Quatre hôtels de luxe vendus au Qatar

Le groupe hôtelier américain Starwood Capital a vendu quatre de ses plus gros établissements français, dont le Martinez à Cannes et le Concorde Lafayette Porte Maillot à Paris, à un investisseur du Qatar, selon des sources proches du dossier.

Selon une source proche du dossier, l’acquéreur est Katara Hospitality (ex-Qatar National Hotels Co.), propriétaire et gestionnaire d’un portefeuille hôtelier de luxe dans les Emirats et dans le monde. Il détient notamment le Peninsula, un hôtel de luxe qui doit ouvrir en 2013 avenue Kléber à Paris. De son côté, Claude Levy, du syndicat CGT des hôtels de prestige et économiques, n’a pas de précisions sur l’acquéreur. « On sait que c’est des Qataris, mais rien de plus », a-t-il indiqué.

Un comité cental d’entreprise du Groupe du Louvre (Starwood Capital), avec pour ordre du jour la vente du Martinez, du Concorde Lafayette, de l’Hôtel du Louvre (Paris 2è) et du Palais de la Méditerranée à Nice, est prévu jeudi 28 juin, a confirmé .

Le Figaro

(Merci à Lotus)

Francophonie: Le Qatar en lice

Doha mène une campagne de lobbying pour rejoindre l’Organisation Internationale de la francophonie (OIF). 

Doha souhaite rejoindre l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et mène depuis quelques semaines une campagne de lobbying auprès de l’institution, qui n’accueille pour l’instant qu’un seul pays du Golfe, les Emirats arabes unis.

Le Qatar compterait 100.000 francophones, essentiellement des émigrés nord-africains attirés par les opportunités d’emploi de ce richissime émirat en pleine croissance.  (…)

L’Express

Le mystère du Qatar et les progrès du braconnage démocratique

Petit état gazier et oligarchique, festivalier et ploutocratique, marchand et messianique, le Qatar représente bien, comme je l’ai déjà écrit, un État du futur, qui comprendra une élite internationale et secrète, une classe moyenne supérieure de consommateurs ahuris (iPod-popcorn-croisières), et une masse de travailleurs allogènes payés à coups de triques.

Il y a vingt ans, Al Jazeerah, la chaîne qatarie, s’était fait connaître par ses positions islamistes et anti-occidentales, ses provocations continues et sa complicité médiatique avec le terrorisme.

Aujourd’hui elle a retourné sa veste, admirablement il est vrai. C’est à croire qu’il y a un autre homme derrière le masque de carnaval de l’émir (un Lawrence d’Arabie en pixels ?), car la chaîne défend la démocratie de style nouveau, oligarchique et impérialiste, en participant à des coups d’État, en filmant de fausses émeutes dans ses studios télé, le tout en promouvant son islamisme salafiste. Cela se passe, bien sûr, sans encombre. A notre époque, plus rien ne pose problème.

Les gens sont ailleurs, dans les jeux vidéo ou les catalogues de luxe. Le mini émir peut faire le maximum…

Récemment, André Bercoff écrivait dans Atlantico que Al Jazeera est en fait un remarquable miroir de la politique actuelle du Qatar, qui, d’un côté, investit massivement dans l’Occident du sport, des palaces et des grandes compagnies ; et de l’autre, n’hésite pas à encourager, en monnaie sonnante, trébuchante et armée, les combattants de l’islamisme radical, à condition qu’ils n’interviennent d’aucune façon dans la vie de l’émirat. (…)

Les 4 vérités

Qatar : la face cachée de la Coupe du Monde 2022

En plein Euro de foot, l’association Human Rights Watch vient juste de publier un rapport de 150 pages sur les conditions de travail des ouvriers pour l’essentiel immigrés qui oeuvrent à la construction du paradis artificiel et footballistique qui doit accueillir la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Si les investissements financiers sont estimés à 160 milliards de dollars, impossible d’évaluer le coût humain de ce projet pharaonique dont le riche émirat pétrolier se soucie fort peu. (…)

Dans un rapport de 146 pages, l’association examine les systèmes de recrutement et d’emploi, véritable source d’exploitation de ces ouvriers venus pour la plupart d’Asie du Sud-Est. Pas question de faire trimer un qatari.

