Document exclusif. Prisons, «les non-convertis sont marginalisés» (Valeurs actuelles)

Dans un document explosif sur «le prosélytisme en détention», des surveillants décrivent la menace que représente l’intégrisme islamique dans les établissements pénitentiaires et la situation des non-musulmans.

Il ne s’agit pas, écrivent-ils, «de juger ni de stigmatiser une pratique religieuse. Cependant, considérant les conséquences et les dérives remettant en cause la souveraineté de l’Etat au sein de ses établissements pénitentiaires, il est du devoir de notre administration de mieux appréhender ce phénomène afin de pouvoir assurer ses missions de garde et de réinsertion dans de meilleures conditions, ainsi que de garantir sa sécurité et celle de ses personnels.» Ce document date de mai 2011 «mais rien n’a changé depuis», assurent-ils. Extraits.

Les non convertis font l’objet de pressions, de menaces, d’injures et de violences. Ils ne peuvent participer (ou difficilement accéder) aux activités collectives proposées par l‘administrations pénitentiaires. [.. .]

Les Bibles sont retirées sous la menace et remplacées sous la menace par des Corans.

La seule exception faite (parfois) concerne les détenus issus du grand banditisme, et/ou du terrorisme tels que les Basques, les Corses et la mafia marseillaise qui bénéficie d’un fragile pacte de non-agression en contrepartie de la reconnaissance de l’autorité islamique.

Valeurs actuelles (Merci à Emmanuel Allot)

Floride : Union sacrée des détenus musulmans et juifs pour obtenir de la nourriture halal ou casher

En Floride, les prisonniers juifs et musulmans se sont ligués pour déposer une plainte commune par l’intermédiaire de la Division des droits civils du Département de la Justice des États-Unis.

Si l’on vous dit repas halal et si l’on ajoute veto de l’administration, vous pensez aussitôt cantines scolaires, croisade laïciste contre la fantasmatique «halalisation de la France», et tout le battage politico-médiatique qui a l’art de monter en épingle la simple exigence de ne pas manger de viande. Le casher échappant miraculeusement à l’anathème général…

Bien loin de la France, et dans l’univers impitoyable des prisons de Floride, casher et halal sont logés à la même enseigne : ils ne sont pas au menu ! Soumis au même régime alimentaire drastique qui leur interdit de s’alimenter conformément aux prescriptions respectives de leur religion, les prisonniers juifs et musulmans se sont ligués, comme un seul homme, contre le Département d’Etat des Services correctionnels. […]

C’est à un juge fédéral de Miami qu’il reviendra de statuer sur l’affaire alimentaire à l’origine d’un rapprochement entre juifs et musulmans qui, sur une autre scène que celle du milieu clos de la prison, aurait une forte charge symbolique.

oumma

La France compte 67 839 détenus, un nouveau record

Un total de 67 839 personnes étaient incarcérées début mai en France, selon des chiffres publiés vendredi par l’Administration pénitentiaire, un record, au-delà du précédent sommet de décembre 2012 (67 674 détenus).

Un nouveau record enregistré malgré la diffusion d’une circulaire par la Chancellerie fin 2012, incitant à faire l’aménagement de peine une priorité, afin de « désengorger » les prisons.

La France est depuis longtemps pointée du doigt pour sa surpopulation carcérale. Un rapport publié à Strasbourg par l’organisation paneuropéenne (NDLR: rapport disponible en anglais ici) le 3 mai révélait que la France est présente dans le top 20 des pays comptant plus de détenus que de places disponibles. [...]

Sud Ouest
(Merci à Domi)

Paris : Les Soeurs du Dépôt quittent le Palais de justice

Fin avril, les religieuses de la Congrégation de Marie Joseph et de la Miséricorde, qui, depuis près de cent cinquante ans, assuraient une présence au Dépôt du palais de justice de Paris, ont cessé leur mission. Le magistrat et historien du Palais, Etienne Madranges, leur rend hommage.

