Tunisie : Une journaliste franco-tunisienne devant la justice lundi. Elle s’enfuit de «son pays» (MàJ)

Addendum18.06.2013 : La journaliste franco-tunisienne Hind Meddeb s’est réfugiée à Paris (elle est née à Chatenay Malabry ).

«Hier, j’ai quitté mon pays, car je n’ai plus confiance dans la Tunisie d’aujourd’hui»

afrik.com

Vous êtes à la fois française et tunisienne, quel est votre rapport à ces deux pays ?

Ma mère est maroco-algérienne, mon père tunisien (l’écrivain Abdelwahab Meddeb), je suis née en France et j’y ai toujours vécu, j’y ai fait mes études de journalisme à Sciences Po, et de philosophie. J’ai un seul passeport, français, même si j’ai de facto la nationalité tunisienne par mon père. Je parle l’arabe dialectique tunisien et marocain de mes parents, et j’ai commencé à travailler en Tunisie au moment de la Révolution : avant, on ne pouvait rien faire !

Télérama

Une journaliste à France Info, franco-tunisienne, Hind Meddeb, est convoquée lundi par la justice tunisienne. Elle appartient au comité de soutien au rappeur Weld El 15, un musicien condamné le 13 juin à deux ans de prison pour insultes. L’annonce de sa condamnation avait entraîné des heurts devant le tribunal où il était jugé. Elle est la fille de l’écrivain tunisien Abdelwahab Meddeb.

Hind Meddeb avait écrit une tribune dans Libération (12 juin 2013)

Je ne défends pas un rappeur qui insulte la police,je défends mon pays qui a le droit de disposer d’une police respectueuse de ses citoyens.

La journaliste ne sait toujours pas à quoi s’attendre lundi. En effet, les chefs d’inculpation retenus contre elle sont inconnus, puisqu’elle n’a pas pu prendre connaissance du contenu du procès verbal de la police. […]

20 minutes

Le procès de Bruel renvoyé à décembre

Le chanteur et acteur Patrick Bruel sera jugé le 13 décembre devant le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour « outrage » et « violence » sur deux fonctionnaires de police. [...]

Le faits se sont déroulés le 24 mars à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), sur l’avenue Charles-de-Gaulle qui relie le quartier d’affaires de La Défense à la porte Maillot à Paris.

Hebergeur d'image

Selon des sources proches du dossier, Patrick Bruel, qui était au volant de son véhicule, se serait « énervé » parce qu’il était bloqué par un barrage de police qui sécurisait une manifestation contre le mariage gay.

Le Figaro

Procès et jugement de l’attaque du RER D à Grigny : sursis et «avertissements solennels» (màj)

MàJ: Le jugement

Le tribunal pour enfants d’Evry a prononcé des peines allant jusqu’à 10 mois de prison avec sursis contre les adolescents qui avaient participé à une série d’attaques du RER D en gare de Grigny.
Cinq jeunes ont été condamnés à des peines de prison avec sursis, les autres ont reçu de la part du tribunal des avertissements solennels, une mesure de protection judiciaire ou 70 heures de travaux d’intérêt général.

Source Lefigaro.fr

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Carlton : le parquet requiert un non-lieu total pour DSK

Hebergeur d'image

Le parquet de Lille requiert un non-lieu total pour DSK dans l’affaire du Carlton. Il a transmis ce matin son réquisitoire aux juges d’instruction de l’affaire, a-t-il indiqué au Figaro. [...]

Il exonère DSK de toute responsabilité pénale dans cette affaire où treize autres personnes sont mises en examen.

Le Figaro

Yannick Noah attaque Marine Le Pen pour propos diffamatoires

Les avocats de Yannick Noah et de Marine Le Pen ont croisé le fer mardi après-midi devant la cour de la 17ème chambre correctionnelle du palais de justice de Paris.

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L’accusée n’est pas là, le plaignant non plus. Après une joute médiatique livrée par télévisions interposées, ce sont les avocats de Yannick Noah et de Marine Le Pen qui ont croisé le fer mardi après-midi devant la cour de la 17ème chambre correctionnelle du palais de justice de Paris.

Depuis le 9 mars 2012, le chanteur accuse la présidente du Front National d’avoir «gravement porté atteinte à son honneur, sa réputation et son image» en tenant publiquement des propos diffamatoires dans une émission de Canal Plus, notamment en le qualifiant d’«exilé fiscal» ayant «planqué son argent à l’étranger». «Au lieu de payer ses impôts en France, ce Monsieur se permet de donner des leçons de morale, des leçons de charité et de partage alors que lui, il ne partage rien, que son argent est planqué et qu’il n’en fait pas profiter les malheureux Français, je trouve ça lamentable», avait alors dit Marine Le Pen. [...]

