Un tramway attaqué à Nantes par une « bande de jeunes »

[rattrapage proposition lecteurs non publiées] [5 mars 2013] [dans la série "personne n'en parle"]

NANTES – L’émotion est grande parmi le personnel des transports en commun de Nantes. Le 23 février dernier, en fin de journée, un tramway a été attaqué par une bande de « jeunes », un quartier dit « sensible » de l’agglomération nantaise…

A lire sur Novopress

Merci dragondukomodo

Epernay (51). Un homme de 17 ans abattu. MàJ : Marche blanche en l’honneur de Zakaria (vidéo).

Addendum 29 décembre : Une marche blanche en mémoire du mineur tué la semaine dernière a réuni plus de 400 personnes.

L’Union

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Cet homicide s’est déroulé ce dimanche matin vers 8h00 sur le parking de la mosquée d’Epernay. Plusieurs personnes ont dit avoir entendu des coups de feu, mais leur nombre restait à déterminer.

Addendum 24/12 : Un suspect interpellé

«Cet individu a été arrêté en région parisienne à proximité d’un aéroport, celui d’Orly, en possession d’un billet acheté le jour-même, laissant penser qu’il était en train de prendre la fuite à l’étranger», vers un pays du Maghreb, a précisé le parquet de Reims.

Le JDD

La scène de l’homicide est située non loin d’une mosquée. Le mineur, originaire du quartier, est décédé sur place, selon les secours qui sont intervenus vers 8H00. Selon nos informations, il semble que cette agression ait pour origine un règlement de compte sur fond de trafic de drogue.

Ce dimanche soir, deux individus ont été placé en garde à vue au poste de police de Reims. Il pourrait s’agir très probablement de ces deux mêmes personnes qui étaient recherchées par la police d’Epernay. A l’heure actuelle, on ne sait pas si le motif de leur garde à vue est celui de témoin ou auteur des faits. Des investigations sont toujours en cours à Epernay afin de déterminer le scénario exact du drame. [...]

France 3
(Merci à Zatch)

Meaux (77) La loi de la violence règne à l’école élémentaire Alain-I (màj info)

A lire: Sur le site du syndicat Snuipp/FSU: Les enfants de l’immigration: une chance pour l’école (15.05.2012)

Marie Rose Moro, spécialiste de la psychiatrie transculturelle, livre son point de vue sur la place des enfants de l’immigration à l’école. Une interview accordée à [fenêtres sur cours], la revue du SnUipp-FSU.

Extraits:
Les enfants de l’immigration ne sont-ils pas des élèves comme les autres ?
[...] Ces enfants sont une chance pour les autres car ils représentent une société moderne multiculturelle, l’occasion pour une classe d’évoquer des questions historiques, géographiques, sociales, internationales… Mais encore faudrait-il que la diversité soit valorisée à l’école.

Quelles sont les pratiques qui devraient être favorisées ?
[...] Il faut d’abord introduire dans la formation des enseignants des disciplines qui aident à changer leur regard sur ces enfants. La linguistique mais aussi l’anthropologie, l’ethnologie, l’histoire sont autant d’éléments qui permettraient aux enseignants de comprendre les atouts de ces enfants ce qu’ils peuvent en faire. [...] Il faut développer la discrimination positive. Les parents migrants doivent connaître les filières d’excellence au même titre que les autres et une place doit être faite à leurs enfants pour qu’ils puissent rentrer dans ces filières. [...]

Snuipp.fr
(Merci à Gloups)

Réputée école la plus difficile du département, l’élémentaire Alain-I, dans le quartier de Beauval, est le théâtre, depuis la rentrée, de violences sans précédent de la part d’écoliers.

Enfants qui sortent de classe de leur propre chef, qui crient en cours, qui se roulent par terre lorsqu’il faut rentrer en classe, insultes, coups entre élèves, intolérance à toute autorité, insultes, coups et menaces de mort à un adulte…

Ce devait être une école pilote à la rentrée des vacances d’automne. Mais, pour le moment, le pilote va droit dans le mur

A l’école élémentaire Alain-I, classée en zone d’éducation prioritaire au cœur du quartier de Beauval, qui concentre de nombreuses difficultés sociales, à Meaux, les enseignants devraient être en train de mettre en place une expérience innovante permettant, en répartissant les écoliers par groupe de niveau et non par classe, de rattraper les retards d’apprentissage. Il n’en est plus question.

Mardi, un assistant d’éducation a été agressé par un groupe d’une vingtaine d’élèves pour avoir pris le ballon à un groupe d’enfants qui refusaient d’arrêter de jouer après la fin de la récréation. Il a porté plainte pour violences et menaces de mort.

