Au collège : « Les Français ont perdu, tant mieux, bien fait pour eux »

[Extraits]

Journal d’un prof débutant. Sophie donne un cours sur le rôle de la justice (…) « On n’a pas le droit d’entrer chez les gens… »

- « C’est pas vrai, madame ! Les flics, ils le font tout le temps ! » ont immédiatement réagi les collégiens. « D’ailleurs, il y a deux jours, à la maison… », raconte Ayoub.

« J’ai pris conscience que les descentes de police à 6 heures du matin sont des événements familiers pour certains élèves. »

(…) La jeune prof s’attaque à la correction des copies d’un contrôle sur l’Algérie. La copie de Fatiha est ornée de nombreux drapeaux algériens et marocains, et dans les marges de sa copie, l’élève est même allée jusqu’à inscrire « Vive l’Algérie ! » et « Vive le Maroc ! ».

La conclusion du devoir ne laisse guère place à l’ambiguïté : « Les Français ont perdu, tant mieux, bien fait pour eux », a écrit la jeune fille. L’adolescente n’est pas la seule à avoir ce genre de réflexions.

Il y a quelques jours, le cours sur les harkis s’est terminé de manière très animée : les élèves ne pouvaient s’empêcher de penser que leur sort était bien mérité. Certains ont même lancé : « Bien fait pour leur gueule qu’ils aient été massacrés ! »

Le Point.fr

Un prof de math licencié à Marseille car « trop barbu », refusait de serrer les mains (vidéo)

Une fois de plus on peut constater que les ramifications de l’islamophobie sont multiples, et qu’il ne nous est pas permis d’être spectateur. Martin Luther King s’est dressé face aux USA contre l’acharnement des noires, Il est temps que tout individu épris de justice se dresse contre ces injustices en France et ailleurs. Le prophète Mohamed (Paix et bénédiction sur lui) a dit :  » Quiconque voit une injustice qu’il la combat par sa main, s’il ne peut pas avec sa langue, et s’il ne peut pas avec son cœur, et c’est là, le plus bas degrés de la foi.

 

 

Islamisation.fr

Éducation nationale : les profs broient du noir

Une écrasante majorité des professeurs déplore la dégradation de l’exercice de leur métier. Et jugent sévèrement leurs ministres, incapables de réformer.

Les professeurs du secondaire ne vont pas bien, ce n’est pas un scoop. Mais l’étendue du malaise, mesuré vendredi par un sondage CSA commandé par le SNES, leur syndicat majoritaire, laisse pantois.

À la question « Avez-vous le sentiment ces dernières années que l’exercice de votre métier s’est amélioré ? » 4 % des enseignants répondent « oui, plutôt ». Quant à ceux qui trouveraient que cette situation s’est « beaucoup améliorée », ils sont purement et simplement introuvables : 0 %, donc !

On a beau savoir que l’école va mal, et que le malaise se concentre et s’exprime dans les collèges et les lycées, c’est tout de même une véritable claque ! Presque la moitié des enseignants estiment donc que leur métier s’est « plutôt dégradé », et un quart « beaucoup dégradé ».

Sur le sujet, tout le monde a un avis : 1 % seulement des professeurs interrogés ne se prononce pas. Ce n’est plus un sondage, c’est un cri !

(…) Le point

Education: 4/20 suffit pour être admissible au concours de professeur des écoles

Ils ont parfois la dent dure lorsqu’ils notent les copies mais leurs propres examinateurs sont plutôt coulants.

Selon lexpress.fr, les académies ont baissé leur niveau d’exigence en matière de recrutement des professeurs, notamment les instituteurs, aujourd’hui appelés professeurs des écoles.

« Les académies ont été contraintes de baisser de deux à trois points la barre d’admissibilité aux concours, notamment pour le premier degré.

Pour les concours de professeurs des écoles (PE), pour la session extraordinaire de 2014, la barre d’admissibilité est ainsi, selon nos informations, fixée à 4/20 à Créteil, 5/20 à Paris, 4,5/20 à Versailles, et 7/20 à Strasbourg », révèle le site de l’hebdomadaire.

(…) 20 minutes

Merci à Jaime Horta

L’étudiant fait des cookies au cannabis : son prof se prend pour un oiseau

Un jeune, de passage à Arras pour un concours, a eu la fausse bonne idée de faire goûter à d’autres étudiants et à un professeur des cookies maison au cannabis. Résutalt : six hospitalisations, dont le professeur qui s’est soudain pris pour un oiseau.

(…) TF1.fr

Loys Bonod, prof de français : «Notre propre langue devient étrangère à nos élèves»

Tout est fait dans un établissement scolaire pour éviter qu’un élève ne soit sanctionné. La fraude elle-même est tolérée… J’ai le net sentiment que les chefs d’établissement ont désormais pour vocation d’éviter de faire des vagues.

Je suis professeur certifié de lettres classiques. J’enseigne depuis quatorze ans, les huit premières années dans plusieurs collèges de ZEP, des Mureaux à Sarcelles, et depuis trois ans au lycée Chaptal à Paris. Je suis également blogueur et passablement technophile.

