Diversité : Douze grandes entreprises françaises au secours des jeunes «issus de milieux populaires»

Douze grandes entreprises françaises s’engagent à accueillir des jeunes «issus de milieux populaires» en signant le «Manifeste pour la diversité des talent», publié par l’association Passeport Avenir, le mois dernier.

« Nous, chefs d’entreprise, croyons en la diversité des talents et voulons que nos futures équipes dirigeantes soient représentatives de l’ensemble des composantes de notre pays», voilà ce qui figure dans le «Manifeste pour la diversité des talents», publié par l’association Passeport Avenir et signé par douze grands patrons français. Parmi eux, Guillaume Pepy pour la SNCF, Stéphane Roussel en charge du groupe SFR ou encore Nonce Paolini, PDG de TF1. Tous partent du même constat : l’accès aux postes à responsabilité dans les entreprises reste inéquitable pour les jeunes issus des quartiers populaires.

Pour Benjamin Blavier, délégué général de l’association Passeport Avenir, le diagnostic est sans appel : «Il faut repenser le modèle de réussite républicain. Les jeunes issus des milieux populaires souffrent de trois déficits : un déficit d’information sur le monde de l’entreprise, un déficit d’accès, ils n’ont généralement pas de réseau et un déficit de confiance. » […]

D’un côté, les établissements d’enseignement supérieur volontaires peuvent avec l’aide de l’association, élaborer des programmes destinés à attirer des nouveaux talents sur leurs bancs. De l’autre, les entreprises signataires s’engagent à ouvrir leurs portes aux jeunes issus des milieux populaires par le biais de stages, de contrats d’apprentissage ou de simples visites d’entreprises. […]

Respect Mag

« Il faut fermer les mosquées qui sont des endroits de recrutement »

Belgique : Georges Dallemagne, député cdH, s’est étonné, sur les ondes de Bel RTL, que les contrôles des mosquées et des maisons de jeunes islamistes ne soient pas plus importants et plus stricts. Il va même jusqu’à proposer la fermeture des mosquées radicales. (…)

RTL.be

Mozaïk RH, le cabinet de recrutement axé sur la promotion de la «diversité»

Fondé il y a cinq ans par Saïd Hammouche, 42 ans, originaire de Bondy (Seine-Saint-Denis) mais formé aux relations humaines aux Etats-Unis, Mozaïk RH est un cabinet de recrutement axé sur la promotion de la diversité qui «cartonne». Depuis 2007, Mozaïk a placé 1 700 jeunes en entreprise.

Une formation déficiente en orthographe dès le collège pénalise terriblement les jeunes. Je vois quand même passer des centaines de mails de demandeurs d’emploi qui sont bourrés de fautes. (Virginie Hamelin, formatrice)

Méfiants, dépités et discriminés, de nombreux jeunes en banlieue butent sur le marché du travail. La faute, souvent, à des entreprises trop frileuses et, parfois, à un manque de mobilité.

«Créativité, ténacité, bac +5, huit ans d’expérience dans la même entreprise, deux promotions, pratique impeccable du français, de l’anglais et du bulgare». Elena, 30 ans, est au chômage. Pis, après six mois de recherche active, elle n’a passé aucun entretien. C’est pour tenter de comprendre cette «énigme de l’emploi à la française» et pour améliorer «son approche des techniques d’embauche» qu’Elena a poussé la porte de Mozaïk RH. […]

«Moi, lorsque j’entends le mot RH, j’ai peur», rit Souadou. Mieux vaut le prendre comme ça. Cette Sénégalaise arrivée en France après un passage par l’Afrique du Sud ne comprend pas «pourquoi l’étranger fait si peur». «50% des personnes qui m’appellent pour un boulot s’interrogent à cause de mon accent. En général, c’est rédhibitoire.» […]

«Il y a de plus en plus de discrimination sur la formation. Aujourd’hui, sortir d’une université est plus pénalisant que de sortir d’une école privée.» déclare Virginie Hamelin, la formatrice. […]

Libération
Le site de Mozaïk RH

Peillon : «On ne trouve plus d’enseignants car le métier est difficile»

Mardi, le principal syndicat du 1er degré appelle à la grève contre le retour à une semaine de quatre jours et demi de classe dans les écoles primaires, avec allègement de la journée pour les écoliers. Invité sur Europe 1, dans l’émission politique du dimanche matin, il a essentiellement évoqué trois sujets : les rythmes, le manque d’enseignants et la revalorisation du métier.

La Seine-Saint-Denis souffre énormément de ce manque de remplaçants et dans les zones les plus défavorisées les enfants n’ont pas d’enseignants parfois pendant plusieurs semaines y compris dans les classes où se jouent les apprentissages fondamentaux. Trouver une solution viable et pérenne sera un des grands défis du ministre. Sur le terrain les parents commencent à perdre patience.