Confiscation des passeports, contrôle abusif des travailleurs, restriction au droit du travail (difficile de quitter son emploi), sans compter les obstacles à la communication des plaintes auprès des services gouvernementaux, salaires impayés, retenues salariales illégales, campements  de travail insalubres et surpeuplés.

Human Rights Watch a constaté que le Qatar, érigé dans nos contrées en bienfaiteur médiatico-footballistique, possède l’un des codes du travail les plus restrictifs : impossible de changer d’emploi sans l’autorisation de son employeur -une clause de non-concurrence pour les ouvriers exploités, il fallait y penser-.

Même chose pour quitter le pays, le travailleur doit obtenir un « permis » de son employeur.

La nuance avec la notion de travail forcé n’est pas très grande.

Marianne 2

Paris : Les Qataris débarquent

Maintenu cette année, le Paris Handball franchit une étape de plus. Selon le journal L’Équipe, le club aurait été racheté par le Qatar Sports Investments dimanche soir. Le médiatique Nasser al Khelaifai, déjà propriétaire du PSG, endossera le rôle de président.

Après le PSG, le Qatar s’offre un autre club de sport de la capitale avec le Paris Handball. (…)

A trois ans du Mondial de handball qui se déroulera, non sans provoquer la polémique, au Qatar

et quelques jours après le lancement des chaines BeIN Sport, le pays continue de se placer sur le terrain sportif. (…)

Sport 365

Législatives : Mohamed Hakkou, candidat «indépendant» dans le Val-d’Oise

Candidat «indépendant» dans la 9e circonscription du Val-d’Oise, Mohamed Hakko veut prouver que la vie politique ne se résume pas à une alternance entre PS et UMP. Portrait.

Il ne s’appesantit pas non plus sur son CV de chef d’entreprise. Ni sur son statut d’auditeur à l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale, ses conversations avec l’émir du Qatar ou encore les sollicitations de l’ambassade américaine de Paris pour évoquer la situation des banlieues françaises.

Dans le programme de Mohamed Hakkou, les chantiers habituels : emploi, éducation, logement, sécurité. Il dit avoir tiré les leçons de l’échec des différentes politiques de la ville : «Une mesure n’est efficace que lorsque l’on tient compte les réalités du terrain et les priorités des populations. Or, ça n’a jamais été le cas. On oublie trop souvent l’humain.» […]

«On cherche à faire de moi un candidat communautaire. Le cliché par excellence, mais qui déjà, ne fonctionne plus. Les gens me connaissent et savent que je m’adresse à tous les Français.»

Bondy Blog

‘‘Or Noir’’, le Qatar et la propagande

Il est écœurant de constater que le producteur d’une œuvre à la gloire du roitelet de l’autocratie du Qatar est un Tunisien (Tarak Ben Ammar, Ndlr) qui surfe sur les vagues de la révolution aujourd’hui.

Les revues du film Or Noir (de Jean-Jacques Annaud), critiques ou pas, évoquent rarement la place du Qatar dans sa réalisation. Beaucoup se sont même étonnés de voir un pays du Golfe payer pour une production qui montre comment les Arabes se sont entretués pour des pacotilles alors que les Texans se partageaient leurs richesses. D’aucuns se sont par ailleurs félicités de voir en Auda et son frère, le médecin occidentalisé des Arabes modernes et modérés, du type qu’adore l’Occident, les bons Arabes…

Comparé à Sex and the City 2, le film est une vraie ode à la gloire de la nation arabe. On y distingue tolérance, courage, savoir, importance de l’écriture, de la famille, etc. Le bien triomphe à la fin, et, fait rare dans un film qui a coûté plus de 50 millions de dollars, l’Américain ne triomphe… qu’à moitié.

Il y a du réalisme dans les faits, surtout qu’on y montre les blancs assoiffés de pétrole et les Arabes impulsifs qui se font la guerre matin et soir.

On montre aussi l’omniprésence des hommes de religion à la cour, soit en marionnettes aux mains du souverain, soit en obstacles entre lui et la réalité. On se régale à volonté de l’image d’un prince qu’on achète avec un peu d’or et des médailles sans valeur.

Mais ce qui pousse le Qatar à financer ce péplum est exactement ce qui a poussé feu Mouammar Kadhafi à financer Al Risala et Omar al Mokhtar: la propagande.

Les deux principautés interposées dans le film, à savoir Hobeika et Salmaah, ne sont autres que la transposition de l’Arabie Saoudite et du Qatar. (…)

Kapitalis