Zehira Houfani-Berfas : «Le Parti québécois est en train de montrer la porte aux Maghrébins»

Le Québec s’apprête à élire ses députés provinciaux le 7 avril. Le débat est polarisé autour de la charte des valeurs québécoises qui va interdire le voile dans la fonction publique. L’indépendance de la province reste aussi un enjeu. Dans la série d’entretiens d’El Watan avec les Algériens de la Belle Province, discussion avec Zehira Houfani-Berfas, «écrivaine», journaliste arrivée au Canada (Ottawa) en 1994 avant de déménager au Québec en 2003.

«Le voile n’a jamais été mon combat, mais cet acharnement contre le foulard islamique en France d’abord, puis au Québec nous interpelle en tant communauté», affirme-t-elle.

Y a-t-il un danger islamiste ou intégriste au Québec ?

Autrement dit, « Les soldats d’Allah seraient-ils en train d’envahir le Québec » ? Je ne sais pas s’il y a des gens qui croient en ces inepties. Le Québec se trouve en Amérique du nord, un endroit où les libertés sont ancrées dans la vie des gens comme nulle part ailleurs.

Ce peuple a fait et réussi sa révolution tranquille alors qu’il se trouvait seul sous le joug de la puissante église et des empires anglophones. Il défend vigoureusement sa langue et sa culture face à ses voisins, dont le géant américain.

Dire que la présence du foulard islamique ou d’une mosquée le met en péril, c’est manquer de respect aux gens et dénigrer leur capacité d’évolution. [… ] Les immigrants qui arrivent au Québec en quête d’une vie meilleure se retrouvent malgré eux embarqués dans une dynamique qu’ils ne comprennent pas.

Du moins dans un premier temps. Des notions comme la séparation, l’indépendance du Québec n’étaient pas inclus dans leur projet d’immigration. À l’exception des Français qui, peut-être, connaissent la situation du Québec dans le Canada, de par l’histoire et l’ascendance, les autres immigrants se retrouvent plutôt incommodés de devoir choisir en le Québec et le Canada. […]

El Watan (Merci à ranelagh)

Immigration : «Les musulmans ne sont pas une menace» pour l’Occident

Pour Vincent Geloso, chargé de cours à l’Institut d’économie appliquée HEC-Montréal, l’immigration musulmane au Québec n’est pas une menace, «tout indique que c’est le contraire». Il suffit que les pays d’accueil suppriment les «barrières artificielles» empêchant une bonne intégration. L’auteur évoque, pour comparaison, l’intégration réussie des Canadiens-français catholiques aux Etats-Unis.

Dans le débat actuel sur la charte, il existe une série d’affirmations catastrophistes concernant les musulmans et leurs comportements culturels. Au dire de certains de ces individus, il y a eu une intériorisation des croyances qui pousse à la perpétuation de comportements qui ne sont pas compatibles avec l’Occident. S’il y a une menace du fondamentalisme religieux de plusieurs groupes musulmans, même ici au Québec, il faut se demander quelle est l’ampleur réelle de celle-ci. Malheureusement pour les oiseaux de malheur, la menace s’efface subtilement.

Il n’y aura pas d’invasion musulmane du monde occidental ou un isolement culturel de ceux-ci dans leurs sociétés d’accueil et il n’y a aucune raison de croire qu’ils ne sont pas assimilables en Occident si on adopte de bonnes politiques publiques.

Ainsi, ce qu’il nous reste à savoir c’est quelles sont les politiques publiques susceptibles de permettre l’intégration culturelle des immigrants musulmans. Un des meilleurs parallèles qui peut nous servir est celui des immigrants canadiens-français aux États-Unis. Pendant quelques décennies au début du 20e siècle, les États-Unis craignaient l’invasion des papistes catholiques qui menaçaient l’essor culturel du pays (le nation-building). […]

Parmi les catholiques qui émigraient vers les États-Unis, on retrouvait les Canadiens-français qui semblaient plus prédisposés que les autres catholiques à conserver leurs institutions culturelles – notamment les écoles paroissiales. Et c’est en raison de ces habitudes que les Américains croyaient que les Canadiens-français étaient très difficiles à intégrer. Et pourtant, il n’a suffi que de deux générations pour que l’intégration d’un groupe si réticent soit complétée. […]

En Europe, des pays comme l’Angleterre et l’Allemagne qui réussissent le mieux à intégrer les immigrants et leurs enfants sont ceux qui ont des marchés du travail peu réglementés alors que la France, avec un système quasi byzantin de lois sur le travail, accuse un résultat nettement plus décevant. Le reste des bonnes politiques publiques à cet égard consiste à expulser les éléments qui violent les conditions de citoyenneté en prêchant la violence. […]

Pour le reste, la tâche de l’intégration repose sur la société civile qui doit dénoncer les quelques éléments extrémistes et les pointer du doigt pour que tous sachent la perfidie de leurs propos qu’ils tentent de murmurer dans l’ombre.

