le territoire national, d’après les chiffres de l’observatoire sur la laïcité. Sur les 705 premiers contrôles (à l’été 2013), 661 verbalisations avaient été établies tandis que 44 contrevenants avaient fait l’objet d’un simple avertissement. Près de 30 % des contrôles ont été réalisés dans les départements de la grande couronne parisienne.

Enfin, sur les 423 femmes contrôlées (certaines l’ont été plusieurs fois), 329 sont nées en France et 94 à l’étranger. Comparés à d’autres délits (plus de 100 000 interpellations par an pour usage de trafic de cannabis, par exemple), les contrôles des niqabs restent une activité marginale des forces de police et gendarmerie.

L’Union presse (Merci à Jesse James)

Agression au couteau à Reims : « Sale blanc ! Si tu poucaves, t’es mort ! »

Vers 17 h 15, alors qu’il marchait avenue de Gaulle, le plus jeune des garçons a senti une main se poser sur sa nuque. « Il a cru que c’était un ami qui venait lui dire bonjour », raconte sa mère, « mais en même temps, il a senti le froid d’une lame. »

Se retournant, les deux camarades se sont retrouvés face à deux inconnus. Celui qui avait posé la main sur le cou du lycéen a demandé à voir son portable.« Ça ne l’a pas intéressé, puis il a vu son casque audio MP3. Il l’a demandé pour l’essayer. Mon fils a refusé. »

L’agresseur a alors brandi un couteau qu’il avait dissimulé après l’avoir apposé sur la nuque du garçon. « Il a arraché le casque et donné un coup de couteau vers la poitrine de mon fils. Il a juste eu temps de l’esquiver. Il s’est fait insulter et menacer : « Sale blanc ! Si tu poucaves (NDLR : dénoncer), t’es mort ! » Il s’est pris un coup de pied dans les côtes. Pendant ce temps, l’autre jeune retenait son copain pour l’empêcher d’intervenir. Dès que les voleurs sont partis, il nous a prévenus et la police a été appelée. Deux voitures sont arrivées très vite. »

L’Union

(Merci à Pat Riot)

Reims (51) : il jette un haltère sur un véhicule de police

Jetée d’une tour, un haltère a perforé le toit d’un véhicule de police. L’auteur présumé, 17 ans, a été écroué pour « tentative de meurtre ».

Des pavés, des boules de pétanque, des plaques d’égout, des cocktails Molotov et même des réfrigérateurs ! Dans les cités hostiles de banlieue parisienne, longue est la liste des objets jetés des étages en direction de policiers, à tel point que dans ces quartiers-là, une règle élémentaire de prudence observée par les patrouilles est de ne jamais progresser à découvert le long des immeubles. Comme en temps de guerre.

Les faits se sont produits à Croix-Rouge, dans la nuit du 28 février au 1er mars (on vient seulement de l’apprendre). Vers 0 h 30, alors qu’ils se rendaient sur un feu de poubelle rue des Savoyards, trois policiers de la section d’intervention du commissariat ont perçu un choc, un bruit sourd qui a fait trembler leur Citroën Berlingo. [...] « Tombée à la verticale, d’une hauteur d’au moins dix mètres selon les constatations, la pointe de l’haltère est arrivée avec une telle force cinétique qu’elle a perforé le toit », explique un enquêteur. [...]

Une plainte contre X. fut déposée par le préfet. Bénéficiant de moyens supplémentaires depuis le classement de Croix-Rouge en zone de sécurité prioritaire, l’enquête menée par la sûreté départementale de Reims s’est rapidement orientée vers un mineur de 17 ans déjà connu pour une trentaine d’affaires, notamment de violences sur des policiers : son ADN a été retrouvé sur l’haltère. De plus, il habite dans l’immeuble d’où l’objet est tombé.

Arrêté en fin de semaine, le jeune homme a pourtant nié les faits, avançant des alibis démontés par l’enquête. Concernant l’haltère imprégné de son ADN, il explique s’en être débarrassé il y a un mois dans une poubelle. C’est quelqu’un d’autre qui l’aurait récupéré et jeté de l’immeuble.

