Le président allemand : « La démocratie directe peut parfois constituer un grand danger »

Le président allemand Joachim Gauck a estimé mardi à Berne que la démocratie directe, base du système politique suisse, peut parfois constituer un « danger », au cours d’une conférence de presse à l’occasion de sa visite officielle à Berne.

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Joachim Gauck et Didier Burkhalter

L’Allemagne respecte le « oui » au vote suisse du 9 février dernier contre « l’immigration de masse », mais la démocratie directe peut parfois constituer « un grand danger », a souligné M. Gauck.

Le président allemand a également indiqué avoir avancé sa visite pour témoigner l’amitié de l’Allemagne à la Suisse. Il ne souhaite pas et ne peut s’imaginer qu’un pays comme la Suisse, aussi diversifié et « qui n’a jamais connu de dictature », s’éloigne de l’Europe. [...]

La démocratie directe en Suisse est comme « le sang dans le corps », a rétorqué son hôte, le président Burkhalter. Il a appelé à du pragmatisme pour trouver un compromis avec l’Union européenne après la votation. Mais « la Suisse n’a pas entièrement compris » l’interruption européenne de la coopération en matière de formation et recherche, qui a été décidée par Bruxelles en réaction du vote du 9 février. La libre circulation est toujours en vigueur, a encore rappelé M. Burkhalter, jusqu’à l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur l’immigration prévue dans 3 ans. [...]

7sur7

Crimée/référendum : l’Ukraine mobilise ses réservistes face à la Crimée sécessionniste (MàJ 4)

Addendum 17/03/14 :
[...] La tension monte d’un cran entre l’Ukraine et la Crimée, qui a voté dimanche son rattachement à la Russie.

Face à «l’ingérence de la Russie dans les affaires intérieures de l’Ukraine», le Parlement ukrainien a approuvé ce lundi un décret présidentiel de mobilisation partielle prévoyant l’incorporation de 40.000 réservistes des forces armées. Une moitié de ces réservistes serait affectée aux forces armées, l’autre rejoindra la garde nationale, nouvellement créée, a précisé le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense Andriy Paroubi devant les députés de la Rada. [...] – Le Figaro

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Le Parlement de Crimée officialise le rattachement à la Russie :

bonus : le nouvel hymne

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  • 96,77 % de ‘oui’ pour le rattachement de la Crimée à la Russie
  • le taux de participation est de 83%

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référendum Crimée

Les résultats provisoires donnent 95,5 % pour le rattachement.Le Parisien

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Jacques Sapir : « Qualifier le référendum d’illégal du point de vue de la loi ukrainienne est une profonde sottise et montre de la part des dirigeants qui utilisent cet argument une incompréhension totale des principes du Droit. »

Lire l’article de Jacques Sapir sur le référendum en Crimée

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Les habitants de la Crimée ont plébiscité dimanche le rattachement de la péninsule à la Russie à 93%, selon un sondage à la sortie des urnes de l’Institut pour les recherches politiques et sociologiques de la république de Crimée.

« 93% des habitants de la Crimée se sont prononcés pour le rattachement à la Russie, 7% se sont prononcés pour le statut autonome de la Crimée au sein de l’Ukraine », selon ce sondage diffusé par les autorités séparatistes de la Crimée.

Le Figaro / AFP

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Le référendum qualifié de « pseudo-consultation » par Hollande. Le président français a affirmé que l’UE ne reconnaîtrait pas le référendum organisé dimanche, menaçant la Russie de « sanctions » dès lundi.

Le président François Hollande a assuré samedi que la France et l’Union européenne ne reconnaîtront pas le référendum organisé en Crimée, qu’il a qualifié de « pseudo-consultation », assurant que s’il n’y a pas de « désescalade » en Ukraine, il y aura des « sanctions » lundi de l’Union européenne contre la Russie. « Il y a une pseudo-consultation de la population en Crimée parce qu’elle n’est pas conforme au droit interne ukrainien et au droit international », et « c’est pourquoi la France, comme l’Union européenne, ne reconnaîtra pas la validité de cette pseudo-consultation », a expliqué François Hollande.

