Deux Pussy Riot agressées en Russie (vidéo)

Deux militantes du groupe russe Pussy Riot ont été attaquées par un groupe d’hommes qui les ont insulté et leur ont jeté des ordures et de la peinture verte au visage.

Hebergeur d'imageUne vidéo mise en ligne aujourd’hui par le groupe montre au moins trois hommes attaquant Maria Aliokhina et Nadejda Tolokonnikova en criant « (allez) en Amérique! » et en leur jetant de la peinture au visage à l’aide de seringues alors les deux jeunes femmes se trouvaient dans un restaurant McDonald’s de Nijni Novgorod. [...]

Le Figaro

Depardieu : « Imaginez des pussy riot qui viennent dans une mosquée; mais on ne les revoit jamais ! … elles sont brûlées vives ! » (i-télé)


en revanche hier à Rome :

A la télé russe, l’acteur franco-russe fustige l’opposition et défend Poutine dans l’affaire des Pussy Riot : « Imaginez si ces filles étaient allées, par exemple, dans une mosquée » (…)

Sud-Ouest

L’affaire Depardieu vue de Russie : Pas si fous ces Gaulois !

Par Alexandre Latsa

Beaucoup de Français l’ignorent, car leurs journalistes n’en parlent pas, mais rien qu’en 2010, ce sont plus de 4.500 Français qui ont pris la nationalité russe, selon le journaliste Youri Kovalenko qui a pris ce chiffre auprès de l’institut Eurostat.  [...]

La triste vérité est que la France est devenue un pays fiscalement étouffant, et aussi un pays à l’économie ralentie avec plus de 9 millions de personnes ne travaillant pas à temps plein, soit 30% de la population active, et que Depardieu ne fait que rejoindre les quelques millions de français déjà présents à l’étranger. Celui-ci n’est sans doute pas du reste parti pour des raisons uniquement fiscales, mais aussi pour fuir un climat politique et moral simplement détestable, et ne parlons pas du climat médiatique.

Mais quoi d’étonnant finalement à cela puisque nos élites poussent depuis des décennies à la création d’une Europe sans frontières, dans laquelle chacun est libre de s’installer et vivre ou il veut? La question que tout le monde se pose est désormais de savoir si l’on va assister à un exil de riches (et de moins riches) Gaulois vers la Russie de Poutine. [...]

Depardieu et Bardot contre les Femen et Pussy Riot? On peut se demander si la République y gagne au change ou si, par Toutatis, le ciel n’est pas simplement tombé sur la tête de certains journalistes, politiques et syndicalistes. Comme le relève très bien Jacques Sapir (ici et la): « la réalité russe s’avère, une fois de plus, bien différente des apparences. L’affaire Depardieu, en réactivant les fantasmes de toute nature ainsi que le fond antirusse d’une partie de la presse française, ne contribue pas à un examen objectif de cette réalité ».

Ria Novosti

Après Hitler et Khomeyni , les Pussy Riot en lice pour incarner la prestigieuse « Personnalité de l’année » du “Time”

Qui pour succéder à la figure du protestataire, élue Personnalité de l’année du Time en 2011 ?

Trois membres des Pussy Riot, Nadezhda Tolokonnikova et Maria Alyokhina, qui purgent actuellement une peine de deux ans de détention dans des camps réputés très sévères en Russie et Ekaterina Samutsevich, qui a été libérée en octobre, sont en lice pour obtenir le précieux titre parmi quarante autres personnes. Les Pussy Riot avaient été condamnées pour avoir chanté une « prière punk » dans une église orthodoxe en mars 2012.

« Pendant une année où tant de voix représentant la liberté et tant de dissidents ont souffert de châtiments sévères, le groupe de rock féministe Pussy Riot a payé très cher pour avoir exprimé un point de vue politique provocateur », explique le Time dans la fiche descriptive consacrée.