L’union – L’Ardennais

La maison squattée va être détruite

C’est une maison beige, délabrée, squattée par des miséreux venus de l’Est mais qui préfèrent encore vivre là que de retourner dans leur pays d’origine, la Roumanie. Ils sont arrivés l’été dernier. À la recherche d’un toit, ils se sont contentés de cet abri de fortune, une habitation de Reims Métropole désaffectée depuis plusieurs années, rue Léon-Faucher, à côté du collège Maryse-Bastié.

Un immeuble du Foyer rémois surplombe la maison. « C’est intenable », se lamente une locataire. « Les gens qui vivent là-dedans parlent fort. Ça crie. Il y a des chiens qui aboient à 5 heures du matin. »…

Autre désagrément : les ordures. « Ils entassent leurs détritus dans les caves de la maison. Ça sent mauvais. La semaine dernière, quand il faisait doux, je ne pouvais pas ouvrir mes fenêtres car il y avait plein de mouches. »

Les occupants de la maison sont des Roms. Leur nombre maximal a atteint une quinzaine d’adultes (sans compter les enfants). Ils résident régulièrement en France, disposent d’un travail et sont suivis par une association que les services de l’État ont missionnée pour leur trouver un logement.

L’union, merci à Jesse James

Il menace de faire sauter l’Udaf

REIMS (51). Vieille connaissance du tribunal correctionnel de Reims, Abdelkader Abdelkrim, dit Kako, 44 ans, n’a pas longtemps profité de la liberté retrouvée. Le 16 décembre, il sort de maison d’arrêt après avoir fini de purger sa vingt-neuvième condamnation.

Le jour même, il se rend avenue Hoche, aux services de l’Union départementale des associations familiales (Udaf) en charge de sa curatelle, pour exiger l’attribution immédiate d’un logement.

Le personnel lui répond gentiment que sa demande ne peut être satisfaite sur le champ. Toutefois, une chambre d’hôtel lui est proposée. Refus de l’intéressé qui s’énerve, bouscule le directeur, menace de « revenir avec une bombe » et de « tuer tout le monde à l’Udaf ».

En fait de chambre d’hôtel, Abdelkader Abdelkrim en a trouvé une, dite de sûreté, à l’hôtel de police. Il a déclaré ne pas comprendre ce qui lui était reproché : il n’aurait rien dit de mal, c’est sa façon de s’exprimer.

Son casier judiciaire n’en finit plus de s’allonger depuis 1988, et la liste eût été plus longue encore sans le passage de trois lois d’amnistie présidentielle : vols, violences, outrages, dégradations, délits routiers et déjà des menaces de mort…

Avec de tels antécédents, difficile d’échapper à une nouvelle audience des flagrants délits. La trentième condamnation d’Abdelkader Abdelkrim se solde par trois mois d’emprisonnement, avec relogement direct à la maison d’arrêt.

L’union, merci à Manu1379

Six cents euros d’amende pour avoir loué Mohamed Merah

REIMS (51). Le 16 juillet, à Reims, Arthur revient de la mosquée, conduit en scooter par un ami. Contrôle de police. Les fonctionnaires immobilisent le deux-roues. Agacé, Arthur aurait, selon deux des trois policiers, dit : « Je vais quitter ce pays de merde. Il faudrait plus de Mohamed Merah dans ce pays de mécréants ».
Aucune interpellation n’a lieu. Le lendemain, Arthur reçoit une convocation pour venir s’expliquer au commissariat. Le 22 juillet, il se rend à l’hôtel de police et à peine arrivé, se retrouve placé en garde à vue. Le voilà accusé d’apologie du terrorisme. Depuis le début, le prévenu nie formellement ces propos.

« Mais pourquoi les policiers auraient-ils entendu cette phrase? », interroge la présidente. « Moi-même, franchement, j’aimerais bien le savoir », réplique Arthur, cheveu ras, barbe imposante et djellaba. « Pas spécialement intéressé par la religion à l’adolescence », ce jeune homme de 26 ans est invité à parler de sa foi : « Oui, bien sûr, à long terme, j’aimerai partir dans un pays musulman […] car il est difficile de pratiquer l’islam en France. C’est un choix personnel, je n’éprouve pas de haine ».

