Marseille : Medjou Lakhdar tué à la Kalachnikov au lendemain de la visite de Valls

Marseille est une nouvelle fois secouée par la violence. Mardi, un homme a été tué d’une rafale de kalachnikov dans les quartiers Nord de de la ville. La victime a été prise pour cible dans l’après-midi alors qu’elle se trouvait au volant d’une voiture de location dans le quartier sensible de Val Plan, dans le 13e arrondissement. Le véhicule des tireurs, une Twingo volée, a été retrouvé incendié peu après les faits à proximité des lieux du crime.

La victime a été identifiée comme étant Medjou Lakhdar, 41 ans, connu des services de police pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs, a détaillé le procureur. Présenté par un enquêteur comme le chef présumé du réseau de stupéfiants de la cité, il aurait été condamné à neuf ans de prison pour avoir tenté de faire évader de la prison de Villefranche-sur-Saône (Rhône) le « roi de la belle » Pascal Payet en 2005.

Le Parisien

Amine, 15 ans, lynché au nom d’une ancienne rivalité territoriale

Ils l’ont abandonné en bordure du périphérique, le crâne défoncé à coups de brise-vitre. Un coin de trottoir à la lisière du Kremlin-Bicêtre, de Gentilly (Val-de-Marne) et du 13e arrondissement de Paris, carrefour symbolique de cette expédition punitive aux obscurs motifs territoriaux qui s’est conclue, vendredi 17 janvier vers 19 heures, par le lynchage d’un gamin de 15 ans qui passait par là.


Avant l’arrivée des secours, Amine S. a péniblement tenté de se dresser sur ses bras sous le regard médusé des clients du Campanile, attablés à quelques mètres de son agonie derrière une baie vitrée. Il a perdu connaissance quelques minutes plus tard et est mort le lendemain à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

« Ils », ce sont les « petits », comme les appellent les riverains. Une quarantaine de gamins âgés de 13 à 16 ans, originaires d’une mosaïque de quartiers de la « petite ceinture » de Paris, ameutés par SMS et réseaux sociaux, qui déambulaient ce soir-là par petits groupes dans le centre-ville du « KB », le surnom du Kremlin-Bicêtre, pour aller en découdre avec ceux de « Victor-Hugo », un quartier populaire de Gentilly. Amine, un garçon sans histoire, « doux et discret » selon ses amis, qui « ne traînait pas le soir », a eu le malheur de croiser leur chemin en rentrant de son collège parisien.

Le Monde

(Merci à Sylvain)

Saint-Lazare : neuf mois de prison pour l’agresseur du cheminot

L’agresseur du cheminot de la gare Saint-Lazare est passé en comparution immédiate ce jeudi après-midi au palais de justice, à Paris. Poursuivi pour violences sur un agent SNCF, il a été condamné à 9 mois de prison dont six mois ferme, sans mandat de dépôt.

Mardi soir, à 21 heures, cet homme a agressé un conducteur de train qui prenait son service sur les quais banlieue.

Il lui a donné un violent coup de tête alors que le cheminot lui avait demandé d’éteindre sa cigarette.

Interpellé par les policiers de la Suje (la police ferroviaire de la SNCF), l’agresseur avait été placé en garde-à-vue où il avait reconnu les violences. Et il avait été déféré au parquet mercredi soir.

La SNCF et la victime, qui a eu des dents cassées et a écopé de trois jours d’ITT (incapacité totale de travail) ont porté plainte.

Mercredi à midi, pour marquer leur solidarité, les agents SNCF de la gare Saint-Lazare, s’étaient spontanément mis en grève, faisant valoir leur droit de retrait, paralysant le trafic et occasionnant une soirée de galère pour les usagers.

L’agresseur, 24 ans, originaire du Val-d’Oise, connu des services de police, avait été impliqué auparavant dans sept affaires dont une agression.

Le Parisien

Brive-la-Gaillarde : un homme séquestré et battu pendant deux jours

L’alerte avait été donnée à la police par la petite amie du jeune homme, inquiète d’être sans nouvelles de lui depuis mercredi. Les policiers ont alors rapidement « géolocalisé » le jeune homme grâce à son téléphone portable dans un appartement d’un quartier populaire de Brive.

Il n’était pas encore établi si l’appartement était celui de la victime. Une fois les policiers sur place vendredi soir, c’est le jeune homme qui leur a ouvert la porte, « tenant à peine debout », alors que ses six agresseurs, dont deux femmes, prenaient la fuite par la fenêtre.

Les six fuyards, âgés de 18 à 34 ans, ont rapidement été interpellés par les policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) et placés en garde à vue au commissariat de Brive. La garde à vue devrait être prolongée jusqu’à dimanche soir, précise-t-on de source policière.