« Il faut que cela redevienne une école, pour le moment c’est un souk, déplore un animateur du centre social Aragon voisin. On aimerait bien comprendre pourquoi à l’école Alain-II, juste à côté, tout se passe bien. » « Alain-I est l’école la plus difficile du département, confirme Eric Sueur, secrétaire départemental du Snuipp, principal syndicat représentant les enseignants du premier degré.

Pour l’instant, les professeurs tentent de transformer les enfants en élèves. Mais c’est une vraie poudrière.  La situation n’est pas nouvelle, elle perdure depuis trois ans. Pour redonner un nouveau souffle, toute l’équipe enseignante a été changée cette année. « Cette année, les enfants sont les plus anciens dans l’école », pointe Eric Sueur.

Ils testent les adultes pour voir jusqu’où ils peuvent aller, déplore une maman qui estime à une vingtaine le nombre d’éléments perturbateurs. L’un montre ses fesses à toute la classe,

Des petits frappent des plus grands, insultent les maternelles à travers la grille… On va finir par avoir besoin de CRS. Il faut qu’ils s’en aillent pour que le calme revienne. 

Une option qu’envisagerait l’inspection académique, qui a commencé par organiser une réunion avec les parents, lundi. Elle devrait aussi mettre en place un accompagnement personnalisé d’une quinzaine d’écoliers. Dès hier, l’équipe mobile d’intervention, une unité de l’inspection qui intervient en cas de conflit dans les collèges, a investi les lieux.

Pour aider à l’apaisement, la mairie va mobiliser des animateurs du service jeunesse durant les récréations. Pour que les élèves se réapproprient les lieux, ils devraient participer à la décoration de l’école tandis que des travaux de réfection dans l’établissement sont planifiés. Des associations doivent aussi intervenir pour favoriser le respect et la citoyenneté.

Les professeurs, « une équipe soudée », selon le Snuipp-FSU, ne souhaitent pas s’exprimer, attendant de constater l’efficacité des moyens mis en place. Silence aussi du côté de l’inspection académique qui se borne à déclarer qu’elle « travaille avec l’équipe pour que l’école retrouve un fonctionnement normal ».

Le Parisien

Echauffourées à Amiens : 16 policiers blessés, des dégâts considérables, aucune interpellation (maj)

À Amiens, cinq interpellations ont été effectuées mercredi soir, trois étant « en lien direct » avec les affrontements de lundi dans les quartiers nord – ils seront jugés aujourd’hui -, mais les meneurs courent toujours. « On est tous convaincus que les gros poissons, ceux qui nous intéressent, ne sont pas présents (parmi les interpellés). On espère qu’ils le seront dans les jours à venir », a dit un procureur.

Midi Libre

• Xavier Raufer – C dans l’air, France 5 – 2009

« Il est impossible de résorber les émeutes, l’insécurité ou l’économie souterraine à partir de mesures contre le chômage. Ces mesures ne feront pas une émeute en moins, ne feront pas un criminel en moins. Les deux phénomènes n’ont rien à voir».

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Lire en complément : La crise n’est pas la cause de la criminalité sur Fortune

• Cdanslair du 17 aout 2012. Extrait vidéo sur les émeutes d’Amiens. Invité : Gilles Demailly, maire PS d’Amiens.

“Ce ne sont pas des réactions spontanées. Ce sont des groupes organisés de façon extrêmement violente qui agissent de façon délibérée”. Le maire d’Amiens

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• Amiens, premières condamnations : Wilfrid et Christopher. 2 prévenus condamnés avec sursis
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Les premières condamnations après les affrontements d’Amiens, en début de semaine, sont tombés. Jugés vendredi en comparution immédiate, deux des trois auteurs présumés des violences dans les quartiers nord de la ville, ont été condamnés à 10 et 8 mois de prison avec sursis.

Le procureur adjoint avait requis 12 mois de prison, dont 6 ferme, et leur placement sous mandat de dépôt.

Les deux hommes sont sans emploi et reconnaissent avoir des capacités intellectuelles limitées.

Ils avaient tous les deux un casier judiciaire vierge. Leur peine a été assortie d’une obligation de suivi psychologique et de chercher du travail, ainsi qu’une amende conjointe de 642 euros.

