Espagne : Polémique sur l’enseignement de la religion catholique à l’école

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, souhaite rendre obligatoire l’enseignement de la religion catholique à l’école. Le Parti socialiste, qui avait rendu cette matière facultative en 2006, dénonce une régression et accuse le premier ministre conservateur de légiférer sous la dictée des évêques et du Vatican.

En 2006, le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero avait supprimé la matière alternative : les élèves qui ne souhaitaient pas aller en catéchèse pouvaient aller jouer dans la cour. Après la réforme du gouvernement Rajoy, les élèves devront choisir entre religion et «Valeurs culturelles et sociales»… ou étudier les deux. Et les notes de ces matières seront prises en compte pour déterminer le passage en classe supérieure ainsi que l’obtention de bourses académiques.

«N’actualisez pas vos manuels, les nouveaux programmes ne dureront pas longtemps! » Avant même que la réforme de l’éducation ne soit votée par la droite, le secrétaire général du Parti socialiste (PSOE), Alfredo Pérez Rubalcaba, avertissait les éditeurs espagnols. Si elle revient au gouvernement, la gauche, aujourd’hui dans l’opposition, révoquera la loi qu’a présentée le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy.

En Espagne, les grandes lignes de l’enseignement religieux sont fixées par un accord avec le Vatican – un quasi-concordat -, qui prévoit que les cours de catéchèse soient dispensés dans toutes les écoles, publiques comme concertadas (privées sous contrat). Les professeurs sont nommés par l’église catholique et rémunérés par l’administration publique. Mais le statut de cette matière n’a cessé d’osciller, au gré des majorités politiques. […]

L’enseignement religieux n’est pas la seule pierre d’achoppement. Le ministre de l’Éducation nationale, José Ignacio Wert, a rouvert une vieille bataille en Catalogne. Dans cette région très fière de ses particularismes, toutes les matières, à l’exception de la littérature espagnole, sont dispensées en Catalan. Ce modèle, dit de l’«immersion», est populaire dans la région, mais une minorité de parents revendiquent le droit de leurs enfants à recevoir en Catalogne comme dans le reste de l’Espagne une scolarité en espagnol. […]

Le Figaro

Espagne : Frais d’inscription multipliés par 6 pour les étudiants étrangers hors UE

6 000 euros, c’est la somme que pourraient débourser les étudiants étrangers issus des pays hors Union européenne pour suivre leur cursus universitaire en Espagne. Décision prise par le gouvernement Rajoy afin de faire face à la crise qui frappe le royaume ibérique depuis l’année dernière. Une annonce mal reçue dans les universités espagnoles.

Parmi ces étudiants étrangers, l’on compte plus de 3000 Marocains concernés et leurs frais d’inscription sont en partie assurés par l’Etat espagnol. Cette nouvelle disposition permettrait au ministère de l’Education d’économiser trois milliards d’euros. Il s’agit d’un préalable à la réforme éducative que le gouvernement veut mettre en place. Bien que les étudiants espagnols, à un certain niveau, soient également concernés par cette mesure d’austérité, ce sont les étrangers qui vont le plus en pâtir. […]

Dès l’annonce ce cette disposition, les étudiants ont organisé des sit-in afin de réclamer l’a suppression d’une telle mesure, selon El Pais. Dans une pétition, ils demandent l’égalité de traitement avec les étudiants issus des pays de l’UE, puisqu’ils appartiennent «au même système éducatif». […]

Les étudiants étrangers se sont mobilisés dans tout le pays. Ils espèrent collecter 50 000 signatures afin d’obtenir l’annulation de cette mesure. Reste à savoir ce que fera le gouvernement dans ce cas.

yabiladi

Espagne : Une hausse du chômage historique

Près de cinq millions d’Espagnols sont demandeurs d’emploi au troisième trimestre, selon une publication de l’Institut national de la statistique, ce vendredi. C’est le plus haut taux de chômage depuis 15 ans.

45,8% des jeunes de 16 à 24 ans sur deux sont au chômage.

4.978.300 demandeurs d’emploi. Soit 21,5% de la population pouvant travailler. L’Espagne est encore très loin d’être sortie de la crise. Pour cause, jamais le pays n’avait connu un tel niveau de chômage depuis 1996. Pire, c’est le chiffre le plus élevé parmi les 34 pays de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) mais aussi de l’Union Européenne.

Pourtant, la quatrième puissance économique de la zone euro a réalisé des réformes extrêmement fortes et des mesures d’austérité lourdes. […] Au lendemain d’une réunion européenne très commentée, c’est un coup dur pour José Luis Rodriguez Zapatero mais aussi pour son successeur. En effet, le chef du gouvernement espagnol laissera sa place lors des prochaines élections législatives du 20 novembre prochain. Alfredo Rubalcaba tentera de poursuivre la domination du PSOE mais c’est le chef du Parti Populaire, Mariano Rajoy, qui part favori pour recevoir la patate chaude.

France Soir