Immédiatement hospitalisé, l’homme, qui portait des traces de coups et de lacérations au visage, est sorti de l’hôpital samedi en début d’après-midi. Il avait également été rasé par ses agresseurs.

Selon les premiers éléments de l’enquête, un différend sur fond de trafic de drogue et de règlement de dettes pourrait être à l’origine de ces violences.

L’Express

Le présumé complice du braqueur de la bijouterie de Sézanne arrêté

Le 28 novembre dernier, Fathie Mehenni n’était pas seul à Sézanne (Marne) lors de la tentative de braquage de la Bijouterie Beyle qui allait lui coûter la vie. Arrêté mardi, son présumé complice, Karim Rebbache, vient de passer sa première nuit à la maison d’arrêt de Châlons-en-Champagne, incarcéré après avoir été mis en examen pour « tentatives de vol sous menace d’arme », a annoncé hier le procureur de la République de Reims, Fabrice Bellargent.

Âgé de 34 ans, cet individu, résidant à Drancy (93), y a été interpellé sans résistance, mardi, après une minutieuse enquête de la section de recherches de la gendarmerie de Reims. Tout est parti du véhicule utilisé – une grosse Mercedes immatriculée en Allemagne – loué en France par Karim Rebbache à son nom pour plusieurs jours.

Les témoignages à Sézanne et différentes images de vidéo-surveillance ont permis d’établir une partie de l’immatriculation, grossièrement modifiée avec de l’adhésif, du véhicule. Les gendarmes sont donc remontés à l’agence de location. Bingo, de l’ADN de Karim Rebbache a été retrouvée à l’intérieur. Ne restait plus qu’à le cueillir.

L’Ardennais

Belgique : des bijoutiers tabassés et défigurés par des braqueurs

Le bijoutier Jean-Claude Pirson (66 ans), sa sœur Anne-Marie (64 ans) et leur maman Denise, âgée de 93 ans, portent d’impressionnants stigmates sur leur visage, 24 heures après la violente agression dont tous trois avaient été victime, dans leur bijouterie de la rue Mascaux. Leurs quatre agresseurs courent toujours.

La Gazette

Marseille : un homme mortellement blessé par balle dans les quartiers nord

Un jeune homme de 20 ans a été mortellement blessé par balle tôt dans la nuit de ce lundi 13 janvier, dans les quartiers nord de Marseille. La victime était connue des services de police pour plus d’une quinzaine de délits, notamment pour une affaire mineure de stupéfiants, et avait déjà été condamnée à de la prison.
RTL

Toulouse, fusillades à la kalachnikov aux Izards : un suspect arrêté par la PJ

Moins d’une semaine après la dernière série de tirs qui a fait un mort dans le quartier des Izards, à Toulouse, les enquêteurs progressent rapidement. Vendredi soir, un homme de 29 ans, connu de la justice, a été interpellé par le service régional de police judiciaire dans cette cité sensible des Izards, classée en zone de sécurité prioritaire.
[...] Les tirs de Kalachnikov, deux rafales, avaient mortellement blessé un jeune de 18 ans, Nabil Benani, habitant des Izards. Une autre victime de 18 ans avait été touchée à la main.

Le suspect pourrait également être impliqué dans les faits du 5 décembre, route de Launaguet, non loin des Izards, à Toulouse. Ce jour-là, un homme de 24 ans qui tient un commerce avait été visé par un tir de 11.43, sans être blessé. Ces affaires de règlement de comptes entre deux clans pourraient être liées à des contentieux sur fond de trafic de stupéfiants. L’homme en garde à vue était toujours entendu par les enquêteurs hier soir. Les auditions peuvent durer jusqu’à quatre-vingt-seize heures. Ce suspect qui a grandi dans cette cité du Nord de Toulouse, avait déjà été interpellé, il y a quelques mois, dans le cadre de l’affaire Merah et des supposées complicités du tueur au scooter. Il avait été relâché et laissé libre. Il avait également été condamné en 2008 à 4 ans de prison pour un cambriolage violent.

Le Midi Libre

Ils viennent de Paris chaque week-end en TGV pour voler à Genève

Ils sont sept sur le banc des accusés. Le plus âgé a 31 ans, le plus jeune, 19. Le Ministère public les accuse de venir en bande par TGV de Paris Gare de Lyon tous les samedis soir et de repartir le dimanche matin les poches remplies de Rolex valant entre 10 000 et 30 000 francs.

 

Ils ont ainsi pris le TGV pour Genève, les 3, 10, 17 et 24 mars 2013, date à laquelle ils ont finalement été arrêtés en flagrant délit. Les zizous sont originaires du Maroc, d’Algérie ou de Palestine.

