Les députés Front de Gauche proposent de supprimer le mot «race» de la législation française

Le groupe des députés Front de Gauche (GDR) a présenté une proposition de loi visant à supprimer le mot «race» de la législation française, une initiative à laquelle le gouvernement est «favorable» tout en soulignant les difficultés de rédaction.

«En supprimant la catégorie juridique de races, nous cesserions de donner une légitimité juridiques aux idéologies racistes et nous affirmerions, enfin, qu’elles s’appuient sur un concept qui n’a aucun fondement scientifique», expliquent les députés.

Devançant le contre-argument majeur, ils rappellent que «dans nos textes de loi, le mot race n’apparaît jamais seul et est toujours accompagné d’autres mots comme origine, ethnie, nation ou religion. Sa suppression n’enlèverait rien au contenu des textes concernés et n’empêcherait nullement les poursuites judiciaires pour motif raciste». […]

A l’Elysée, on a assuré aujourd’hui que cette promesse n’était «pas enterrée», tout en expliquant qu’elle ne pouvait être insérée dans le premier train de réformes constitutionnelles, prévu fin juillet, et qui concerne «les institutions», pas les «sujets sur les valeurs comme la race, le droit de vote des étrangers, la laïcité».

Le Figaro

Algérie : un cadre français risque un an de prison ferme pour avoir traité un employé de « sale arabe »

Eric Mourguiart, 52 ans, ressortissant français installé en Algérie et directeur commercial du bureau de liaison de la société Seita, qui commercialise des marques de cigarettes françaises, risque un an de prison ferme après avoir traité un employé algérien de « sale Arabe ».

Algérie360

(Merci à Jil2Mars Jalapeño)

Kenza Isnasni, militante contre la xénophobie : «Le racisme et l’extrême droite ont tué mes parents» (+2 videos)

[extraits] Le Maroc, qui a vu naître mes parents, fait partie de mon histoire. Le 7 mai 2002, ils ont été tués en Belgique par un individu qui, nourri par le discours de la haine et de la xénophobie, a considéré qu’ils n’avaient plus le droit de vivre.

Il ne faut pas oublier tous ces travailleurs immigrés qui se sont battus pour obtenir des droits, pour être reconnus en tant que citoyens. Ils ont fait face à des conditions de travail difficiles, au racisme et à l’extrême droite.

Cette histoire fait partie de la mémoire collective de l’ensemble des citoyens belges.(…)

Aujourd’hui, je suis la troisième génération, je suis aussi cette Belgique, qu’on le veuille ou non. Combien de générations encore pour que cela soit compris une bonne fois pour toute ?

Après le débat sur l’immigration et celui sur l’intégration, c’est à présent l’islam le débat en vogue. Les cas de discrimination à l’encontre des citoyens belges de confession musulmane ne sont même plus à dénombrer.  Ce constat est révoltant dans une société où on aspire au vivre ensemble.

Il est insupportable de se faire discriminer suite à un entretien d’embauche. Il est insupportable de voir des écoles exclure des filles parce qu’elles ont fait le choix de porter le foulard. Il est insupportable de voir certains médias stigmatiser les citoyens de confession musulmane à grand renfort de raccourcis. Le racisme antimusulman, jusque dans les hautes sphères de notre société, est de plus en plus considéré comme acceptable.

C’est la banalisation, la tolérance de ces discours racistes qui ont engendré des tragédies comme celle qu’a connue ma famille. Le racisme est un délit, pas une opinion ; faut-il encore le rappeler ?

Les choses changeront, j’en ai la conviction ; l’histoire nous l’a prouvé. L’heure n’est plus aux discours. L’heure n’est plus aux promesses. L’heure est aux actes.

Yabiladi

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Complément 1 :

En 1962, en quelques semaines, près d’un million d’Européens d’origine française, italienne ou espagnole quittent l’Algérie. C’est un exode massif. Ils débarquent souvent en France dans un dénuement total.
Plusieurs générations de Pieds-Noirs, dits « Européens d’Algérie », avaient vécu en Algérie française de 1830 à 1962.

«L’un des exodes les plus importants de l’histoire»


Complément 2 :

Extraits d’une interview d’Alain Besançon, agrégé d’histoire, docteur en histoire, membre de l’Institut, membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Emission complète ici.

