Grande-Bretagne : L’immigration de masse a rendu l’économie moins performante

La semaine dernière, Mark Carney, le nouveau Gouverneur de la Banque d’Angleterre, s’est rendu à Nottingham pour y prononcer son premier discours. Il a abordé le thème de la productivité britannique qui, depuis des années, est à la traîne de celles d’autres pays développés et qui n’est pas plus élevée aujourd’hui qu’elle ne l’était en 2005.

Dans l’ensemble, les chefs d’entreprise ont tendance à soutenir une politique d’immigration – dite “de la porte ouverte” – ce qui contribue à répondre aux pénuries de main d’œuvre dans les secteurs clés.

Mais, plus particulièrement, cela exerce aussi une pression à la baisse sur les salaires. L’effet est similaire au fait d’avoir des niveaux durablement élevés de chômage, car elle crée une réserve inépuisable de main-d’œuvre bon marché.

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François Hollande : «Exercer le pouvoir, aujourd’hui, c’est très dur»

Le président a-t-il sous estimé la crise ? Dans un entretien au Monde, réalisé jeudi 25 octobre en vue d’un récit racontant le début du quinquennat, François Hollande s’en défend et explique comment a évolué son état d’esprit face à la dégradation de la situation économique.

Il y aura sans doute un moment où quelqu’un me lancera un jour, dans la foule, « dégagez ! » Mais là, il n’y avait pas de rejet.

Sur le diagnostic de l’ampleur de la crise. «Nous ne l’avons pas découverte, j’en ai parlé pendant toute ma campagne !», répond François Hollande. Lorsqu’on l’acclamait encore, dans les meetings, c’est lui qui décillait ses amis enthousiastes : «Profitez-en, cela ne va pas durer…» Dans son bureau élyséen, il insiste de nouveau : «Je connais l’état du pays !» […]

Sur la difficulté à réformer, et le devoir de la gauche. […] «Eh puis, je l’ai voulu ! Pas simplement pour des raisons personnelles, le destin d’une vie. Mais parce que je pense que pour la France, c’est mieux que ce soit la gauche qui fasse cette mutation, qu’elle le fasse par la négociation, dans la justice, sans blesser les plus fragiles ni les déconsidérer. Les autres l’auraient fait sans doute, mais brutalement», argumente M. Hollande.

Sur la possibilité d’une sortie de crise… ou d’un scénario noir. «Il faut sortir vite de la crise européenne. Je pense qu’il est possible de voir une reprise au deuxième semestre 2013 et le début de l’inversion de la courbe du chômage», estime M. Hollande. Le président a même cette phrase : «Nous en sommes à la troisième année de crise. La reprise va arriver, c’est une question de cycle.» Avant de se reprendre : «Il peut aussi y avoir un scénario noir, celui de la récession. Le rôle du chef de l’Etat c’est de préparer toutes les hypothèses.»

Le Monde

Les attaques racistes en augmentation en Grèce, selon une organisation y représentant les Pakistanais

Les agressions racistes sont en hausse en Grèce où elles ont fait des centaines de victimes et au moins un mort, a déclaré mardi le responsable d’une organisation représentant les Pakistanais en Grèce, qui appelle les autorités à ne plus ignorer le phénomène.

La Grèce est une porte d’entrée majeure dans l’Union européenne pour les migrants asiatiques et africains. Mais ils y rencontrent une hostilité croissante à l’heure où le pays connaît sa pire récession d’après-guerre et un chômage de masse.

« Cela a commencé par des agressions verbales, puis sont arrivées les barres, les poings américains et maintenant, les couteaux« , a déclaré à Reuters Javied Aslam, responsable de l’Organisation de la communauté pakistanaise et président de l’Association des travailleurs migrants.

Ses propos font suite au meurtre brutal d’un jeune Irakien, poignardé dimanche à Athènes. Si la police soupçonne une attaque raciste, personne n’a été arrêté ou accusé pour l’instant.

Reuters, via Les Echos

La Banque de France prédit l’entrée de la France en récession au 3e trimestre

La Banque de France (BdF) s’attend à un recul de 0,1% du produit intérieur brut de la France au troisième trimestre 2012 qui signifierait l’entrée du pays en récession, selon son enquête mensuelle de conjoncture publiée mercredi. Début juillet, la Banque de France (BdF) avait confirmé s’attendre déjà à un recul de 0,1% du PIB français au deuxième trimestre. Si ces prévisions se confirmaient, l’économie française connaîtrait une nouvelle récession avec deux trimestres consécutifs de recul du PIB.

Le Dauphiné

Sapir: « L’accord signé ne fait que prolonger l’agonie de l’euro »

Les dirigeants de la zone euro ont conclu un accord, vers 4 heures ce jeudi matin, pour tenter de sauver l’euro. Pourtant, selon Jacques Sapir, ce plan anticrise est le « pire accord envisageable », car il va contribuer à nous plonger encore davantage dans la récession et priver l’Europe de son indépendance. D’autant plus qu’il ne suffira pas à sauver la Grèce.

L’accord réalisé la nuit dernière ne fera que prolonger l’agonie de l’Euro car il ne règle aucun des problèmes structurels qui ont conduit à la crise de la dette. Mais, en plus, il compromet très sérieusement l’indépendance économique de l’Europe et son futur à moyen terme. C’est en fait le pire accord envisageable, et un échec eût été en fin de compte préférable.