Le Point

 

Crimée/référendum : Merkel juge le réferendum illégal (màj)

Addendum 10/03/14

La chancelière allemande Angela Merkel, qui s’est entretenue dimanche par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine, lui a déclaré que le référendum prévu en Crimée était « illégal », a rapporté son porte-parole dans un communiqué.

« La chancelière a fait valoir avec force la position allemande affirmant que le prétendu référendum du 16 mars sur la Crimée est illégal. Sa tenue est contraire à la Constitution ukrainienne et au droit international », a déclaré le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seibert. [...]

Dans un communiqué évoquant cette conversation téléphonique ainsi que celle entre le président russe et le Premier ministre britannique David Cameron, le Kremlin a affirmé que M. Poutine avait qualifié de « légitimes » les autorités pro-russes de Crimée.

M. Poutine a « souligné en particulier que les mesures prises par les autorités légitimes de Crimée étaient basées sur les normes du droit international », et a discuté également du référendum prévu le 16 mars en Crimée, a précisé le Kremlin, dans un communiqué. [...]

7sur7

06/03/14

Le parlement de Crimée se prononce à l’unanimité en faveur du rattachement de la région à la fédération de Russie, selon l’agence russe RIA.

Les députés ont décidé « d’adhérer à la Fédération de Russie avec les droits d’un sujet de la Fédération de Russie », lit-on dans le texte approuvé. [...]

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Le château du Nid d’hirondelle

Le Figaro

Suisse : un politologue propose au Parlement de contourner le vote des Suisses sur l’immigration

Le politologue et spécialiste de l’UE, Dieter Freiburghaus, juge «très probable» que l’initiative ne sera jamais mise en oeuvre. «Ce serait la meilleure solution», a-t-il dit .

Selon lui, l’initiative ne doit pas être mise en oeuvre. «Le Parlement a le droit d’interpréter le texte de l’initiative et à d’agir dans l’intérêt du pays  ».

Une deuxième option serait une mise en oeuvre selon une interprétation assez large, qui n’aurait pas d’impact. «On arrive au même résultat, soit une non-mise en oeuvre.»

www.20min.ch/ro/ via Suzydesouche

Les étudiants suisses exclus du programme Erasmus dès l’automne (RTS audio)

RTS radio la 1ère 26/02/2014

Le porte-parole de la Commission européenne a confirmé mercredi que la Suisse sera suspendue du programme européen Erasmus+ dès l’année académique 2014-2015.
Les étudiants suisses seront exclus du programme européen Erasmus+ à partir de la prochaine année académique 2014-2015, soit dès le semestre d’automne 2014. C’est ce qu’a indiqué mercredi la Commission européenne dans un communiqué .

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


(…)

Après l’acceptation de l’initiative « Contre l’immigration de masse » le 9 février, les accords qui favorisent la mobilité des étudiants dans l’espace européen avaient été suspendus par Bruxelles.

La Confédération a indiqué poursuivre ses délibérations internes sur l’extension de la libre circulation à la Croatie jusque début avril. La Commission européenne s’est toutefois faite pressante et a estimé par la voix d’un des commissionnaires, László Andor, que « business as usual » n’était pas une option.

RTS

Suisse : « Une Europe hautaine et repue de morgue »

A la suite du réferendum sur l’immigration, deux professeurs français vivant en Suisse publient une tribune dans « Le Temps » .

[Extraits] « Raciste, la Suisse ?»

Accuser la Suisse de racisme a quelque chose d’incongru pour qui vit dans ce pays qui accueille dans ses centres urbains jusqu’à 35% d’étrangers. Enoncée par des ténors politiques européens, et notamment français, ou par des membres ou des proches de la Commission de Bruxelles, cette accusation devient injurieuse.

Convient-il de rappeler à quel point les institutions européennes bafouent la lettre et l’esprit de la démocratie?

Le peuple, par la voie référendaire, refuse le Traité constitutionnel européen ? Qu’à cela ne tienne, il est aisé de trouver une majorité parlementaire suffisamment complaisante pour l’avaliser! Ailleurs, on fera revoter les populations jusqu’à ce qu’elles s’exécutent.

