23 juin : Manifestation contre le fascisme et « les idées xénophobes et racistes du FN » – MàJ : la CGT refuse de défiler avec les antifas

Addendum 17/06/13 : la CGT refuse de défiler avec les antifas le 23 juin

La CGT a été contactée par Solidaires pour signer un appel à la manifestation du 23 juin 2013 « Le fascisme tue, combattons-le ».

La CGT a décidé de ne pas signer l’appel, dans lequel nous ne retrouvons pas l’expression des valeurs auxquelles nous sommes attachés. CGT

15/06/13 – Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le ! (appel à manifester le 23 juin)

Le fascisme et l’extrême-droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on compose.

Le 5 juin, des militants d’extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes. Dans le respect de leurs différences, les organisations soussignées appellent à s’unir pour rendre hommage à Clément et pour éliminer la haine fasciste.

Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l’extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l’occasion pour eux d’être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes. L’exclusion, le rejet de l’autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’histoire en témoigne, conduisent au pire.

L’Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré-es et des Roms. [...]

L’Humanité

NB : Parmi les premiers signataires de l’appel, le Syndicat de la Magistrature… On trouve aussi le groupuscule violent auquel appartenait Clément Méric, l’Action antifasciste Paris Banlieue, également appelée « la bande du Saint-Sauveur » (le bar de Julien Terzics à Ménilmontant).

Le groupe (ou plutôt la bande, le phénomène est davantage de cet or­dre) est composé pour moitié au moins d’éléments du « PUC » pour Paris United Colors, regroupement informel et bigarré – comme son nom l’indique – d’anciens ultras des différentes formations du virage Auteuil. Des anciens supporters dont certains ont été mêlés de près à l’assassinat de Yann Lorence (supporter patriote du kop de Boulogne, tué – lynché au sol précisément – lors d’une bagarre avec les ultras d’Auteuil), ce qui manifestement n’a pas suffi à les vacciner de la violence.

Après la dissolution de certains groupes ultras d’Auteuil puis leur re­jet par les instances du PSG, certains activistes d’extrême gauche ont vu une occasion inespérée de ré­cupérer des jeunes plus durs en leur faisant miroiter de nouvelles confrontations avec les ennemis de Boulogne.

(…) Lors des émeutes du Trocadéro, de nombreux journalistes et respon­sables ont pointé du doigt les ultras, notamment issus de la tribune cosmopolite Auteuil (la rivale de la tribune patriote Boulogne).

Minute

A noter aussi que la manifestation du 22 juin de Riposte Laïque contre « les islamo-racailles et les antifas » a été interdite par la Préfecture de Police de Paris « en raison notamment de son caractère provocateur à l’égard d’une partie de la population de la thématique retenue par votre rassemblement qui, dans le contexte actuel de tensions, est susceptible de générer des troubles graves à l’ordre public »

Riposte Laïque

Trocadéro : 11 nouvelles interpellations : « des jeunes issus des banlieues parisiennes »(MàJ)

Addendum du 12/06/2013 : Typologie des « trouble-fêtes »

- Quel profil? Ces individus, « peu ou pas connus des services de police », sont extérieurs au monde du football et ont profité de l’effervescence provoquée par la victoire du PSG pour se rendre à Paris et commettre des vols.

C’est le cas des onze personnes interpellées ce mardi matin en Ile-de-France.

« On a là plutôt affaire à des profils de jeunes issus des banlieues parisiennes, et qui étaient manifestement venus à Paris pour casser des magasins, mais qui ne sont pas des supporteurs ‘ultras’ »,

résume un enquêteur du service de l’investigation transversale (SIT) de la préfecture de police de Paris, chargé de cette enquête.

- Que leur reproche-t-on? Ces jeunes sont soupçonnés d’avoir commis de multiples dégradations, saccagé des voitures, jeté des projectiles sur les forces de l’ordre ou brisé des vitrines de commerces.

Certains ont été interpellés en possession d’ »objets volés sur les Champs Elsyées », notamment des « polos de la marque Abercrombie & Fitch ». D’autres, encore, avaient dans leurs effets l’iPhone dérobé à un homme, roué de coups et menacé avec un couteau, quelques heures plus tôt au Trocadéro.