Nos gouvernements ont sacrifié la croissance et l’indépendance de l’Europe sur l’autel d’un fétiche désigné Euro. »

Huit mesures actées

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FMI : Une récession en Europe et aux Etats-Unis est possible (vidéo)

La prévision de croissance mondiale de l’institution internationale est ramenée de 4,3 à 4 % pour cette année, et de 4,5 à 4,3 % pour 2012. Le Fonds n’attend plus que +1,5 % aux Etats-Unis cette année, et +1,6 % dans la zone euro.

La probabilité d’une récession est de 38% aux Etats-Unis, de 17% au Royaume-Uni et de 18% en France. BFMTV – 20/09/2011

L’économie tunisienne est en récession

Après une croissance négative observée durant deux trimestres consécutifs de l’année 2011, l’économie tunisienne est en récession a indiqué le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Mustapha Kamel Nabli, tout en précisant que «l’économie nationale a dépassé la phase dangereuse».

En mai, l’Institut de la finance internationale, un centre de recherches de Washington monté par les grandes banques de plus de 70 pays, prévoyait des récessions cette année dans cinq pays arabes dont la Tunisie, et comptant l’Egypte, la Libye, la Syrie et le Yémen.

Le taux de croissance durant le premier trimestre a accusé le coup de la révolution, chutant à -3,3%. L’économie tunisienne s’est relevée durant le second trimestre sans dépasser la barre des 0% de croissance. Selon M. Nabli, il faut «réaliser une croissance économique constante durant les deux prochaines années pour accélérer le processus de la transition démocratique dans le pays».

La BCT a injecté des liquidités d’une valeur de 3 milliards de dinars (1,52 milliard d’euros), au profit des banques de la place, pour leur permettre de contribuer à la relance de l’activité économique. […]

Le Figaro

États-Unis : Immigration clandestine, l’impossible maîtrise de la frontière Sud

Les États-Unis n’ont cessé de renforcer leur frontière au sud du pays, mais c’est la récession qui a fait chuter l’immigration illégale. San Diego est l’un des hauts lieux du passage clandestin. D’un côté la Californie, de l’autre le Mexique. Entre les deux, un mur de métal marque la frontière.

On compte environ 33 millions d’immigrés aux États-Unis, dont 12 millions seraient sans papiers. Près d’un million auraient quitté le pays entre 2008 et 2009, sous l’effet de la crise économique et du durcissement des contrôles, ce qui ramène leur nombre à 10,8 millions en 2010, selon un récent rapport du Homeland Security. »

Pendant des années, près de 45 % des immigrants venus du Sud sont passés par San Diego, une ville aujourd’hui cossue, qui fait face à Tijuana la dangereuse, au Mexique. Mais depuis la signature de l’accord de libre-échange nord-américain, en 1994, les États-Unis ont entrepris de sceller une partie de la frontière avec le Mexique. En récupérant des plaques de métal sur lesquelles se posaient des hélicoptères pendant la guerre du Vietnam puis lors de l’opération « Desert Storm » (première guerre en Iraq), un premier mur a été construit.

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Déjouer le piège de la rigueur et le verrou de l’Euro

Sommes-nous donc en 1931 ? Alors que les annonces de plans dits «de rigueur» ou «d’austérité» se multiplient à travers l’Europe, il est aujourd’hui évident que l’ordre du jour des divers gouvernements est dominé par la réduction des déficits publics. Se répètent ainsi les erreurs commises lors de la « Grande Dépression ». Ceci n’est pas – seulement – dû à un oubli de l’histoire.

La crise que connaît la zone euro, et qui n’en est qu’à son commencement, a joué dans ce tournant un rôle à la fois décisif et pernicieux. C’est elle qui a lourdement pesé dans la conversion actuelle des principaux gouvernements à la «rigueur».

Ils sacrifient ainsi la substance – à savoir la dynamique économique qui fonde en réalité la possibilité réelle de la zone euro à se maintenir – à l’apparence : les conditions immédiates de son maintien face à la spéculation des marchés. Il est donc à craindre que l’Europe et la France n’entrent dans une période prolongée de récession sous l’impact cumulé de ces politiques restrictives. Des mesures radicales s’imposent, mais, pour les évaluer, il faut d’abord procéder à un bilan de la situation.

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La Grèce condamnée à une cure d’austérité et de récession

Réduire de 10 points son déficit en deux ans, soit économiser 25 milliards d’euros : les exigences de l’UE et du FMI pour prêter de l’argent à la Grèce sont socialement et économiquement explosives. Explications.

Il y a la carotte : 45 voire, 120 milliards d’euros de prêts, à un taux plus avantageux que les marchés (5%). Et il y a le bâton : 25 milliards d’euros d’économies sur deux ans. Tel est le deal que le gouvernement socialiste grec s’apprête à passer avec l’Union européenne et le FMI pour sortir le pays de la tourmente financière. Un accord à haut risque social.

Les nouvelles mesures d’austérité viendront durcir un premier plan de réduction des déficits abyssaux de la Grèce, prévoyant déjà 4,8 milliards d’euros d’économies pour 2010.

Selon des syndicalistes grecs, l’UE et le Fonds monétaire international demandent des économies allant jusqu’à 25 milliards d’euros sur deux ans. Cela permettrait de réduire le déficit public, estimé à environ 14% du produit intérieur brut (PIB) en 2009, de dix points d’ici fin 2011. Le ramenant ainsi à 4%.

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