Régions, impôts, rythmes scolaires : ce que Valls a annoncé (vidéo)

Le nouveau premier ministre souhaite réduire de moitié le nombre de régions et donner un coup de pouce aux ménages les plus modestes. Il a également promis aux entreprises des mesures pour augmenter leurs marges.

Hebergeur d'imageLe discours de Manuel Valls est allé crescendo. Après des débuts humbles, où le premier ministre a dit «avoir entendu les Français» et rendu un hommage appuyé à son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault, il a annoncé une «nouvelle étape du quinquennat». [...]

Du côté des réformes sociétales, Manuel Valls souhaite «investir dans l’école de la République et dans ses enseignants». Il espère ainsi «rétablir la République dans sa fonction première», qui veut que «chaque enfant doit bénéficier des mêmes opportunités». Il a évoqué la réforme des rythmes scolaires, qu’il ne remettra pas en cause. Néanmoins, il a précisé avoir «entendu les remarques de bonne foi des élus» et annonce donc que «le cadre réglementaire sera assoupli».

Une des priorités de son gouvernement résidera également dans la politique de logement. Il a précisé que des arrêtés seront publiés «avant l’été» pour relancer la construction.

Enfin, Manuel Valls a indiqué que deux projets de loi seront bientôt soumis au Parlement sur la politique d’immigration et l’asile.

Le Figaro

L’affaiblissement de l’État se poursuit

Tribune libre de Paysan Savoyard

Poursuivant notre bilan thématique du quinquennat, nous examinerons aujourd’hui l’action du gouvernement de M. Sarkozy pour ce qui concerne le fonctionnement de l’État et l’évolution de son rôle.

Le gouvernement de M. Sarkozy a décidé en 2008 de réduire les effectifs de la fonction publique, en ne remplaçant qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Près de 150 000 emplois auront ainsi été supprimés entre 2008 et 2012. Cette réduction n’est pas en soi scandaleuse dans un contexte de déficit budgétaire, les effectifs de la fonction publique ayant fortement augmenté ces dernières décennies. Mais la politique de réduction ne touche que la fonction publique de l’État.

Or c’est avant tout le nombre des fonctionnaires locaux qui s’est accru : les effectifs de la fonction publique territoriale ont augmenté de 56 % depuis 1990, contre seulement 4 % pour la fonction publique d’État (sachant que l’augmentation des effectifs territoriaux ne résulte que très partiellement des transferts de compétences effectués dans le cadre de la décentralisation). Les effectifs territoriaux ne sont pourtant pas touchés par la politique de réduction.

Signalons que dans plusieurs secteurs ministériels les réductions opérées sont particulièrement malvenues. C’est ainsi que 12 000 emplois ont été supprimés dans la police nationale et la gendarmerie entre 2007 et 2012 (les effectifs de la police nationale sont passés de 149 965 à 143 714 et ceux de la gendarmerie de 102 101 à 95 883).»

Relevons ce détail amusant. Le ministère de l’intérieur a « oublié » d’actualiser la rubrique « évolution des effectifs actifs de la police nationale » de son site internet, la dernière actualisation datant de 2003.
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Après la Grèce, l’Espagne inquiète les marchés financiers

Les craintes sur l’Espagne font chuter les Bourses internationales et l’euro. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 3,64%, son plus bas niveau depuis 2 mois. Les rumeurs de dégradation de la note de l’Espagne continuent d’inquiéter les marchés. Mais, outre une crise économique, l’Espagne vit aussi une crise morale.

L’UE et le FMI viennent tout juste de débloquer une aide financière à la Grèce et voilà que les marchés s’affolent à nouveau. L’Espagne est cette fois-ci dans leur collimateur.

Des rumeurs selon lesquelles d’autres agences de notation allaient dégrader la note de l’Espagne et selon lesquelles Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI continuent de faire tanguer les marchés financiers. Moody’s et Fitch ont pourtant assuré mardi que cette dernière restait pour l’instant la plus élevée possible, le fameux triple AAA.

La semaine dernière, l’agence de notation Standard and Poor’s, a dégradé la note de la dette à long terme de l’Espagne. Leurs spécialistes estiment que la croissance morose du pays risque d’empêcher le gouvernement de réduire des déficits qui ont explosé à 11,2% du PIB en 2009.

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Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

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Régions : la dilapidation des deniers publics

Robert Colonna d’Istria et Yvan Stefanovitch dressent dans leur livre édifiant, Régions, le grand gaspi, le bilan de l’utilisation par les élus de l’argent des contribuables. Rénovation ou construction d’un nouveau siège du Conseil régional, ameublement de luxe, nouveaux logos, subventions délirantes, représentation «diplomatique» à l’étranger … les élus ne manquent pas d’imagination pour dilapider l’argent public.
Quelques exemples.

Le nouveau siège de la Région Rhône-Alpe dont le coût initial était estimé à 96 millions d’euros sera finalement de 200 millions d’euros en raison de l’augmentation des effectifs de la Région, passés en trois ans de 940 à 1 290 agents (+ 37 %).

Le nom de la Région comportait un trait d’union, entre Rhône et Alpes. C’était insupportable. Cela torpillait, paraît-il, la dimension « fusionnelle » du territoire ! Un nouveau logo a donc été élaboré pour la somme de 73 00 euros à laquelle il faut ajouter 850 000 euros pour la campagne de communication.
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