En somme, lorsque l’intégration n’est pas bloquée par des barrières artificielles, les immigrants voient moins d’avantages à la réclusion et préfèrent s’intégrer comme les Canadiens-français l’ont fait aux États-Unis et comme les Italiens, les Irlandais et les Écossais l’ont fait au Québec.

Pour le reste, la tâche de l’intégration repose sur la société civile qui doit dénoncer les quelques éléments extrémistes et les pointer du doigt pour que tous sachent la perfidie de leurs propos qu’ils tentent de murmurer dans l’ombre.

Conclusion : Les musulmans ne sont pas une menace au sens que certains voudraient nous le faire croire. Ils ne sont pas culturellement incompatibles avec nous. Tout indique que c’est le contraire et que la menace islamiste s’efface progressivement.

quebec.huffingtonpost.ca

——- Complément : Extraits d’une interview (2005) d’Alain Besançon, agrégé d’histoire, docteur en histoire, membre de l’Institut, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.

L’histoire est quand même formelle : les populations musulmanes ne se fondent pas dans la population alentour. C’est un fait, un simple fait. Je n’ai pas d’explication directe, mais le fait est que le 20e siècle a vu une purgation des zones mixtes. Par exemple, il y avait beaucoup de chrétiens en Turquie, en Égypte etc… Ils sont tous partis. Il y avait des musulmans en Grèce, dans les Balkans… Ils sont tous partis. Il y avait des Français en Afrique du Nord, ils sont tous partis…

Image de prévisualisation YouTube

Une “simple maman musulmane”? Stratégies d’entrisme et islamisation du Québec

[NDLR : Depuis quelques semaines, le Québec est agité par la demande d'une femme musulmane, présentée comme simple "citoyenne". Elle a demandé s'il était possible de porter le burkini pour participer à un cours avec son enfant dans une piscine de la ville de Québec. (voir par exemple cet article)]

[On apprend finalement que] «La dame au burkini qui s’est présentée dans une piscine municipale de Québec n’est pas une musulmane quelconque. Il s’agit de Souheila Djaffer, ex-directrice des affaires externes du Centre Culturel Islamique de Québec, une mosquée qui relève de la Ligue islamique mondiale, basée à la Mecque. »

[Lire l'article et voir toutes les pièces du dossier sur Poste de Veille]

Le maire de Québec : «Hé ducon, t’as vu comment ta femme est habillée ?”

(extraits) Régis Labeaume, le maire de Québec est révolté par le port du burkini et appelle ses concitoyens à la compassion envers les femmes qui sont obligées de se baigner avec «cet accoutrement».

(…) Les piscines d’un quartier de Québec ont reçu la directive d’afficher que le port du maillot islamique, aussi appelé burkini, est permis.

Le maire de Québec a commenté cette décision administrative : (…) »Il n’y a aucun problème pour que ces femmes-là se baignent avec cet accoutrement-là. C’est juste regrettable qu’elles soient obligées d’être attriquées [=fagotées] de cette façon pour se baigner. C’est incroyable. Incroyable. On espére qu’elles se révolteront un jour. Il y a des gens qui pourraient être tentés de les blâmer. Je dis à ceux en auraient envie de ne pas le faire. Et d’avoir de la compassion pour ces femmes-là. Je suis certain que ce n’est pas leur choix.» (…)

Il a raconté que lors d’un voyage à Copenhague, par une journée très chaude, il avait croisé un couple. La dame portait un vêtement qui la couvrait des pieds à la tête et l’homme était en bermudas, en t-shirt et en sandales :

«Ma femme m’a retenu pour ne pas que j’aille lui arracher la tête en lui disant : « Hey ducon. T’as vu comment t’es habillé ? Et t’as vu comment ta femme est habillée? »» (…)

La presse - merci Chantecler

Médecine : le sang a-t-il une couleur (de peau) ?