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Les populations musulmanes ne se fondent pas dans la population alentour. C’est un fait, un simple fait. Le 20e siècle a vu une purgation des zones mixtes. Il y avait beaucoup de chrétiens en Turquie, en Égypte etc… Ils sont tous partis. Il y avait des musulmans en Grèce, dans les Balkans… Ils sont tous partis. Il y avait des Français en Afrique du Nord, ils sont tous partis…

Texte plus complet ici : Alain Besançon : « les musulmans ne se fondent pas dans la population »

Pax Christi : « L’antiracisme, rouage essentiel de notre société, doit déconstruire les mécanismes psychiques du racisme »

[Extraits d'un texte publié par Pax Christi Wallonie Bruxelles  le 6 mai 2013]

Notre démocratie a besoin d’un mouvement antiraciste fort afin de lui rappeler un de ses principes fondateurs, l’égalité entre tous les citoyens. Ce mouvement antiraciste est un rouage essentiel de notre société. Il doit porter des revendications, défendre les personnes discriminées, déconstruire les mécanismes économiques, sociaux et psychiques du racisme (…)

La Ministre Fadila Laanan a proposé la création d’une nouvelle plateforme contre le racisme (…) basée sur l’hypothèse suivante : nous sommes en concurrence face au manque d’emploi, à la hausse des prix, à la diminution des services sociaux… Dans cette situation de compétition, groupes et individus peuvent être tentés de vouloir éliminer leurs adversaires. Pour cela, il faut pouvoir désigner ceux que l’on va discriminer et nous allons alors construire des « raisons », prétendues légitimes, d’exclure nos adversaires : on associe une couleur de peau à une soi-disant infériorité intellectuelle, une pratique religieuse à un présumé extrémisme, un sexe à certaines tâches supposées congénitales…la liste est longue.

Ces raisons ne sont pas légitimes mais racistes, xénophobes ou sexistes (…).

[Mais] cette approche socio-économique n’affronte pas un des aspects du racisme très prégnant, lequel établit une hiérarchie non plus selon les apparences physiques, mais selon les cultures. [Par exemple] la religion musulmane est particulièrement stigmatisée. Souvenons-nous de l’affirmation du ministre français Claude Guéant en 2012 : « toutes les civilisations ne se valent pas »… Il faisait ainsi le lit de raccourcis simplistes et réducteurs.(…)

La nouvelle plateforme antiracisme devra donc poursuivre le travail de modification des mentalités et des comportements en ce qui concerne les différences d’apparences physiques et d’appartenances culturelles. (…)

Les minorités ethnoculturelles ont un rôle primordial dans la lutte contre le racisme. En effet, ce sont ces minorités qui peuvent décrire au mieux les formes concrètes que prend le racisme car elles les vivent elles-mêmes.

Travailler avec les minorités ethnoculturelles permet ainsi de connecter le débat idéologique ou juridique avec la réalité de terrain.

Les discriminations vécues par les personnes issues de l’immigration congolaise, marocaine ou roumaine sont différentes. Cette diversité des expériences doit être entendue et prise en compte pour façonner ensemble des stratégies adaptées.(…)

L’Etat doit établir les conditions générales qui permettent à un maximum de citoyens de vivre dans un climat de tolérance. La société civile quant à elle, doit réaffirmer sa mission de contre-pouvoir, de contestation, d’expression citoyenne. La plateforme, née d’un appel de la Ministre Fadila Laanan doit être l’aiguillon légitime de l’antiracisme. (…)

De nombreux rapports en attestent, l’hostilité est croissante envers les musulmans. Cette forme de xénophobie, dénommée «islamophobie », se concrétise par une représentation négative des musulmans, par des discours de haine, des préjugés, des discriminations à l’embauche, etc. (…) Si le phénomène est reconnu, cela permettra de mettre en place des campagnes de sensibilisation ou des actions ciblées.

Il faut par exemple distinguer et ne plus associer systématiquement islam et violence, islam et islamisme, islam et extrémisme. En ce sens, la « Proposition de résolution relative à la lutte contre l’islamophobie », déposée le 21 février dernier [en Belgique] est très importante.

Il est nécessaire également que la population de la culture majoritaire et la population musulmane se connaissent davantage. Nous devons aussi reconnaître et faire connaitre les actions et la participation des belges de confession musulmane à notre société.