Lire : Le Washington Post souligne la surreprésentation des musulmans dans les prisons françaises. Le Monde (2008)

Au Palais de Justice de Paris, on les appelait les Sœurs du Dépôt. J’allais parfois leur rendre visite. On discutait dans leur petit jardin, seul espace vert du Palais, qui conservera sans doute longtemps la trace de celles qui, dans un désintéressement total et avec un engagement constant, guidées par leur foi, ont œuvré avec tant d’humanité au service des êtres et de leur âme et au service de la justice. En ce début de printemps, elles quittent le Palais. Pas tout à fait définitivement, car elles reviendront ponctuellement en journée. Mais elles n’y habiteront plus et n’assureront plus ce service exceptionnel qu’elles nous offraient. En cause, la moyenne d’âge, élevée, et surtout l’absence de «recrues» depuis onze ans au sein de la Congrégation, qui a toujours eu pour objectif principal, depuis sa fondation au 19e siècle, l’accompagnement des prisonniers, et qui était présente au Dépôt de Paris depuis cent quarante huit ans.

Leur statut de contractuelles du service public, rémunérées sous forme de subvention par la préfecture de police, avait été contesté devant le juge administratif par certains fonctionnaires soucieux de laïcité, qui demandaient leur expulsion au motif que le service public d’une République laïque ne saurait s’associer des religieuses. Le Conseil d’Etat, en 2001, avait rejeté leurs arguments en observant que, dès lors que l’intervention des soeurs était exclusive de tout prosélytisme, le principe de laïcité ou celui de neutralité du service public n’était pas remis en cause. […]

Le Monde

L’Europe en surpopulation carcérale

La moitié des pays européens sont en situation de surpopulation carcérale, certains dépassant les 150 prisonniers pour 100 places, selon un rapport publié aujourd’hui par le Conseil de l’Europe.

Plus d’un détenu sur cinq est par ailleurs étranger, une proportion qui dépasse le tiers dans les pays d’Europe de l’ouest.

Une vingtaine des 47 pays membres de l’organisation paneuropéenne comptent plus de prisonniers que de places disponibles, dont la France (113,4 prisonniers pour 100 places), la Belgique (127,2) ou encore la Hongrie (138,2), d’après ce rapport compilant des données de 2011.

En la matière, le trio de tête est composé de la Serbie (157,6), de la Grèce (151,7) et de l’Italie (147), selon ce document annuel du Conseil de l’Europe, alors que les prisons européennes accueillent en moyenne 99,5 détenus pour 100 places. […]

Mais il y a de très fortes disparités derrière cette moyenne: on compte ainsi moins de 50 détenus pour 100.000 habitants dans certains pays comme l’Islande, alors que la proportion dépasse les 200 dans plusieurs pays d’Europe de l’Est. […]

Le Figaro

Belgique: les détenus pourront commander films et repas par informatique

L’informatisation sera au coeur des préoccupations de la Direction générale des Etablissements pénitentiaires (DG EPI) durant les cinq prochaines années, ressort-il jeudi de la présentation de son plan de management 2012-2018.

La première phase de ce travail d’informatisation consistera en une mise à jour du programme de gestion des détenus, qui est en place depuis 1998.

D’autre part, la DG EPI compte informatiser un certain nombre de services qui doivent améliorer l’organisation de la détention.

Il s’agit notamment de permettre aux détenus d’effectuer des achats de produits de cantine par voie numérique, de téléphoner ou encore de commander un film directement depuis leur cellule, ce qui réduira substantiellement le travail des gardiens, souligne-t-on.

Les dossiers entièrement informatisés permettront également d’éviter toutes sortes d’erreurs de procédure en ce qui concerne les demandes d’appel, de libération, etc., prévoit la Direction générale. Cette informatisation concernera dans un premier temps les trois nouvelles prisons qui ouvriront respectivement leurs portes en novembre à Marche, en février 2014 à Beveren et à l’été 2014 à Leuze. Les premiers établissements existants qui bénéficieront du système seront les prisons d’Ittre et Hasselt.

