Exposition Bardot : Dérives autour des produits dérivés

Alors que l’exposition tropézienne est censée réapparaître à Bruxelles ce printemps, le conflit qui oppose le clan Bardot au producteur de « BB les années insouciances » n’est pas, lui, sans soucis. Nerf de la guerre qui oppose les deux parties : l’exploitation des produits dérivés siglés BB.

« Nous nous félicitons de la décision du président du tribunal de grande instance de Paris faisant suite à l’assignation en référé délivrée par Brigitte Bardot et Mary de Vivo. Elle reconnaît l’existence d’un accord de Brigitte Bardot sur les produits dérivés pour lesquels elle a signé un bon à tirer », entonne-t-on dans le camp d’Akouna Production.

« Pour l’exposition de Saint-Tropez, l’autorisation était liée à un avenant qu’Akouna n’a jamais signé », se défend le mari de Brigitte, Bernard d’Ormale.

« Le Tribunal rejette la totalité des demandes de Mmes Brigitte Bardot et Mary de Vivo à l’exception de la commercialisation de quatre références produits dérivés portant uniquement les initiales BB, représentant une valeur de 5 % de ceux proposés par Akouna. Par ailleurs les demandes d’indemnités ont également été rejetées », renchérit-on du côté du producteur parisien qui certifie que son « droit de gérer et d’exploiter l’exposition n’a jamais été menacé »

Il veut continuer à proposer une exposition Bardot en la traînant devant les tribunaux, c’est tout de même cocasse !

conclut Bernard d’Ormale qui, lui non plus, ne compte pas en rester là. [...]

Var Matin

États-Unis : Réunions secrètes pour assurer la suprématie des banques

Les grandes banques qui dominent le marché très opaque et lucratif des produits dérivés tiennent des réunions secrètes une fois par mois pour maintenir leur suprématie, affirme dimanche le New York Times.

Ces hommes partagent un objectif: protéger les intérêts des grandes banques dans le marché des dérivés, l’un des domaines les plus lucratifs et controversés de la finance. Ils viennent notamment de JPMorgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley et partagent aussi un secret: les détails de leurs réunions, et même leurs identités, qui sont totalement confidentielles.

Ces banquiers forment une commission puissante qui permet de superviser les dérivés, des instruments qui, notamment dans les secteurs de l’assurance ou du pétrole, aident à se prémunir de risques, explique le quotidien. En théorie, ce groupe existe pour préserver l’intégrité de ce marché de milliers de milliards de dollars, mais en pratique il défend également la domination des grandes banques. »

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Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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George Soros ou l’hypocrisie érigée en système

L’implication de George Soros dans la spéculation contre l’euro rappelle de nombreux souvenirs. Cela n’empêche pas le financier de se poser en humaniste et en donneur de leçons contre la toute puissance des marchés !

Rien de tel qu’une bonne crise pour vous ragaillardir un homme. L’euro est attaqué et le vétéran des hedge funds (fonds spéculatifs), le spéculateur et dans le même temps humaniste, philanthrope et donneur de leçons George Soros, est de retour sur le devant de la scène. Selon le Wall Street Journal, il aurait dîné le 8 février avec d’autres dirigeants renommés de hedge funds dans un restaurant de New York. Plat du jour : une baisse de l’euro, avec un objectif de retour à la parité avec le dollar. Très en verve, les financiers auraient non seulement fixé leur objectif, mais précisé les moyens mis en œuvre, avec un effet de levier de 20. Autrement dit, en utilisant toutes les techniques habituelles des hedge funds (recours aux produits dérivés et fort endettement), une mise de 1 million de dollars peut mettre en jeu l’équivalent de 20 millions ; une hausse du dollar de 10 % rapporte alors 2 millions, soit un gain de 100% ! Et la hausse envisagée est supérieure à 30%. Il y aurait effectivement beaucoup d’argent à gagner !

Ces petites facéties étaient-elles destinées à être révélées au grand public ? Ce n’est pas sûr. Il est évident qu’en temps de crise les investisseurs sont nombreux à agir de la même façon : c’est la technique de la meute harcelant une proie. Mais avoir un comportement identique parce qu’on a analysé la situation de la même façon, ce n’est pas exactement la même chose que d’agir de concert.

Ce qui est gênant dans l’affaire, c’est l’aspect collectif de cette publicité. Sinon, George Soros n’a jamais répugné à faire connaître les spéculations dans lesquelles il était engagé… pour son plus grand bénéfice et avec l’aide généreuse des médias.

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La vérité sur la Bourse

Personne ne comprend pourquoi la Bourse, alors que tous les indicateurs sont dans le rouge (dont le plus important est le chômage) continue de progresser, ce que les médias nomment « la reprise ». La Banque mondiale avait d’ailleurs estimé la baisse du PIB mondial à 3% pour 2009.

Or Le Dow Jones est passé de 8577 points le 15 octobre à 10 000 points le 14 octobre 2009 soit plus de 16% en pleine crise. Nous avons donc -3% pour l’économie réelle et + 16% pour la Bourse, bizarre, non ? Une petite explication s’impose donc.

I. Les rats quittent le navire

Les Insiders, c’est-à-dire les responsables des entreprises US, quittent le navire. Ils vendent à tour de bras leurs actions ! Suite et commentaires sur Fortune