Et Merah dans tout ça ? « Ce qu’il a fait est très grave […] Non, je ne suis pas islamiste, eux font partie d’un extrême dont j’estime ne pas faire partie », dit-il encore. Arthur a quatre mentions au casier judiciaire, pour dégradations et violences. Le substitut du procureur, peut-être fatigué par l’heure tardive, abrège et requiert trois mois ferme…

Article complet sur L’Union

Ecroué pour meurtre à Reims, Mohamed Moulaï-Hacène, menace de mort une surveillante

Jugé pour avoir menacé de mort une surveillante de la maison d’arrêt de Reims, un détenu a pris trois mois ferme. Il est écroué depuis 2010 pour le meurtre de sa femme, retrouvée égorgée et brûlée sur un parking.

La détention provisoire de Mohamed Moulaï-Hacène n’est pas un long fleuve tranquille. Ressortissant algérien de 37 ans, l’homme est incarcéré depuis le 3 décembre 2010 dans le cadre d’une affaire particulièrement sordide : le meurtre de sa femme, retrouvée égorgée et brûlée sur un parking du quartier Croix-Rouge à Reims.

Il n’était pas emprisonné depuis deux jours qu’il a d’abord eu des soucis avec l’un de ses codétenus qui a mis le feu aux draps de son lit « pour le cramer ». « Je voulais lui faire ce qu’il a fait à sa femme », expliqua l’incendiaire condamné pour cette affaire à neuf mois de prison (Mohamed Moulaï-Hacène eut le temps de bondir de la couche et d’éteindre lui-même le drap enflammé).

D’autres incidents ont suivi, mais de son fait cette fois-ci. Il a notamment pris en grippe une surveillante qu’il est accusé d’avoir menacé de mort à de nombreuses reprises. [...]

L’Union
(Merci à Manu1379)

Reims : A 14 ans, il vole, frappe et brûle

Il a seulement 14 ans, mais déjà une riche expérience de délinquant. Les policiers l’ont encore arrêté après une virée le 18 août à la zone commerciale de Cormontreuil.

Accompagné de trois camarades, l’ado a d’abord mis le feu à une benne pleine de cartons, rue des Laps. La petite bande s’est ensuite rendue au magasin Gifi. Le mineur a volé plusieurs briquets et un flacon de parfum, l’un de ses copains une boisson de thé glacé.

Les quatre jeunes ont pu s’enfuir, mais pour mieux revenir.

Un responsable s’est opposé à leur entrée, ce qui lui a valu d’être frappé par l’ado.

Interpellés, deux des larrons ont fait l’objet d’un classement sans suite tandis que le voleur de la boisson, 23 ans, est convoqué devant le tribunal correctionnel.

Quant au turbulent mineur, il s’est retrouvé auditionné dans une autre histoire. Le 22 juin, vers 4 h 45, une Ford Escort avait brûlé rue Paul-Bert à Bétheny, avec propagation du sinistre à deux véhicules.

L’adolescent a reconnu avoir allumé l’incendie en présence d’un camarade du même âge, à l’aide d’un mouchoir enflammé. Présentés au juge des enfants, le meneur a été placé sous contrôle judiciaire dans un centre éducatif fermé, le comparse remis à sa mère.

L’Union
(Merci Manu1379)

Plusieurs incendies criminels signalés ces dernières 48 heures à Reims (51)

Samedi en pleine nuit, une Volkswagen Caddy a brûlé rue Pierre-Mougne. L’origine, pour être indéterminée, n’en demeure pas moins suspecte.

Dimanche vers 1 h 30, deux sacs-poubelle ont pris feu place des Argonautes, plus deux autres hier matin à 0 h 50, même adresse. Bizarre, bizarre…

Toujours dimanche, vers 4 h 45, un feu de détritus s’est déclaré allée des Bourguignons, dans le local à vide-ordures du n°16.

En fin de matinée, 2m3 de bois ont flambé rue Clovis-Chezel, sur un chemin menant aux Régates rémoises.