La DG EPI emploie quelque 9.000 collaborateurs et gère plus de 12.000 détenus répartis au sein de 38 établissements pénitentiaires.

RTBF

Vaucluse : 4 surveillants de prison gardés à vue pour trafic de drogue

Quatre surveillants du centre pénitentiaire du Pontet (Vaucluse) ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur un important trafic de drogue dans le Vaucluse qui alimentait notamment la prison, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Dix-neuf personnes ont été déjà été mises en examen depuis mercredi dans ce dossier de stupéfiants, notamment pour «détention, offre, cession, acquisition, corruption active et passive», a annoncé la gendarmerie. Dix d’entre elles ont été incarcérées et neuf placées sous contrôle judiciaire, a-t-on précisé.

Mardi, lors d’un premier coup de filet mobilisant 250 gendarmes, une vingtaine de personnes avaient été interpellées et des perquisitions s’étaient révélées «positives», selon la gendarmerie qui n’a pas souhaité préciser les quantités saisies.

Le JDD

Les prisons des Pays de Savoie confrontées à l’islam radical ?

La loi française reconnaît la liberté religieuse et l’État doit permettre à chacun de pratiquer son culte, même en prison. [...]

Hebergeur d'image

Mais le démantèlement d’une cellule islamiste radicale en France, au début du mois d’octobre, a remis sur le devant de la scène le phénomène de prosélytisme qui sévirait dans les prisons. En mars 2012, le tueur de Toulouse Mohamed Merah avait aussi confessé que sa foi s’était décuplée en détention. [...]

Deux aumôniers musulmans se partagent entre les établissements de Chambéry et d’Aiton.

Foudil Benabadji parcourt ces lieux clos depuis 22 ans, il les connaît bien. Selon lui, il ne faut pas généraliser l’endoctrinement. « Très peu de cas de radicalisation effective peuvent y être relevés […]. L’essentiel se passe ailleurs, dans les cités et les quartiers où les salafistes gagnent du terrain. »

Il reconnaît cependant que derrière les murs, certains détenus meneurs s’autoproclament « patriarches » ou « imams » et enrôlent. [...]

Il se souvient d’un détenu qui a eu l’outrecuidance de garder sa barbe, alors qu’habituellement, ils se la rasent une fois incarcérés, parce que se sentant surveillés.

« On avait placé dans sa cellule un gars de 25 ans ; trois mois après, les surveillants me faisaient remarquer qu’il s’était mis à faire la prière. » Le jeune prisonnier aurait alors été converti. [...]

Le Dauphiné Libéré

Merci à Mielrubis

Hôpitaux, prisons, armée : Pénurie d’aumôniers musulmans pour «encadrer l’islam de France»

152 aumôniers musulmans sont aujourd’hui salariés dans les prisons et 30 postes supplémentaires sont annoncés d’ici à la fin de l’année prochaine. Les aumôniers musulmans sont de plus en plus sollicités dans les prisons, l’armée ou les hôpitaux par les fidèles et l’État, ce qui pose des problèmes d’effectifs et de formation.

Dans les hôpitaux, on fait appel à eux pour apaiser les relations quand des musulmans ne veulent pas être auscultés par un médecin du sexe opposé.

Dans l’armée, en cas d’opération en terre musulmane, les aumôniers doivent faciliter les rapports avec la population. C’est notamment le cas en Afghanistan, où ils éclairent le commandement sur les traditions locales

«On devrait être trois fois plus», estime toutefois Abdelhak Eddouk, aumônier musulman à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), en rappelant que, selon le Contrôleur général des prisons, 40 % des détenus font le ramadan.

De leur côté, les aumôniers militaires sont en train d’organiser une formation continue en interne, précise Mohamed Ali Bouharb, aumônier en chef adjoint à l’armée de terre. Pour lui, les aumôniers de l’armée ont la structure la plus organisée. «L’armée a créé une forme de cléricat musulman : on a un chef, rattaché à l’état-major, quatre adjoints pour chaque corps, des aumôniers régionaux par zones de défense.» «Nous sommes une expérimentation pour les pouvoirs publics, dit-il. Nous pourrions baliser les moyens d’ encadrer l’islam de France.»