Sur votre blog, vous écrivez que l’enseignement du français a subi de graves atteintes dans le primaire et dans le collège, notamment depuis les réformes des années 90…

Ces réformes ont été pensées pour adapter l’école à une autre réforme des années 70, le collège unique, et à la massification qui s’en est suivie. […] Concernant plus particulièrement le français, on peut parler de casse, voire de catastrophe, même pour l’orthographe la plus élémentaire en fin de scolarité obligatoire. […]

Un élève de troisième a maintenant le niveau d’un élève de CM2 des années 70 ou 80 ! Les dictées du brevet correspondent à un niveau de primaire.

Lorsque j’étais en primaire, j’ai le souvenir précis que je faisais chaque soir mes trois ou quatre exercices de Bled. Aujourd’hui bien souvent, les élèves étudient vaguement un texte, apprennent un peu de poésie, savent compter en anglais. Certains réformistes militent pour la suppression totale des devoirs à la maison. […] Evidemment, face à la baisse inexorable du niveau, il a fallu diminuer considérablement les exigences (sujets simplifiés, consignes de notation complaisantes…).

Résultats : on est obligé aujourd’hui de fournir des formations de français à des étudiants ou des salariés qui savent à peine lire ou écrire, et on exige de candidats à un poste une certification Voltaire en orthographe. […]

Rue 89 (Merci à Joyeux luron)

Reims : Une jeune prof démissionnaire témoigne

Après deux ans de souffrance, Claire Dubos a rendu son tablier à l’Éducation nationale. Elle dénonce des conditions de travail abominables.

 

J’avais 31 élèves dont beaucoup ne parlaient pas un mot de français. J’avais des cas d’autisme très lourds. Des parents me surveillaient depuis le balcon et me criaient qu’ils allaient me tuer. (…) »

L’Union

(Merci à Walder)

Salon-de-Provence : Une professeur de collège agressée par un parent d’élève » ma mère va vous casser la gueule « 

À d’Arbaud, la mère n’a pas accepté l’exclusion de sa fille des cours.La journée d’hier ne devait en rien être particulière au collège Joseph-d’Arbaud. Seuls les cinquièmes étaient « dispensés » de cours le matin: ils disputaient un tournoi de football dans le Cosec de Lurian. C’est à l’heure de la récréation du matin, vers 10h, que tout a basculé.

La mère d’une élève s’est présentée à l’entrée. Elle aurait demandé à discuter avec la professeur d’histoire-géographie de sa fille, qui avait exclu l’élève la veille.

La jeune fille se conduisait mal, elle mâchait un chewing-gum, portait une tenue jugée indécente et avait un comportement inapproprié[...]

Quand l’enseignante est arrivée, le dialogue n’aurait même pas été entamé : elle aurait été frappée à plusieurs reprises par le parent. L’agression a eu lieu dans le couloir, devant témoin. Les professeurs, choqués, ont exercé leur droit de retrait. [...]

Apparemment, l’élève avait déjà été exclue à cause de son comportement. Lorsqu’elle est sortie de cours jeudi, elle aurait même menacé son professeur, l’avertissant:

Vous verrez demain, ma mère va vous casser la gueule [...]

C’est complètement inadmissible et intolérable, déclarait indigné le maire, qui affirme son soutien au corps enseignant. « C’est scandaleux. Le monde de l’école doit être protégé y compris des élèves et des parents.[...]

La Provence

Tarn-et-Garonne : un professeur frappé par un élève

Valence-d’Agen . C’est un fait d’une rare violence qui s’est produit jeudi dernier au collège Jean-Rostand et qui avait été, jusqu’à hier, gardé secret au niveau de l’établissement.Un élève âgé de 16 ans a frappé un enseignant. Présentant un cocard assez impressionnant à un œil,ce dernier a dû être examiné par un médecin.(….)

Convoqué devant le juge des enfants le 3 mars (…) et a été remis en liberté (….) . Il a été entendu dans la journée de lundi par les militaires et, à l’issue de son audition, a été remis en liberté.(…)L’adolescent avait déjà été exclu d’un établissement.(….).Il aurait aussi déjà eu maille à partir avec les forces de l’ordre, en particulier sur des affaires de cambriolages .(….).

La Dépêche

(merci à Latine )

Mon prof de français s’appelle Booba

Insupportable incarnation d’un gangsta rap à la française, vantard et violent pour certains, génie littéraire pour d’autres, comme pour l’écrivain Thomas Ravier qui lui a consacré un article dans la prestigieuse Nouvelle revue française en 2003. Pour Ravier, Booba n’est rien de moins que le nouveau Céline.

Figures de style, de construction, jeux sonores… Booba boxe dans toutes les catégories de la langue française. Au point que pour illustrer leurs cours, les profs de français au lycée pourraient tout aussi bien utiliser B2O que Baudelaire. Après tout, voilà qui parlerait peut-être plus aux élèves et qui valoriserait davantage la matière en montrant que la langue française est bien vivante.

Slate

(Merci à Latine)