- A quelles peines ont-ils été condamnés? Trois des suspects qui avaient un vêtement volé sur eux

ont fait l’objet d’une mesure de réparation pénale et seront convoqués à un stage à cet effet. Un quatrième a fait l’objet d’un simple rappel à la loi.

- Quel profil? Tout ce qu’ils voulaient, c’était rendre hommage à leur club. « J’étais venu faire la fête, 19 ans qu’on attendait ça », confie un fan du PSG lors de son audience en comparution immédiate. Mickaël, « supporteur du club depuis tout petit » avait rendez-vous avec des copains au Trocadéro pour célébrer le titre.

- Que leur reproche-t-on? Si ces supporters reconnaissent leur présence sur les lieux – Trocadéro puis Champs-Elysées – ils nient en bloc leur participation aux débordements tout comme les jets de projectiles sur les forces de l’ordre.

Ils affirment avoir été arrêtés parce qu’ils étaient au mauvais endroit, au mauvais moment. « Les CRS ont chargé et j’ai couru dans une rue, par peur », raconte l’une d’eux. « Ils m’ont arrêté parce que j’avais mal à la cheville et arrêté de courir.

Les vrais coupables, ils ne les ont pas arrêtés »,raconte encore Mickaël.

A la barre, les policiers affirment le contraire et maintiennent que les personnes renvoyées en correctionnelle sont bien celles « ciblées » par leurs équipes.

- A quelles peinent ont-ils été condamnés?

Quatre mois de prison dont deux ferme, assortis d’un mandat de dépôt, ont été prononcés contre l’un des fans.

De semblables accusations de jets de bouteilles ou cannettes ont valu deux peines de trois mois avec sursis et une relaxe à trois autres prévenus. Un quatrième a écopé d’un mois avec sursis pour avoir renversé un scooter.

Des curieux happés par les débordements

- Quel profil? Tous ne nient pas leur implication dans les débordements. Certains supporters et amis de supporters ont reconnu s’être laissés aller à la violence.

Une quête d’adrénaline et un contexte d’excitation les a conduits à « déraper ».

- Que leur reproche-t-on?

« J’ai une famille, un travail, je ne sors pas beaucoup. Mon seul plaisir, c’est d’aller voir des matches, assure Nicolas, accusé d’avoir jeté des projectiles et porté des coups à plusieurs policiers.

Je suis quelqu’un de tranquille », ajoute le jeune homme, avant d’invoquer une forte consommation d’alcool. « Je sais que je n’avais pas à agir comme cela », concède Yoann, qui reconnaît avoir copieusement insulté les policiers. « C’était le bordel, je voulais voir », précise-t-il encore.

- A quelles peinent ont-ils été condamnés?

Quatre mois de prison dont deux ferme, pour deux personnes jugées pour jets de projectiles.

Deux mois de sursis pour un jeune homme jugé pour outrage.

Yoann écope de la peine la plus lourde: quatre mois ferme et mandat de dépôt.

Des ultras du PSG en colère

- Quel profil?

Enfin, des supporters « ultras » du PSG ont mis le feu aux poudres, …

Neuf d’entre eux ont été interpellés. Ces hommes de 19 à 34 ans sont domiciliés en banlieue parisienne et ont été arrêtés après avoir été identifiés sur des images et des vidéos prises sur l’esplanade du Trocadéro…

Que leur reproche-t-on? Les neuf hommes sont suspectés d’avoir été à l’origine des débordements, via, notamment, des jets de projectiles. Les ultras ont été « un déclencheur et un amplificateur du phénomène », analyse une source policière…

Lors de leur comparution, les neuf prévenus ont nié ou minimisé leur participation aux violences tout en revendiquant pour la plupart d’entre eux des liens avec des groupes « ultras ».

- A quelles peinesont-ils été condamnés?

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé quatre relaxes, trois peines de 4 mois ferme et deux de 6 et 8 mois avec mandat de dépôt.

L’express

Onze personnes soupçonnées d’avoir participé aux violences lors du sacre du Paris SG au Trocadéro le 13 mai, ont été interpellées ce matin en Ile-de-France, une semaine après l’arrestation de neuf supporteurs « ultras ». [...]

Hebergeur d'image« On a là plutôt affaire à des profils de jeunes issus des banlieues parisiennes, et qui étaient manifestement venus à Paris pour casser des magasins, mais qui ne sont pas des supporteurs ‘ultras’ », a expliqué un enquêteur du service de l’investigation transversale (SIT) de la préfecture de police de Paris, chargé de cette enquête. Une vingtaine de policiers du SIT sont affectés à temps plein à l’enquête. [...]