Le Point (Merci à Lilib)

Belgique : Farid Bamouhammad envoie 6 agents au tribunal, grogne dans les prisons

Soupçonnés d’avoir infligé un traitement inhumain à Farid Bamouhammad, 3 directeurs et 3 gardiens de la prison d’Ittre sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Nivelles. En réaction, plusieurs établissements du pays fonctionnent ce mercredi après-midi en service minimum.

Trois directeurs et trois gardiens de la prison d’Ittre ont été renvoyés par la chambre des mises en accusation de Bruxelles devant le tribunal correctionnel de Nivelles pour avoir soumis Farid Bamouhammad à un « traitement inhumain ». Ils seront également jugés pour lui avoir infligé des « coups et blessures ».

Dans son réquisitoire, l’avocate générale avait demandé le non-lieu au bénéfice des agents pénitentiaires, estimant que la « pénible détention de Farid Bamouhammad » semblait due à la « seule attitude » du détenu.

Dans son arrêt, la chambre des mises en accusations relève notamment, nonobstant le comportement du détenu, que « l’interdiction de traitement dégradant et inhumain est absolue et demeure quels que soient les circonstances et agissements de la victime. »

« On est choqué parce qu’il y a 6 personnes ici qui ont juste fait leur travail et qui ont dû réagir à une attitude violente. Maintenant ils vont en plus devoir aller se justifier », a expliqué Philippe Lievens, délégué syndical CGSP. (…)

RTL.be

La dératisation des Baumettes a débuté (màj)

Addendum 29/12/12

Les travaux de dératisation de la prison des Baumettes à Marseille, ordonné par le Conseil d’Etat, viennent de débuter, indique aujourd’hui une source syndicale.

Le 22 décembre, la plus haute juridiction administrative, saisie par l’Observatoire international des prisons (OIP), avait ordonné que soit réalisé dans les 10 jours « un diagnostic des prestations de lutte contre les animaux nuisibles » prévoyant « des interventions préventives et curatives ». [...]

Le Figaro

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Addendum 07/12/12

Deux auditeurs travaillant aux Baumettes dénoncent le comportement des prisonniers, grandement responsables du délabrement de la prison.

Jean-Jacques Bourdin  : « Mais alors pourquoi ça existe aux Baumettes et ça n’existe pas dans les autres prisons ? »

Benoît : « Bah c’est Marseille je dirais… Peut-être la mentalité. »

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Le constat que fait le contrôleur des prisons est alarmant. Par manque de moyens, l’état des Baumettes à Marseille, prison insalubre et sans hygiène, se dégrade. [...]

Le constat dressé par la vingtaine de contrôleurs qui ont visité du 8 au 19 octobre la prison fait apparaître « une violation grave des droits fondamentaux », écrit le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), Jean-Marie Delarue. Il en est ainsi dans deux cellules : la lumière ne marche pas faute d’ampoule, la chasse d’eau est « quasi inexistante », le réfrigérateur infesté de cafards, araignées et cloportes pullulent, le sol et le mur sont sales, il n’y a « pas de quoi s’asseoir, pas de table ».

« Sur un échantillon soigneusement examiné par le contrôle de 98 cellules, les contrôleurs en ont trouvé seulement neuf n’appelant aucune observation sérieuse », malgré des différences sensibles entre elles, dit M. Delarue. Dans le reste du bâtiment, l’électricité est défaillante, « trois ou cinq douches sur dix fonctionnent dans des salles de douche crasseuses », « depuis deux ans, les rats pullulent », y compris en journée obligeant les surveillants à faire leurs rondes « en tapant des pieds », les déchets sont déplacés à bras d’homme. [...]

La seule « activité » est la promenade qui n’est pas de tout repos en raison de la violence qui règle dans l’établissement, selon le contrôleur. [...]

TF1 News