La Commission prépare en catimini un traité de libre-échange transatlantique qui va contribuer à mettre à bas un appareil réglementaire de protection de la santé et de l’environnement des citoyens.

L’Europe s’est petit à petit muée en empire néolibéral, instrumentalisant à des fins d’enrichissement d’un petit nombre des idéaux comme la libre circulation des personnes.

La Suisse n’est pas, à l’instar des autres pays européens, une démocratie uniquement représentative. C’est une démocratie directe où le peuple est appelé lors de votations à modifier directement la Constitution. Il s’agit d’une démocratie horizontale.

Les mesures de rétorsion européennes contre le peuple suisse, et tout particulièrement contre la jeunesse suisse avec la suppression des programmes Erasmus, heurtent les pédagogues que nous sommes.

Le désamour de cette Europe aussi hautaine que lointaine, repue de morgue, indifférente aux difficultés croissantes qui assaillent ses citoyens, ne peut que croître.

Faut-il être à Kiev, sous les coups d’une dictature brutale, pour encore désirer l’Europe?

Dominique Bourg, professeur à l’Université de Lausanne – Pierre Statius, professeur à la Haute Ecole pédagogique de Lausanne. Tous deux sont Français et vivent en Suisse

Le Temps

Le AAA suisse menacé par le référendum sur la limitation de l’immigration

Selon une note publiée mardi par l’agence de notation Moody’s…

Après l’électrochoc de la votation du 9 février, le retour de bâton. Alors que le gouvernement suisse dispose désormais de trois années pour transcrire dans la loi ce vote en faveur de la réintroduction d’un contingent d’immigration, c’est tout l’arsenal d’accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne depuis 2002 qui menace de chanceler et de mettre en péril la prospérité économique du pays.

Ces craintes exprimées depuis des mois par le gouvernement et les milieux d’affaires helvétiques sont depuis confirmées par les agences de notation, qui évaluent la solidité économique des pays et leur capacité à rembourser leur dette: dès la semaine dernière Fitch Ratings estimait que ce vote allait accroître l’incertitude pour l’économie suisse. Ce mardi, c’est Moody’s qui lui a emboité le pas, en soulignant que le pays pourrait perdre son précieux AAA.

«Limiter l’immigration est susceptible d’affecter le potentiel de croissance du pays, sa richesse et sa solidité économique dans son ensemble», écrit Moody’s dans un communiqué. Et pour l’agence, l’ensemble du secteur bancaire suisse pourrait ainsi se voir affaibli par cette votation.

«L’introduction de quotas de travailleurs immigrés pourrait freiner la demande de logements, exerçant ainsi une pression à la baisse sur les prix du marché résidentiel, ce qui pourrait entraîner un ralentissement plus rapide que prévu du marché de l’immobilier résidentiel», explique-t-elle

«En outre, les répercussions négatives sur le commerce entre la Suisse et l’Union européenne pourraient peser sur les entreprises tournées vers l’exportation», ajoute-t-elle…

20 minutes

Premières pressions de Bruxelles sur la Suisse après le référendum sur l’immigration

Berne a refusé de signer l’accord de libre circulation avec la Croatie. Aussitôt, Bruxelles a réagi en bloquant l’éligibilité de la Suisse aux crédits de deux programmes européens, le programme d’échange d’étudiants Erasmus et celui sur la recherche. (…)

Les Echos

Norvège : la droite populiste réclame (aussi) un référendum sur l’immigration

Dans le sillage du vote suisse en faveur d’une limitation de l’immigration, la droite populiste en Norvège, membre de la coalition au pouvoir, a elle aussi réclamé mardi un référendum sur la question.

« Je ne prends pas position sur un système de quotas tel que celui pour lequel le peuple suisse s’est maintenant prononcé », a déclaré Mazyar Keshvari, le porte-parole pour les questions d’immigration du Parti du progrès, formation favorable à une politique d’immigration restrictive. « Mais l’idée d’un référendum est intéressante et la Norvège devrait elle aussi organiser un référendum sur l’immigration. Je suis totalement sûr qu’il y a une majorité pour un resserrement » de la politique en la matière. [...]