«Marine Le Pen est une chatte qui s’aiguise les griffes avec gourmandise et qui a la diffamation dans les gènes, soutient pour sa part Me Bourdon. Mon client accepte le débat d’idée mais pas d’être sali en étant jeté dans le sac à linge des grands fraudeurs du fisc». Au titre des dommages et intérêts, l’accusation demande 50.000 euros à la présidente du Front national et 5000 euros à titre d’indemnité.

Le Figaro

Suisse : Procès de six Roms agresseurs de personnes âgées. 3 à 7 ans de prison (MàJ)

Six Roms, agresseurs de personnes âgées, expliquent leurs actes devant le Tribunal criminel de Genève. La procureure compte réclamer des peines de plus de 10 ans de prison.

Addendum 11/05 : Le Tribunal criminel de Genève a condamné vendredi six ressortissants roumains à des peines de prison allant de 3 ans avec sursis partiel à sept ans ferme pour brigandage aggravé. Ces hommes ont participé à des degrés divers à des vols violents chez des personnes âgées.

Ils sont certes issus d’une minorité ethnique avec des perspectives professionnelles et économiques moindres, mais chacun était en mesure de travailler honnêtement dans son pays, a déclaré le président du Tribunal criminel. «Ils auraient pu ne pas tomber dans la violence, ils avaient le choix», a-t-il souligné.

20min.ch

Qui sont-ils ces accusés? Des hommes de 22 à 39 ans, tous nés en Roumanie, originaires pour la plupart du même village. Ils se connaissent bien. Certains sont de la même famille. Des Roms, dont certains se sont longtemps contentés de mendier ou de voler dans les rues de Genève. La plupart ont des antécédents. Mais seul l’un d’entre eux aurait commis des vols avec violence et aurait fait de nombreuses années de prison en Roumanie.

«C’est grâce au produit des vols en Suisse que vous pouviez repartir en Roumanie ? » demande le juge Fabrice Roch à l’un des six prévenus qui comparaissent depuis ce lundi devant le Tribunal criminel pour vol en bande et brigandages aggravés au préjudice de personnes âgées. L’accusé répond que oui. C’est bien ainsi que les choses se passaient. Et lorsqu’il avait dépensé tout l’argent dans son pays, il revenait à Genève pour voler à nouveau. […]

Les autres accusés disent plus ou moins la même chose et se rejettent la faute: «Je ne savais pas que mes camarades allaient frapper. Pour moi, il fallait juste tenir ces personnes. Quand j’ai vu l’une d’elles par terre, j’ai eu peur. Je suis parti et j’ai dit aux autres de faire de même.» Un prévenu fait part de ses réticences avant de s’en prendre à Madeleine, 86 ans, «car elle lisait la bible». Il voulait attendre qu’elle aille se coucher et qu’elle s’endorme. Il ajoute: «J’ai le respect des personnes âgées. » Pourtant, malgré ce respect, Madeleine a été malmenée sans pitié comme les autres victimes de ces cinq brigandages commis entre août et octobre 2011.

Certains prévenus admettent qu’il y avait un chef de bande et des repérages avant de passer à l’attaque de villas isolées ou d’appartements se trouvant au rez-de-chaussée. «Vous receviez des SMS de vos amis qui vous signalaient les maisons intéressantes? C’est vous qui choisissiez les villas ? » demande le juge à l’un de ces hommes. Ce dernier nie catégoriquement. Il n’y avait ni chef, ni rôles précis pour les membres de la bande. Pas d’organisation et pas de scénario. «Les personnes âgées c’était un choix ou une coïncidence ? » insiste le magistrat: «Une coïncidence», affirme le prévenu. Le juge lui fait tout de même remarquer que ce n’est pas ce qu’il a déclaré au cours de la procédure. […]

TDG

Le racisme « anti-blanc » devant la justice (MàJ)

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25/04/13

Un homme est jugé vendredi à Paris pour une agression accompagnée d’insultes racistes en 2010.

LE CONTEXTE. C’est un procès inhabituel, dérangeant pour certains, qui se tient vendredi devant la treizième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Celui d’une agression raciste commise en septembre 2010 qui, ne vise pas, comme souvent, une personne issue d’une minorité, mais un homme insulté de « sale blanc ». La justice a décidé de poursuivre le seul agresseur identifié avec la circonstance aggravante d’insultes racistes. L’audience, qui devait avoir lieu en octobre dernier, avait été renvoyée car le contexte était trop tendu, un mois après la polémique lancée par l’affaire des « pains au chocolats » de Jean François Copé.

Une cigarette refusée. Les faits se sont déroulés dans le métro parisien, tôt le matin, à la station gare du Nord. Un homme refuse de donner une cigarette que lui demandent deux jeunes. La situation dégénère et les agresseurs commencent par insulter le récalcitrant de « sale blanc, sale Français », avant de le frapper à coups de tessons de bouteille. La victime est sérieusement blessée au cours de cette scène de violence qui pourrait sembler banale. Mais pour la justice, il s’agit bien là d’une agression raciste.

