Poutine : « Les rebelles ont utilisé l’arme chimique »

Le président russe Vladimir Poutine estime dans le New York Times que ce sont les rebelles syriens, et non l’armée du régime de Bachar el-Assad, qui ont utilisé des armes chimiques le 21 août près de Damas, dans le but de provoquer une intervention des Etats-Unis.

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« Il y a toutes les raisons de croire que (le gaz toxique) a été utilisé non pas par l’armée syrienne, mais par les forces d’opposition, pour provoquer une intervention de leurs puissants soutiens étrangers, qui se seraient mis du même côté que les fondamentalistes », affirme le président russe dans une tribune publiée par le quotidien américain et diffusée mercredi soir. [...]

Des frappes en Syrie pourraient déclencher une « nouvelle vague de terrorisme, (saper) les efforts multilatéraux pour résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien, et déstabiliser davantage le Proche-Orient et l’Afrique du Nord », affirme en outre le dirigeant russe. [...]

TF1 News

Syrie : Damas et les rebelles responsables de nouveaux crimes de guerre

[...] Des rebelles et des combattants étrangers venus leur prêter main-forte ont également commis des crimes tels qu’exécutions sommaires, prises d’otages et bombardement de zones civiles, ajoutent-ils dans ce document qui couvre la période allant du 15 mai au 15 juillet.

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« Les auteurs de ces violations et de ces crimes, quel que soit leur bord, ont agi en violation du droit international. […] Il est impératif de les traduire en justice », ajoute la commission d’enquête dirigée par le diplomate brésilien Paulo Pinheiro.

Ouest France

Le journaliste Domenico Quirico, libéré de Syrie : « J’ai rencontré le pays du Mal »

Domenico Quirico, journaliste à La Stampa détenu en Syrie pendant cinq mois avec le Belge Pierre Piccinin, a regagné l’Italie lundi. Il a livré à son journal le récit de sa captivité.

Nous sommes entrés en Syrie le 6 avril avec l’accord de l’Armée syrienne libre (ASL) et sous sa protection, comme les fois précédentes. (…)

L’ENLÈVEMENT

Nous avons demandé à être accompagnés par des hommes de l’ASL [Armée syrienne libre] et c’est en compagnie de deux d’entre eux, avec qui nous venions de dîner, que nous sommes partis.

Nous les pensions fiables. Mais il est probable que ce soit eux qui nous aient trahis et vendus. Dès la sortie de la ville, notre voiture a été stoppée par deux pick-up remplis d’hommes masqués. Ils nous ont fait monter dans leurs véhicules, puis nous ont conduits dans une maison où ils nous ont battus.

Ils se présentaient comme des policiers du régime. Les jours suivants, cependant, nous avons découvert que c’était faux, car nos ravisseurs étaient de fervents musulmans qui priaient cinq fois par jour de façon savante et mélodieuse. Le vendredi, ils ont écouté le sermon d’un prédicateur qui soutenait le djihad contre Assad. Mais ce n’est que lorsque nous avons été bombardés par l’aviation que tout reste de doute s’est évanoui :

ceux qui nous avaient pris en otage étaient des rebelles.

A son arrivée à Rome, le reporter de la « Stampa » a confié avoir été « maltraité » par ses ravisseurs.

Le créateur et chef du groupe de nos ravisseurs était un soi-disant émir qui se fait appeler Abou Omar, vraisemblablement un surnom. Il a formé sa brigade en recrutant des gens du coin, plus bandits qu’islamistes ou révolutionnaires. Cet Abou Omar couvre ses trafics et activités illicites d’un vernis d’islamisme et collabore avec le groupe qui nous a récupérés ensuite, Al-Farouq.

Cette faction très connue de la révolution syrienne fait partie du Conseil national syrien et ses représentants rencontrent les gouvernements européens.[...]

Les combattants du Jabhat Al-Nosra mènent une vie très simple. Ce sont des guerriers radicaux, des islamistes fanatiques qui ont pour ambition de faire de la Syrie un Etat islamique et de transformer tout le Moyen-Orient, mais en face de leurs ennemis – parce que nous, chrétiens, occidentaux, nous sommes leurs ennemis –, ils ont le sens de l’honneur et du respect. Al-Nosra a beau être inscrite sur la liste des organisations terroristes dressée par les Américains, c’est le seul groupe qui nous ait respectés. Mais nous sommes revenus aux mains d’Abou Omar.