La tenue d’un référendum sur l’immigration dans le riche pays scandinave, une initiative beaucoup moins fréquente qu’en Suisse, nécessiterait toutefois le soutien, incertain, d’autres partis. [...]

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Bretagne : Plouagat vote à 80% pour la restauration de son église (MàJ)

Addendum : La restauration de l’église Saint-Pierre a été souhaitée par quelque 80% des votants ce dimanche, sur la base du dépouillement de plus de la moitié des suffrages.

Ce scrutin officiel a mobilisé un peu plus de 50% des 2.016 électeurs inscrits. Le quorum des 50% des inscrits ayant été atteint, le résultat de ce scrutin supervisé par la préfecture des Côtes-d’Armor s’impose légalement au conseil municipal. Cet important investissement peut être réalisé sur plusieurs années.

Ouest-France

Les habitants d’un bourg breton de 2.600 habitants, Plouagat (Côtes-d’Armor), sont appelés aux urnes dimanche pour décider s’il convient ou non d’engager d’importants frais pour restaurer l’église locale, menacée d’effondrement, a-t-on appris auprès de la municipalité. Depuis la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, les communes ont la charge de la plupart des bâtiments religieux, notamment quand ils ne sont pas classés, comme c’est le cas de l’église de Plouagat.

Face aux coûts engendrés, et alors que seuls 4,5% des Français vont encore à la messe le dimanche — une désaffection qui n’épargne pas la Bretagne, vieille terre catholique –, plusieurs communes ont déjà fait le choix de raser purement et simplement des églises.

«Les premières estimations pour les travaux vont de 1,1 à 1,5 million d’euros. C’est une somme importante, qui se traduira soit par plus d’impôts, soit par d’autres équipements en moins. Il est normal que les gens puissent se prononcer», a indiqué à l’AFP Daniel Turban, adjoint au maire Paul Kervarec (DVG).

Composée d’éléments datant des XVe et XVIIIe siècles et d’un clocher achevé en 1879, l’église Saint-Pierre de Plouagat a été fermée en 2012 par arrêté municipal, «en accord avec l’évêché», en raison de risques d’effondrement. «La toiture et la charpente poussent sur les murs et de grandes fissures se sont formées», précise M. Turban. Les services religieux sont depuis lors assurés dans les communes voisines.

Le résultat du référendum décisionnel local, organisé en vertu d’une loi organique de 2003 et supervisé par la préfecture des Côtes-d’Armor, s’imposera légalement au conseil municipal si un quorum de 50% des inscrits, au nombre de 2.016 à Plouagat, est atteint. […]

Libération

La feuille de route politique ? Immigration, invasion, référendum !

Tribune Libre de Paysan Savoyard

La rentrée politique offre l’occasion de se livrer à un peu de prospective et de hasarder quelques conjectures. Risquons nous à l’exercice.

 

  • Désormais centre de gravité de la politique française, le FN a le vent en poupe

Incontestablement la conjoncture est favorable à « l’extrême droite ». La délinquance se poursuit sur un rythme soutenu. Les évènements spectaculaires se multiplient, impliquant dans tous les cas des délinquants d’origine immigrée : Trappes, Brétigny, Marignane, Marseille…

Partout en France, les Roms exaspèrent chaque jour un peu plus. Quant au gouvernement il ne tente même pas d’enrayer ces évolutions et se consacre sans relâche au matraquage des classes moyennes.

Dans ce contexte les partis du Système s’inquiètent, semble-t-il, de la montée du « populisme ». Le PS et ses alliés font de la dénonciation de « l’extrême droite » un leitmotiv (par exemple M. Valls a été fortement applaudi en prenant le Front national pour cible principale lors de l’université d’été des socialistes). La droite également dénonce les « mensonges et les illusions » de l’extrême droite. Comme le dit Marine Le Pen, le FN est devenu le centre de gravité de la vie politique: tous les autres partis ne parlent que de lui.

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