La LICRA soutient la victime.

Le concept de racisme « anti-blanc » fait polémique. Mais, pour la première fois dans ce type d’affaire, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) a décidé de se positionner aux côtés de la victime. « Sale blanc, sale Français, c’est quelque chose qui n’est pas acceptable dans la société française », explique au micro d’Europe 1 le président de la LICRA, Alain Jacubowicz.  » Je crois qu’il est naturel qu’une association antiraciste soit aux côtés des victimes d’actes de racisme », poursuit-il.

L’avocat souligne cependant que « fort heureusement », « lorsque l’on est blanc et français, on n’est pas discriminé en France ».

« Pour autant on ne peut pas ignorer ces faits qui, malheureusement, sont de plus en nombreux », précise-t-il enfin.

(…) Europe1.Fr


La policière et le dealer (vidéo)

66 minutes – M6 – 21/04/13

Rachida est accusée d’avoir abusé de sa position de policière pour aider son compagnon déjà condamné pour trafic de drogue. On lui reproche également d’avoir profité de cet argent de provenance douteuse. Elle aurait séjourné avec son amant dans des palaces au bout du monde et aurait été couverte de cadeaux luxueux. La jeune femme dément ces accusations et montre en guise de preuve son relevé de compte bancaire ainsi que des vidéos de leurs vacances.

La mosquée de Montrouge menacée de fermeture : les musulmans attaquent le maire en justice pour discrimination (màj)

Ajout du 25 avril

L’Association Fraternité de Montrouge (AFM) accuse le maire de « discriminations » à leur égard. Elle vient de lancer une procédure judiciaire contre la mairie pour abus de pouvoir et appelle les fidèles à se manifester pour contester les décisions municipales qui viennent entraver leur liberté de culte.

« Nous souhaitons vivre dans un climat de sérénité, de dialogue social et de solidarité », déclare l’AFM

SaphirNews

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Article du 24 avril

Une manifestation est prévue samedi pour protester contre l’arrêté pris par la mairie, qui estime que le local ne répond pas aux normes de sécurité. L’association gérant le lieu de culte s’estime victime de discrimination.

«Touche pas à ma mosquée!» C’est sous ce cri de ralliement que l’Association Fraternité Montrouge (AFM) appelle à manifester samedi après-midi contre la décision du maire UMP de la ville, Jean-Loup Metton, de fermer le seul lieu de culte musulman de la municipalité. La mairie de Montrouge estime que le local ne répond pas aux règles de sécurité et serait trop petit compte tenu du nombre de fidèles le fréquentant. Un arrêté d’interdiction d’exploitation du 11 rue Auber a donc été signé le 14 février dernier. [...]

Le Figaro

Discriminations : 4 procès pour l’exemple à Bobigny. «Entreprise recherche personnel de ménage, maghrébins s’abstenir» (Màj)

[ajout du 20 avril 2013]
« Entreprise recherche personnel de ménage, maghrébins s’abstenir » . Le tribunal de Bobigny consacrait une audience spéciale aux affaires de discrimination.

« Mon entreprise est juive. Je ne prends pas le risque d’embaucher des personnes d’origine maghrébine afin d’éviter les tensions ». M. Benady, barbe et kippa, assume totalement avoir enfreint la loi, qui interdit de trier les candidats en fonction de l’origine ou de la religion. Pour lui, tout maghrébin représente un risque, car il peut avoir « un père, un frère » qui « n’aime pas » les juifs. Dans ces conditions, hors de question de confier à un tel individu les clés de son entreprise.

« Vous vivez dans une République qui a des lois, et vous y êtes soumis » lui a rétorqué la juge Nabila Mani-Saada. 
« Vous tombez dans l’amalgame, dans la caricature, dans la facilité » , a de son côté déclaré le procureur Abdelkrim Grini.

Il a requis 5000 à 6000 euros d’amende, soulignant que « M. Benady (avait) l’audace d’aller jusqu’au bout de sa pensée » et revendiquait « clairement pratiquer la discrimination à l’embauche ».

L’ Alsace - Merci Jacques51 – Capture écran
Sur le site source, « les commentaires sont clos »
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Complément : « La diversité c’est aussi, les blancs. Quand les blancs seront minoritaires, ils seront bien contents d’avoir des lois qui font la promotion de la diversité.» Amirouche Laïdi, président du Club Averroès. > Revoir la vidéo

Addendum vidéo (ci dessous) Lire la suite

Une «battue aux clandos» sans mobile raciste ?

Le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence juge ce lundi après-midi une soirée de violences contre des saisonniers clandestins à côté de Salon-de-Provence. Malgré des témoignages et des textos sans ambiguïté, la justice n’a pour l’instant pas retenu les motivations racistes.

(…) Libération