Cela peut se faire par exemple par davantage de rencontres et de collaboration avec le milieu associatif musulman. La plateforme antiracisme serait un lieu intéressant pour ces échanges.

Les craintes de la « population majoritaire » sont multiples en ce qui concerne les minorités ethnoculturelles. Pour s’attaquer aux racines du racisme, la plateforme devra pouvoir entendre ces peurs, les prendre en considération et y répondre.

Texte complet ici

[Pax Christi ('la Paix du Christ') est «une association catholique dont la mission consiste à sensibiliser citoyens et décideurs aux situations de conflits et à les encourager à devenir des acteurs de paix.» ] (plus ici)

L’auteur, Amandine Kech (ci-dessous) a participé au lancement du magazine « Magma » , acronyme pour « Magazine Mixité Altérité » qui se veut un espace de dialogue et de rencontre des gens d’horizons culturels et sociaux différents (voir ici)

 

 

 

Des Tunisiens attaquent un immeuble d’étudiants noirs-africains, la police arrête… la victime (vidéo)

Une habitante d’un immeuble de Tunis, où logent des étudiants africains, a filmé lundi soir l’arrestation d’un de ses voisins. Pourtant, c’est ce dernier qui avait appelé la police à l’aide alors qu’un groupe d’hommes attaquait son immeuble à coups de pierres.

L’incident a eu lieu dans la nuit du 29 au 30 avril dans le quartier Lafayette situé dans le centre ville de Tunis. Le bâtiment, que certains dans le voisinage n’hésitent pas à appeler l’ »immeuble des Noirs », est en très grande majorité habité par des étudiants noirs-africains inscrits dans les universités de la capitale tunisienne.

Aucune étude n’a pour l’heure été menée par les autorités sur le racisme en Tunisie.

France 24

Israel : le proviseur du lycée français de Jérusalem attaqué en justice pour « incitation à la haine raciale »

A l’occasion de la commémoration de la shoah en Israel, le proviseur du lycée français de Jérusalem a diffusé la note de service suivante :

« Demain résonnera une sonnerie qui remémore la Shoah et qui demande une minute de silence. Vous pouvez marquer cette minute à titre personnel si vous le souhaitez, et permettre aux élèves qui en manifesteraient le souhait de s’y associer.

Mais évitez à tout prix de solliciter les élèves ou de leur imposer et évitez les débats sur le sujet : la situation est suffisamment tendue pour déclencher des réactions violentes et des polémiques qui ne peuvent que blesser les uns et les autres inutilement.»

L’association « Les 150 000 Français en Israël » a décidé de déposer plainte au pénal contre le Proviseur et contre le Consul Général de France pour « incitation à la haine raciale ».

«Il n’est pas acceptable qu’en Israël, le seul endroit où  l’on ne commémore pas les victimes de la Shoah soit le Lycée Français de Jérusalem. Il faut que tout le monde sache que nous les 150 000 Français en Israël appliqueront une tolérance zéro. »

Europe-Israel via E&R

«Nous, on est d’origines, les vrais Français n’ont pas d’origines»

Invités par CoExist à s’exprimer sur les discriminations, des collégiens d’Aubervilliers se sont confrontés à leurs propres préjugés.

Elle s’applique, liant ses lettres d’un trait appuyé de stylo-bille. A côté du mot «arabe», elle a écrit «voleur». Une grande partie des élèves de cette classe de troisième a eu la même idée. Sans se concerter. Les mots sont posés sans gêne, provocation ou colère. Son voisin d’en face, un grand garçon souriant, a lui écrit le mot «islamiste». Un autre encore a mis «violeur».

(…) Libération

Europe 1  – La revue de presse -  30/04/2013

« C’est le pire qui sort. Le pire de l’ignorance, du mépris ordinaire, de la concurrence victimaire avec ce commentaire de la journaliste « ils ont intégré les préjugés de la société à leur sujet », l’Arabe voleur etc… la faute au racisme des Blancs d’ailleurs. D’ailleurs au mot « français » ils accolent les termes « blancs, racistes, riches, bourgeois ». Eux ne se sentent pas français, musulman dit l’un pour combler le vide. + l’homophobie : contre-nature, contraire à la religion. »

(Merci à Joyeux luron)

Et le ministère le plus « raciste » est…

Le think tank République et diversité, en partenariat avec plusieurs associations de lutte contre les discriminations, publie ce lundi son baromètre des ministères dans la lutte contre le racisme. Chaque membre du gouvernement est ainsi scruté. Verdict : les mauvais élèves sont très nombreux.