Europe 1
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• Stéphane Gatignon, maire EELV de Sevran, à propos des émeutes d’Amiens (les GG du 15 aout 2012)

«La société française est en train d’être totalement bouleversée. On construit autre chose que la France qu’on a connue. La France à la papa, c’est fini ! Les banlieues comme Amiens, Sevran, c’est des lieux qui sont quelque part en avance, ce sont des laboratoires de toutes ces ruptures. On est dans des villes qui sont cosmopolites et on accepte toujours pas le cosmopolitisme en France.»

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• Amiens : trois interpellations en « lien direct » avec les violences

« Venez, ramenez des cailloux, on va tous les niquer, demain ça va être la guerre ! »

Trois interpellations ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi « en lien direct » avec les affrontements entre jeunes et forces de l’ordre du début de semaine. Ces trois jeunes seront présentés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d’Amiens. Lire la suite

Pont-de-Claix (38) Des gendarmes caillassés après avoir récupéré un scooter volé

Un gendarme de la brigade de Seyssinet-Pariset a échappé de peu à la catastrophe, dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’il intervenait en renfort dans le secteur des Iles de Mars à Pont-de-Claix. Une grosse pierre, lancée par un inconnu, lui a frôlé le visage et est venue percuter le véhicule qui se trouvait derrière lui.


Le Dauphiné

Grenoble : coups de couteau dans le quartier Mistral

Un adolescent de 16 ans a été blessé de plusieurs coups de couteau, mercredi vers 18 heures, dans le quartier Mistral, à Grenoble.Les jours du jeune homme ne sont pas en danger, mais il aurait néanmoins reçu sept coups de couteau sur différentes parties du corps.

L’adolescent a été hospitalisé et une enquête a été ouverte par la police et confiée à la Sûreté départementale.Les policiers devront déterminer dans quelles circonstances les faits ont eu lieu. On ignorait hier soir si le jeune homme avait été agressé par une ou plusieurs personnes.

Le Dauphiné

Vivre en famille dans un «quartier sensible» (La Croix)

La Croix enquête sur les difficultés des familles à élever leurs enfants dans les «cités populaires», «quartiers» et autres «zones sensibles».

Il existe une vraie communauté enfantine dans ces quartiers. Certains s’y trouvent bien, se constituent en bandes. Cependant, ceux qui appartiennent à un groupe minoritaire, social ou ethnique, peuvent aussi y être très malheureux.

La mixité sociale qui prévalait dans les années 1960 a disparu. Les classes moyennes sont allées s’installer ailleurs. Aux difficultés normales auxquelles tous les parents sont confrontés s’ajoutent d’autres écueils.

«Les parents se soucient de l’éducation de leurs enfants, mais se sentent souvent dépassés. Leurs adolescents sont parfois mieux adaptés qu’eux à la société française. Ils ne se jugent pas légitimes pour exercer leur autorité, ils ont plus de doutes. […] » observe Bénédicte Goussault, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris XII-Créteil. […]

Pour S. Colette Hamza, xavière, déléguée pour les relations avec les musulmans au diocèse de Marseille, plusieurs réalités se juxtaposent. «On trouve des lieux où il existe une vraie convivialité et d’autres avec une violence à fleur de peau. Mais ce que je vois surtout à Marseille, ce sont les incompréhensions entre les générations, notamment chez les musulmans. Les plus jeunes sont souvent dans le rejet, la radicalisation. On assiste aussi à une ghettoïsation des cités. C’est dramatique, car la seule issue pour ces jeunes, c’est l’ouverture sur le monde.»

Le dialogue passe aussi par les échanges interreligieux. 3 Marseille, S. Colette Hamza a récemment participé à une initiative d’une communauté religieuse dans une cité du nord-est de la ville : la mise en place d’un groupe de parole islamo-chrétien «pour échanger sur nos fois et le “vivre-ensemble”».

La Croix

Toulouse : Il lance une paire de ciseaux au visage de son professeur… pour 20 euros

Vive émotion au collège de la Reynerie, à Toulouse, où un élève a lancé, mardi, en pleine classe,une paire de ciseaux à la figure d’un enseignant. Ce geste fou aurait pour origine un pari entre collégiens. « Si je le fais tu me donnes 20 € ? », telle aurait été la teneur de ce défi insensé.

Fort heureusement, selon M.Charlery, le proviseur de l’établissement, « ce professeur n’a pas été blessé et se porte bien ».

Il n’en demeure pas moins que cette affaire a suscité la consternation et l’inquiétude au sein de la communauté scolaire et plus particulièrement parmi les professeurs et l’encadrement. Bien que situé dans un quartier dit « sensible », le collège est plutôt calme et épargné par les actes de violence, même si une surveillante avait été agressée, en octobre 2007, par deux personnes extérieures à l’établissement.

La Dépêche