Après un débat houleux à propos de la loi sur le mariage pour tous, et la baisse de sa côte de popularité, François Hollande fait un pas de coté et renonce au droit de vote des étrangers aux élections locales.
Ce projet était pourtant un point important des 60 engagements de sa campagne présidentielle. Les détails.
Un peu moins de cinq mois après son élection à la tête du Parti socialiste, voilà déjà Harlem Désir contraint de rendre des comptes à ses camarades. En cause : des critiques, de plus en plus nombreuses, venues d’élus et de responsables du PS. Signataire d’une motion qui a réuni 5% des voix au congrès de Toulouse en octobre, Gaëtan Gorce a le premier ouvert le feu, jugeant « catastrophique » et « contre-productive » l’action du Parti socialiste, dans une interview au Figaro(article payant). « Le premier secrétaire est en permanence à contretemps : il n’est pas là quand nous en aurions besoin et inversement », tacle le sénateur de la Nièvre.
Sans surprise, il a pu compter sur le soutien du député parisien Jean-Christophe Cambadélis, qui a longtemps espéré prendre la tête du PS avant de se faire voler la vedette par Harlem Désir. « Je trouve que le Parti socialiste n’est pas à la hauteur du combat », déplore-t-il sur Canal+, regrettant que Désir n’ait pas lancé une « campagne nationale d’explication » de l’action du gouvernement. « Notre parti doit être plus offensif », estime dans Le Monde (article payant) le jeune député Gwendal Rouillard, un proche du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui presse Harlem Désir de « s’affirmer ».
Le président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, s’est recueilli lundi au sanctuaire du Martyr à Alger, à la mémoire des Martyrs de la révolution. Claude Bartolone a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative des chouhada et observé une minute de silence à la mémoire des Martyrs de la guerre de Libération nationale.
Les deux personnes qui ont interpellé le président Hollande sont bien deux électeurs socialistes déçus :
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Ce n’est pas exactement le scénario qu’il espérait. François Hollande, en déplacement deux jours à Dijon pour renouer avec le terrain, a été interpellé dès son arrivée dans le quartier populaire des Grésilles, par des personnes mécontentes de sa politique. (…)
l’arrivée sur place du président de la République, la tension monte d’un cran. Des syndicalistes de Solidaires se sont notamment réunis « pour lui rappeler qu’il est socialiste ».
Plusieurs personnes lui lancent des reproches, l’accusant de « faire la politique du patronat », et de se soucier davantage de la guerre au Mali et du mariage pour tous que des problèmes quotidiens des Français. L’un d’entre eux crie : « M. Hollande, elles sont où vos promesses ? » L’homme est immédiatement évacué, manu militari, par les services de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) ».
« Je dis et ça pourra m’être reproché, que le monde gagnerait à avoir plus de dictateurs comme Hugo Chavez, puisque tout le monde dit que c’est un dictateur »a déclaré Victorin Lurel, secrétaire d’Etat français de l’Outre-mer, qui représentait la France aux funérailles d’Hugo Chavez.
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Invités:
- Alexis Bachelay : député PS des Hauts-de-Seine
- Franck Margain : vice-président du Parti chrétien-démocrate, conseiller régional UMP
- Bernard Delemotte : rédacteur de la Lettre de la citoyenneté, membre du collectif national Droit de vote 2014
- Philippe Gibelin : président de l’association Nationalité-Citoyenneté-Identité
Des conférences, des prières, des stands commerciaux et un parfum de polémique, du fait du boycott annoncé de la mairie de Lille : 4 000 à 5 000 personnes étaient attendues au Zénith de Lille, pour les 7es Rencontres annuelles des musulmans du Nord sous l’égide de l’Union des organisations islamiques de France. (…)
Sur la scène, se succèdent des intellectuels (comme le controversé Tariq Ramadan), des enfants psalmodiant le Coran, des chanteurs et des sociologues (comme le chercheur Raphaël Liogier, venu faire un sort au « mythe de l’islamisation »).
Ou encore Ahmed Jaballah. Le président de l’UOIF, organisation réputée proche des Frères musulmans égyptiens, a livré un discours mesuré et défendu un islam du « juste milieu », pointant la responsabilité des médias et des politiques dans la perception négative de l’islam, mais appelant les musulmans à « faire des efforts » et à ne pas « multiplier les signes de différence ».
Pendant ce temps, à l’étage, les marchands du temple se disputent l’attention des badauds. Les étals débordent de Corans, de DVD ou de T-shirts pro-palestiniens tandis que pompes funèbres, agences de voyages et marques hallal tentent de capter le chaland musulman. Sur des stands, de nombreuses associations appellent aux dons afin de construire des mosquées, à Béthune, Beauvais, Bussy…
Dans les allées bondées, l’affluence ne se tarit qu’à quatre reprises. Lorsqu’à l’heure indiquée par de nombreuses horloges, les visiteurs s’interrompent dans leur déambulation pour rallier l’« Espace de prière » aménagé dans le Zénith.
