Quand le Qatar se mêle du programme des lycées français

Le Qatar, pourtant pas francophone pour un sou, est entré il y a 15 jours dans l’Organisation internationale de la Francophonie comme membre associé. (…)

Sa passion pour la langue de Molière a poussé l’émirat wahhabite à s’intéresser de très près au programme du lycée Voltaire de Doha, géré par la Mission :

il a notamment interdit un livre d’histoire religieuse qui parlait de la chrétienté au Moyen Age et remplacé un manuel d’enseignement de l’arabe par un ouvrage mêlant apprentissage de la langue et de la religion. Pour s’être plainte de cette censure auprès des autorités françaises, la Mission va être contrainte de plier bagage fin décembre.

Le Qatar ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il veut « financer des établissements du type du lycée Voltaire dans le Golfe et en Afrique » avec l’ambition de « devenir le pôle de la francophonie régionale » en concurrence avec la France, alerte un connaisseur du dossier.

Avant d’accuser : « Notre diplomatie, qui devrait s’interroger sur cette stratégie d’influence, est prise de court car elle n’a qu’une vision à court terme. »

(…) Le Nouvel Obs
(Merci à Pat Riot)

Education nationale : « On ne peut plus faire de l’Histoire « française »»

Nos enfants apprennent-ils quelque chose en cours d’histoire ? (JT 20H et 13H TF1 du 24/10/2012)

« On étudie différentes civilisations qui correspondent aujourd’hui à leurs origines, au multiculturalisme que l’on trouve dans la société française ; ça correspond aussi à une partie de leur histoire qui est nécessaire aujourd’hui, on ne peut plus faire de l’Histoire « française » entre guillemets. » Professeur d’Histoire-Géographie

L’enseignement de l’islam rentre dans les écoles allemandes (audio)

Désormais, les enfants musulmans de Rhénanie-du-Nord-Westphalie étudieront l’islam à l’école.

L’enseignement religieux fait partie du programme scolaire, dans toutes les écoles publiques d’Allemagne. Mais jusqu’à présent, les élèves musulmans faisaient exception faute d’interlocuteur unique côté musulman. En décembre dernier, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, à l’ouest du pays, adoptait une loi qui restera dans l’histoire. D’ici 2017, tous les élèves musulmans du land recevront un enseignement religieux à l’école. Rencontre avec une école pionnière, à Bonn.
(…) RFI

(Merci à Shaka)

OK DIFF 10/9 REP INTER Islam à l’école en Allemagne

(02:31)

Le rappeur islamique Medine dans les manuels scolaires

Le rap a désormais sa place dans les manuels scolaires grâce à Médine.

Medine a publié hier une photo sur sa page Facebook révélant qu’il était présent dans la nouvelle édition des manuels scolaires de la collection Nathan pour les élèves de terminales.

C’est dans la partie sur la guerre d’Algérie qu’apparait le rappeur du Havre avec son morceau 17 octobre qui traite du massacre du 17 octobre 1961, ce titre est extrait de l’album Table d’écoute sorti en 2006. Medine a également déclaré « Je m’inspire des livres pour écrire… désormais c’est l’inverse, ce sont les livres qui s’inspirent de nous… content de faire du rap qualifié de « trop scolaire » ! ».

Les paroles complètes du morceau sont à retrouver sur le site ici : http://www.booska-p.com/re/8d31bam72j. Médine revient sur ce thème dans Alger pleur, son dernier morceau où il parle de la dualité d’avoir à la fois la nationalité française et algérienne.

Booska-P

(Merci à Jojo le barjo)

Belgique : Jean-Charles Luperto veut introduire la diversité sexuelle dans les programmes scolaires

Le président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Charles Luperto a plaidé mercredi, à la veille de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, pour l’introduction du thème de la diversité sexuelle et affective dans les programmes scolaires,

entre autres thèmes de respect, tolérance et diversité. (…)

RTL.be

Programme scolaire : Mais où est donc passée la France ?