Le Figaro

PSG : 8 «ultras» interpellés après les violences au Trocadéro

Huit supporteurs ultras du PSG, soupçonnés d’avoir participé aux violences du 13 mai au Trocadéro lors de la célébration du titre du club, ont été interpellés mardi, a appris l’AFP de sources policière et judiciaire.

Selon les premiers éléments de l’enquête menée par la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) de la préfecture de police, ces hommes âgés de 19 à 34 ans, dont six furent interdits de stade par le passé, sont soupçonnés d’avoir été à l’origine des violences sur l’esplanade, notamment avec des jets de projectiles, a précisé la source policière. Arrivés en groupe, ils ont été identifiés via des images de vidéosurveillance.

Interpellés en région parisienne, ils ont été placés en garde à vue. Ce sont pour certains d’anciens membres de groupes de supporteurs de la tribune Auteuil, a précisé la source. […]

Le Parisien (Merci à Jaime Horta)

PSG, Manif pour tous : Le préfet de police de Paris prolongé de deux ans malgré la limite d’âge

Les émeutes lors de la célébration de la victoire du PSG, le 13 mai dernier, n’auront pas eu raison du préfet de police de Paris. Selon les informations du Point, Bernard Boucault, 64 ans, théoriquement à la retraite le 17 juin prochain, sera finalement prolongé de deux ans.

La tête de cet ancien directeur de l’Ena, proche du secrétaire général de l’Élysée Pierre-René Lemas, avait été demandée par l’opposition après les débordements au Trocadéro : affrontements violents entre ultras et CRS, pillage d’un autocar au pied de la tour Eiffel, incendies de voitures, vandalisme de vitrines… La prolongation de Bernard Boucault comme préfet de police de Paris devrait être officialisée le 15 juin prochain, au Journal officiel.

>Bientôt atteint par la limite d’âge de 65 ans qui touche les fonctionnaires, le préfet bénéficie de la loi votée en urgence sous le gouvernement Fillon pour sauver de la retraite le «soldat» Christian Lambert. Cet ancien proche de Nicolas Sarkozy, qui doit laisser son poste de préfet de la Seine-Saint-Denis le 6 juin prochain, espère encore un poste place Beauvau. Élément cocasse, les socialistes avaient fustigé à l’époque un «texte de circonstance ad hominem».

Né le 17 juin 1948 à Blois, dans le Loir-et-Cher, Bernard Boucault a travaillé durant plus de trente ans dans de nombreux cabinets de gauche, notamment aux côtés de Jacques Delors, Pierre Joxe et Daniel Vaillant. Préfet de Midi-Pyrénées quand Jospin était Premier ministre, puis préfet des Pays de la Loire, ce qui en fait aussi un proche de Jean-Marc Ayrault, Bernard Boucault avait été mis sur la touche après 2007 par Nicolas Sarkozy. […]

Le Point

Casseurs du Trocadéro : les médias changent les prénoms (+vidéo)

Addendum : JT France 2 du 15 mai 2013 (sortie du tribunal)…

- Vous regrettez la violence et les pillages ?
- Nan, parce que j’ai des T-shirts chez moi.

Plusieurs personnes ont été condamnées à du sursis, certaines à de la prison ferme. Dans le récit que dresse Libération des 4 condamnations de mercredi soir, les prénoms des accusés ont été modifiés. Ainsi, alors que sur les vidéos de la police, on remarque surtout des casseurs banlieusards et issus de l’immigration, Libération nous parle d’Alexandre, de Nicolas, d’Anthony et de Tariq. [...]

Même constatation dans le Nouvel Observateur, sur FranceTVinfo ou encore sur Politis. On retrouve cette fois Arnaud, Romain, Raphaël et Mohammad (le Pakistanais). [...]

OJIM

(merci aux lecteurs)

Immigration, violences urbaines. Malika Sorel : «La France Black/Blanc/Beur a été un immense leurre»

Malika Sorel ,essayiste et membre du Haut conseil à l’intégration, et Guylain Chevrier, docteur en histoire, enseignant , reviennent sur les dernières émeutes au Trocadéro à Paris.