Vers 17 heures, un conteneur a été incendié sur le parking d’un magasin de la rue des Laps à Cormontreuil.

Enfin, à 23 h 55, les pompiers sont intervenus rue Galliéni pour éteindre un feu de scooter probablement volé.

L’Union

Malik caillasse les policiers : « On est chez nous »

Dans la nuit du 11 au 12 juillet, une patrouille de police circule dans le quartier Wilson. Celle-ci finit par croiser « une trentaine de jeunes ». En guise de bonsoir, ces derniers jettent des pierres vers la voiture des policiers. Entre deux bordées d’insultes, les trois fonctionnaires entendent : « On est chez nous ! ».

Les policiers ont eu le temps d’identifier deux de leurs agresseurs, déjà connus de leurs services. Le premier est confondu le 28 juillet et condamné dans la foulée. Le second, Malik, est interpellé dans la rue.

Trois mois de prison. Le mandat de dépôt n’est pas prononcé, sa peine pourra probablement être aménagée par le juge d’application des peines.

L’Union - Merci Manu1379

Un couple dépouillé par 5 « jeunes » dans le quartier Croix-Rouge à Reims

[...] La semaine dernière, un couple tombe sur cette annonce postée sur un site Internet très connu de vente en ligne. Un rendez-vous est fixé entre le vendeur et les éventuels acquéreurs. Mais l’entrevue va très rapidement tourner au guet-apens.

La rencontre est prévue sur l’un des parkings du CHU Debré, tout près de l’héliport, dans le quartier Croix-Rouge. [...]

Là, les choses vont très rapidement se gâter. En effet, les deux personnes sont très vite entourées par une bande de cinq individus qui n’ont visiblement rien à voir avec des particuliers souhaitant vendre leur voiture. Certains sont à pied, d’autres à vélo mais aucune voiture à l’horizon.

Le couple n’a pas le temps de réagir, un des cinq membres de la bande lui pointe une bombe lacrymogène sous le nez tout en cherchant à l’intimider. Sous la menace de cette arme, le couple n’a d’autre alternative que de se faire dépouiller de ses effets personnels.

Tout y passe : lunettes de soleil, lecteur MP3, téléphone portable ainsi que les espèces destinées à l’achat du véhicule, ce qui représente quelques centaines d’euros.  [...]

Sur les cinq personnes qui ont participé à ce vol avec violences commis sous la menace d’une arme, la plupart sont des mineurs. Le plus jeune des mis en cause n’a pas encore soufflé sa quinzième bougie.

L’Union

« Jeunes » du quartier Croix-Rouge à Reims 

Reims. Agressé au couteau : « Aujourd’hui, on vit cachés »

Très choqué par l’agression subie en plein après-midi, le jeune homme est immobilisé, la jambe fracassée. Sa compagne, quant à elle, n’ose plus sortir. Elle craint les représailles et vit prostrée. Sous les coups de pieds, le tibia du jeune homme a été brisé en plusieurs endroits. « Les chirurgiens m’ont posé une plaque pour tenter de consolider la blessure, mais rien ne dit que je récupérerai la mobilité de ma jambe à 100 %. Et de toute façon, il faudra attendre une année pour voir l’évolution », confie le jeune, conscient qu’il peut être handicapé à vie à cause de ses bourreaux. Il lui reste encore deux mois d’immobilité totale.

Les faits sont simples, après une première altercation au niveau de la place d’Erlon, une seconde a lieu dans les Promenades. À terre, le jeune homme va être roué de coups de pied et sera « piqué » par une lame. Bilan 90 jours d’interruption temporaire de travail et un préjudice moral de grande ampleur. Depuis l’agression, le couple vit chez un membre de sa famille afin de laisser le moins de traces possibles. Un changement de quartier nécessaire. « On sait que deux de mes agresseurs sont en prison et nous en sommes satisfaits. Mais trois autres sont aujourd’hui sous contrôle judiciaire. Avant et pendant l’agression, ils ont proféré des menaces envers ma compagne et moi. Voilà pourquoi nous préférons rester discrets », continue la victime.

(…) L’Union

Merci à SCARIPANT