Or, à lire les nouveaux programmes de géographie de 1re, on reste pantois devant l’élision du niveau national : l’entité « France », celle de la République française, a purement et simplement disparu au profit de deux autres niveaux : le niveau européen, d’un côté, et celui des territoires qui composent la France, de l’autre, la part belle étant faite aux « territoires de proximité ». Il est permis de penser que la France ne se résume pas uniquement à l’addition ou à la juxtaposition des territoires qui la composent et que si, effectivement, on peut observer un recul du niveau national – l’Etat lui-même ayant transféré plusieurs de ses compétences ou prérogatives à des niveaux inférieurs ou à celui de l’Union européenne -, ce niveau existe toujours et constitue une partie importante du ciment qui lie une société. Le constat mérite d’être fait sans qu’on passe automatiquement pour un souverainiste.

Le Monde

(Merci à Willy Desouche)

Bernard Lugan : « L’histoire de l’Afrique doit-elle être enseignée dans le secondaire aux dépens des fondamentaux de l’histoire de France ? « 

Par Bernard Lugan

L’histoire des mondes non européens a toujours figuré dans les programmes scolaires, cependant, elle n’était pas enseignée aux dépens de l’histoire de France. De plus, cette nécessaire ouverture ne se faisait qu’à partir du moment où les fondamentaux de notre histoire étaient acquis par les élèves. Aujourd’hui, il en va tout autrement avec la réforme Darcos qui prépare le délitement de l’imaginaire historique national, ce précieux socle auquel les Français sont encore arrimés.

Les ravages commencent désormais dès la classe de 5° qui a subi des amputations insensées et même proprement « ubuesques » de son programme d’histoire. Or, ces amputations ont été rendues nécessaires afin de dégager autant de plages horaires destinées à l’étude des civilisations non européennes, qu’elles soient africaines, asiatiques ou autres. Pour ce qui concerne l’Afrique, seront ainsi étudiés plusieurs royaumes avec un point central, celui du Mali. Pour leur « faire de la place », Louis XIV a donc été relégué en toute fin de programme et il ne sera donc « survolé » que si le Monomotapa (!!!) a été vu. De même que les crédits de l’armée constituent la variable d’ajustement des déficits de l’Etat, l’histoire de France devient quant à elle la variable d’ajustement des apprentis sorciers du ministère de l’Education nationale.

Bernard Lugan

(Merci à Zou)

« Oublier Clovis, et alors ? »

En cette rentrée scolaire, Clovis, François 1er et Louis XIV ont été boutés hors des manuels scolaires des collégiens français. Une journaliste suisse s’étonne de l’indignation suscitée dans l’Hexagone par cette mesure. Clovis, elle ne connaissait pas… et ne s’en portait pas si mal.

Courrierinternational.com

(Merci à Arminius)

L’intégrisme et le terrorisme islamiques seront étudiés en Terminale

Jusqu’ici, le programme d’histoire de seconde comportait un chapitre sur « La Méditerranée au XIIè siècle: carrefour de trois civilisations ». On y étudiait notamment la civilisation musulmane, ses savants, son art et son influence sur l’Occident.

« Dans les établissements de banlieue, explique une enseignante, c’était très apprécié des élèves musulmans. Pour une fois, on parlait de cette culture sous un jour positif. Pour les autres, c’était à mon avis encore plus important : loin des clichés, cela leur permettait de mieux connaître cette religion et la culture arabo-musulmane ».

Dans le nouveau programme, ce chapitre est supprimé. A la place, on étudie l’Occident chrétien médiéval avec, en illustration, la vie d’un moine ou d’une moniale. (…)

De fait, l’islam est repoussé en terminale, L et ES (les S n’ont plus d’histoire). Au programme: le monde depuis 1945. L’islam y est évoqué au travers du conflit israélo-palestinien, puis de l’islamisme dans le cadre du chapitre sur les relations internationales depuis 1991.

« L’islam apparaîtra à travers l’islamisme et le terrorisme, ce qui risque de renforcer les peurs vis à vis des musulmans, poursuit cette enseignante. Est-ce un reflet de l’idéologie du moment ? Je trouve très dangereux d’enseigner une identité nationale et européenne ainsi refermée sur elle-même. Car on n’aborde pas non plus l’esclavagisme ni les colonies d’outre-mer ». (…)

Source : Libération