Telerama

Les Pussy Riot suivraient alors les traces de leurs illustre prédécesseurs, combattants inlassables de la liberté et de la dignité humaine :

Adolf Hitler en 1938 :
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L’ayatollah Khomeyni en 1980 :Image Hosted by ImageShack.us

Poutine répond à Merkel : les Pussy Riot sont « antisémites » (+vidéo)

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé aujourd’hui que les Pussy Riot étaient « antisémites » et estimé qu’il n’était pas possible de les « soutenir », après que la chancelière allemande Angela Merkel se fut interrogée sur leur peine de prison.

« La chancelière a parlé des jeunes femmes qui sont en prison pour leur performance dans une église. Mais sait-elle qu’avant cela l’une d’elles a pendu un mannequin de juif et a dit qu’il fallait débarrasser Moscou de ces gens-là », a déclaré Vladimir Poutine. « Nous ne pouvons vous et moi soutenir des gens qui affichent des positions antisémites », a-t-il ajouté, s’exprimant lors d’un forum russo-allemand de représentants de la société civile à Moscou.

M. Poutine faisait apparemment allusion à une action de 2008 du groupe contestataire et libertaire Voïna, auquel appartenait alors une des Pussy Riot, dans un supermarché.

Les membres du groupe avaient mis en scène la pendaison de mannequins représentant homosexuels, juifs et immigrés d’Asie centrale, dans une action relevant apparemment de la provocation, selon des images disponibles sur l’internet. [...]

Le Figaro

Et si en France les Pussy Riot allaient danser et chanter dans une église, une mosquée ou une synagogue ? (Ménard)

[...] Pas besoin de faire de ces « punk rock féministes » — qui n’ont pas enregistré le moindre album — autre chose que des victimes d’une justice imbécile. Pour le reste, on est en droit de ne pas goûter leurs « performances artistiques », de ne pas s’ébahir devant leurs audaces. Mais je dois être un vieux crabe qui ne sait pas apprécier à sa juste valeur le « spectacle » d’une de ces « performeuses » qui, alors qu’elle était enceinte de 8 mois, s’est déshabillée et a participé à une séance filmée de relations sexuelles non simulées, en groupe et en public, à l’intérieur d’un musée, dans le cadre… d’une action contre le « couple » Poutine-Medvedev. Chacun appréciera.

Et puis, encore une remarque. Qu’est-ce qu’il en serait en France si un groupe de rockeuses allait danser et chanter dans une église ou, évidemment pire encore, une mosquée ou une synagogue ? Je ne suis pas sûr que ceux qui dénoncent aujourd’hui « la Russie de Poutine [qui] renoue avec l’Inquisition » – pour reprendre les mots du quotidien Le Monde – ajouteraient leurs noms au bas d’une pétition de soutien…

Robert Ménard, Boulevard Voltaire

Les Pussy Riot font leurs courses (à partir de 4′)… – Interdit aux moins de 18 ans

Russie : Les Pussy Riot condamnées. Des commentaires trop manichéens ?

Pascal Boniface, Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) s’interroge sur le « déluge » de commentaires qui a suivi la condamnation des Pussy Riot en Russie.

Que ce serait-il passé si un groupe punk était venu faire un concert non autorisé à Notre-Dame, ou une autre cathédrale ou dans une synagogue ou une mosquée en France, dans un lieu du culte aux États-Unis ? N’y aurait-il pas eu une réaction – certes sans doute plus mesurée – des autorités ?

1. Certes le jugement est d’une sévérité excessive. Il reflète un durcissement du régime de Poutine. Les protestations qu’il suscite sont compréhensibles. Mais peut-on parler de goulag et faire une comparaison implicite avec l’ère stalinienne ? […]

4. Certains éditorialistes si prompts à défendre les Pussy Riot sont plus discrets sur le sort réservé à Julian Assange. Il ne s’agit pas d’accorder l’impunité pour les accusations de viol dont il fait l’objet, mais de s’assurer qu’il ne puisse être transféré aux États-Unis. […]

5. De même, parce que l’Afrique du Sud jouit d’un préjugé favorable, on n’a guère de condamnation ou de protestations contre les autorités de ce pays, après que trente-quatre mineurs qui manifestaient ont été tués par les forces de l’ordre. On imagine aisément ce qui ce qu’il se passerait si la police russe tuait trente-quatre manifestants.

Le Nouvel Obs