La France Black/Blanc/Beur a été un immense leurre, car déjà en 1998, la société française se fracturait depuis dix ans autour du voile et du multiculturalisme. Il ne suffit pas d’avoir une équipe de France du mélange pour que l’on assure que ce mélange perdure dans notre société.

Quelles sont ces fameuses «racines du mal» dont parle le président de la République ? De quels renoncements profonds ce mal est-il le produit ?

Malika Sorel : Évoquons à présent les racines du mal. Il y a une racine principale et des racines secondaires. La plus importante, la racine principale, c’est l’ignorance et l’incompétence de très nombreux acteurs politiques sur le sujet de l’immigration-insertion-intégration, et ce depuis maintenant plus de trente ans. […]

Comme j’ai maintes fois eu l’occasion de le dire et de l’écrire, l’importance des flux migratoires qui a conduit à la reconstitution des terres culturelles d’origine sur le sol d’accueil a fini par rendre impossible l’intégration des entrants suivants.

[…]Or qu’ont fait les gouvernements successifs ? Aucun n’a résolu ce problème des flux. L’immigration familiale est considérable. Elle s’accroît sans cesse par le biais des mariages contractés entre les deux rives de la Méditerranée. […]

Bien sûr, il y a d’autres racines que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer. Je vais en citer quelques unes de nouveau, comme […] le poison de la repentance qui déprécie la France aux yeux des enfants de l’immigration et les amène à la mépriser puis à la violenter ; l’idéologie de la victimisation qui a fini par convaincre bien des jeunes qu’ils ne réussiraient jamais puisque les Français entraveraient leur réussite – cette victimisation attise leur rage ; la géopolitique avec le retour des crispations religieuses et identitaires […].

Guylain Chevrier : Il y a une sorte de folie destructrice chez ces jeunes qui se sont livrés aux déprédations que l’on sait au Trocadéro, où se mêlent la volonté d’en découvre avec les forces de police qui représentent l’État, la volonté de pourrir tout ce qui donne de la société une image de bonheur collectif, l’occasion pour certains de manifester leur rejet de la France et de la République (on aura remarqué, sur les images passant en boucle des échafaudages pris d’assaut par ces casseurs, des drapeaux algériens) . […]

Les supporteurs ultras ont pu jouer le rôle de détonateur, mais de toute évidence ils étaient minoritaires parmi les émeutiers du Trocadéro, lundi soir à Paris. […]

Dès dimanche soir, des affrontements ont eu lieu sur les Champs-Élysées filmés par le caméraman Laurent Bortolussi qui raconte au Nouvel Observateur une soirée qui présageait déjà le pire. Il affirme que les «vrais supporters» et les familles, sont partis rapidement, laissant place à des centaines de jeunes, entre quinze et vingt-cinq ans, «beaucoup de mineurs, de jeunes à capuche dont la physionomie ne faisait pas de doute, et qui se revendiquaient de différentes cités de la région parisienne.» Ce sont les mêmes qui le lendemain sont encore montés d’un cran, fort d’une nuit où on leur aura opposé peu de force tels qu’en témoignent les policiers eux-mêmes : «un policier m’a même confié être à la limite d’utiliser son arme de service car ils se sentaient très isolés et en sous-effectif». […]

atlantico (Merci à Barique )

Très violents incidents après la victoire du PSG (MàJ vidéos)

Addendum 20/05/13

« Il est consternant d’observer les politiques et les médias de gauche, quand ils s’efforcent de rendre incompréhensibles les événements les plus lisibles à l’œil nu. Inutile de préciser que la France silencieuse, qui regarde de loin, n’est dupe de rien : les images diffusées parlent d’elles-mêmes.
Ceux qui se montrent incapables de décrire ces violences « urbaines » venues des quartiers « sensibles » (mais il est permis de sourire de l’urbanité et de la sensibilité de la canaille) sont les mêmes qui s’emploient à obscurcir le mouvement de masse qui se prépare pour le 26 mai, à Paris. »

Ivan Rioufol

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Addendum 19/05/13

Les auteurs de violences au Trocadéro ? « Des casseurs pur porc »Pierre Lescure (Europe 1 – 14/05/13)

Merci à Stormisbrewing

Addendum 18/05/2013
Ça se dispute i-TELE 18 Mai 2013

Une escroquerie, une combine, une manipulation, une entourloupe : une co-production médias / Manuel Valls – Zemmour


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PSG. Nacira Guénif-Souilamas voit une «portée politique» dans les violences et pillages

Pour Nacira Guénif-Souilamas, sociologue, Experice (Paris-VII – Paris-XIII), les violences et pillages perpétrés par les casseurs « lors du sacre du PSG » s’inscrivent dans une longue suite «d’épisodes émeutiers» qui ont ponctué la vie de la capitale.