——Ci dessous article du 1er mars ——————————- Demain au Zénith à Lille, se tient la septième rencontre des musulmans du Nord, organisée par la Ligue islamique du Nord. Martine Aubry, choquée par la présence d’un invité sulfureux qui milite pour le jihad en Israël, ne s’y rendra finalement pas.
Obstiné par l’impératif de rigueur, le gouvernement sacrifie les classes moyennes sur l’autel de l’austérité.
Les classes moyennes, qui ont le sentiment, à juste titre, de contribuer pour beaucoup au financement de notre système social, se voient de plus en plus exclues de la redistribution. Jusqu’où accepteront-elles de payer ?
Allocations familiales fiscalisées, gel des pensions de retraite, indemnisations chômage des hauts salaires pointées du doigt (par un récent rapport de la Cour des comptes, encore)… tout se passe comme si notre pays avait acté que nous n’avions plus les ressources pour financer notre système de politique familiale et de protection sociale universelle – chacun cotisant selon ses moyens et recevant selon ses besoins.
Sur le papier, cela pourrait apparaître comme du bon sens, mais, à terme,
2014 s’annonce donc terrible. Pire que 2013. Pour pallier la baisse de la croissance, la majorité pense n’avoir d’autres solutions que de taper les classes moyennes au portefeuille. Pour financer le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice), les taux de TVA augmenteront de 19,6 à 20 % et de 7 à 10 %, ce qui doit rapporter 6,5 milliards d’euros. […]
«On essaye d’opposer les catégories entre elles ! Taper sur les classes moyennes, c’est accélérer la récession. Ce sont elles qui consomment et tirent l’économie», s’insurge Carole Couvert (CGC).
Un ministre reconnaît d’ailleurs un déficit du gouvernement en la matière. Un déficit de com seulement : «Il faut que nous arrêtions le chœur des belles âmes, car, à articuler notre politique autour des plus démunis, on nous reproche de faire de l’assistanat. Bien sûr qu’il faut aider les plus défavorisés, mais il ne faut pas communiquer dessus !.» […]
Soit la problématique suivante : comment insuffler, dans un territoire neuf, le « Grand Paris », créé à partir de collectivités existantes – ville, communautés de communes, agglos, un embryon d’identité commune ?
Jean-Marie Le Guen, l’un des pontes du PS parisien, qui entretient le mystère autour d’une candidature à la primaire socialiste parisienne, tente d’y apporter une réponse inattendue, sur un site internet qu’il anime, dédié à la problématique du Grand Paris.
Pour, notamment, « mettre en valeur la diversité du Grand Paris », l’élu suggère ainsi … la mise en place d’un « carnaval annuel de toutes les cultures », qui serait, dans les rêves de l’actuel député du 13è arrondissement : [une] vitrine d’un Paris ville-monde qui se partage, s’échange, et s’enrichit de ses différences.
Addendum 5 mars : Le FN prend au mot le PS et le MJS :
Le PS fait preuve par cette initiative de lucidité, en reconnaissant que le Front National incarne la véritable opposition. Je dis au PS et à M.Bachelay : chiche ! Allons effectivement sur le terrain des idées, ensemble. Confrontons-les.
Je propose ainsi aux auteurs socialistes de cette initiative trois débats : sur l’Europe, sur l’immigration, et sur l’économie. Si le PS n’est pas que dans la communication et l’incantation il répondra favorablement à cette offre de débats.FN
Addendum vidéo : Petite pique du président du MJS contre Fdesouche au passage… Rappelons qu’en 2011 le MJS avait annoncé un site pour « répondre point par point à Fdesouche ». Nous attendons toujours…
Le président des Jeunes Socialistes, Thierry Marchal-Beck, a présenté ce matin la campagne «Démasquons le Front national».
Fonctionnaire, journaliste et socialiste, Sihem Souid, auteure du livre polémique Omerta dans la police, gravite dans les réseaux PS depuis son éviction du ministère de l’intérieur sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Proche d’Arnaud Montebourg et de Yamina Benguigui, elle vient de rejoindre Christiane Taubira au ministère de la justice. Focus sur les réseaux d’une accro à Twitter.
Bien que très proche de la mouvance musulmane conservatrice et autres associations communautaristes, elle rejoint aujourd’hui la très progressiste ministre de la Justice Christiane Taubira. Drôle de parcours…