Durant l’ère Sarkozy près de 80 000 postes ont été supprimés dans l’éducation. Afin que ces coupes soient le moins visibles possible pour les parents d’élèves, les pools de remplaçants ont été sacrifiés. A la rentrée 2012, quelques postes ont été remis en urgence dans les départements déficitaires mais cela ne suffit pas. […]

Le Monde

Les recruteurs préfèrent les chrétiens aux musulmans

Un candidat musulman a 2,5 fois moins de chance d’être reçu en entretien d’embauche qu’un chrétien, selon une étude franco-américaine méticuleuse.

Près de 275 CV ont été envoyés aux recruteurs pour chacun des deux profils. Les résultats sont probants: les musulmans ont seulement 8% de chance d’être convoqués en entretien d’embauche ,contre 21% pour les chrétiens. Quand ils reçoivent 100 réponses, eux n’en obtiennent que 38 retours.

(…) Le Figaro Etudiant

La SNCF recrute dans les «quartiers»

La SNCF va embaucher 300 personnes à Paris-Saint-Lazare début 2013. Hier, 81 candidats, originaires des quartiers, ont participé à un forum à Chanteloup-les-Vignes ( Yvelines).

Pour Catherine Arenou, maire UMP de Chanteloup-les-Vignes, cela traduit «l’engagement fort» pris par la SNCF envers les territoires.

L’Espace Emploi Entreprise de Chanteloup-les-Vignes a été le théâtre, hier matin, d’une séance de prérecrutement pour la SNCF. Ainsi 81 candidats y ont subi une batterie de tests en vue d’une éventuelle embauche au sein du groupe SNCF début 2013. Treize d’entre eux sont bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA).

A l’issue de la journée, 28 dossiers ont été validés. Il leur reste à passer des entretiens au sein d’une agence de recrutement.

De nombreux types de postes ont été proposés dans l’entreprise et ses filiales : conducteurs de train, agents de la surveillance, opérateurs et techniciens de maintenance des voies et de la signalisation électrique mais aussi employés et gardiens d’immeubles à ICF La Sablière, une première. […]

Le Parisien

L’honneur sali du cadre de la SNCF accusé à tort de racisme

Accusé de racisme, puis lavé de tout soupçon, un recruteur de la SNCF a tenu à poursuivre celle qui l’avait sali pour «dénonciation calomnieuse». Il a obtenu gain de cause devant la justice.

[...] En décembre 2008, une femme de 36 ans, Française originaire du Cameroun, Laurier Ngo Nguidjoe, se répand dans les médias pour accuser M. S., recruteur à la SNCF, de l’avoir «humiliée » lors d’un entretien informel dans les locaux de l’entreprise publique, le 25 novembre de la même année.

Selon elle, son interlocuteur lui a dit : «Vous avez trop de diplômes, pourquoi ne pas rentrer travailler dans votre pays ? Ici, on a besoin de travailler entre Français, entre bons blancs. Vous voulez peut-être prendre ma place ? »

Laurier Ngo Nguidjoe écrit tous azimuts, du président de la SNCF, Guillaume Pépy à celui de République, Nicolas Sarkozy, en passant par le député Gremetz, le préfet, le président de région, le procureur général… Elle porte plainte formellement le 10 décembre. Une instruction est ouverte, qui débouchera sur un non-lieu indiscutable.

En fait, la pseudo-victime, informaticienne de formation, a postulé à un emploi de commerciale. Elle a rempli un dossier et est tombée sur M. S. quand elle l’a déposé. «Je lui ai indiqué que son CV ne correspondait pas au profil. Elle a été prévenue ensuite par téléphone qu’elle n’était pas retenue. Le 27, elle est venue demander des explications et a demandé « si ce n’était pas à cause de sa couleur de peau » », retrace-t-il. «Il y avait de quoi foutre ma vie en l’air », témoigne aujourd’hui le recruteur.

« La discrimination positive, il faut arrêter… L’excès doit être sanctionné, sinon, il n’y a plus de limite, certaines personnes vont contester un résultat aux examens, un jugement du tribunal… La discrimination positive ne doit pas être une arme qui se retourne contre la société. »

«Il a décidé de ne pas se laisser faire, indique son avocate Stéphanie Derivière. Il a souffert, il a dû faire face à une enquête. » «Je pense à ce qui serait arrivé à une personne plus fragile que moi », complète-t-il. Tous deux, comme le tribunal, regrettent que la jeune femme semble avoir totalement disparu de la circulation, au point que la justice n’a pu la convoquer.

Elle a été condamnée à deux mois de prison avec sursis. Peine complémentaire : le jugement devra, à ses frais, être publié dans un journal. Une sorte de retour du bâton…

Courrier Picard