Sauf qu’on en vient à se demander pourquoi les séquences émeutières, dès lors qu’elles se déroulent à Paris, sont requalifiées de débordement et imputées à des casseurs – pilleurs. […]

Ce ne serait pas la première fois que les suspects d’un jour deviennent, le lendemain, les précurseurs d’un changement auquel il faut se rallier.

«Soit par Issy, soit par Ivry», chantait Serge Reggiani en suivant la trace des loups. Certains qualifieraient sans sourciller de «meute» les émeutiers de lundi lors du sacre du PSG, pour définitivement disqualifier leurs actes et leurs intentions. Sauf qu’il serait temps de les suivre à la trace pour savoir d’où ils viennent, ces émeutiers-là, et en tirer quelque leçon édifiante. Sauf que les mobiles des forces invitantes laissent perplexe : faire la fête un lendemain de victoire d’un club de football «pété de thunes», comme disent volontiers ses supporteurs et ses détracteurs, est-ce bien décent en temps de précarisation massive et de défiance politique ?

Bien des épisodes émeutiers, glorieux ou honteux, émaillent depuis longtemps la vie de la capitale et ont contribué à sa postérité. Au fil de ses changements d’identité, royale, absolutiste, sans-culotte, révolutionnaire, terrorisée, thermidorienne, républicaine, impériale, restauratrice, re-révolutionnaire, re-re-révolutionnaire, re-républicaine, re-impériale, communarde, antisémite, vychiste, résistante, Algérie-française, soixante-huitarde, et j’en oublie, Paris a toujours été investi et traversé par des vagues émeutières, transformé par leur verbe et leur résolution, plus ou moins favorables à la démocratie. […]

Libération

PSG/racailles : RMC se résout à mettre en ligne le podcast de Daniel Riolo

RMC Afterfoot 14/05/2013
Le podcast est finalement mis en ligne :

merci à Francique

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Contrairement au titre initial, l’émission en question, n’a non pas été caviardée, mais substituée par une ancienne émission; merci à Joseph S. qui indique qu’il s’agirait probablement de l’émission de lundi dernier.

Se reporter au podcast d’hier 23h00

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Dans l’émission sportive, diffusée en direct hier soir, Daniel Riolo revenait sur les événements du Trocadero et des Champs Elysées : le constat sans appel désignait bien entendu, l’absurde impréparation des organisateurs tant du côté du PSG que de celui de la Préfecture de Police; le sujet ayant déjà été préalablement débattu sur l’antenne, il semblait que l’on s’acheminait vers une émission certes animée, mais assez banale.

Peu aprés 23h00, la prise d’antenne d’un auditeur musulman*, supporter du PSG, allait bousculer le ronronnement de l’émission, lorsque ce dernier, dépité de l’image détestable du club, commença à vider son sac sur ce qui s’était produit la veille, désignant clairement les racailles noires et maghrébines et disculpant sans état d’âme, les ultras, du saccage en règle.

Daniel Riolo, ne cachait pas sa satisfaction que les choses soient énoncées ainsi, de la bouche même d’un supporter à l’origine bien caractérisée.

La thèse de la piste ultra ayant été balayée, Daniel Riolo concluait avec l’analogie de la Saint Sylvestre à Strasbourg, et les fêtes du 14 juillet immanquablement synonymes de violence, saccages et autres délits à la personne, démontrant que le triste épisode du Trocadéro se rangeait non pas dans  la catégorie « événement sportif » mais définitivement dans celle sociétale de « la France, malade de ses banlieues ».

Il n’aura pas suffi que Daniel Riolo déplore qu’un seul parti politique, celui de Marine Le Pen, allait profiter de ces événements : la direction de RMC a visiblement préféré cacher autant que possible,  une émission très populaire auprès de la jeunesse.