Classement intégral :

1 : Valérie Fourneyron, ministère de la Jeunesse et des Sports, 13/20
2 : François Lamy., ministère délégué à la ville, 12/20
3 : Cécile Duflot, ministère de l’Egalité des territoires et du Logement, 11/20
4 : Michel Sapin, ministère du Travail et de l’Emploi, 10/20
5 : Jean-Yves Le Drien, ministère de la Défense, 5/20
6 ex-aequo : Christiane Taubira, ministère de la Justice, 4/20
6 ex-aequo : Pierre Moscovici, ministère de l’Economie et des finances, 4/20
6 ex-aequo : Vincent Peillon, ministère de l’Education nationale, 4/20
9 : Marisol Touraine, ministère des Affaires sociales et de la Santé, 3/20
10 : Laurent Fabius, ministère des Affaires étrangères, 2/20
11 : Geneviève Fioraso, ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 1/20
12 : Aurélie Filippetti, ministère de la Culture et de la Communication, -2/20
13 : Victorin Lurel, ministère des Outre-Mer, -4/20
14 : Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, -6/20
15 : Manuel Valls, ministère de l’Intérieur, -10/20

Métro
Le rapport complet

« Challenge Thuram » contre le racisme et les discriminations

Au dos de « Seine-et-Marne magazine ».

Merci Mougli

Relire

Un collectif d’intellectuels : « Ne stigmatisons pas les musulmans! » (maj)

[Maj 28 avril - étude sur les noms et professions des signataires (voir fin d'article)]

La haine et le rejet s’expriment de plus en plus ouvertement à travers l’Europe ; force est de constater que la classe politique française ne prend pas suffisamment la mesure d’une forme de racisme qui se manifeste désormais librement dès lors qu’elle se dissimule sous les atours d’une laïcité dévoyée de son sens historique, pour en faire, entre autres, un outil de stigmatisation et d’exclusion des musulmanes et des musulmans.

(…) Nous voulons réaffirmer notre volonté de vivre et d’évoluer dans une société où la différence est reconnue comme une richesse et où le respect de chacun, dans tout ce qui fait sa singularité, est une valeur centrale, en accord avec les droits humains tels qu’y souscrit notre pays.

Plutôt que de se lancer dans une surenchère législative (…)  nous proposons de faire un état des lieux de l’islamophobie en France. Une commission parlementaire pourra étudier les dérives auxquelles a donné lieu l’instrumentalisation de l’identité nationale, des luttes féministes et de la laïcité, et prendre la mesure du racisme, voire de la haine, qui visent aujourd’hui nos concitoyens musulmans, ou perçus comme tels.

Liste des signataires [décompte : 15 "sociologues"]

Armelle Andro, démographe, Paris 1 ; Valérie Amiraux, sociologue, Université de Montréal ; Houssen Amode, chevalier de la Légion d’Honneur, président de l’association musulmane de la Réunion ; Jean Baubérot, historien et sociologue ; Laure Bereni, sociologue ; Christophe Bertossi, sociologue, directeur du Centre Migrations et Citoyennetés, IFRI, Paris ; François Burgat, politologue ; Samy Debah, professeur d’histoire, président du CCIF ; Dominique de Courcelles, chercheur en histoire comparée des religions, CNRS-CIRID ; Bruno Cousin, sociologue, maître de conférences à l’Université de Lille 1 ; Christine Delphy, sociologue, ENS ; Rokhaya Diallo, essayiste et chroniqueuse ; Abdelhak Eddouk, aumonier ; Renaud Epstein, politiste, Université de Nantes ; Nabil Ennasri, doctorant et écrivain ; Mireille Fanon-Mendès France, Experte ONU ; Eric Fassin, sociologue, Paris 8 ; Veysel Filiz, secrétaire général d’EMISCO ; Virginie Gautron, maître de conférences en droit pénal et sciences criminelles, Université de Nantes ; Virginie Guiraudon, politiste, CNRS et Sciences Po Paris ; Vincent Geisser, président du CIEMI ; Nacira Guénif, sociologue et anthropologue ; Abdellali Hajjat, sociologue ; Stéphanie Hennette-Vauchez, juriste, Université Paris Ouest Nanterre ; Jean-Marie Heydt, président de la conférence INGO du Conseil de l’Europe ; Noémie Houard, chercheuse associée au Centre de recherches politiques de Sciences Po ; Thomas Kirszbaum, sociologue, ENS Cachan ; Pierre Lenel, sociologue, Think Tank Different ; Raphaël Liogier, sociologue ; Françoise Lorcerie, CNRS ; Grégoire Mallard, sociologue ; Jean-Paul Martin, historien ; Virginie Martin, politologue, présidente de Think Tank Different ; Zaouia Meriem, syndicaliste ; Kamel Meziti, historien des religions, secrétaire général du Gric ; Marwan Mohammed, sociologue ; Marwan Muhammad, statisticien, porte parole du CCIF ; Catherine Samary, économiste, militante altermondialiste ; Frédéric Sarkis, conseiller municipal EELV, membre fondateur de la coopérative « laïcité n’est pas racisme! » ; Madjid SI Hocine, médecin, animateur de l’Egalité d’abord ; Patrick Simon, démographe, INED ; Sihem Souid, chroniqueuse ; Djamel Djeziri, chercheur en gnostique et Consultant-dirigeant en Management ; Line Sultani, chef d’entreprise ; Pierre Tevanian, professeur de philosophie, auteur ; Tommaso Vitale, sociologue, Centre d’études européennes, Sciences Po, directeur scientifique du Master « Governing the Large Metropolis » ; Valentine Zuber, Ecole Pratique des Hautes Etudes.