(…) Personne n’a manifesté envers moi ce que nous appelons communément pitié, miséricorde, compassion. Même les enfants et les vieux ont essayé de nous faire du mal. Je le dis peut-être en termes un peu trop éthiques mais en Syrie, j’ai vraiment rencontré le pays du Mal.

LA CAPTIVITÉ

Nous étions traités comme des animaux, enfermés dans de petites pièces aux fenêtres closes malgré la chaleur étouffante, jetés sur des paillasses, nourris de leurs restes.

De toute ma vie, jamais je n’avais ressenti cette humiliation quotidienne qui consiste à être empêché d’accomplir les choses les plus simples comme aller aux toilettes, à devoir demander et s’entendre toujours répondre non. Je crois qu’ils éprouvaient un vrai plaisir à voir l’occidental riche réduit à l’état de mendiant.(…)

Les geôliers :

Ils appartenaient à un groupe qui se prétend islamiste mais qui, en réalité, est composé de jeunes déséquilibrés qui sont entrés dans la révolution parce que, désormais, la révolution, c’est ces groupes à mi-chemin entre banditisme et fanatisme.

Ils suivent celui qui leur promet un avenir, qui leur donne des armes, de la force, de l’argent pour acheter leurs téléphones, leurs ordinateurs, leurs vêtements. La marque Adidas est très répandue en Syrie, tout le monde porte des T-shirts Adidas, des chaussures Adidas, on dirait presque qu’ils sont sponsorisés.(…)

Notre histoire, c’est celle de deux chrétiens dans le monde de Mahomet et de la comparaison entre deux fois différentes : la mienne, simple, faite de don de soi et d’amour, et la leur, qui est faite de rituels.[...]

Le Monde

« Ce n’est pas le gouvernement de Bachar El-Assad qui a utilisé le gaz sarin »

L’enseignant belge Pierre Piccinin da Prata, kidnappé en Syrie au mois d’avril et libéré ce dimanche, a accordé une interview à RTL-TVI ce lundi matin. Il a indiqué que le gaz sarin avait été utilisé par les rebelles, et non par le régime syrien.

Il était un soutien inconditionnel de l’armée syrienne libre qui l’a néanmoins livré à un groupe de rebelles djihadistes.

extrait de l’interview :

Interview complète :

rutube direct

RTL.be

Merci à Manu1379

Serge July / Syrie : « Les otages français seraient entre les mains des rebelles. » (MàJ vidéo)

Entretien avec Serge July, membre du « Comité de soutien aux journalistes otages en Syrie » présidé par Florence Aubenas.

(…)

Pas de preuve, ni contact ?

Les otages français seraient entre les mains des rebelles. Les autorités françaises sont parvenues à établir un contact avec un groupe qui appartient à la rébellion.

(…)

Vosges Matin

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Interrogé par I>Télé, le secrétaire général de Reporters Sans Frontières confirme : « Ils seraient détenus par un groupe plutôt proche de l’opposition »

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Syrie/gaz sarin : les rebelles détenaient un arsenal chimique suffisant pour détruire un pays (rediffusion)

09/0813

« Dans la ville syrienne de Banias ont été saisis des produits chimiques dangereux appartenant aux forces de l’opposition. Selon l’ambassadeur syrien à l’ONU, Bachar Jaafari, l’arsenal suffirait à détruire une ville ou un pays entier.

«Les autorités syriennes ont trouvés dans la ville de Banias 281 barils de produits chimiques dangereux», a déclaré Jaafari, soulignant que le repère était gardé par des « groupes terroristes armés ».

Parmi les substances se trouvaient du polyéthylèneglycol, du mono éthylène glycol, de la monoéthanolamine, de la diéthanolamine et de la triéthanolamine. Actuellement, les autorités syriennes procèdent à des recherches sur l’origine de ces produits dangereux.

Jaafari a demandé au représentant du Secrétaire général des Nations Unies pour les affaires de désarmement, Angela Kane, et Sellström Åke professeur suédois, qui dirige une équipe de recherche d’attaques chimiques présumés en Syrie, de se rendre en Syrie pour constater les faits.

« Cette invitation confirme la transparence du gouvernement syrien et son engagement à coopérer avec les Nations Unies dans la recherche de la vérité sur les allégations d’emploi d’armes chimiques» dans le pays, a déclaré M. Jaafari.