(extrait) La banque de sang d’Héma-Québec serait loin de réfléter la diversité de sa population. Elle est blanche, trop blanche.

« (…) Le Mois de l’histoire des Noirs organise traditionnellement une collecte de sang pour sensibiliser la population à l’anémie falciforme, une maladie grave particulièrement présente chez les communautés noires, mais également en Inde, au Moyen-Orient et dans le Maghreb.

Elle demeure méconnue, parce qu’elle touche moins les Québécois dits «de souche» (Désolée, pour l’expression, je la hais aussi.). [ndlr l'auteur de l'"article est une dénommée Fadwa Lapierre]

Le traitement des maladies du sang passe principalement par les transfusions. Pour un résultat optimisé, le donneur et le receveur doivent être de la même ethnie.

« Quand on recherche une compatibilité, on a beaucoup plus de chance de la trouver dans la même ethnicité, explique Dr Marc Germain.

«On a tout avantage à avoir des donneurs d’une proximité génétique, de la même race, pour faciliter la parité. »

Voir ca – babel

Lire en complément :

Drépanocytose : La maladie génétique qui permet de chiffrer l’ampleur de l’immigration

Québec : l’université Concordia autorise le voile intégral

L’Université Concordia permet aux étudiantes de porter le voile intégral en classe.

Lors de son passage en commission parlementaire sur le projet de charte des valeurs, le vice-recteur a expliqué que Concordia n’était pas à l’aise de refuser l’accès à l’éducation à des étudiantes en raison de leur tenue vestimentaire.

«Notre priorité, c’est l’enseignement. On n’est pas confortable à refuser l’enseignement pour des étudiants qui en ont la capacité.»

Journal de Québec

(Vidéo) Québec : « En 2001, là où j’habite, il y avait une centaine de musulmans. On est à 7 000, d’accord ? »

« En 2001, quand je suis arrivé, là où j’habite sur la rive sud, il y avait à peine une centaine de musulmans. On est à 7 000 musulmans sur la rive sud, d’accord? Et pratiquement un millier d’islamistes se trouvent là. Je ne parle même pas de Montréal, je ne parle pas des zones qui sont devenues des ghettos de la communauté musulmane. Alors, j’ai dit, il y a une expansion de l’islam politique et il n’y a pas les conditions pour qu’un musulman qui ne prône pas d’idéologie puisse vivre correctement dans ce pays. On est pratiquement menacés par ces personnes-là, par ces groupes. »

Merci à Zatch

Cultures : «Il y avait des hommes à 4 pattes sur un tapis. Ils prient !? C’est quoi c’ t’ affaire là ?» (vidéo)

La commission parlementaire sur le projet de charte de la laïcité donne lieu à des témoignages bien étonnants…

Pour le porte-parole de l’Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec, Haroun Bouazzi, il n’y a aucun doute : il s’agit de propos racistes et islamophobes.

«On a besoin d’éduquer la population » a-t-il déclaré.

Canoe.ca

Québec : infiltration et islamisation pas-à-pas

Mme Kichou est résidente permanente au Québec. D’origine algérienne, elle est venue témoigner devant la commission parlementaire sur la charte des valeurs.

1) Elle dit avoir été victime de prosélytisme de la part de l’employé du ministère de l’Immigration.

Elle a déclaré que l’homme d’origine maghrébine provoquait un malaise dans la salle, où bon nombre de gens n’étaient pas de confession musulmane

«Il s’est mis à indiquer les boucheries où on peut acheter de la viande halal».

Ce qui a choqué Mme Kichou, qui n’est pas issue d’une famille religieuse et ne porte pas le foulard, c’est la réponse qu’il a donnée à une nouvelle arrivante portant le hijab qui s’interrogeait sur les coûts de certains services, comme la coiffeuse. «Il a dit: “Mais pourquoi vous avez besoin d’aller chez la coiffeuse, puisque vous êtes voilée?”»

2) Mme Kichou a également découvert que l’éducatrice de la crêche de sa fille utilisait un signal sonore programmé sur son ordinateur pour rappeler l’heure de la prière. Elle a retiré depuis son enfant de la garderie.

3) Elle a aussi précisé qu’elle a consulté un médecin au Québec  qui était accompagné d’une stagiaire portant le voile.

Point de bascule