Le Monde

Comment la propagande anti-raciste rend intolérant

Première version :
(Merci à Nowno)
Une étude importante publiée hier avance que les enfants à qui l’on donne des leçons d’anti racisme à l’école sont plus susceptibles d’être intolérants en dehors de leur classe.
L’étude dit qu’accuser les écoliers blancs de racisme cause de l’animosité, et discuter de problèmes ethniques sensibles, comme les meurtres d’honneur, dépeint les enfants issus de ces groupes minoritaires sous une mauvaise lumière.
L’étude montre que les enfant vivant dans un quartier mélangé sont souvent dépourvus d’hostilité envers les autres groupes raciaux.
Mais ils ont découvert que « quand plus d’attention est portée en classe à la société multiculturelle, l’effet libéralisant du contact positif en classe sur la xénophobie des jeunes diminue ».
L’étude réalisée aux Pays Bas, arrive en pleine polémique sur la place du multiculturalisme – qui accuse la Grande Bretagne de racisme historique, et demande l’encouragement des minorités culturelles – dans le programme scolaire et l’enseignement des écoles anglaises.
Le ministre de l’éducation Michael Gove était soumis à des invectives d’académiciens de gauche car il projetait d’arrêter d’enseigner aux adolescents des sujets tels que « La grande diversité sociale, culturelle et ethnique de la Grande Bretagne, du moyen âge au 20eme siècle et comment cela a contribué à former l’identité britannique ».
A la place les étudiants se verront enseigner plus d’histoire britannique. L’étude, publiée dans le European Sociological Review, était basée sur une enquête auprès de 1444 élèves agés de 14 à 15 ans, dans dix écoles de la ville de Nijmegen.
Les adolescents, venant de classes et d’origines (raciales) différentes, et avec des compétences scolaires différentes, ont été questionnés sur leurs attitudes vers ceux ayant d’autres origines et sur l’enseignement du multiculturalisme dans leur école.
L’étude dit que les garçons tendent à être plus intolérants que les filles, et que l’intolérance était plus élevée chez les élèves les plus croyants ou à la plus forte identité ethnique parmi ceux d’origine turque et marocaine, et ceux aux résultats scolaires les plus mauvais.

Mais elle dit aussi que l’enseignement du multiculturalisme a un « effet négatif inattendu ». Elle ajoute : « l’impact positif du contact inter-ethnique en classe disparaît ou même s’inverse quand l’accent est mit sur le multiculturalisme pendant les cours. Discuter de discrimination et des traditions et habitudes des autres cultures pendant les leçons influence indirectement l’attitude xénophobe des jeunes ».

Le rapport ajoute que l’animosité entre groupes minoritaires pouvait être générée en discutant de sujets tels que les crimes d’honneur et l’excisionn des femmes. L’animosité pouvait aussi être causée par « une approche unilatérale agresseur-victime du racisme ».