Le diplomate a également souligné que le gouvernement syrien était justement à l’origine de la demande adressée à l’ONU afin d’enquêter sur l’utilisation possible d’armes chimiques dans la ville de Khan al-Assal, près de la ville syrienne d’Alep. Ensuite, des experts et des responsables militaires ont déclaré que la substance chimique, probablement sarin, a été utilisé dans l’attentat du 19 Mars qui a tué 30 personnes. »

Aussi, Jaafari a rappelé qu’à la fin du mois de mai, la police turque a arrêté 12 membres de l’opposition syrienne appartenant au front Al Nusra (une partie de l’insurrection en Syrie qui est lié à Al-Qaïda) pour possession présumée d’armes chimiques (gaz sarin, plus précisément).

Selon un communiqué publié lundi par le service de presse de l’ONU, le Secrétaire général Ban Ki-moon, à son tour, «accueillit favorablement l’offre du gouvernement de la Syrie de poursuivre les discussions sur une mission de l’ONU afin d’enquêter sur les plaintes à propos de l’utilisation d’armes chimiques « en territoire syrien, bien que l’équipe d’inspection dirigée par Sellström Åke, refuse d’entrer dans le pays en raison de certaines divergences entre les parties. »

source RT traduction Fawkes (merci à Vladimir Guez)

En complément, lire également l’article de RT english : Enquête russe remise à l’ONU: les rebelles, et non l’armée, derrière l’attaque chimique d’Alep en Syrie

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La Russie a la preuve que les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin le 19 mars près d’Alep. C’est ce qu’a indiqué à la presse l’ambassadeur russe auprès de l’ONU Vitali Tchourkine.

Des experts russes ont recueilli des échantillons sur le site de l’attaque et les preuves ont été transmises au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a ajouté Vitali Tchourkine.

Les échantillons prélevés courant avril par deux journalistes du Monde avait bien révélé 13 cas d’exposition à ce gaz neurotoxique mortel. Ils avaient été imputés aux forces armées de Bachar el-Assad.

Le Figaro/AFP

relire : Des islamistes syriens arrêtés en Turquie avec du gaz sarin

Des islamistes syriens arrêtés en Turquie avec du gaz sarin (rediffusion)

31/05/2013

Les autorités turques ont arrêté douze membres présumés du Front al Nosra, un groupe rebelle syrien lié à Al Qaïda en Irak, qui planifiaient des attentats en Turquie et étaient en possession de gaz sarin, rapportent jeudi des médias turcs.

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Ces informations n’ont pas été immédiatement confirmées de source officielle.

Les douze suspects ont été arrêtés à Adana, une ville du sud de la Turquie située à une centaine de kilomètres de la frontière syrienne, écrivent les journaux turcs Taraf, Cumhuriyet et Aksam.

La police a saisi au cours de la perquisition deux kilos de gaz sarin et des armes lourdes, ajoutent-ils sans citer leurs sources.

Les membres présumés du Front al Nosra préparaient un attentat de grande ampleur et on été inculpés par un tribunal de la ville, selon les journaux.

Les Echos

Le Front al Nosra déjà évoqué dans un reportage sur les islamistes en Syrie (JT F2 / 28.05.2013)

Syrie : les Chrétiens pris pour cible par les rebelles musulmans

À Damas, les habitants semblent résignés à continuer leur vie presque normalement, malgré une guerre dont ils ne voient pas la fin. Reportage des envoyés spéciaux de FRANCE 24 au cœur de la capitale syrienne. [...]

À quelques minutes à pied se trouve le quartier chrétien de la vieille ville, régulièrement pris pour cible. En 48 heures, quatre roquettes, tirées depuis les quartiers rebelles, ont frappé la même rue. [...]

« J’espère que notre gouvernement vaincra ces malfaisants, ces malfaiteurs, ces terroristes qui frappent les populations civiles. »

France 24

Syrie : 400 tonnes d’armes livrées aux rebelles en provenance des pays du Golfe

Les insurgés syriens ont reçu, en provenance de Turquie, 400 tonnes d’armes envoyées par leurs soutiens dans les pays du Golfe, ce qui représente l’une des plus grosses livraisons de ce genre en deux ans et demi de soulèvement, a déclaré aujourd’hui une source proche de l’opposition syrienne.

Parmi les unités rebelles opérant dans le nord de la Syrie figurent aussi bien des islamistes modérés que des intégristes.

