Un village provençal supprime les bancs publics car « toujours occupés par les Arabes »

C’est un village de Provence où il fait bon vivre.

[...] On se renseigne à la mairie : « Mais où sont passés les bancs publics ? » « Il n’est pas prévu de les remettre », répond d’un ton neutre l’employé de service. L’explication a le mérite de la sobriété mais cela semble tout de même un peu bizarre de faire des économies budgétaires sur les bancs publics. Un détour par le café de la place fera peut-être avancer l’enquête. Bonne pioche ! En quelques échanges, le mystère des bancs publics se dissipe. « Avant les travaux, les bancs étaient toujours occupés par les Arabes ; ça gênait les riverains. Alors la mairie a décidé de supprimer les bancs. Ca règle le problème. »

Voilà un propos qui offre deux avantages : d’abord, il est plus crédible que les économies de bouts de chandelle, ensuite, il est tout à fait en phase avec les résultats du premier tour des élections législatives. Dans cette commune comme dans toutes celles alentour, le Front national a frôlé, voire dépassé, les 30 %. Cette explication présente même le grand atout d’inciter à réfléchir sérieusement à la société vers laquelle on se dirige. Si son seul moyen de régler les difficultés de cohabitation entre ses différentes composantes culturelles est de supprimer physiquement les plus modestes espaces de convivialité, elle est mal partie.

Les Echos via Al-Kanz

Noël en Provence et son « gros souper »

En Provence, Noël se caractérise par des traditions bien particulières, dont le « gros souper » et ses treize desserts, mais aussi des rituels autour d’une (vraie) bûche qui doit brûler jusqu’au jour de l’An, ainsi que la crèche et la pastorale. Très importants sont les treize desserts, dont la liste varie en fonction des disponibilités de la famille, mais qui comprennent souvent du nougat, une « pompe à l’huile » (un gâteau), des fruits secs appelés « mendiants » (leur robe brune rappelant la bure des moines mendiants d’autrefois) et les fruits frais disponibles, souvent des pommes.

Les festivités de Noël s’insèrent dans toute une série qui commence le 4 décembre avec la plantation du blé de la Sainte Barbe, et qui s’achèvera à la chandeleur. Les vidéos montrent la fabrication de deux des treize desserts.

Le nougat :

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Carottes, poireaux et navets s’associent au siècle des Lumières

gCarottes, poireaux et navets nous donnent l’impression d’être associés depuis toute éternité, tant nous les retrouvons à de nombreuses reprises dans différents plats comme le pot-au-feu, la poule au pot, les potées de nos différentes régions. Ce sont trois plantes européennes autochtones ou importées dès l’antiquité. En théorie, donc, nos légumes-rois de l’hiver auraient pu former équipe depuis 2000 ans? En théorie …

Mais, comme souvent en cuisine, la recette n’a pas l’âge qu’elle parait ; ici, elle est nettement est moins ancienne qu’on s’imagine. En réalité, l’association de ces trois légumes s’est stabilisée au cours du siècle des Lumières. Nous le démontrerons au moyen de deux textes. Nous verrons d’abord qu’à la fin du XVII ème siècle, chez La Varenne, cette association essaie de naître mais n’y parvient pas vraiment. Cependant, cent ans après, la naissance a eu lieu et le bébé est en pleine forme. En effet, à l’époque de la Révolution, l’écrivain Goethe (1749-1832) nous dit grand bien d’un pot-au-feu qu’on lui a servi en Lorraine, peut-être à Bras sur Meuse, et dont la recette est celle d’aujourd’hui. On peut donc conclure, du rapprochement de ces deux textes,  que le pot-au-feu (ainsi que ses variantes : potées et poule au pot dans leur forme actuelle) s’est stabilisé et enraciné au cours du XVIII ème siècle.

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La France aux mille villages : les Alpes-Maritimes

Si tout est l’histoire, « La France aux mille villages », en fait indéniablement partie, riche et savoureuse… Vous découvrirez ce qui fait l’essence d’un pays, ses racines, son passé, la France en plein cœur. Ses accents et ses couleurs, la France vue de ses provinces, remplies de traditions ancestrales…
Tandis qu’il vous permettront de découvrir les plus beaux villages, ces programmes vous feront rencontrer leurs habitants, les artisanats locaux, les petits commerces, vivre les fêtes traditionnelles, les histoires et légendes d’une France charmante et authentique, berceau d’une des plus brillantes et des plus anciennes civilisations du monde.

Fdesouche.com en diffusera 3 par semaine.

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Histoire : Djihad et reconquista de la France méridionale

Lu sur Polémia :

Pour éviter toute repentance inutile et afin de faire face aux multiples problèmes que soulève l’immigration, il convient de revenir à la mémoire de nos premiers contacts avec l’islam qui se déroulèrent précisément dans le Midi.

http://www.dailymotion.com/video/x5ya60

715 : Après avoir opéré la conquête de l’Espagne, à l’exception des monts Cantabriques d’où partira la Reconquista, les Arabo-Berbères franchissent les Pyrénées orientales et prennent en 719 Narbonne dont ils feront leur place-forte pour une quarantaine d’années. Leur offensive contre Toulouse échoue en 721, ce qui ne les empêche pas de prendre Carcassonne.

En 732 une deuxième invasion par l’ouest des Pyrénées aboutit à la prise de Bordeaux, puis monte vers le nord, appâtée par les trésors de l’abbaye de St-Martin. Vaincus par Charles Martel à Moussais-la-Bataille à 20 km de Poitiers, les Sarrasins battent en retraite, sans pour autant évacuer totalement le Périgord et le Quercy qu’ils continuent à ravager. Il faudra attendre 808 pour que Charlemagne, vainqueur à la bataille de Taillebourg, purge la Charente, la Saintonge et le Poitou de leurs envahisseurs. Le portail roman de la cathédrale d’Angoulême fixe dans la pierre le souvenir des combats libérateurs de la chevalerie franque. En 737 la campagne de Charles Martel, descendu vers la Septimanie par la vallée du Rhône, aboutit à la reprise de Maguelonne, Agde et Béziers mais échoue devant Narbonne qui ne sera reprise, ainsi que Carcassonne, qu’en 759 par Pépin le Bref.

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Ah! quand reviendra-t-il le temps, bergère?

http://www.dailymotion.com/video/x39skt

Au XVII° siècle, en Avignon, Nicolas Saboly composait des Noëls provençaux souvent à partir de mélodies populaires. Il a vraisemblablement repris et adapté ici une de ces tendres « brunettes » alors en vogue.
Deux siècles plus tard, Emile Blémont a donné des paroles en français à ce « Quourou tournara lou tèms, brigado? »