Ces découvertes font écho aux vues du directeur de Bradford, Ray Honeyford, qui fut poussé à la démission il y a près de 30 ans à cause de ses déclarations sur le multiculturalisme dont l’enseignement serait selon lui néfaste aux élèves.

Mr Honeyford déclarait que les performances des élèves étaient entravées par « la notion du programme d’études multi racial recommandé avec insistance par les autorités, et la mise en avant de la race et couleur comme des thèmes significatif et très discutés dans la salle de classe ».
Patricia Morgan, auteur sur la famille et l’éducation, dit hier : « si vous enfoncé le nez des enfants dans leur racisme supposé, ils vous en voudront. les élèves sont accusés de choses qu’ils n’ont ni pensé ni faites.

Le multiculturalisme essaye de manipuler les pensées, croyances et émotions des enfants. Cela équivaut à de l’endoctrinement, et ça ne marche pas. C’est contre productif. Cette étude montre que quand les gens essayent de manipuler l’esprit des enfants, cela leur revient dans la figure ».

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How anti-racism lessons INCREASE pupil intolerance by ‘causing animosity to other cultures’

[Article original du MailOnline]

Dutch study finds discussing sensitive ethnic concerns can be counter-productive
Education Secretary Michael Gove under fire over plans to stop teaching teenagers about multicultural topics

By Steve Doughty, Social Affairs Correspondent

PUBLISHED: 21:05 GMT, 26 April 2013 | UPDATED: 21:28 GMT, 26 April 2013

Children who are given anti-racism lessons in school are more likely to be intolerant outside the classroom, a major study found yesterday.

It said accusing white pupils of racism causes animosity, and discussing sensitive ethnic concerns such as honour killings paints minority group children in a bad light.

The survey said children who live in mixed neighbourhoods are often free of hostility towards other racial groups.

But it found that ‘when more attention in class is being paid to the multicultural society, the liberalising effect of positive contact in class on youngsters’ xenophobic attitude decreases’.

The project carried out in the Netherlands comes at a time of controversy over the place of multiculturalism – which blames Britain for historic racism and demands the encouragement of minority cultures – in the national curriculum and teaching in British schools.

Education Secretary Michael Gove has been under fire from Left-wing academics over plans to stop teaching teenagers about topics such as ‘the wide cultural, social and ethnic diversity of Britain from the Middle Ages to the twentieth century and how this has helped shape Britain’s identity’.

Instead, in future pupils will be taught much more British history. The study, published in the European Sociological Review, was based on a survey of 1,444 pupils aged 14 and 15 in ten schools in the city of Nijmegen.

Education Secretary Michael Gove has come under fire from Left-wing academics over plans to stop teaching teenagers about multicultural topics

The teenagers, drawn from different class and racial backgrounds, and with differing academic abilities, were questioned on their attitudes to those from different ethnic backgrounds and about multicultural teaching in their schools.

It said boys tended to be more intolerant of other groups than girls, and intolerance was greatest among those with strong religious or ethnic identity, among those from Turkish or Moroccan backgrounds, and those with the lowest educational achievements.

But it said the teaching of multiculturalism had an ‘unexpected negative effect’.

It added: ‘The impact of positive inter- ethnic contact in class disappears or even reverses when multiculturalism is more emphasised during lessons. Discussing discrimination and the customs and habits of other cultures during lessons affects the youngsters’ xenophobic attitudes indirectly.’

The report added that bad feelings among minority groups could be generated by discussion of topics such as honour killings or female circumcision. Animosity could also be caused by ‘a one-sided offender- victim approach to racism’.

The findings echo the views of Bradford head teacher Ray Honeyford, who was driven from his job nearly 30 years ago over his claim that multicultural teaching was harming pupils.

Mr Honeyford said that pupil performance was hindered by ‘the notion of the multi-racial curriculum urged by the authorities, and of making colour and race significant, high-profile issues in the classroom’.

Patricia Morgan, an author on the family and education, said yesterday: ‘If you rub children’s noses in their supposed racism, they resent it.

‘Pupils are being accused of things they haven’t thought or done. Multiculturalism attempts to manipulate children’s thoughts, beliefs and emotions, it amounts to indoctrination, and it doesn’t work. It is counter-productive.

‘This study shows that when people try to manipulate children’s minds, it bounces back on them.’