Cette livraison, qui consiste essentiellement en munitions pour armes portées à l’épaule et pour armes automatiques antiaériennes, s’est faite ces dernières 24 heures dans le nord de la Syrie, via la province turque de Hatay. L’afflux d’armes destinées aux rebelles s’est accru depuis que l’opposition a accusé le régime de Bachar el-Assad d’avoir lancé, mercredi dernier, une attaque chimique contre la périphérie de Damas, qui aurait fait des centaines de morts, a déclaré un responsable des insurgés.

Au nombre de ces unités rebelles, on trouve par exemple Lioua al Islam (La Division de l’islam), Soukour al Cham (Les Faucons de Syrie), Les Martyrs libres de Syrie, Ahfad al Rassoul (Les petits-fils du prophète) ou encore Ahrar al Cham (Les hommes libres de Syrie).

Le Figaro

Syrie : Un franciscain abattu, son couvent pillé

Un franciscain, le père François Mourad, a été tué dans le couvent de Ghassanieh, près de Homs, qui a été entièrement pillé par un groupe rebelle, a indiqué lundi l’agence vaticane d’informations SIR, citant une information parvenue dimanche à la Custodie franciscaine de Terre sainte, le quartier général local de cet ordre religieux.

«Je voudrais que tout le monde sache, a réagi le responsable régional des franciscains de Syrie Halim Noujaim, qu’en soutenant les révolutionnaires, l’Occident soutient les extrémistes religieux et aide à tuer les chrétiens. Avec cette attitude, il ne restera pas un seul chrétien dans ces zones»

Le franciscain, âgé et qui avait choisi depuis quelques années de devenir ermite, avait trouvé refuge dans le couvent, selon SIR, qui cite le père Pierbattista Pizzaballa, custode de Terre sainte. Deux versions circulent sur sa mort : selon l’une, il aurait été atteint par une balle qui ne lui était pas destinée. Selon l’autre, les rebelles seraient entrés dans le couvent pour voler tout ce qui s’y trouvait et auraient alors tué le vieux religieux.

La présence franciscaine en Syrie «est multiséculaire» et «continue dans ces temps troublés de le faire sans distinction de religions ou de partis», a indiqué l’institution franciscaine. […]

Le Point (Merci à rifle silent)

Des rebelles syriens entraînés par la CIA selon le Los Angeles Times

La CIA et des forces spéciales américaines entraînent des rebelles syriens en Jordanie et en Turquie depuis des mois, soit bien avant que la Maison Blanche n’annonce son intention d’accroître son aide «militaire» à l’opposition, rapporte vendredi le Los Angeles Times.

Des rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) sont formés au maniement de fusils et missiles antichars et d’armes lourdes pour résister aux avions des forces armées syriennes, détaille le L.A. Times, citant un commandant de l’opposition armée. […]

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est envolé vendredi pour le Qatar, où il participera à une nouvelle conférence des «Amis de la Syrie» pour coordonner avec dix autres pays l’aide, y compris militaire, à apporter à la rébellion syrienne.

Le Figaro

Obama se décide à fournir un soutien militaire aux rebelles syriens

Après avoir conclu que Bachar al-Assad avait utilisé des armes chimiques, le président américain a décidé jeudi soir d’octroyer une « assistance militaire directe » aux insurgés. Mais il n’a pas encore précisé quels types d’armes il allait leur faire parvenir. [...]

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« Y faut armes ! »

Le président américain avait déclaré que le recours à des armes chimiques par Bachar al-Assad serait une « ligne rouge » et qu’elle pourrait entraîner une intervention militaire. En attendant d’en arriver là -le gouvernement et la classe politique sont très divisés sur un engagement militaire-, le locataire de la Maison-Blanche a donc choisi d’aider les rebelles en leur fournissant une « assistance militaire directe ».

Reste cependant à savoir si ce soutien impliquera la fourniture d’armes létales. Cela  marquerait un changement de position de Barack Obama. Jusqu’ici, les Etats-Unis, et les Occidentaux, fournissaient essentiellement des moyens de défense et de télécommunications.

Après avoir subi de nombreux revers ces dernières semaines, avec notamment la perte de Qoussair, ville stratégique et symbolique, les insurgés disent avoir besoin « de grandes quantités d’armes et de munitions, d’armes antiaériennes et d’armes sophistiquées ». [...]

Mais certains analystes affirment aussi que les armes qui seront livrées finiront quoi qu’il arrive par tomber entre les mains des jihadistes.

TF1 News

A revoir : Syrie : Les « rebelles’ islamistes font déjà régner l’ordre au nom de la charia