Ils traînaient à l’aube à la sortie des boîtes de nuit, le Java en tête. Des grands hôtels, le Kempinski et l’hôtel d’Angleterre ou encore sur le quai du Mont-Blanc et à Cornavin. Ils repéraient les noctambules bien habillés qui portaient une montre de valeur.

Butin de ce mois de mars 2013: cinq Rolex en or et en acier valant entre 10 000 et 30 000 francs chacune. Une seule a pu être récupérée par la police et rendue à son propriétaire. Les hommes sont également jugés pour deux tentatives de vol et pour leur entrée illégale en Suisse.

Tribune de Genève

Gennevilliers : un moteur de scooter lancé sur des policiers du 13ème étage

«L’objet est tombé à seulement un mètre d’un policier. Il aurait pu le tuer», selon une source proche du dossier. Lancé du 13e étage du numéro 20 de la cité Eugène Delacroix, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), bloc moteur de scooter pesant près de 5 kg a atterri la nuit dernière au beau milieu d’une patrouille de police, sans faire de blessé. 

Les agents, en poste dans la commune limitrophe d’Asnières-sur-Seine, avaient été appelés en renfort dans le cadre d’une opération démarrée à cause d’un tapage nocturne. C’est d’ailleurs de l’appartement d’où émanait ce tapage qu’aurait été jetée la pièce métallique. 

Le Parisien

 

Montpellier : Farid et Khaled frappent le chauffeur de bus qui ne veut pas s’arrêter

L’incident s’est produit mardi sur la ligne 106 de bus reliant Montpellier à La Grande-Motte. Les deux jeunes hommes n’ont pas supporté que le chauffeur refuse de les faire descendre où bon leur semblait.

« Je suis venu en vacances pour bien en profiter. Je suis pas fou pour mettre un coup au chauffeur, c’est lui qui m’a mis un coup ! » Du haut de son 1,70 m, Farid, gringalet de 18 ans et deux mois, veste du FC Barcelone, ne se démonte pas face au tribunal, ce mercredi soir. À ses côtés, son frère Khaled, 19 ans, cheveux blonds peroxydés sur lesquels est dessinée une étoile, affiche plutôt profil bas.

Mardi, ces deux touristes de Seine-et- Marne se sont illustrés sur la ligne 106 de bus reliant Montpellier à La Grande-Motte jusqu’à frapper le chauffeur qui ne voulait pas s’arrêter où ils l’avaient décidé… L’affaire commence déjà mal lorsque la bande, cinq jeunes individus qui veulent aller à la plage, monte dans le bus et file au fond sans prendre de ticket.

Ils ne veulent pas payer

« La veille, ils avaient déjà refusé de payer leur titre de transport, dénonce Me Catherine Chaneac, partie civile. Il ne se passe pas un jour sans incident de ce type dans le bus. Ils se prennent pour les caïds, les chefs. La vie en société, ce n’est pas ça. »

Le chauffeur, 56 ans, ne se démonte pas. Il stoppe le car et annonce qu’il ne repartira pas tant qu’ils ne paieront pas. Bon gré, mal gré, Khaled accepte de régler pour tout le monde. Mais un nouvel incident éclate quand les Franciliens décident soudainement de descendre au Grand-Travers. La victime refuse, leur expliquant qu’ils doivent attendre l’arrêt.

Là, Farid vient s’expliquer avec le quinquagénaire et les versions divergent, le prévenu réfutant toute violence. Le conducteur raconte que le jeune individu, tout en tutoiements, l’a insulté, menacé de représailles avant de lui dire de descendre pour “s’expliquer”… Il lui a alors rétorqué : « Dégage, retourne chez ta mère », recevant en réponse un coup de poing auquel il a répliqué, entraînant alors l’intervention du grand frère…

Ils frappent le chauffeur « par légitime défense »

« J’ai frappé par légitime défense. Il a frappé mon petit frère, qui fait 1,12 m et 30 kg et lui, 1,80 m et 90 kg », tente de justifier l’aîné. « Le ton qu’il a fait (sic), j’ai pas aimé. Les mères, c’est sacré« , renchérit Farid. De quoi s’attirer les foudres du président Berthet, visiblement très agacé. « Le chauffeur n’a pas dit : “Nique ta mère”, chose que les policiers et les gendarmes entendent tout le temps ! C’est vous qui dites : “Nique ta mère” toute la journée, tempête le magistrat. Le chauffeur, c’est lui qui commande, vous n’avez qu’à obéir, jeune homme ! »

Le parquet n’est pas tendre non plus et requiert quatre mois ferme pour Khaled et la peine plancher, soit deux ans de prison ferme, à l’encontre du cadet, incarcéré en 2012 pour s’en être pris à des policiers dans un bus parisien. « Vous avez vu la portée de la condamnation précédente, il est en récidive… »

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Midi Libre, merci à antibarbare