* non seulement le prénom l’était mais l’auditeur mentionnait lui-même sa religion

Au cas où l’émission aurait été enregistrée, merci de le faire savoir …

Philippe Tesson : « La gauche découvre la racaille »

[extraits] Il existe assez de vastes lieux à Paris et dans sa proche banlieue pour qu’on y trouve des espaces plus appropriés que le Trocadéro pour célébrer la gloire dérisoire d’une équipe de football. Mais, aux yeux de la Ville, le PSG a tous les droits.

C’était une provocation. Tout naturellement, la racaille, trop heureuse, l’a saisie. On dit bien la racaille puisque depuis mardi on a le droit de le dire. Le ministre de l’Intérieur en effet a employé le mot.

Les mots n’ont pas le même sens selon la bouche qui les prononce. La bouche de la gauche est pure. La gauche est pure, la droite pue.

De même la gauche n’est pas responsable. Responsable de rien. Le maire de Paris a prononcé à propos des émeutes cette parole historique : « Je ne rejette la responsabilité sur personne ».

Nous, si. Sur la racaille d’abord, que les dirigeants socialistes se sont évidemment empressés d’identifier à l’extrême droite, trop heureux d’exploiter ce filon politique qui sert leurs intérêts depuis Mitterrand.

Sur le préfet de police ensuite, qui offre à la racaille un théâtre de rêve (…) M. le préfet était sans doute trop occupé à gérer le rentable racket de la fourrière automobile parisienne.

Le ministre de l’Intérieur a réduit ces émeutes à la dimension d’une « bousculade ». On peut à juste titre s’étonner de sa modération quand on se rappelle qu’il n’a pas eu de mots assez violents pour dénoncer les récentes manifestations des adversaires du mariage homosexuel.

Et s’étonner en même temps du zèle montré par les forces de l’ordre lors de ces manifestations, en regard de la mollesse des comportements policiers lundi au Trocadéro.

Le gouvernement socialiste estime sans doute qu’il est plus payant et moins dangereux de cogner les catholiques que les voyous. (…)

Ce gouvernement et ce président vivent dans la totale inconscience de ce qu’ils sont, de ce qu’ils font, des erreurs qu’ils commettent. À cet aveuglement et à leur capacité à dominer les situations qu’ils créent ou qu’ils affrontent s’ajoute une morgue insupportable.

Le responsable, c’est l’autre. Cette perpétuelle défausse finira par leur coûter cher.

lepoint.fr

Arnaud Lagardère: « les Qataris sont nos amis! »

Pour le co-gérant du groupe Lagardère, le Qatar est un « Etat francophile » et « un investisseur avisé » aux « intentions amicales ».

Dans un entretien au Monde, Arnaud Lagardère s’exprime sur ses rapports avec le Qatar, dont le fond souverain détient 12,8% du groupe Lagardère, ce qui en fait le premier actionnaire.

Leur arrivée au capital « est plutôt une marque de confiance. Dès leur arrivée chez nous, en 2006, les intentions des Qataris ont été amicales et inscrites dans la durée. Ils ont approuvé notre stratégie de recentrage dans les médias et nous ont soutenus dans les moments difficiles, » assure le co-gérant du groupe.

« J’ai d’excellentes relations avec la famille régnante ou avec Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG. Je rencontre régulièrement le cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, à Doha ou à Paris. J’entends dire que ce sont des investisseurs dangereux. Pour moi, ce sont des investisseurs avisés« , poursuit Arnaud Lagardère.

Un strapontin pour le Qatar

Selon lui, « quand cet Etat francophile est arrivé, en 2006, il était intéressé par le sport et la production d’émissions de télévision dans le cadre du lancement d’Al-Jazira. Les Qataris ont toujours indiqué qu’ils monteraient au capital. Ce qu’ils ont fait en 2011, avec aussi pour objectif de moyenner le montant de leur investissement. Je ne vois aucune intention hostile. Il faut apprendre à les respecter!« Enfin, l’héritier indique « discuter régulièrement » de synergies dans le sport, « mais pour l’instant, aucun projet commun ne s’est matérialisé« .

Toutefois, lorsque le Qatar est monté à 12,8%, il avait indiqué à l’AMF « envisager de proposer sa nomination au conseil de surveillance de Lagardère« . Une demande à laquelle Lagardère n’a jamais accédé, leur accordant uniquement un siège au conseil de la branche sports.

BFM